EnConvo 2

EnConvo foisonne de réglages. 
Comment bien aborder son paramétrage ?

Pour les tâches courantes pour lesquelles ont fait appel aux IA, EnConvo n’est pas difficile à utiliser, mais les réglages s’avèrent intimidants. Comme les Réglages système de macOS, dont EnConvo reprend la présentation, ou les paramètres de la suite créative Affinity, de Word ou d’Acrobat. N’est-ce pas là un trait commun à la plupart des logiciels professionnels, quel que soit leur domaine d’application ? Plateforme IA plus que simple assistant, EnConvo déploie des réglages et des options nombreuses, avec de multiples sous-menus locaux et sous-fenêtres coulissantes… Même après plusieurs mois d’utilisation, je m’y perds encore. Or passer par les réglages est incontournable avant de faire quoique ce soit d’autre !

L’application n’est que partiellement traduite en français. Plus on avance dans le dédale des préférences, plus l’anglais règne un peu partout. Dans un cas pareil, je préfère forcer l’ouverture d’EnConvo en anglais (dans les Réglages Système de macOS Sequoia et Tahoe).

Développé de la barre latérale listant tous les réglages d’EnConvo

Une configuration globale doit être faite dès le premier lancement, sachant qu’il faudra sans doute y revenir souvent les premiers temps si les résultats obtenus ne sont pas ceux que l’on attend. Il faut avant tout tester ! Cela peut prendre plusieurs heures. Cependant, selon vos activités, vous ignorerez certaines sections. Mieux vaut apprivoiser des outils qui servent tous les jours, et découvrir éventuellement d’autres facettes d’EnConvo peu à peu.
La configuration des paramètres globaux et des services tiers sera minutieuse. Je ne vais pas expliquer chaque paramètre, mais indiquer une démarche.

Descendez tout en bas de la barre latérale pour cliquer sur Paramètres généraux. Fixez le lancement au démarrage, activez l’icône dans la barre des menus et choisissez le mode de mise à jour. Passez ensuite dans les paramètres des raccourcis clavier globaux. Si ceux définis par défaut ne correspondent pas à vos besoins ou entrent en conflit avec d’autres raccourcis ou avec vos habitudes, modifiez-les.

Remontez dans la barre latérale jusqu’à la section Credential Management. EnConvo peut fonctionner sur son système de points dans le cadre de son bouquet de modèles Cloud, EnConvo AI. Si votre plan l’utilise, cet aspect de la configuration est réduit à quasiment rien. Mais si, comme moi, vous avez une licence Standard ou Premium, ou si vous voulez, en plus du plan Cloud, utiliser des modèles que ce dernier ne proposerait pas, il faut entrer une ou plusieurs clés API pour les services utilisés. EnConvo accepte un grand nombre de fournisseurs directs et de « grossistes ». Si on en active plus d’un, il faut définir un modèle par défaut de façon globale ; il sera ensuite possible d’attribuer un fournisseur et un modèle spécifiques par tâche. Rien n’empeche de configurer l’intégration avec des modèles locaux via Ollama ou LM Studio pour garantir la confidentialité, rien ne sortant du Mac vers des serveurs distants.

C’est à la section Credential Management que l’on déclare les modèles que l’on va utiliser
et que l’on entre les clés API correspondantes afin qu’EnConvo y ait accès de façon transparente.

Outre les modèles d’IA « généralistes », il faut spécifier des modèles spécifiques pour la synthèse vocale, la recherche web ou encore la génération vidéo. On peut dans certains cas reprendre un modèle généraliste s’il est multimodal (texte, images, audio…), sinon il faut choisir parmi les modèles proposés par EnConvo. Certains sont gratuits, d’autres payants, pour lesquels il faudra obtenir une clé API.

Choix des modèles utilisés pour la création d’images par des modèles ultimes ou des modèles spécialisés.

