Echoo : le bon moyen d’apprivoiser un assistant IA facile et sans coût
Je vous ai déjà parlé de nombreux assistants IA qui vont au-delà de ce qu’Apple propose sur macOS – essentiellement les Outils d’écriture. La plupart de ces assistants tiers débutent leur carrière avec un nombre de fonctions limité, mais s’étoffent très vite et deviennent parfois complexes à utiliser. Ce n’est pas encore le cas de Fluent ou de RewriteBar, mais c’est peut-être déjà être trop ardu pour une toute première expérience. Aussi, je vous propose, ici, un article pratique de découverte, de paramétrage et d’utilisation d’un nouvel assistant IA qui vient de sortir : Echoo.

Echoo a l’avantage d’être gratuit, open source, et plutôt simple tant au niveau de ses réglages que dans son usage quotidien. Cependant, il vous faudra au moins une clé API ou une installation IA locale, via Ollama ou LocalAI. La page GitHub de Echoo donne quelques éléments pour vous aider. Mais pour faire simple et à coût zéro, je vous suggère d’obtenir en trois minutes une clé API Gemini « sans frais » – vous n’aurez même pas besoin d’enregistrer une carte bancaire pour l’obtenir et l’utiliser avec des quotas généreux. Je vous dis comment faire dans l’encadré à la suite de l’article pratique.
Supposons que vous ayez une clé API, ou que vous veniez d’en obtenir une… revenons donc maintenant à Echoo.
Mise à jour du dimanche 22 février 2026
Echoo est désormais disponible en version 0.9.16. Le développeur a amélioré de façon importante la partie vocale d’Echoo, les fonctionnalités de dictée et de commande sur fichier. Décidément, c’est un outil d’IA très prometteur ! Mettez Echoo à jour !
Par ailleurs, le Marketplace d’Echoo propose un plus garend nombre de workflows. Je n’ai pas expliqué dans l’article, ici, comment s’en servir. Je répare cet oubli… C’est très simple : téléchargez les workflows qui vous intéressent et double-cliquez simplement dessus, ils vont s’intégrer à Echoo directement (c’est un peu le même système que les extensions de PopClip).
Prérequis et téléchargement de Echoo
Avant toute chose, pour me suivre dans ce petit guide pratique, il faut un Mac Intel ou un Mac Apple Silicon, quelques notions d’anglais, et la version minimale de macOS requise est macOS 15 Sequoia.
Echoo, développé par Michael Elkabetz, possède son propre site web, ainsi qu’une page GitHub qui propose un peu plus d’informations techniques.
Je vous conseille déjà de faire un tour par la page « marketing » d’Echoo où vous découvrirez sommairement ses fonctionnalités actuelles.

Le téléchargement peut se faire depuis cette page en cliquant sur le gros bouton Download for macOS. Ou bien, cliquez sur le bouton GitHub, tout en haut à droite de la page, pour vous y rendre et télécharger l’application en cliquant sur le lien Download for macOS, bien en place sur la première page, sous le logo d’Echoo. C’est évidemment la même image-disque que vous récupérez.
Vous noterez sans doute le lien Marketplace, présent sur les deux pages ; ce n’est pas une boutique, mais l’amorce d’une bibliothèque d’actions (Commands). Il y en a douze actuellement, que vous pourrez utiliser ; elles sont très utiles, surtout pour apprendre à créer vous-même des actions quand vous vous sentirez à l’aise avec l’assistant.
Vous ne manquerez pas non plus le blog qui comprend déjà quelques articles (en anglais) ; ils vous aideront au-delà de celui que vous êtes en train de lire, et ils vous apprendront sans doute des choses sur l’IA dans la foulée.

