Berri | Un compagnon multifonction, avec juste ce qu’il faut d’IA
Berri est un petit compagnon de productivité qui flotte au-dessus de toutes les autres applications ouvertes. Il est donc toujours accessible, sans jamais me gêner au fil de la journée. Parfaitement gratuit, mais en anglais uniquement, il offre un ensemble de modules bien pensé. À découvrir !

Berri n’est pas une énième application complexe dont l’interface simple cacherait une usine à gaz. C’est plutôt une présence discrète, un petit cartouche ou une pilule qui flotte sur l’écran, se déploie au survol du pointeur et se fait oublier dès qu’on n’en a plus besoin. Il accompagne dans les tâches quotidiennes, évitant bien des allers-retours entre fenêtres et applications. Berri me permet de rester, comme en ce moment, concentré sur la rédaction de cet article.
Une autre façon d’accéder à ses outils
Berri reste en permanence au-dessus des autres applications. Vous travaillez comme d’habitude, mais il est toujours à portée de main. Lorsque vous avez besoin de lui, vous passez le pointeur sur la petite pilule pour la déployer et accéder à ses fonctionnalités. Quand vous souhaitez revenir sur votre travail, laissez-la se réduire d’elle-même et s’estomper, ou cachez-la à l’aide d’un raccourci clavier (par défaut [ctrl] [e]). Berri apprend à se placer selon votre configuration d’écran, de façon à rester visible sans empiéter sur votre espace de travail.
Trois états selon votre façon de travailler
Berri a trois vues principales, chacune répondant à une étape différente de son utilisation.
La première vue s’ouvre au tout premier lancement. Il s’agit d’un accueil qui s’affiche en bas à droite. Cet écran permet de configurer rapidement Berri et de comprendre ses principes. Par la suite, elle ne se réaffiche qu’exceptionnellement.
L’interface la plus importante est la Pill View. Dans ce mode compact, en forme de cartouche ou de pilule, est minimaliste. La pilule peut-être posée verticalement (étroite et allongée) ou horizontalement (plus large mais peu épaisse). Berri reste toujours disponible, sans jamais attirer l’attention si on n’en pas besoin.

Enfin, lorsque vous choisissez un des outils de Berri, c’est une fenêtre plus grande qui prend le relais. Elle affiche le module actif et présente tout en haut l’ensemble des autres outils.
Ces outils sont actuellement un bloc-notes évolué, un historique du presse-papiers, un mini gestionnaire des fichiers, un portail vers le web, un outil de capture d’écran, le module des réglages, deux autres outils de capture… Ces vues peuvent être redimensionnées pour le meilleur confort de lecture.
Attention : pour quitter le mode fenêtre et réafficher la pilule, il ne faut pas cliquer sur la LED rouge (qui cependant ne force pas Berri à quitter), mais sur la LED verte. On peut aussi simplement utiliser les nombreux raccourcis clavier disponibles.
Un super bloc-notes et un presse-papiers à portée de clic
Le module Smart Notes est un éditeur de texte riche, dans lequel on peut rédiger, structurer et retrouver facilement vos idées ou des textes collés depuis d’autres applications, d’un e-mail, d’une page web… Chaque fois qu’une pensée importante surgit en plein travail, vous pouvez la noter dans Berri sans quitter le document ouvert, la visioconférence en cours ou la navigation. La recherche intégrée permet de retrouver très vite ce qu’on a noté ou collé, même si cela remonte à plusieurs jours.
Berri intègre à la fois une application de prise de notes et un gestionnaire
de l’historique du presse-papiers.
Si ce que vous copiez ici ou là n’est pas essentiel, au point de convoquer le module de notes, sachez que Berri mémorise par ailleurs dans son gestionnaire de l’historique du presse-papiers tout ce que vous copiez/coupez, et vous permet de rechercher parmi ces éléments, de marquer vos favoris, voire d’effectuer des actions en lot. Là encore, l’idée est de préserver votre flux de travail : vous copiez, vous avancez, et si vous devez remonter dans l’historique, Berri répond présent, sans perturber le reste. Si vous n’êtes pas passé à macOS 26 ou que le nouveau Spotlight ne vous a pas tapé dans l’œil, Berri est là pour assurer le service.
Gérer vos fichiers sans ouvrir de nouvelles fenêtres
Berri inclut un explorateur de fichiers sommaire qui permet de parcourir vos documents de divers types, d’accéder rapidement à ce dont vous avez besoin et de glisser-déposer des fichiers, sans ouvrir le Finder ni encombrer votre écran de nouvelles fenêtres. Vous définissez dans les réglages quels dossiers Berri devra suivre.
Lorsqu’on travaille sur un projet complexe, devoir sans cesse rouvrir des dossiers ou des onglets pour récupérer un document ruine la concentration. Avec Berri, on retrouve au vol ce dont on a besoin pour revenir aussitôt à la tâche principale.
Une mini boîte à outils web
Ce n’est pas tout ! Berri est également une plaque tournante légère et efficace pour organiser la navigation web, consulter ses sites préférés, relever ses e-mails (si on utilise des webmails, comme Gmail) et éviter de se perdre dans une mer d’onglets.
Pour les e-mails, on peut lire, répondre, rédiger un nouveau message sans avoir à basculer vers un navigateur ou pire un client de messagerie dédié. De la même manière, le calendrier Gmail est visible en un instant, pour y vérifier les prochains rendez-vous, créer un nouvel événement, ou rejoindre une réunion Google Meet en un clic.
La recherche universelle intégrée permet de retrouver notes, e-mails, éléments du presse-papiers et fichiers… tout ce dont vous avez besoin est disponible au même endroit, dans Berri.

