FLASH! du samedi 13 juin 2026
macOS 27 casse tous les gestionnaires des modules de la barre de menus
Je ne vais pas faire un récapitulatif des nouveautés attendues pour macOS 27, à partir de la conférence de lundi dernier. Vous pouvez trouver toute cette actualité dans de multiples articles publiés, par exemple, chez nos amis de MaGeneration/iGen. Tout cela n’est de toute manière pas pour demain, et beaucoup de choses peuvent et vont évoluer voire disparaitre au fil des trois prochains mois.
Siri AI, j’en reparlerai plus tard aussi. Ses fonctionnalités seront accessibles sur macOS dans l’Union européenne (alors qu’elles ne le seront pas sur iPhone, iPad et Apple Watch). Après deux jours en liste d’attente, j’y ai eu accès et je découvre petit à petit ; c’est à mon avis encore un sacré chantier.
Je vais plutôt distiller quelques articles « macOS 27 » au fur et à mesure de mes découvertes, au fil de mon usage au quotidien de la bêta DEV 1 et des futures versions qui arriveront à un rythme soutenu, comme chaque année, jusqu’à la sortie attendue pour la fin de l’été.

Je commencerai cette semaine par la barre des menus, parce que c’est pour moi un endroit stratégique de mon environnement. Hélas, c’est là que macOS 27 bêta crée le plus de problèmes – pour l’instant. Cependant, je ne pense pas qu’il s’agisse du tout de bogues, mais, à nouveau, d’un changement majeur du fonctionnement même de cette barre. Actuellement, Bartender, Barbee, Ice, Hidden Bar… et quelques autres que j’ai testés ne fonctionnent pas. C’est un vrai problème structurel. Est-ce que les concepteurs d’outils tiers pourront s’en sortir, proposer des mises à jour ou inventer de nouvelles solutions ?
Par ailleurs, plusieurs des modules que j’utilise régulièrement s’affichent bien dans la barre, mais ils ne déroulent plus leur menu ou leur popover ; ils sont donc incontrôlables actuellement s’ils ne proposent pas en alternative une interface fenêtrée standard. Les développeurs ont là aussi du pain sur la planche !
Mais revenons brièvement sur ce qu’Apple a fait depuis un an… Déjà, avec macOS 26 Tahoe, Apple avait cassé la plupart des gestionnaires qui ont mis de nombreux mois à trouver des solutions – souvent encore instables – pour assurer de nouveau les services que le panneau Barre des menus des Réglages système n’assure pas.
Celui-ci permet simplement de retirer ou replacer dans la barre des menus des icônes de modules, sans pour autant les désactiver. Ces modules continuent de fonctionner, mais ils ne sont plus visibles, ils n’encombrent plus la barre en permanence. Lorsqu’on veut apporter des modifications à leurs réglages, il faut les rendre visibles dans le panneau dédié ou les relancer comme des applications standards afin d’accéder à leurs paramètres. Cependant, ce mécanisme n’aide en rien l’utilisateur qui souhaite, lui, maintenir un grand nombre d’icônes à portée de clic tout en ayant une barre allégée et dynamique ; c’est ce que permettent les outils créant une seconde barre ou activant un système d’accordéon (qui rétracte/déploie des sections de la barre selon l’importance que l’utilisateur accorde aux modules – toujours affichés, masqués, toujours masqués).
Avec macOS 27 Golden Gate, Apple complète ce premier dispositif, auquel j’ai mis pas mal de temps à trouver un intérêt, par un système assez similaire à ce que proposaient déjà les tout premiers gestionnaires de barres il y a des années, que même les gestionnaires évolués intègrent toujours à titre de fonctionnalité de base.
Si la barre est trop chargée d’icônes ou que le Mac a une encoche au centre de la barre des menus, macOS 27 cache automatiquement toutes les icônes qui se trouvent sur la gauche, qui entrent en concurrence frontale avec les menus de l’application courante ou l’encoche. C’est entièrement automatique. On ne trouve aucune option spécifique dans le panneau Barre des menus des réglages système de macOS 27. Le mécanisme ne se révèle d’ailleurs en pratique que sur les petits écrans.


En dessous, la même barre des menus une fois que j’ai cliqué sur le chevron : les icônes masquées s’étirent alors au-dessus des menus de l’application courante.

Je ne m’en suis pas aperçu de suite car je travaille sur un grand moniteur 32” presque tout le temps. Je ne me prive donc d’aucun module qui m’intéresse et, même sous macOS 27, ne plus avoir mon gestionnaire habituel ne m’a pas vraiment gêné. J’ai en plus sur cet écran une application multifonction qui prend tout le centre de la barre.
Quand j’ai débranché le MacBook 13 pouces du grand écran pour m’installer ailleurs… un double chevron bien visible est apparu dans la barre des menus, qui n’affichait alors plus qu’une vingtaine d’icônes sur la trentaine qui sont visibles quand je suis sur le 32”. Il suffit de cliquer sur le chevron pour que les icônes automatiquement masquées s’affichent en surimposition des menus de l’application courante. Il faut cliquer à nouveau sur le chevron (qui a changé de sens) pour masquer à nouveau les icônes. Il faut donc faire quelques essais et s’arranger pour que celles dont on a vraiment toujours besoin d’un clic soient placées dans la partie qui reste toujours bien visible.
Sur mon écran 32″, ce nouveau mécanisme ne s’active évidemment jamais. Dommage, à défaut de quelque chose de plus sophistiqué, je me serais bien contenté de ce nouveau mini gestionnaire.
Ce que nous propose Apple ne casse pas trois pattes à un canard, mais c’est déjà un progrès, et cela satisfera sans doute une large majorité des utilisateurs. Pas moi. C’est loin des services que me rendait Barbee ! Nous verrons dans les mois qui viennent comment les choses évoluent, si des développeurs trouvent les moyens de proposer de nouveaux outils plus évolués ou si les carottes sont cuites. ✿
Pour enregistrer l’écran avec l’audio système, plus besoin d’un outil tiers, avec macOS 27
C’est une toute petite nouveauté, mais elle paraîtra essentielle à beaucoup d’utilisateurs : quand on active l’outil de capture d’écran de macOS, qu’on sélectionne l’une des trois options de capture vidéo, le menu local Options propose désormais une nouvelle option d’enregistrement Avec le son système. Plus besoin d’installer une extension, un plug-in ou un utilitaire tiers pour enfin faire cela ! J’en connais qui, rien que pour cela, passeront leur Mac sous macOS 27 dès disponibilité… ✿

Vous aviez oublié cette bonne vieille Rosetta ?
Sur les Mac Apple Silicon, depuis le M1 et depuis plusieurs versions de macOS, un mécanisme enfoui au cœur du système : Rosetta (2… car il y a eu une autre Rosetta pour accompagner le passage à Intel). Rosetta est une gentille fille. Techniquement, c’est un mécanisme d’émulation dynamique et transparent intégré pour les Mac équipés de puces Apple Silicon (série M1, M2, etc.). Son rôle est de traduire automatiquement les applications conçues pour les Mac Intel afin qu’elles puissent s’exécuter de manière fluide et performante sur l’architecture ARM des processeurs récents. L’opération est quasiment invisible : la traduction se fait en tâche de fond (le plus souvent lors du premier lancement de l’application), ce qui permet d’utiliser d’anciens logiciels sans aucune configuration fastidieuse.