Au moment où j’écris, Echoo est disponible en version 0.9.12 bêta. Il fonctionne bien, je l’utilise au quotidien sur mes deux MBA Intel et Apple Silicon. Comme il n’y a pas de synchronisation des réglages, j’ai effectué le paramétrage d’Echoo sur les deux machines, ce qui me permet de réaliser facilement ce pratique. Ces réglages ne sont pas si nombreux que cela, ce n’est pas une grosse contrainte.
Installation et mise en route
Une fois que vous avez récupéré l’image disque, vous installez Echoo dans le dossier Applications, et vous pouvez alors le lancer. Il n’y a pas de problème au lancement comme avec certaines autres applications tierces, Echoo est signé et notarisé par Apple.
Suivez la petite introduction au cours de laquelle vous allez accorder à Echoo deux permissions d’Accessibilité, indispensable pour agir sur une sélection de texte ou de fichier au niveau système, et d’accès au microphone, pour la partie vocale d’Echoo.
Echoo, sans surprise, est accessible dans la barre des menus de macOS. Un clic, et il ouvre son panneau General ou le dernier des trois panneaux ayant été consulté – General (général), Providers (fournisseurs) et Commands (actions).
Voyons chaque panneau en détail.

Le panneau General indique d’abord le numéro de version de l’application et un petit lien y apparaît quand une mise à jour est disponible. Dessous, l’application affiche quelques statistiques d’utilisation. Vous avez notamment une estimation des dépenses d’IA (comme on peut utiliser plusieurs clés API de fournisseurs différents et de l’IA locale, je ne sais pas trop bien comment cette estimation est effectuée.
Enfin, un récapitulatif des permissions système que vous avez accordées s’affiche. L’autorisation pour le microphone est nécessaire, car Echoo peut être utilisé comme système de dictée et pour la commande vocale.
Paramétrage de Echoo
Passons sur le panneau Providers dans lequel vous allez paramétrer votre ou vos connexions à des fournisseurs d’IA. Echoo s’interface avec OpenAI, Anthropic et Google Gemini, et prend en charge des modèles d’IA locaux.
Disposant de plusieurs clés, j’ai paramétré OpenAI et Google. L’opération est la même pour les trois grands fournisseurs : il suffit d’entrer la clé dans le seul champ affiché par l’interface. Notez bien que les clés API sont stockées en local sur le Mac dans le trousseau d’accès et n’en sortent pas. Michael Elkabetz assure aussi que le texte traité par l’IA ne sert pas à alimenter les modèles utilisés.
Quant à l’onglet Internal, son champ de saisie est différent : c’est là que vous entrez l’adresse IP du « serveur » local de modèles, par exemple, le point d’accès à Ollama.
Vous pouvez très bien activer plusieurs fournisseurs ; dans ce cas, vous désignerez le fournisseur actif pour chacune d’elles en fonction de vos tests, de vos préférences, de la gestion de la dépense…

Découvrir les actions et en créer soi-même
Passons au dernier panneau, Commands, qui propose quelques actions préprogrammées par le développeur, ce qui permet déjà d’utiliser Echoo sans autre forme de procès. Il y a aussi une section autonome consacrée à la gestion du vocal.
Les actions fournies ne concernent que des traitements sur sélection de texte ou de fichiers. Rewrite pour la relecture, ce qui comprend la vérification et la correction orthographique et grammaticale. Summarize… résume. Translate… traduit. Prompts Craft permet de sélectionner un prompt et d’en demander l’optimisation.




Utiliser Echoo dans toutes les applications
Rien de plus simple : sélectionnez du texte dans n’importe quelle application et utilisez le raccourci clavier paramétré pour l’action que vous souhaitez appliquer.
Selon votre réglage, soit vous aurez le résultat dans le document (Inline), soit dans une fenêtre externe (Popup). Cette dernière est flottante et reste à l’écran tant que vous ne la fermez pas. Elle n’a aucun autre outil qu’un bouton de copie. À vous d’aller coller le résultat où vous voulez. L’intérêt de cette fenêtre est de pouvoir la placer en regard du texte original afin de comparer. Echoo n’est pas aussi sophistiqué que le sont Fluent, RewriteBar, Kerlig, Alter ou EnConvo, qui offrent des fenêtres plus complètes, munies d’outils, et pouvant mettre en exergue les modifications, corrections et suggestions faites par l’IA.
Ici, c’est à vous qu’il revient d’effectuer une relecture rapide et d’intervenir au besoin.