Pour la génération d’images, on choisit un fournisseur (parmi OpenAI, Stability Diffusion ou Flux) et on ajuste les paramètres par défaut, comme la taille ou la qualité des images. Pour la synthèse vocale, il faut sélectionner un moteur approprié, chez ElevenLabs pour le clonage de voix, ou bien Microsoft Speech, puis choisir la langue ainsi que le type de voix, masculine ou féminine. Enfin, la configuration des fournisseurs de recherche (Google, Bing, Tavily ou Perplexity) est indispensable pour que l’intelligence artificielle accède à des informations en temps réel. Si on choisit un plan Cloud, tout cela est extrêmement simplifié : dans la plupart des cas, l’option à retenir pour chaque paramètre est celle que propose EnConvo AI.

Au premier lancement, on aura accordé à EnConvo les permissions d’accessibilité nécessaires dans les Réglages système de macOS. Sans elles, sa conscience du contexte ne pourrait fonctionner et il ne serait pas en mesure d’identifier quelle est l’application active, de lire les URL des navigateurs ni d’interagir avec les fichiers du Finder ; produire des réponses adaptées, ciblées et pertinentes serait impossible. Cependant, cette autorisation globale ne règle pas tout.

La conscience du contexte est essentielle dans EnConvo ; elle comprend un paramètre général ainsi que de nombreuses autres options regroupées dans ce panneau des Réglages.

Dans EnConvo lui-même, on peaufine l’usage de cette conscience en activant (Enabled) spécifiquement tout ou partie des « intégrations » proposées : application de premier plan, élément sélectionné dans le Finder, texte sélectionné, URL en premier plan dans le navigateur, contenu du presse-papiers…
Pour exploiter tout de suite les deux fonctions de dictée et de transcription, il faut évidemment les paramétrer, mais vous pouvez reporter cela à plus tard, quand vous aurez besoin d’y recourir.

Il y a encore, dans la barre latérale des réglages d’EnConvo, d’autres sections qui correspondent à des usages avancés : Extensions/MCP, Workflows ou encore Prompts Management ; on peut parfaitement utiliser EnConvo sans y recourir. Ou se donner le temps de les découvrir par la suite si jamais on décide d’en tirer parti.

Enfin, la section des réglages étrangement dénommée Zone de fonction principale en français (Primary Function Area) sert à paramétrer les différentes interfaces d’EnConvo. On n’est pas obligé de les activer toutes ! Il faut consacrer du temps à faire des essais pour choisir les modes d’interaction avec lesquels on se sent le plus à l’aise. Pour ma part, j’ai activé la Popbar, le widget Companion Orb et l’App Sidebar. C’est avec ces diverses interfaces que je vais poursuivre cet article…

Un assistant aux nombreux visages


EnConvo est une application native macOS… qui ne respecte pas vraiment les règles communément adoptées. Elle se distingue en proposant une multiplicité de widgets, « visages » correspondant à différents types d’interactions, là où se trouve l’activité et sous la forme qui convient le mieux au contexte.

La Smartbar ressemble beaucoup au panneau déployé du lanceur Raycast.

La Smartbar s’inspire de Raycast. C’est une barre de « commande universelle » que l’on convoque par le raccourci clavier global [maj] [cmd] [d]. On y trouve de haut en bas les sources sur lesquelles l’IA va travailler (presse-papiers, fenêtre ouverte…). Puis le champ de requête et les outils que l’on peut activer ou non – survolez-les pour lire leur fonction en infobulle. Le contexte général correspond à l’application dans laquelle la requête va être contextualisée. Enfin, la liste de plus de cent cinquante commandes et des outils (tools). Tapez dans le champ de requête le symbole @ pour accéder directement à la liste des sources, extensions et outils ; le symbole # pour modifier le contexte spécifique ; le symbole > pour naviguer dans les conversations récentes (Task history). D’autres symboles sont détaillés dans la documentation. Fermez la Smartbar en frappant la touche [esc].

La Popbar apparaît dès la moindre sélection de texte et propose des services qu’il faut choisir dans la section Popbar des réglages d’EnConvo.