Rosetta va tirer sa révérence avec macOS 28, à l’automne 2027. Apple nous prévient déjà depuis quelques mois par des alertes. Quand vous aurez installé ou mis à jour votre Mac vers macOS 27 dans quelques mois, la première application Intel que vous lancerez provoquera l’affichage de l’alerte ci-dessus. En clair, Rosetta n’est plus installé d’office en même temps que la nouvelle version du système. Il faut télécharger Rosetta séparément en cliquant sur le bouton Installer de l’alerte. Ou bien chercher une mise à jour de l’application si elle existe, ou trouver une application équivalente au format Apple Silicon.
On peut voir les applications Intel installées sur son Mac avec différents outils intégrés (Rapport système, Moniteur d’activité…) ou avec la récente application tierce RosettaCheck.
Dans macOS 27, une solution encore plus directe va être proposée. Dans les Réglages système > Général > À propos de > section macOS, un nouvel intitulé Applications Intel est affiché avec un bouton Détails.

La fenêtre qui s’affiche listera les applications basées sur Intel qui se trouvent sur le Mac et qui ont été ouvertes au cours de la dernière année. Un lien En savoir plus ouvre une page d’assistance expliquant la fin de Rosetta. Chez moi, la liste est restée vide, la recherche se poursuivant indéfiniment. Je sais que j’ai encore quelques applications 100 % Intel ; soit je n’en ai utilisé aucune récemment, ce qui est bien possible, soit c’est un bug, assez normal dans une bêta 1. On pourra placer le pointeur sur une application de cette liste pour afficher l’application dans le Finder ou la déplacer vers la Corbeille. ✿
Tester macOS 27 Golden Gate dès maintenant ?
Apple a livré aux développeurs la première bêta de macOS 27 lundi dernier. En fait, tout le monde peut facilement l’obtenir. Je vais bien entendu l’installer dès ce week-end sur mon MacBook Air M2, et dans un mois sur mon prochain MacBook Air M5 32 Go que j’attends avec impatience (cela fera pratiquement deux mois depuis la commande !) – je ne pouvais plus supporter d’utiliser le MacBook Air Intel de 2020.
Alors que Siri AI sur iOS et iPadOS ne sera pas disponible dans l’Union européenne, ni maintenant ni avant l’an prochain, et peut-être même plus tard, nous, utilisateurs de Mac, n’aurons pas de problème. Pour l’instant, l’accès est filtré, implique de passer son Mac en anglais, et de patienter un peu, mais j’y ai accédé dès le 11 juin. J’avais passé mon Mac sur mon compte Apple US, mais je pense que ce n’est pas nécessaire : plus tard, je suis revenu sur mon compte France et j’ai depuis toujours accès à Siri AI. En revanche, pour accéder à Siri AI, il faut changer basculer l’interface de macOS en anglais et changer de langue pour l’anglais (US ou UK) dans les Réglages système, ce qui est un peu contraignant. Pas la peine de cgange de compte Apple ni de région – je suis toujours en Thaïlande.
Cependant, dans le même panneau de réglages, j’ai basculé en français toutes les applications que j’utilise (si elles offrent le choix de cette langue), et dans le panneau Clavier, j’ai privilégié ma disposition de clavier français habituelle. Siri AI comprend et répond en français… à l’écrit (le modèle de langage à l’œuvre ets multilingue), mais pas à l’oral, où l’anglais reste de rigueur.

J’ai pris le risque de la mise à jour directe de mon MacBook Air M2
Je n’ai pris aucune précaution particulière, si ce n’est de déconnecter mes disques externes et de faire un petit nettoyage avec CleanMyMac. Je n’ai jamais eu, ces dernières années, à chaque mise à jour majeure, que de menus problèmes à la marge qui ne m’ont pas gêné pour travailler. J’ai donc mis à jour directement mon Mac de travail.
Tout s’est bien passé. Le Mac a redémarré sans problème, et même plus rapidement, malgré ma quarantaine de modules de barre de menus et un Dock d’au moins trente icônes. Mes applications s’ouvrant au démarrage se sont ouvertes globalement sans le moindre hoquet.
Comme chaque année, il y a toutefois quelques problèmes à l’arrivée. C’est le jeu et j’ai pris mes risques. Mon gestionnaire de barre de menus ne fonctionne plus ; je m’y attendais. En fait, tous ces outils (Bartender, Barbee, Thaw, Ice…) sont cassés [lire un de mes autres articles cette semaine]. Plus handicapant pour moi, DEVONthink quitte très souvent, c’est inexploitable ; si l’interface web est bien sûr disponible (j’ai la version serveur), j’ai préféré sur Mac ressortir UpNote qui stockera temporairement mes nouveaux documents qui viendront enrichir mes bases DEVONThink quand tout sera rentré dans l’ordre. Je peux aussi me servir de l’application sur mon iPad mini 5, qui ne peut plus évoluer vers iPadOS 27. Je découvre de petits dysfonctionnements anodins au fil des premiers jours, mais rien qui me ferait revenir en arrière. J’ai rencontré d’autres menus problèmes, mais rien qui ferait que je revienne en arrière sous macOS 26 Tahoe.
Ce petit risque que je prends chaque année. Je ne vous suggère pas du tout de le faire vous-même. Mais vous avez parfaitement le droit d’être curieux, et si c’est le cas, il existe plusieurs solutions pour goûter un peu à macOS 27 Golden Gate sans avoir de sueurs froides.
Installez la bêta dans un nouveau volume APFS
L’une consiste à créer un volume APFS dans lequel on installe la bêta. C’est un peu laborieux en pratique puisqu’il faudra systématiquement redémarrer le Mac pour passer de sa personnalité Tahoe à la personnalité Golden Gate et inversement.
Si vous optez pour cette voie, créez le volume sur votre disque interne si vous avez la place ou un disque externe SSD sur une bonne connectique.
Préférez de loin l’approche « machine virtuelle »
Cependant, la solution la plus simple est la création d’une machine virtuelle macOS 27 à l’aide d’un virtualiseur. Ce n’était pas jusqu’à l’an passé une approche acceptable pour tester la nouvelle version de macOS. En effet, la machine virtuelle qui contenait la bêta de macOS n’avait pas accès au compte iCloud ; inutile donc de perdre son temps à essayer le système dans ces conditions. Depuis macOS 26 Tahoe, cette limitation n’existe plus ; on peut donc créer une machine virtuelle de macOS 26 ou de la nouvelle version 27 et faire des choses concrètes avec puisqu’on a alors accès à son compte, aux contacts, événements, e-mails, photos, livres…. C’est bien plus intéressant et probant.
Je n’ai plus Parallels Desktop depuis deux ans. Quant à VMware Fusion, l’obtention d’une licence gratuite à titre personnel est un vrai défi et je ne veux pas, là non plus, gaspiller du temps pour rien. J’avais une licence obtenue il y a deux ou trois ans je crois, mais elle ne veut plus authentifier la dernière version que j’ai téléchargée. Si encore il s’agissait de faire tourner une machine virtuelle Windows 11 ARM, je ferais un effort, mais ici, ce n’est rien d’autre qu’un bac à sable pour le nouveau macOS.
Apple fournit dans les entrailles de son système, l’infrastructure de virtualisation nécessaire, optimisée pour les SoC Apple Silicon. Elle n’offre toutefois aucune application pour l’exploiter. J’ai souvent utilisé le virtualiseur gratuit VirtualBuddy pour des tests. Même s’il n’a pas été mis à jour depuis septembre 2025, je pense qu’il va reprendre du service dans les semaines qui viennent. J’ai vérifié sur son site : au moment de choisir une image de restauration de macOS, il proposait dès le 9 juin macOS 27 Golden Gate.
La création de la VM se passe facilement, il faut être juste patient.