Un zeste d’IA qui apporte une vraie valeur
Berri n’est pas du tout – pour l’instant du moins – un assistant IA comme le sont Alter, EnConvvo et d’autres. Cependant, il utilise l’IA là où elle facilite la vie. C’est le cas, par exemple, pour la génération de notes à partir de prompts, ou pour l’extraction de texte dans les captures d’écran. Ces possibilités discrètes complètent les usages existants, sans impacter la manière de travailler.
Notez bien que l’IA est locale, installée avec Berri (qui prend dans les 550 Mo sur disque). L’application se fait fort de respecter la vie privée. Toutes les données locales (notes, captures d’écran…) restent locales. Les interactions avec des sites web (sites, e-mails, calendriers…) impliquent, elles, une connexion externe, évidemment.
Mais pour Berri lui-même, il n’y a ni compte obligatoire, ni synchronisation forcée, ni collecte de données cachée. La confidentialité couvre aussi les présentations et visioconférences : Berri propose un mode Incognito qui masque automatiquement son interface et tous ses modules lorsque vous partagez l’écran. Vos outils restent à vous, invisibles pour vos interlocuteurs, mais vous pouvez toujours prendre des notes, utiliser le presse-papiers et les autres modules.
Il est d’ailleurs impossible de faire la moindre capture d’écran de Berri, ni de la pilule, ni des fenêtres ; c’est pourquoi j’illustre cet article avec des (pas très bonnes) photos que j’ai prises de l’écran de mon MacBook Air.
Berri, aujourd’hui – et demain ?
Berri n’est pour l’instant proposée que sur macOS. Gratuitement. Je ne sais pas ce qu’il en sera à l’avenir. On télécharge Berri depuis le site officiel. Choisissez le fichier .dmg le plus récent. L’installation se fait de manière classique. L’application est signée et notarisée pour respecter les exigences de sécurité de macOS.
La version actuelle est la 1.2. La feuille de route du développeur est riche. Elle inclut des workflows plus poussés alimentés par l’IA, un système de plugins pour connecter Berri à vos outils favoris, une synchronisation optionnelle dans le cloud pour ceux qui souhaitent retrouver leur configuration sur plusieurs machines, ainsi qu’une application mobile compagnon. L’éditeur a ouvert un espace de discussion sur Reddit (r/berri_app) pour recueillir idées, demandes de fonctionnalités et rapports de bugs.
J’ai tout de suite adhéré au concept de Berri. Je vous suggère d’aller le découvrir par vous-même, avec vos propres besoins et votre propre façon de travailler. Si vous hésitez à l’installer, regardez d’abord la vidéo de présentation sur le site, elle complète bien cet article. L’équipe de développement a également rédigé un guide d’utilisation complet, très détaillé, que vous traduirez en français pour le consulter confortablement. ✿