La Popbar est une barre d’outils contextuelle matérialisée par un cartouche horizontal ou un menu vertical, quand on sélectionne du texte dans n’importe quelle application (navigateur, éditeur de texte, PDF). Cela fait penser à PopClip – il n’y a pas conflit : les cartouches respectifs ne se superposent pas. La Popbar assure un accès immédiat à des fonctions textuelles : correction orthographique et grammaticale, amélioration du style, traduction, résumé… C’ets ce qui est proposé par défaut, mais rien n’empêche de modifier en tout ou partie la composition de la Popbar afin d’avoir sous la main des outils qui répondent à vos besoins. On peut créer plusieurs Popbar et activer l’une ou l’autre selon l’usage. Il est évident que ce sont uniquement des outils conçus pour être appliqués au texte sélectionné, pas pour d’autres usages.

Ici, grâce à l’App Sidebar, EnConvo travaille en étroite collaboration avec Scrivener, l’application dans laquelle j’ai écrit cet article et que je suis en train de passer en revue.
J’ai demandé à GPT de me donner un avis sur ses qualités et ses défauts rédactionnels.
Dans NetNewsWire, un lecteur RSS bien connu, je fais appel à EnConvo via l’App Sidebar pour obtenir des compléments d’informations sur un article de MacGeneration.

L’App Sidebar est un petit bouton apparaît à droite de toutes les fenêtres. Chaque application devient alors le contexte de travail. Ouvrez un tableau Excel et exploitez grâce à l’App Sidebar des fonctions spécifiques ou dialoguez avec l’IA à propos de cette feuille et de son contenu. Même principe pour un texte dans Scrivener – application dans laquelle je suis en train de travailler cet article – ou pour un onglet dans un navigateur web. Comme EnConvo est livré avec des intégrations avancées pour certaines applications, comme Apple Notes, on peut demander à l’IA non seulement de répondre à des questions, mais aussi d’effectuer des actions sur des notes ou de créer une nouvelle note, par exemple.
Ce widget peut être assez agaçant, car il apparaît avec absolument toutes les fenêtres, même les plus improbables, auxquelles il n’a aucune raison de s’accrocher – par exemple, les fenêtres de dialogue. Heureusement, en cliquant dessus, on peut le désactiver, ponctuellement ou de façon globale pour l’application concernée. On peut également créer dans les réglages, une liste d’applications sur lesquelles l’App Sidebar ne doit jamais se greffer.

Le Companion Orb est un bouton rond interactif toujours affiché (si on l’active) ; une bopite à outils dont on peut, dans les réglages d’EnConvo varier la composition.

Enfin, le Companion Orb est un bouton visible à tout instant, une icône ronde à disposer n’importe où sur l’écran. Lorsque l’on clique dessus, un cartouche horizontal se déploie et, comme la Popbar, aligne un certain nombre d’outils. Il est bien sûr entièrement personnalisable, comme les autres widgets à la section Zone de fonction principale. L’Orb n’est pas limité à des outils « textuels » puisqu’il fonctionne indépendamment de toute sélection de texte.

Selon l’outil choisi, EnConvo peut déployer d’autres interfaces : la fenêtre attachée aux applications (ce qui permet de désactiver l’App Sidebar de façon globale tout en y accédant à la demande) ; la barre latérale qui se colle à l’un des bords latéraux de l’écran ; la fenêtre de chat principale qu’on peut afficher à tout moment par [option] [cmd] [d] – j’ai opté pour [option] [cmd] [c] pour « c » comme… chat ; une fenêtre spéciale pour discuter avec des documents (PDF, DOC, XLS, PPT, etc.) sans limitation de taille ; la fenêtre de l’historique qui permet de parcourir, renommer, supprimer ou rechercher dans l’historique des conversations… Enfin, il faut évoquer la voix, un média important dans EnConvo : elle peut servir d’outil de dictée (avec des post-traitements IA) et d’outil de commande, s’associant ou remplaçant les widget basés sur l’écran et le texte au clavier.


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