SoftVM, un tout nouveau virtualiseur prêt pour macOS 27 Golden Gate
J’ai également effectué l’opération avec le tout nouveau SoftVM de SoftSky App ; lui aussi est gratuit sur le Mac App Store – c’est plutôt un gratuiciel, car il propose, pour son financement, divers achats intégrés « libres » qui n’offrent aucune fonctionnalité supplémentaire. SoftVM prend en charge macOS et Linux en tant que systèmes invités. Il s’appuie sur les outils de virtualisation d’Apple évoqués ci-dessus, ce qui lui permet d’être léger, rapide et économe en ressources matérielles du Mac Apple Silicon utilisé – depuis le M1 avec 8 Go de RAM, mais 16 Go recommandés et un disque de 512 Go au strict minimum.

SoftVM est bien entendu optimisé pour l’architecture ARM64, dispose des réglages adéquats pour ajuster les ressources CPU, mémoire, stockage et réseau. Il assure la préservation instantanée de l’état des machines virtuelles et prend en charge le partage du presse-papiers entre le Mac hôte et les VM. C’est donc davantage sur la phase de création des machines virtuelles et de l’interface utilisateur que l’on peut mettre en évidence des différences avec VirtualBuddy. Voyons cela plus en détail.
SoftVM s’ouvre la première fois sur un écran vide avec juste un bouton Créer une machine virtuelle (l’application est entièrement en français) au centre. L’écran suivant est sobre et très clair, avec ses deux choix : macOS ou Linux. On passe ensuite à la définition technique de la machine virtuelle : il faut lui donner un nom, puis éventuellement jouer avec les réglettes CPU, RAM et Stockage.



C’est à l’étape suivante que ça se corse un peu…
VirtualBuddy intègre un assistant d’installation qui nous guide dans la récupération de l’indispensable image de restauration de macOS (IPSW). Par contre, SoftVM nous demande de lui fournir une IPSW… ce qui suppose qu’on en a rapatrié une sur la machine – encore faut-il savoir où la trouver !

L’excellent site MrMacintosh propose les liens officiels pour toutes les versions, même mineures, de macOS, y compris de macOS 27 Golden Gate. Pas les IPSW, mais ce sont les applications d’installation, utilisables si vous suivez la piste du conteneur APFS évoquée brièvement plus haut. Pour la virtualisation, ce n’est pas adapté : il y a ensuite un travail à faire en partie dans le Terminal pour transformer l’installeur récupéré en IPSW exploitable.

Le mieux est de s’inscrire sur le portail Developers d’Apple comme développeur gratuit. Pas question de poster une application sur les boutiques, mais on peut accéder à toutes les ressources techniques, y compris les bêtas sous la forme de fichiers de restauration que l’on charge dans SoftVM (ou dans une autre application de ce genre). Ensuite, il faut laisser faire, sachant que l’IPSW de macOS 27 Golden Gate pèse dans les 22 Go (ça peut varier). Si vous n’avez pas une bonne connexion Internet, il faut être patient.


Reste à préciser où installer la machine virtuelle… Je n’ai pas trouvé le moyen de créer la VM autrement que sur le stockage interne. Pour créer une VM avec macOS 27 dans laquelle on installera aussi des applications à tester, mieux vaut prévoir tout de même une VM de 30 à 40 Go. Mon MacBook Air M2 est doté d’un disque de 512 Go, avec seulement 60 Go libres environ, mais SoftVM veut bien faire avec.
VirtualBuddy permet, lui, de créer des VM sur un disque externe, en modifiant l’emplacement de sa bibliothèque globale dans ses Réglages (ou bien en déplaçant une VM manuellement a posteriori ; il vaut mieux choisir la première approche – toutes les VM seront alors créées sur le disque externe). Les réglages proposés par VirtualBuddy pour peaufiner la machine virtuelle sont plus nombreux que ceux de SoftVM, mais ce n’est pas fondamentalement un problème pour une simple VM de test de la bêta.

(ci-dessous) toutes les caractéristiques de la machine en cours de création. On peut revenir en arrière pas à pas pour effectuer des modifications.