Parmi les actions natives fournies, l’action Ask est d’un usage général. On peut l’appliquer à du texte sélectionné ou à du texte que l’IA va extraire d’une image sélectionnée. Vous pouvez sélectionner un mot ou une phrase et demander Ask pour obtenir des éclaircissements, ou bien écrire une question, la sélectionner et demander Ask pour obtenir une réponse.
En plus du texte, vous pouvez sélectionner dans le Finder un fichier PDF, .doc ou texte brut et appliquer des actions comme Summarize, Translate ou Ask.
Page officielle de l’assistant IA Echoo
Dépôt GitHub de Echoo
Obtenir une clé API gratuite de Gemini AI
Ouvrez votre navigateur web et allez sur le site du Google AI Studio. Il faut avoir déjà au moins une adresse Gmail correspondante à un compte personnel pour y pénétrer, ou en créer une pour cette seule occasion.
Dans l’interface du Google AI Studio, ouvrez la barre latérale gauche si elle est masquée et cliquer sur le lien Get API Key. Dans l’écran qui apparaît, vous avez, en haut à droite, un bouton Créer une clé API. Cliquez dessus.
Dans les options, cliquez Choisissez un projet importé > Créer un projet. Nommez le nouveau projet (par exemple : Echoo). Ceci fait, vous pouvez créer la clé API qui vous sera dévoilée presque immédiatement.
Cliquez sur le bouton de copie afin de la récupérer et de la coller dans un endroit où vous l’aurez à portée de main. Notez que vous pouvez revenir sur cette page des clés API pour la copier à nouveau si vous en avez besoin (les clés ne sont pas lisibles en tant que telles).
Une clé API « sans frais » vous ouvre la porte de plusieurs modèles de Google, y compris les plus récents, avec avec plus moins de restrictions et de limites.
Pour un bon équilibre entre performances et qualité, je vous suggère de faire comme moi : optez pour les modèles Google Gemini 2.5 Flash ou 2.5 Flash-Lite.
Avec le premier, vous avez droit, dans le cadre d’une clé API gratuite, jusqu’à 10 requêtes/minute, 250 requêtes/jour, un maximum de 250 000 tokens (jetons)/minute et une fenêtre de contexte jusqu’à 1 million de tokens par requête. Pour la version Gemini
2.5 Flash Lite, très rapide et performante aussi, les quotas sont étendus à 15 requêtes/minute et jusqu’à 1 000 requêtes/jour (les autres détails sont identiques).
Ces quotas sont appliqués au niveau du projet, mais si le projet ne contient qu’une seule clé API, ces quotas sont valables pour la clé, tout simplement. ✿
Page d’accueil de Google AI Studio





