Flash! du samedi 10 janvier 2026
Contourner les problèmes d’installation d’applications hors Mac App Store
Je parle très souvent d’applications, d’utilitaires qui ne sont pas disponibles sur le Mac App Store, la boutique d’Apple. C’est heureux que les utilisateurs Mac puissent installer à peu près tout ce qu’ils veulent sur leurs machines – cela dépend aussi parfois de leur niveau d’expertise.
Mais Apple ne l’entend pas comme cela et fait tout pour nous en décourager. Alors que les risques ne sont pas grands si l’on fait attention. Je ne vous envoie pas vers des sites que je n’ai pas visités ni ne vous suggère des applications que je n’ai pas moi-même téléchargées et installées sur mon Mac.
Par défaut, Apple limite le lancement d’exécutables à ceux que l’on trouve sur sa boutique ou, à la limite, à ceux qui sont signés et notariés auprès d’Apple par des développeurs certifiés. Mais il existe tout un monde à côté, qui n’a rien de trouble, mais regorge de trouvailles. On y croise des développeurs qui font de l’open source et du gratuit, et qui ne vont pas payer l’accès au statut Développeur officiel.
Ainsi, nombre d’applications et d’outils dont je parle sont distribués sur GitHub, mais pas uniquement.
Une première précaution est, une fois une application installée, de ne jamais la lancer la toute première fois, d’un double-clic sur son icône. Ayez toujours le réflexe de faire un clic droit > Ouvrir quelle que soit sa provenance. Cela limite déjà les problèmes, mais pas totalement !
Il se peut que, malgré tout, macOS vous signifie, d’une façon sibylline ou très directe, que ce que vous essayez de lancer sur votre Mac est potentiellement dangereux, et vous recommande de choisir immédiatement l’envoi à la poubelle.
Si vous tombez sur cet écran, ne cliquez pas sur Placer dans la corbeille, mais sur Terminer. Allez dans Réglages Système > Confidentialité et sécurité, déroulez le panneau de droite, presque jusqu’à la fin… Vous verrez alors qu’à la section Sécurité que l’exécutable que vous vouliez lancer a bien été intercepté. Un bouton vous permet de résoudre positivement cette situation.
Ici, j’ai voulu lancer Vocal Prim, une énième application de dictée et de transcription vocale que je venais de télécharger. Il suffit donc de cliquer sur Ouvrir quand même… et de suivre la procédure de déblocage qui suit.
C’est une affaire de deux ou trois clics de plus.
Cela fait, l’application est sortie de quarantaine et vous pouvez l’utiliser sans plus jamais être dérangé par macOS et le système de protection GateKeeper.
Si cela vous arrive souvent, je vous conseille d’installer et d’utiliser un utilitaire dont j’ai souvent parlé : Sentinel. À télécharger ici. Il vous permet de désactiver/activer GateKepper à la volée, et de débloquer par simple glisser-déposer toute application mise en quarantaine par GateKeeper. Certes, il existe toujours des commandes à passer dans le Terminal (sudo xattr …) , mais Sentinel fait le travail bien plus facilement pour vous. ✿
Changez le style des réponses de ChatGPT
Si vous utilisez ChatGPT, vous trouvez peut-être que ses réponses sont lassantes et que ses continuelles relances vous enferment souvent dans des conversations inutiles, parfois même ubuesques. C’est que ChatGPT est désormais développé pour se comporter comme un « compagnon numérique amical ».
OpenAI a arrêté d’optimiser ChatGPT pour les personnes qui veulent simplement être épaulées dans leur travail ou leurs recherches. Tout est désormais fait pour générer les conversations les plus engageantes possibles, afin de retenir les utilisateurs qui ne paient pas (85 % des utilisateurs) jusqu’à ce que leurs maigres crédits gratuits s’épuisent… dans l’espoir qu’ils craquent pour un abonnement Plus. C’est le même principe que pour la drogue, mais en plus soft – quoi qu’on ne sache pas encore quel est l’impact d’un chatbot sur notre cerveau, notre propre intelligence…
Ce phénomène d’accoutumance est distillé peu à peu par les formules de suivi et les relances sans fin du style « Si vous le souhaitez, je peux aussi vous proposer ou faire… » ou « Voulez-vous que j’évalue une autre solution… ». C’est un piège !
Ce n’est pas la peine de vous fatiguer à créer des prompts avec lesquels vous espérez contourner ce comportement. Vous n’y arriverez pas.
Il existe cependant une solution simple et instantanée pour ne plus travailler avec
la « personnalité » par défaut de ChatGPT. Elle est presque toujours ignorée par les simples utilisateurs. Et ce fut le cas pour moi – il est vrai que les réglages de ChatGPT se multiplient au fil du temps et qu’on oublie d’aller voir s’il n’y en a pas de nouveaux.