Pour dire la vérité, j’ai été confronté à une erreur avec les deux applications à la fin de la création de la VM. La même erreur 10007. J’ai ouvert à tout hasard une issue sur la page GitHub de VirtualBuddy. Bien m’en a pris : deux heures plus tard, j’avais des réponses et une solution qui a marché pour moi. Il semble qu’elle ne fasse pas de miracle pour d’autres. Merci à « aonez » qui avait lui-même trouvé la solution ici.
Comme je l’avais imaginé un moment, il fallait que j’installe Xcode 27 bêta. Ce que j’avais fait, mais je ne savais pas comment poursuivre…

Voici ce que j’ai fait… Dans le Finder, depuis le paquet Xcode > Contents > Resources > Packages, j’ai recopié sur le Bureau le fichier MobileDevice.pkg que j’ai ensuite installé par double clic. C’est tout. J’ai ensuite repris de zéro la création de la VM sans plus d’erreurs (après avoir nettoyé le reste du précédent essai échoué, ça prend beaucoup de gigaoctets pour rien). Cela fonctionne bien, du moins à partir d’un Mac sous macOS 26 Tahoe – je n’ai pas les moyens de remonter dans le temps. Tentez le coup, ça ne coûte qu’un peu de temps. ✿
Site web officiel de SoftVM
Page de SoftVM sur le Mac App Store
Mise à jour du 13 juin 2026
J’ai découvert un peu par hasard un tout nouveau virtualiseur proposé en direct par l’excellent site The Eclectic Light Company, qui regorge par ailleurs de dizaines d’outils techniques et de sécurité pour macOS, bien connus depuis des années. Ce virtualiseur s’appelle Viable.
Avec une image IPSW, disponible auprès d’Apple ou téléchargée dans Viable, vous créez des machines virtuelles peaufinées selon vos paramètres : nombre de cœurs (threads vCPU), mémoire, résolution d’affichage, dossiers partagés (macOS 13) et iCloud Drive (macOS 15). Viable prend en charge le HiDPI pour des images nettes sur les écrans Retina ainsi que la mise à l’échelle automatique de Sonoma. Il est à même d’éxcuter jusqu’à deux VM simultanément. Notez qu’il est toujours en beta ; la bêta 12 corrige un bug lors de la restauration d’une fenêtre minimisée.
ViableS est une version spécifiqué, en bac à sable et verrouillée, qui ne partage ni les dossiers ni le presse-papiers avec l’hôte, et est idéale pour la recherche.
On peut aussi télécharger Vimy, un utilitaire léger pour exécuter des VM macOS. Il suffit de double-cliquer sur une VM pour qu’elle s’ouvre avec ses réglages enregistrés. Utilise généralement environ 35 Mo de mémoire, en plus de celle allouée à la VM. Les réglages et son format de bundle sont écrits par Viable 1.0.9 et versions ultérieures. Il n’a qu’une seule commande : Ouvrir.
Informations et téléchargements sur le site de The Eclectic Light Company
QuickTick gère vos tâches en solo ou avec Rappels
Gratuit et open source (licence MIT), QuickTick d’Alex Jolley est, tout comme Reminders Menubar, la pièce manquante à Rappels d’Apple. Ces deux applications offrent en effet un accès rapide aux rappels existants et permettent d’en créer de nouveaux.

Rien ne vous oblige à brancher QuickTick sur Rappels, mais c’est très pratique, ne serait-ce que pour la synchronisation. L’application peut aussi fort bien fonctionner comme un outil de gestion de tâches – pas si basique que cela – avec stockage en local des données. Alors, vous réservez Rappels, bien plus lourd, au suivi de projets. L’intérêt de QuickTick, c’est que vous le convoquez à tout moment, éditez une tâche et continuez votre travail. Vous n’avez pas besoin d’ouvrir une application « complète ».


Une fois lancé, QuickTick est présent dans la barre des menus (pas dans le Dock) d’où il ouvre une simple fenêtre. Les tâches y sont simplement listées par date d’échéance – et celles qui n’en ont pas suivent. On clique sur le petit cercle en regard à gauche de chaque tâche pour indiquer sa réalisation. Diverses perspectives intelligentes sont proposées : Aujourd’hui, Planifié, En retard, Marqué (en anglais dans l’interface). En vrac, on trouve aussi une recherche, des indicateurs, des priorités, la gestion des tâches récurrentes et report des tâches non effectuées. Si on ne coordonne rien avec Rappels, QuickTick assure lui-même l’émission de notifications locales pour les tâches à échéance.
La création d’une nouvelle tâche se fait en tapant ou en dictant en langage naturel ; mes essais en français ont été couronnés de succès (par exemple, la détection du jour et éventuellement de l’heure est correcte).
Dans les réglages, on découvre la batterie des raccourcis qui assurent un fonctionnement complet au clavier. Le raccourci global par défaut, qui ouvre la fenêtre à tout moment, est [cmd][maj] [espace].

Si QuickTick est lié à Rappels, la synchronisation est effective avec votre compte iCloud et donc tous vos appareils. Aucune fonctionnalité IA n’est intégrée.
Côté design, neuf thèmes intégrés (Dracula, Catppuccin Mocha, Nord, Tokyo Night…) sont offerts, mais on peut aussi créer son propre thème (fichier JSON à personnaliser).
QuickTick n’est pas en français. Il requiert macOS 14+.
Si on peut télécharger le paquet finalisé, on peut aussi construire soi-même l’application (sans avoir à installer Xcode) ; tout est simplement expliqué sur la page GitHub. ✿
Page GitHub de QuickTick (voir dans la section Releases)
KeyMinder affiche tous les raccourcis clavier de l’application courante
Ce n’est pas le premier outil de ce genre disponible, mais des deux que je connaissais, l’un est payant, l’autre ne fonctionne plus sous les macOS actuels. KeyMinder est, lui, tout récent, gratuit et plutôt bien réalisé et intégré à macOS.
Il s’active par la barre de menus ou par un raccourci clavier global. Il affiche alors, en surimpression de l’application courante, la liste de tous les raccourcis clavier de cette dernière.

Le tableau n’est pas une liste « plate » mais interactive. Il suffit de cliquer sur un des éléments pour que l’action correspondante s’applique (et le panneau s’évanouit). Si sa vocation est aussi pédagogique, il est évident que l’on ne va jamais apprendre, même dans le temps, autant de raccourcis pour chacune des applications qu’on utilise ! Il est possible de filtrer la liste afin d’afficher uniquement les raccourcis clavier qui contiennent un mot ou une expression. Les raccourcis sont par défaut de la couleur choisie dans les réglages système comme couleur de thème, mais on peut désactiver cette option et choisir une autre couleur. D’autres options sont proposées pour exclure des applications, afficher ou non les raccourcis système, ignorer – globalement ou application par application – certaines commandes dont on connait déjà très bien les raccourcis correspondants, afin d’alléger le panneau…
KeyMinder est compatible avec les Mac Intel et Apple Silicon, sous au moins macOS 14 (Sonoma). L’autorisation d’accessibilité est requise.
Site web et téléchargement de KeyMinder
SidecarSnap : simplifiez la disposition de votre iPad en mode Sidecar
La fonctionnalité Sidecar est vraiment pratique. J’ai un MacBook Air 13″, avec un grand écran 32″ ; vous pourriez penser que c’est assez, mais il m’arrive aussi, parce que je l’ai sous la main, de glisser mon iPad mini dans la boucle. Certes, je ne gagne pas beaucoup en surface d’affichage, mais quand les deux principaux écrans affichent des applications, dont le grand généralement en plein écran, le petit iPad a un rôle modeste mais utile. Sidecar est évidemment très intéressant quand on possède un modèle 11 ou 13″. Sidecar n’est pas compliqué à mettre en œuvre, mais c’est un peu laborieux. macOS ne sait pas comment mes trois écrans se positionnent ; il me faut donc le lui indiquer dans les Réglages Système > Moniteurs > Organiser (panneau Positionner les moniteurs), et déplacer à la main les éléments pour former la configuration souhaitée, afin que le pointeur passe de façon fluide d’un écran à l’autre. Il me faut refaire cela si je change l’iPad de place.

