Backdrop anime le bureau, et dynamise aussi désormais l’écran verrouillé
Cindori, un studio de développement créé par Oskar Groth, est connu pour deux applications, Trim Enabler (très populaire pendant des années) et Sensei (un excellent utilitaire de maintenance pour Mac). Parallèlement, l’éditeur travaille depuis quelques années dans un tout autre domaine avec l’application Backdrop. Un mot qu’on peut traduire par « arrière-plan » ou encore « toile de fond » en français.

Pour le studio Cindori, son concepteur, « le fond d’écran est un élément essentiel de l’expérience Mac. C’est ce que vous voyez lorsque vous ouvrez votre Mac tous les jours. C’est souvent la première chose que vous changez après avoir déballé votre tout nouveau Mac. Il vous incite à être plus créatif, plus productif ou tout simplement à vous sentir chez vous. Chaque année, nous avons droit à une poignée de fonds d’écran Apple prédéfinis et triés sur le volet, peut-être quelques-uns dotés d’une fonction comme une transition jour/nuit, et c’est tout. Si vous voulez quelque chose de différent, vous devez chercher sur Google à travers des sites web douteux. Même si vous parvenez à trouver quelque chose qui vous plaît, il s’agira le plus souvent d’une image statique et ennuyeuse. Backdrop propose quelque chose de nouveau ! ».
Des fonds animés par centaines
Après une première version sortie en 2024, je crois me souvenir, Cindori lance début septembre une version 2. C’est la même application, avec des fonctions étendues et des optimisations. D’ailleurs, les titulaires d’une licence de la version précédente peuvent la mettre à jour gratuitement. Et profiter ainsi de la nouvelle fonction exclusive.

Backdrop ne gère pas des fonds d’écran banals, mais uniquement des scènes dynamiques [1]. Le moteur Backdrop crée ces scènes à partir de fichiers vidéos, plus des shaders en direct et des effets de filtre… « pour une transformation complète de l’expérience de votre bureau Mac », selon l’éditeur.
Backdrop 2 intègre aussi un éditeur de scènes doté de fonctions et d’outils (canevas, pinceaux, calques, inspecteurs…) permettant de composer les fonds dynamiques.
Enfin, des centaines de scènes sont partagées via le Backdrop Browser, une plateforme communautaire. On peut y téléverser ses créations ou en télécharger les scènes créées par d’autres utilisateurs.
Sur l’écran verrouillé aussi !
La fonction majeure de Backdrop 2.0 est d’offrir, pour la première fois au monde, annonce l’éditeur, la prise en charge de toile de fond sur l’écran de verrouillage sur Mac, en plus du bureau.
En pratique, Backdrop installe un module en barre des menus. Il permet de démarrer le moteur de gestion des fonds d’écran et d’ouvrir l’interface principale.
La fenêtre de l’application est structurée en une barre latérale et un cadre de prévisualisation. On peut y découvrir des créations récentes, naviguer dans une bibliothèque en ligne de plus de
1 000 scènes (il y en a pour tous les goûts), gérer ses propres créations et sa propre bibliothèque locale. Différents modes de présentation sont disponibles, ainsi qu’une fonction de recherche.
Backdrop supporte plusieurs écrans
La seule option qu’on trouve dans les réglages est l’activation de la fonction Lock Screen (écran verrouillé). Notez qu’il se peut que le bureau vire temporairement au noir lors du changement de fonds d’écran. Si la scène ne s’affiche pas sur l’écran de verrouillage, redémarrer le Mac règle généralement le problème.

Backdrop sait « jouer » ses fonds animés – la même scène ou des scènes différentes – sur plusieurs écrans [3]. Je n’ai toutefois pas très bien compris la logique de fonctionnement. Parfois, seul l’écran Principal (désigné comme tel dans le panneau des Réglages Système > Moniteurs) affiche une scène « en mouvement ». Sur l’autre écran, l’image reste fixe. Mais d’autres fois, les fonds Backdrop sont animés…
De quoi créer soi-même des scènes animées
En haut, à droite, le bouton +Create permet de basculer dans l’atelier de création [4]. On trouve quelques réglages, un outil de rognage (trim), une prévisualisation temps-réel, une gestion historique des ajouts et modifications permettant de revenir en arrière.
L’export promet des fichiers Backdrop plus « légers ».
Rien de bien compliqué en somme, mais j’aurais cependant apprécié avoir pour cet éditeur une petite aide. Je suis juste sommé de glisser-déposer un fichier vidéo. De quel type, de quel format, de quelle longueur…? On n’en sait rien. Je suis allé sur YouTube télécharger quelque chose pour ce test.

L’application fonctionne bien et s’intègre bien à macOS, y compris à macOS 26, et joue en équipe avec les panneaux de réglages Fonds d’écran et Moniteurs, le développeur n’ayant pas voulu que Backdrop se substitue à eux.
Est-ce que j’utiliserai cette application ? Au début, j’étais plutôt agacé. Je suis habitué à avoir un bureau « vide » et un fond d’écran le plus « anonyme » possible. Et puis, j’ai eu la malchance d’installer une scène de météorites et autres objets tournant autour d’un trou noir… qui m’a vite donné le tournis et m’a complètement désorienté. Cela dit, Backdrop regorge d’un grand choix de scènes. J’ai donc vite trouvé mon bonheur avec la scène Holographic Cells ; hypnotique et calmante, elle renforce ma concentration. ✿

Backdrop 2
Interface en anglais
Outre la mise à jour gratuite de la version 1, Backdrop 2 est commercialisé, après une période d’évaluation (7 jours) en licence « à vie » (40 $) ou en abonnement (2 $/mois, 15 $/an).
En plus de la maintenance et du développement de Backdrop, Cindori a des coûts de stockage en ligne des scènes.
Éditeur studio Cindori