Ouvrez les paramètres et allez à la section Personnalisation.
Deux réglages nous intéressent. Le premier est Style et ton de base. Il y en a huit ! Pour ma part, j’ai basculé sur Efficace. Testez-les tous, avec la même requête, et choisissez l’option qui vous offre l’attitude que vous attendez du chatbot. Le résultat a été immédiat dès que je suis passé à Efficace : ChatGPT a arrêté ses flatteries systématiques et inutiles au début de chaque réponse, et il a limité les relances à la fin des réponses. Je suis libre de discuter avec lui, mais c’est moi qui tiens les rênes de la conversation.
Dessous, vous avez en plus la possibilité de choisir, pour quatre « traits de caractère », de conserver la dose par défaut ou si vous en voulez Plus ou Moins. Là aussi, je suis intervenu pour moins de Chaleureux, moins d’Enthousiasme, moins de points clés (puces) et listes, et moins d’emojis. Mais chacun fait comme il veut. Testez, évaluez et conservez les réglages qui vous conviennent.
Vous pouvez à tout moment changer le comportement. Par exemple, optez pour Efficace pour l’étude d’un problème ou la création du planning des prochaines vacances. Puis, si vous avez besoin d’un moment de réconfort, basculez sur Chaleureux. Vous êtes en colère contre le monde ? Optez pour Cynique !
J’utilise beaucoup ChatGPT ou, quand je n’ai plus de crédits gratuits, la clé d’API qui revient bien moins cher qu’un abonnement Plus. ChatGPT n’est pas mon « ami », tout juste
une sorte de « collaborateur ». Et il doit le rester.
Du Wifi plus rapide sur certains Mac et mobiles
Selon un récent document d’assistance Apple, les matériels Apple dotés de la technologie sans fil Wi-Fi 6E peuvent bénéficier d’une largeur de bande maximale de 160 MHz même lorsqu’ils sont connectés à un réseau Wi-Fi 5 GHz, soit le double de la limite précédente de 80 MHz. C’était déjà proposé sur les réseaux 6 GHz, mais ces derniers sont beaucoup moins courants et nécessitent un changement de routeur. Désormais, aucune modification matérielle n’est nécessaire.

Pour en profiter, il faut un matériel équipé 6E et tournant sous la toute dernière version officielle des plateformes système, la 26.2.
La liste des matériels concernés comprend l’iPad Pro M2, l’iPad Air M2 et l’iPad mini (A17 Pro) ainsi que toutes les tablettes plus récentes. Pour les Mac, les modèles sont au moins
le MacBook Pro M2 (Pro/Max) , le MacBook Air M3, l’iMac M3, le Mac mini M2 et
le Mac Studio M2 (Max/Ultra). Tous les modèles plus récents sont équipés, bien entendu. Les iPhone 16 et 17 prennent également en charge cette bande passante améliorée,
aux côtés de l’iPhone 15 Pro. ✿
Apple Notes, une autre solution d’export… gratuite
Le développeur Konstantin Zaremski propose sur GitHub une nouvelle solution d’export des notes d’Apple Notes, dans de multiples formats. Si l’application n’est pas traduite, elle n’est cependant pas compliquée à utiliser et tient en quelques sobres panneaux de configuration. C’est même évident. Apple Notes Exporter est écrite en Swift, tourne sur Mac Intel et Mac Apple Silicon, nécessite macOS Big Sur 11+ (certaines versions antérieures, jusqu’à Ventura, sont prises en charge, mais avec moins de possibilités). On peut l’afficher en clair ou en sombre.
Actuellement, l’application ne gère plus que l’exportation des notes stockées sur un compte iCloud et Sur mon Mac. Donc pas les notes Gmail, Yahoo, Outlook et autres. Elle assure l’export complet et le respect de la structure hiérarchique de la base des notes, mais aussi leur mise en forme.