Le développeur Kim Geonhui trouvait également la manœuvre peu pratique, aussi s’est-il mis dans l’idée de faciliter les choses. Résultat : SidecarSnap, un petit outil de barre de menus, gratuit, open source (en anglais, mais il n’y a pas grand-chose à décrypter).
Lorsque SidecarSnap est activé, tout se fait automatiquement. Il faut veiller à ce que l’application soit lancée à l’ouverture de session et que l’option Auto-detect Enable soit configurée dans le popover des réglages. SidecarSnap surveille le pointeur ; quand on le pousse contre le bord gauche ou droit de l’écran principal pendant une demi-seconde (le délai peut être fixé entre 0,3 s et 1 s), une sorte de bulle noire surgit du bord de l’écran, et la disposition est automatiquement changée : l’écran Sidecar est « déplacé », comme on l’aurait fait autrement dans le panneau Écran des réglages Système. On peut également déclencher le repositionnement via deux éléments du menu de la barre de menus ou utiliser les deux raccourcis clavier correspondants.

Une fois que tout est en place, que la réorganisation se passe systématiquement bien, on peut retirer l’icône de SidecarSnap de la barre des menus pour qu’elle ne prenne pas une place pour rien (au besoin, il suffit de relancer l’application, tout simplement).
Le déplacement « manuel » est parfois nécessaire dans une configuration à plusieurs écrans, puisque l’automatisme ne fonctionne que par rapport à l’écran principal.
Par exemple, si je veux, chez moi, à partir d’une disposition de gauche à droite iPad > écran intégré > moniteur 32″, déplacer physiquement l’iPad complètement sur la droite de l’écran principal, il faut que je frappe deux fois de suite la combinaison de touches adéquate. On s’y fait très vite.
Bien entendu, dès que l’iPad est déconnecté (que la fonctionnalité Sidecar est désactivée), SidecarSnap ne se manifeste plus d’aucune manière ; la petite bulle se profilera sur un des bords du moniteur principal dès que l’iPad repassera en mode Sidecar).
L’utilitaire est disponible sur GitHub. Pour le télécharger, cliquez sur le gros bouton Download app for macOS au centre de la page d’accueil. Il n’est pas notarié, donc Gatekeeper va sans doute se manifester*. Il n’y a qu’une autorisation à accepter : l’accessibilité. Le Mac (Intel ou Apple Silicon) doit tourner sous au moins macOS 13 (Ventura) ; l’iPad doit prendre en charge Sidecar (iPad Pro, iPad Air, iPad mini 5+, iPad 6gen+) et tout cela bien sûr sur le même Compte Apple. ✿
Page GitHub de présentation et téléchargement de SidecarSnap
Je le répète encore une fois… notez-le ! Si Gatekeeper n’a pas été désactivé chez vous et que macOS vous dit que SidecarSnap est endommagé et ne peut pas être ouvert, cliquez sur Annuler dans l’alerte, ouvrez Réglages Système > Confidentialité et sécurité > Sécurité et cliquez sur Ouvrir quand même en regard du message de blocage. Authentifiez-vous avec votre mot de passe ou Touch ID. Vous ne devrez le faire que la première fois (pour SidecarSnap). La procédure est pratiquement toujours la même, quand Gatekeeper fait la tête.
Activer et désactiver le service de synchronisation des deux dossiers Bureau et Documents
Suite au petit article de la semaine dernière consacré à l’accès aux dossiers Bureau et Documents partagés via iCloud Drive, j’ai été contacté par deux lecteurs qui ne souhaitent plus synchroniser ces deux dossiers. Question de volume de stockage. Comment faire, me demandent-ils. Je vais partir de l’activation, car parler de la désactivation sans comprendre au préalable ce qui se passe quand on active le service rend les choses un peu plus déconcertantes.

iCloud est un vaste système de synchronisation de toutes sortes de données sur l’ensemble des matériels référencés sous un même Compte Apple. Pour sa part, l’iCloud Drive rend accessibles des fichiers et des dossiers sur tous vos matériels.
Dès ces premières lignes, un conseil : si vous n’avez qu’un seul Mac, investissez dans un vrai service de sauvegarde en ligne plutôt que d’augmenter votre espace de stockage iCloud.
Si vous avez plusieurs Mac, un de bureau et un portable par exemple, recourir à la synchronisation iCloud peut être utile, évidemment. Une des options qu’Apple a mises en place est la prise en charge des dossiers Bureau et Documents. Une prise en charge « transparente » et pourtant bien opaque dans ses mécanismes.
Utiliser la fonctionnalité Dossiers Bureau et Documents iCloud
Il faut bien entendu avoir un Compte iCloud, configuré dans la section iCloud des Réglages système Il faut avoir assez d’espace de stockage sur les serveurs d’Apple pour que l’opération soit possible. Si vous êtes bloqué au cours du processus, c’est qu’il n’y a pas assez de place (problème du scandaleux quota gratuit toujours de 5 Go) ; repensez l’organisation de votre stockage local, en déplaçant hors du dossier Documents, ce qui n’a pas à être synchronisé, et nettoyez le Bureau de tout ce qui ne devrait pas s’y trouver.
Le processus d’activation de la fonctionnalité est toujours initié à partir d’un Mac dont les deux dossiers Bureau et Documents vont alors être « transférés » sur iCloud.
Si vous avez plusieurs Mac, lequel choisir ? Peu importe celui sur lequel vous commencez l’opération. In fine, il y a synchronisation. Pour ma part, je commencerais l’opération sur le Mac que j’utilise au quotidien.
Dans Réglages système > Général, cliquez sur Stockage. Sous le graphique de l’usage de l’espace, dans la section Recommandations > Stocker dans iCloud, cliquez sur le bouton Stocker dans iCloud…, puis activez l’option Bureau et Documents dans le panneau qui s’affiche. Confirmez en cliquant sur le bouton Stocker dans iCloud.