Malheureusement chez moi il quitte dès que je clique sur « Providers ou Commands »
iMac27″ MacOS 15.7.4
Comment importer de nouvelles commandes ?
Bonjour,
déjà, vérifiez la version. Il y a de très nombreuses mises à jour, on en est à la 0.9.24 (s’il y a une mise à jour, une minuscule petite flèche l’indique dans l’icône de la barre des menus, puis la mise à jour s’effectue depuis l’onglet général).
Je n’ai pas de problème.
Pour les commandes, voyez la page du Marketplace sur le site du développeur.
Version 0.9.24 beta
Oui, comme moi, même version, mais chez moi elle marche, je l’utilise en permanence.
Je ne saurais quoi vous dire. Désolé.
Écrivez peut-être au développeur.
C’est ce que j’ai fait !
question naïve: ce logiciel n’est qu’une interface en direction de l’AI qui est la « cible » désignée par la clé API fournie? Donc la qualité du résultat final est fonction non pas de Echoo (en l’occurence ici), mais de l’Ai ciblée par la clé API?
Bonjour. Bien entendu, vous avez bien compris.
L’IA est soit chez quelques fournisseurs distants, soit installée sur votre Mac et accessible via Ollama ou LL Studio, par exemple.
Les assistants IA sont des interfaces entre vous, les objets que vous voulez manipuler et transformer, et les IA qui vont agir.
L’interface d’un chatbot est axée sur la discussion ; les assistants, eux, sont conçus pour réaliser des actions.
Ce qui est donc important, c’est la qualité de leur interface utilisateur, la facilité à la mettre en œuvre, la qualité et l’efficacité des prompts fournis avec l’assistant ainsi que le nombre d’actions IA préprogrammées intégrées, plus toutes les autres possibilités d’interactions avec de nombreuses autres types de ressources, la gestion du « vocal », le branchement sur des MCP…
Echoo est un assistant bien plus facile à comprendre et à utiliser qu’Alter, par exemple, mais il n’a pas la même étendue d’action non plus.
Bonjour,
Merci pour ce nouveau test et le pas à pas pour obtenir la clé API Google. J’ai tenté Fluent, mais mon usage reste pour le moment encore un peu trop léger en IA pour investir. Echoo semble pour le moment largement suffisant pour mes besoins en le combinant avec Apple Intelligence et quelques modèles sous Ollama.
Je me pose toutefois une question que je vous soumets et n’y voyez surtout aucune critique de ma part, juste une interrogation. Avec l’usage que vous faites de l’IA génératrice/correctrice dans vos écrits et qui semble intensif, je me demande pourquoi autant de typos (mots absents, en double, mal épelés, etc) échappent à vos systèmes d’écritures/corrections ?
Est-ce une limite des outils actuels ?
Je n’ai jamais été totalement convaincu par Antidote que j’ai « loué » pendant une année, et je me rends compte que dans mes textes, les aides laissent encore passer pas mal d’erreurs. Et je ne parle pas des modifications à la volée faites par le correcteur d’Apple dans Mail qui se plante plus d’une fois sur deux (Heureusement, Apple Intelligence est plus fiable, mais nécessite une étape supplémentaire de vérification)…
Le pire étant pour moi l’absence totale de gestion correcte de l’orthographe/grammaire sur iOS (pourtant en dernière version sur mon 15 Pro) dans Message m’obligeant systématiquement à utiliser Apple Intelligence pour corriger a posteriori les SMS écrits à la va-vite !
Je sais bine… c’ets parce que je ne cesse de revebir sur ce que j’écris. ET j’essaie de relancer les outils d evérification et corection, mais j’oublie souvent.
Ke problème est que je ne sais pas taper au clavier, donc je tape très mal, je mélkange les lettres, j’inerse aussi l’ordre des mots. Plus j’aâge avance t plus cela semble récurre,t. C’ets pourquoi ausis j’acris (car le n’utile pas l’IA pour écrire, mais en amont pour les recherches, les conreôels, et en aval pôur une hypothètique rectitude), pour combatte cette amorce de trouble.
Je vous ai laissé ci-dessus le texte, en l’état, tel que je l’ai frappé.
Vous voyez le carnage… Heureusement qu’il y a des outils qui passent derrière et font un gros travail… quand je n’oublie pas de le leur demander.
Je vais tenter de passer à la saisie vocale, avec traitement en temps réel, pour corriger le texte à peine prononcé.
Mais ce n’est pas gagné. Parler à une machine, même à mon Mac, ne m’est pas du tout naturel (là, l’IA a fait son travail, non ?)
😀 effectivement, je ne mesurais pas l’ampleur des dégâts ! Et un petit logiciel d’entraînement à la frappe sur Mac ? Ça fonctionne plutôt bien.
Pour la dictée vocale, je vous comprends, je n’ai jamais pu me résoudre à parler à mes Macs… par contre, ils m’ont beaucoup parlé, c’est très utile pour la vérification des séquences génétiques. Il me semble même que ça remonte aux premières versions de DNA Strider, fin des années 80 !!!