L’export se fait en trois étapes. Après avoir lancé l’application, l’export est par défaut proposé en HTML. La première chose à faire est de choisir ce que l’on veut exporter,
tout ou ce qu’on coche en détail dans la hiérarchie de la base des notes (ici sur iCloud). Ensuite on sélectionne un format et on règle ses paramètres (ici en PDF). Enfin on clique sur le bouton bleu Export. Rien ne bien compliqué. On récupère les notes exportées, à l’endroit désigné, un dossier Export.
Apple Notes Exporter propose plusieurs formats. Le HTML peut être utilisé pour publier sur le web ou stocker localement. Les images sont incluses en ligne à l’aide de la syntaxe d’intégration HTML base64. Le PDF, format de document portable généré à partir du HTML, préserve toute la mise en forme et les images, c’est bon pour le partage et l’archivage.En plus de cela, l’application assure l’export en Markdown (md), pratique pour migrer vers d’autres applications de prise de notes, comme Obsidian. Les images sont incluses en ligne à l’aide de la syntaxe d’intégration HTML base64. Pour des systèmes de composition, les notes peuvent être enregistrées en LaTeX, compilées individuellement ou à plusieurs dans un seul document.
Enfin, les classiques formats RTF et TXT (texte brut) sont aussi de la partie. Le développeur explique sur la page GitHub les avantages de chaque format et les possibilités de paramétrage de chacun à l’export.
Comme souvent sur GitHub, on trouve l’application dans l’onglet Releases, comme je l’ai souvent expliqué. L’application étant signée et notariée, il n’y a aucune difficulté à l’installer.
Page GitHub de Apple Notes Exporter
Un nouvel outil de gestion du stockage
Vous connaissez peut-être l’application EtreCheck, un outil très utile pour « passer aux rayons X » son Mac afin de poser un diagnostic sur un problème survenu ou simplement pour effectuer régulièrement une visite de santé. La version complète détaillée, payante, fournit un maximum d’informations précises et commentées, dans une interface qui, sans être exceptionnelle, s’avère plus lisible que celle de la version de base.
Fort de son expertise, l’éditeur canadien Etresoft vient de sortir un nouveau produit : Stockagegraphie.
La version téléchargée gratuitement est limitée à un panneau qui présente différentes informations sur le disque, avec quelques commentaires dans une fenêtre annexe. Toutefois, la fonctionnalité de test de la vitesse du disque est aussi accessible.
Les informations générales, les commentaires sur ces informations, et le module d’e’évaluation de la vitesse ne sont sont accessibles qu’après déblocage.
Mais il faut acheter le module principal pour disposer des deux grandes fonctionnalités de Stockagegraphie : Explorateur et Surveillance (18€ achat unique pour les débloquer) . Alors, l’application devient beaucoup plus puissante et intéressante, proposant un diagramme circulaire et un tableau interactifs montrant l’utilisation de l’espace de stockage, assurant l’identification des fichiers et des dossiers pouvant constituer des doublons, proposant la surveillance des niveaux d’utilisation du stockage en arrière-plan. Il semble aussi que l’Explorateur inclut des options pour identifier, trouver et traiter les fameuses Données système [lire un article paru sur ce thème hier vendredi 9 janvier].

Cependant, je ne peux m’en référer qu’aux informations communiquées par l’éditeur, car je n’ai pas débloqué la version complète. Ce sont les mêmes informations que vous trouvez aussi sur la page web dédiée à Stockagegraphie.
De prime abord, je trouve que cela ressemble beaucoup au module Disk Space Analyser de Mac Cleaner Pro ou encore à DaisyDisk, mais dans un design qui est de la même veine qu’EtreCheck ; l’air de famille, sobre et austère, est évident.
Informations