Le transfert initial démarre. Une alerte indique que tout le contenu (dossiers et fichiers) des deux dossiers Bureau et Documents du Mac est transféré sur les serveurs d’Apple. Cela peut prendre un temps certain. Laissez faire, mais vous pouvez parfaitement utiliser votre Mac à autre chose.
Des changements déconcertants dans le Finder
Cependant, l’opération a rapidement des répercussions visibles, éventuellement troublantes. Les dossiers Bureau et Documents locaux, ceux qui sont sur votre machine et auxquels vous êtes habitués depuis longtemps, disparaissent de la barre latérale ainsi que du dossier du compte d’utilisateur macOS (la petite maison).
Tous les éléments qui se trouvaient sur le Bureau de votre Mac disparaissent, puis réapparaissent instantanément à l’intérieur d’un dossier Bureau-[nom_du_mac] posé sur le fond d’écran (si du moins les options Général du Finder sont réglées pour cela). Vous découvrez aussi dans la barre latérale des fenêtres du Finder, section iCloud, deux nouveaux raccourcis Bureau et Documents qui ciblent respectivement le dossier Bureau et le dossier Documents créés dans l’iCloud Drive. Il n’y a plus de dossiers Bureau et Documents « locaux ».
Vous retrouvez, dans le raccourci iCloud Drive de la barre latérale, le dossier Bureau-[nom du Mac] et, dans le raccourci Documents iCloud, le dossier Documents-[nom du Mac], ils contiennent ce qu’il y avait dans les dossiers Bureau et Documents locaux originels.
Ce que vous voyez alors, c’est déjà le Bureau et le dossier Documents tels qu’ils sont dans iCloud. Les noms des dossiers et des fichiers peuvent être affublés d’un nuage avec une flèche montante qui indique que le transfert en cours vers les serveurs d’Apple n’est pas achevé.
Une fois le transfert effectué, les éléments (dossiers ou fichiers) que vous placez sur le Bureau du Mac apparaissent directement à la racine du dossier Bureau sur iCloud (pas dans le dossier Bureau-[nom_du_mac]). Cela fonctionne exactement de la même façon pour Documents. À ce stade, vous avez activé la fonction Dossiers Bureau et Documents iCloud sur un seul Mac. Il faut maintenant le faire sur un autre Mac, par exemple votre MacBook.