Berri 1.2
Interface en anglais
Gratuit.
Mac Apple Silicon ; je l’ai testé sur mon MacBook Air M2 sous macOS 26.2
Informations et téléchargement
Mise à jour du dimanche 14 décembre 2025
Berri est passé en version 1.3 hier. Je constate quelques changements d’interface utilisateur, notamment la fenêtre qui apparaît au lancement, désormais au centre de l’écran et non plus en bas à droite. Mais surtout, le panneau des préférences a été entièrement revu. Cela est lié à l’apparition d’une version « premium » (20 $ en achat unique, comprenant toute future fonctionnalité).
La version gratuite comprend toujours les notes, l’historique du presse-papiers et les captures d’écran accessibles sans limite. En fait, on peut placer dans la « pilule » jusqu’à cinq modules au choix parmi sept. Le plan payant permet d’ajouter directement dans la pilule des sites web, choisis parmi une trentaine, et diverses autres petites fonctionnalités.
Il est certain que d’autres possibilités apparaîtront à l’avenir pour la version payante.





Bonjour,
j’ai installé Berri (également version gratuite) suit à la lecture de cet article intéressant (comme toujours 😉 mais je ne sais pas pourquoi après le lancement automatique de l’app sur mon Mac, il apparaît à chaque ouverture de la session une fenêtre m’invitant à utiliser l’app… Je ne sais pas s’il y a un moyen de sauter cette étape…
Bonne année 2026 !
Christophe
verra bien si les choses évoluent dans de futures versions.
Cela me gêne pas trop pour l’instant parce que je redémarre rarement mon ordinateur, ne quitte jamais la session en cours. Le Mac reste seulement en veille.
L’autre point un peu agaçant que j’ai signalé aussi aux développeurs est que quand on clique la LED rouge de la grande fenêtre de Berri, on perd la pilule.
Bonjour,
je suis en train de tester Berri (version gratuite) pour voir si ce principe de petit multiutilitaire pouvait m’aller, mais déjà des remarques rédhibitoires : le multi-presse-papier ne garde pas les images, que le texte. De même, un coller d’une image ou même utiliser le menu chargement image, ne permet d’ajouter une image dans une note…
Sinon, je n’ai pas compris la logique qui permet de passer de la pilule horizontale ou verticale. Il semble qu’il ne soit pas possible de la mettre horizontale en bas… ou forcer un sens ?
le multi écran n’est pas encore top : si je mets la pilule sur le bord droit de l’écran de gauche, si j’ouvre l’outil notes, la fenêtre s’ouvre sur l’écran de droite, et le retour à la pilule la laisse à gauche de l’écran de droite… (pas rédhibitoire, mais gênant pour moi qui préfère mes outils sur l’écran de gauche.)
J’ai tenu informé le développeur de ses remarques.
Pour les images, ce peut être une limite. La plupart des outils que j’utilise ne prennent en charge que du texte et le plus souvent uniquement en Markdown.
Pour le placement de la pilule… il n’y a pas de « logique », puisque ce n’est pas automatique.
Elle se place là où vous le désirez, en haut, sur les deux côtés, et n’importe où sur un de ces trois côtés (haut, centre, bas, librement…). Prévoyez juste un peu de place pour qu’elle soit libre de s’étendre quand elle contient de nombreux outils et icônes.
Chez moi, elle reste bien là où je la place, verticalement ou horizontalement.
Et ses différents panneaux se déplient bien à partir de l’emplacement où j’ai positionné la pilule. Je n’ai pas votre problème avec le module de notes, ni aucun des autres.
Oui, on ne peut pas la placer en bas, car cette zone est toujours « réservée » par Apple au Dock (ce qui n’est pas le cas des côtés si l’on y déplace le Dock, Apple ne réserve pas la zone occupée alors).
Très peu d’outils tiers décident de contourner à cette règle. Cela peut être gênant si vous mettez votre Dock verticalement sur un côté. Mais dans ce cas, s’il n’est pas trop long, il est possible de positionner Berri sur le même alignement, au-dessus (en haut) ou en dessous (en bas) – mais toujours pas horizontalement en bas.