Modules de barre de menus en stock
Si, comme moi, vous aimez placer dans la barre des menus tous les outils dont vous avez besoin au fil de la journée, il vous faut visiter le site MacMenuBar ! C’est l’œuvre d’une seule personne, Luuk, qui a commencé à collecter des informations sur quelques modules, il y a un peu plus de six ans. Il escomptait alors en réunir environ 500… Aujourd’hui, sa collection documentée, qu’il réalise toujours en solo, contient plus de 1 200 références organisées en 47 catégories.
Des modules souvent gratuits, d’autres payants. Des modules autonomes ou bien dépendants d’applications… On y trouve de tout. Les descriptions sont sommaires, mais suffisantes. C’est un de mes sites de référence ; j’y passe régulièrement à la recherche de nouveautés susceptibles d’améliorer mon quotidien.
Site web
Enregistrer un PDF protégé par mot de passe comme PDF déverrouillé
Non, il ne s’agit pas ici de « craquer » un PDF protégé, mais de pouvoir, après l’avoir ouvert au moins une première fois à l’aide du mot de passe qui vous a été fourni, le conserver sous une forme déprotégée. En effet, le mot de passe a été défini par un tiers, une entreprise, un organisme… Il est agaçant de devoir entrer un mot de passe à chaque fois qu’on veut consulter un document et il y a de grands risques que vous l’oubliiez et que vous ne puissiez plus jamais ouvrir le document. C’est infernal si vous avez des dizaines de PDF de ce type à conserver ! Même pour des données sensibles, comme un rapport médical, il vaut mieux déprotéger le PDF ; rien ne vous empêche ensuite de le glisser dans Apple Notes, par exemple, et de le protéger comme toute autre note.
Il n’est pas nécessaire de recourir à un utilitaire pour faire cela. Utilisez simplement Aperçu. Ouvrez le PDF et saisissez le mot de passe que vous aurez reçu pour l’ouvrir. Ensuite, réenregistrez le document en PDF : il est déprotégé.

La méthode est légale et simple pour conserver un PDF sans mot de passe, à condition d’y avoir eu au moins une fois accès. Elle fonctionne pour la grande majorité des PDF protégés, qu’ils l’aient été sur Mac, Windows, Linux et avec la plupart des éditeurs PDF disponibles sur ces plateformes, à partir du moment où vous pouvez visualiser le contenu.
Aperçu vous permet d’ouvrir et d’exporter sans le mot de passe.
Si vous ne voulez pas passer par Aperçu ou par un autre éditeur, le petit utilitaire gratuit PDF Unlocker, sur le Mac App Store, fait le travail : glissez le PDF sur sa fenêtre (le mot de passe original du document est requis).


PDF Unlocker (MAS) facilite l’opération, mais il vous faut avoir le mot de passe ;
il ne craque pas les PDF protégés.
Il se peut toutefois qu’un PDF soit protégé de façon plus forte, avec un système de verrou numérique avancé. Si c’est le cas, vous remarquerez des options grisées et des messages d’interdiction. Cette protection a été réalisée soit en activant des options spécifiques chiffrées dans Adobe Acrobat, par exemple, soit avec un outil dédié. Vous pouvez ouvrir le PDF avec le mot de passe que vous avez, mais vous ne pourrez pas en faire de copie déverrouillée ni, souvent, réaliser une impression (cela dépend des options choisies par la personne qui a effectué la protection). Le mot de passe sera toujours obligatoire (sauf à disposer d’un outil de craquage illégal). ✿
PDF Unlocker sur le MAS









J’ai arrêté de me prendre la tête avec mon labo d’analyses médicales qui persiste à m’envoyer des résultats en PDF verrouillés ad vitam aeternam, sans comprendre que je doive parfois les transmettre à un tiers ou les relire longtemps après. Alors comme la solution décrite dans l’article et que j’avais déjà testée ne fonctionne pas avec Aperçu, je réalise désormais des copies d’écran de chaque page du document pour reconstituer le PDF originel. C’est plutôt contraignant mais je ne fais pas non plus des analyses tous les jours heureusement.
Bonjour à tous,
Meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
Merci Bernard pour tous ces articles que j’apprécie beaucoup.
Un petit clin d’oeil, je m’envole demain soir pour une arrivée lundi soir à Chiang Mai 😉
Peut-être que l’on se croisera sur un marché…🤞
Encore merci de nous faire partager votre passion.
Amicalement
Bonjour
c’ toujours aussi intéressant. Continuez comme ça.
merci.