Ajouter d’autres Mac à la boucle de synchronisation
Ajouter votre MacBook ou un autre Mac repose sur les mêmes manipulations que pour le premier Mac. Dès que la fonction est activée, vous trouvez sur le Bureau de chacun des deux Mac, deux dossiers dénommés, l’un, Bureau-[nom_du_mac X], l’autre Bureau-[nom_du_mac Y]. De même, dans le dossier Documents de l’iCloud Drive de chacun des deux Mac, vous trouvez deux dossiers nommés Documents-[Nom du Mac X] et Documents-[nom_du_mac Y]. Si vous rajoutez un troisième Mac Z dans la boucle, il y aura un dossier Bureau-[nom_du_mac Z] et un dossier Documents-[nom_du_mac Z] aux côtés des dossiers correspondant aux Mac X et Y déjà synchronisés.
Par la suite, tout élément rajouté directement sur le bureau d’un des Mac synchronisés ou quelque part dans leur dossier Documents, sera instantanément (ou presque) disponible sur les autres Mac au même endroit (dans Bureau ou dans Documents).
Ce qu’il faut retenir à ce stade, c’est qu’iCloud n’opère aucune réorganisation automatique des dossiers et des fichiers ; c’est à vous de le faire si vous le souhaitez.
Réorganiser les contenus des dossiers
Vous pouvez conserver et vivre avec les dossiers Bureau-[nom_du_mac…] et Documents-[nom_du_mac…] générés par l’opération. Mais vous pouvez aussi réaliser la fusion qu’iCloud ne fait pas automatiquement. Cela se fait à la main.
Videz les dossiers Bureau-[nom_du_mac X], Bureau-[nom_du_mac Y] (et suivants s’ils existent) de leur contenu que vous déplacez à la racine du Bureau iCloud. Tout ce que vous y déplacez sera alors accessible directement sur le Bureau sur tous les Mac synchronisés. C’est la même chose pour le dossier Documents iCloud et ses sous-dossiers Documents-[nom_du_mac X], Documents-[nom_du_mac Y] (et suivants s’il y en a).
À vous de réorganiser les éléments si vous le souhaitez, de faire peut-être le ménage, de reconstruire des dossiers Bureaux et Documents identiques et qui vous satisfont pleinement. Toute modification est immédiatement répercutée sur tous les Mac synchronisés par l’intermédiaire de la fonction Dossiers Bureau et Documents iCloud.
Que vous réorganisiez à la main les dossiers et les fichiers ou que vous laissiez tout dans l’état, vos Mac sont synchronisés : les dossiers Bureau et Documents sont désormais des dossiers iCloud répliqués à l’identique sur chacune des machines. Ils contiennent exactement les mêmes éléments. Une fois que le service Bureau et Documents iCloud est actif et que vous avez éventuellement réorganisé dossiers et fichiers, macOS et iCloud se chargent de tout : la synchronisation de l’iCloud Drive fait son œuvre au fil de l’eau. Il n’y a rien à faire de particulier. Vous utilisez vos Mac comme si de rien n’était – tout en conservant bien entendu en mémoire que, désormais, tout est synchronisé et qu’il y a donc potentiellement des risques. L’iCloud Drive n’est pas une sauvegarde !
Désactiver la synchronisation des dossiers Bureau et Documents
Vous ne voulez plus que les dossiers Bureau et Documents d’un de vos Mac ou de tous vos Mac soient synchronisés ? La désactivation est parfaitement assurée par le service.
Ce n’est pas bien compliqué, mais, là encore, l’opération peut s’avérer déconcertante et la réorganisation manuelle qu’elle impose demande toute votre attention.
La première chose à faire est de désactiver, sur le Mac que vous voulez sortir de la boucle de synchronisation, la fonction Optimisation du stockage. Laissez le temps que cette désactivation se fasse correctement. Ensuite, désactivez sur ce même Mac la fonction Dossiers Bureau et Documents, en changeant la valeur de la même option utilisée pour l’activation dans Réglages Système > Général > Stockage > Recommandations > Stocker dans iCloud. Une alerte vous prévient que la désactivation est effective.
Les deux raccourcis Bureau et Documents iCloud présents dans la section iCloud de la barre latérale des fenêtres du Finder disparaissent instantanément. Dans le même temps, un nouveau dossier Bureau et un nouveau dossier Documents sont recréés dans la section Favoris de cette même barre ainsi que dans votre compte d’utilisateur macOS (la petite maison).
Ce n’est pas fini ! Lorsque vous ouvrez ces dossiers pour vérifier que tout s’est bien passé… vous constatez qu’ils sont vides ! Pas de panique ! Tout va bien…
Une alerte vous invite à ouvrir dans le Finder, l’iCloud Drive qui contient les deux dossiers Bureau et dossier Documents ; ils y sont encore bien sûr, pour l’instant.
Avec toutes les précautions qu’il convient d’avoir, vous allez recopier en local tout ou partie des éléments qui se trouvent dans ces dossiers, afin de les récupérer pour les uns dans le dossier Bureau, pour les autres dans le dossier Documents, les deux dossiers vides recréés sur le Mac quand il a été retiré de la boucle de synchronisation (vous pouvez aussi très bien récupérer cela où bon vous semble).
Si vous souhaitez seulement retirer un Mac de la boucle de synchronisation, sans perturber les autres appareils, ou bien parce que vous voulez conserver temporairement un filet de secours, réalisez cette opération avec la touche [option] appuyée.
Ainsi, les éléments sont-ils téléchargés en local, mais restent sur iCloud où ils sont toujours accessibles depuis d’autres Mac, un iPhone, un iPad, un ordinateur Windows, ou dans l’interface web du portail icloud.com.
Si vous n’appuyez pas sur la touche [option], les contenus sont rapatriés en local en même temps qu’ils disparaissent d’iCloud ; ils ne seront plus synchronisés et ne seront plus accessibles sur vos autres matériels. Heureusement, une alerte vous préviendra que vous effectuez un déplacement (et pas une copie), comme à chaque fois que vous manipulez des éléments de l’iCloud Drive.
Même si vous vouliez « quitter » iCloud tout simplement, utilisez la touche [option] ; il sera toujours temps, une fois l’opération finalisée et vérifiée, de nettoyer iCloud.
Pour arrêter le service iCloud Bureau et Documents sur un autre Mac de la boucle de synchronisation, procédez de la même façon.
Une fois les déplacements, copies et réorganisations faits, vous pouvez alors aller dans la section iCloud de la barre latérale des fenêtres du Finder pour supprimer les dossiers Bureau-[Nom du Mac] et Documents-[Nom du Mac] et tout autre élément qu’il est inutile de conserver sur les serveurs d’Apple.
Ce sont les deux dossiers ou aucun, on n’a pas le choix
Des lecteurs de VVMac me relancent souvent pour trouver une solution de contournement à un autre problème. Ils ont tendance à laisser traîner sur le Bureau un fatras de fichiers qu’ils ne veulent pas voir grignoter leur maigre espace en ligne, mais veulent en revanche que leur dossier Documents, bien organisé, lui, soit disponible sur tous leurs appareils.
À ce jour, macOS et iCloud ne proposent que la synchronisation conjointe des dossiers Bureau et Documents. Quand l’option est activée, macOS déplace les deux dossiers dans l’iCloud Drive pour qu’ils soient accessibles sur tous vos appareils. Apple n’offre aucun réglage officiel permettant de ne synchroniser que l’un des deux. Je ne connais aucun outil tiers qui le permette. On trouve sur Internet des bricolages qui ne me donnent pas confiance et que je ne relayerai donc pas ici. Si vous en connaissez que vous avez utilisés et qui sont absolument fiables, sans aucun risque de perte de fichiers au passage, je les laisserai publiés dans les commentaires, mais je ne les testerai pas et ne prends aucune responsabilité. Le plus simple est de repenser entièrement son organisation. Personnellement, si j’utilise très modestement le Bureau, je ne me place rien moi-même dans Documents, seules des applications que j’ai installées le font ; mes fichiers personnels comme de travail sont classés dans des dossiers synchronisés avec iCloud Drive dont j’ai la parfaite maîtrise.
Pour finir, je tiens à rappeler qu’iCloud Drive n’est en aucun cas une sauvegarde, même si vous imaginez que c’en est une ! C’est un système synchronisé. Cela présente un risque que beaucoup d’utilisateurs n’appréhendent pas vraiment, voire pas du tout : dans un système synchronisé, quand on supprime quelque chose quelque part, sur un des matériels de la boucle de synchronisation, c’est supprimé partout sur toute la boucle. C’est le « piège » ! Il y a un filet de secours de trente jours sur iCloud, mais ce n’est pas une raison de ne pas être vigilant quand on travaille sur iCloud, plus encore sur l’iCloud Drive. ✿
Paperman voit bien plusieurs écrans !
Dans mon récent article sur Paperman (FLASH! du 6 juin 2026), j’ai dit que, quand j’ai fait mes tests, l’application ne fonctionnait que sur le seul écran principal de ma configuration. Les Settings > Display ne présentaient alors que cet écran. Il y a bien eu une mise à jour avant que je ne publie, mais je n’ai pas pris la précaution de revenir dans chaque panneau de réglages, juste noté qu’il y avait une cinquième texture ajoutée à la galerie. Or, il est bien désormais possible de gérer deux écrans ou peut-être plus. Ils apparaissent dans le panneau en question où on peut les cocher, un ou plusieurs, afin que Paperman les papérise si on le souhaite.

En revanche, pour ce qui est des applications en Plein écran, pas d’espoir permis : c’est une limitation imposée par Apple pour toutes les applications distribuées via le Mac App Store ; il est donc techniquement impossible de mettre cela en place à l’heure actuelle. Il faudrait sans doute que Paperman soit aussi distribué sous forme d’application notariée autonome hors du Mac App Store, depuis le site du studio de développement, mais la licence Développeur qu’a actuellement le studio n’inclut pas cette possibilité, comme me l’a expliqué Zéo, la designeuse de Paperman.

Par ailleurs, dans la toute dernière mise à jour une sixième texture, Vellum Mist, est venue enrichir la petite galerie de l’application. Je la trouve agréable à l’œil, aussi discrète que Whisper Weave, mais dans une tonalité plus froide ; comme pour les autres – et peut-être moins que pour les autres –, il ne faut pas forcer sur l’intensité. ✿
Avec TimeMachineTrimmer, désengorgez votre disque Time Machine
Ce petit utilitaire est destiné à ceux qui utilisent Time Machine pour sauvegarder leur Mac. Après un certain temps, si le disque se remplit au-delà de certaines proportions définies par Apple, mais que l’on ne connaît pas précisément, le mécanisme nettoie de lui-même le disque en supprimant les fichiers des sauvegardes les plus anciennes afin que les nouvelles puissent avoir de la place pour s’enregistrer.
Il est cependant possible de faire soi-même le ménage, si on le souhaite.
Il n’est pas conseillé de jeter les fichiers de sauvegarde depuis la fenêtre du Finder de Time Machine, mais d’utiliser un utilitaire en ligne de commande, tmutil et ses options, dans le Terminal. Ce n’est pas compliqué en soi, mais cela peut être laborieux. Si l’on n’est pas habitué au Terminal, on peut craindre de faire des bêtises. Comme il s’agit de sauvegardes, on comprend alors les réticences.
C’est pour satisfaire ce besoin qu’un développeur vient de sortir un petit outil nommé TimeMachineTrimmer.



Il s’appuie sur la commande tmutil qu’il habille d’une interface utilisateur graphique. On peut choisir à la main les fichiers à effacer ou bien définir un nettoyage des fichiers les plus anciens sur un délai que l’on fixe à l’aide de la réglette.
C’est tout. Les suppressions sont faites dans les règles.
Il reste un point gênant : le mot de passe est demandé quatre fois à chaque suppression ! Si l’on supprime 10 fichiers de sauvegarde, il faut s’authentifier alors 40 fois à la suite ! Ce point pourrait être amélioré dans une prochaine version ; on devrait pouvoir ne cliquer qu’une seule fois sur un bouton « tout », comme c’est le cas dans de nombreuses applications qui imposent de multiples authentifications.
C’est simple et c’est gratuit. Même si, comme moi, vous utilisez Time Machine avec des sauvegardes limitées (je ne sauvegarde que le dossier VVMac en n’accordant que peu de place sur un disque partagé), TimeMachineTrimmer est utile pour faire rapidement un ménage forcément nécessaire. ✿
Page GitHub d’information et de téléchargement
Avec noTunes ou Music Decoy, bloquez le lancement de Musique quand vous connectez un casque BT ou touchez la touche Lecture
J’utilise de banals écouteurs quand je suis face à mon Mac. Pendant longtemps, à chaque fois que je les activais, l’application Musique se lançait. Je n’utilise pas Musique. Je suis abonné à Spotify ou bien j’écoute des radios web avec l’application Eter Radio.
Le comportement de Musique n’est pas un bogue, mais la volonté délibérée d’Apple d’imposer, au travers de son application, son service de streaming musical payant, Apple Music. C’est horripilant !
Si vous subissez ce « dérèglement », je vous suggère d’installer soit noTunes, soit Music Decoy. Ils ne fonctionnent pas exactement de la même manière, mais le résultat est le même : Musique ne se lance plus, sauf si on le veut expressément (et alors noTunes est, je trouve, mieux conçu).

noTunes, de Tom Taylor, se télécharge sur GitHub. Il n’est pas récent, loin de là, mais fonctionne toujours sans souci sous macOS 27 bêta. Il empêche purement et simplement le lancement de Musique. Il n’opère pas seulement quand mes écouteurs Bluetooth se reconnectent, c’est plus radical. Toute tentative de lancement de l’application Musique par une application ou un processus tiers échoue. L’outil est bien pensé : son icône dans la barre des menus permet d’inverser le blocage d’un simple clic gauche. Si l’on n’a pas l’intention de changer souvent sa configuration, après avoir positionné l’icône de noTunes sur « no » (elle s’affiche barrée), un clic droit permet de la cacher (Hide icon). La page GitHub de noTunes explique comment restaurer cette icône ou forcer noTunes à quitter pour revenir à un fonctionnement « normal ». Sous macOS 26, cacher l’icône est devenu une fonction de base du système (Réglages système > Barre des menus). Hélas, si noTunes semble fonctionner sous macOS 27, un clic sur son icône n’a plus d’effet. Il est bien possible que je doive me rabattre sur Music Decoy. La dernière mise à jour de noTunes date de deux ans.
Page GitHub d’information et de téléchargement de noTunes

Music Decoy est proposé par le studio de développement Low-Tech Guys, qui a produit des apps comme Lunar, Cling, rcmd, l’automate compresseur multimédia Clop et de nombreux autres outils. Il est tout aussi gratuit que noTunes ; open source et peut être installé via Homebrew. Lui aussi tourne en tâche de fond, sans activité par lui-même : invisible, il intercepte tout appel à Musique et se fait passer pour l’application d’Apple. On peut aussi, en complétant dans le Terminal le fichier de configuration de Music Decoy, attribuer la touche Lecture du clavier à une application choisie, pour moi ce serait Spotify (defaults write com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath /Applications/Spotify.app). La page web de Music Decoy présente une ou deux autres idées de configuration.
Page et téléchargement de Music Decoy
Je trouve que noTunes est plus pratique grâce à son petit menu que je peux convoquer facilement pour débloquer ponctuellement Musique – certes presque jamais, mais tout de même parfois. Avec Music Decoy, c’est plus lourd : sans interface si raccourci clavier, ni module de barre de menus, on ne peut arrêter le blocage que par le Moniteur d’activité ou par la commande killall Music ‘Music Decoy’. Il y a peut-être la possibilité de faire quelque chose avec Raccourcis, je n’en ai aucune idée. Si vous réussissez à faire quelque chose, partagez dans les commentaires ! ✿

Bonjour,
Keyminder, encore une petite perle que vous nous avez trouvé. Merci 👍🏻
Bonjour et merci ! J’ai également installé GoldenGate pour tester le fonctionnement pour les personnes handicapées de la vue et c’est très bien ! Il y a quelques bugs de traduction mais ça sera mis à jour en tant voulu…
Bonjour, j’ai apprécié la lecture de vos premières impressions suite à l’installation du nouvel OS.
Je ne suis pas pressé de le tester mais je vais lire attentivement vos remarques et conseils.
Bonjour,
Pour ma part, la mise à jour de ma version 26b6 dans VirtualBuddy, n’a pas été possible par manque de place. J’ai aussi tenté une installation directe de Golden Gate qui a échoué, VB me disant que je devais avoir MacOS27 déjà installé pour faire l’installation de MacOS27 !! J’ai donc créé une nouvelle VM avec MacOS26 standard que j’ai passé sous MacOS27 en utilisant la mise à jour de MacOS. Quelle soulagement de voir cette version, par rapport à Tahoe ! À tel point que j’ai hésité à faire le grand saut ! Mon Mac est toujours sous Sequoia ! Mais, il ne s’agit tout de même que d’une dev1 !!! J’ai par contre pu sans attendre activer Siri AI puisque tous mes systèmes sont déjà en version US depuis très longtemps (~1995 !). Je ne teste pas autant de choses que vous bien sûr, chacun son job ! Mais tous mes tests ont été positifs, y compris mes scripts UNIX. Brew s’est installé automatiquement (j’ai écrit un script Bash pour cela qui gère la création d’un environnement de dev avec notamment Brew, python et VSCode sur Macos et Linux) et tout à fonctionné avec une facilité et une rapidité déconcertante ! Malgré un message d’alerte de brew disant qu’il ne supportait pas cette pré-version, tout fonctionne. Bilan, j’attends avec impatience les premières bêta public et dès que raisonnablement possible, je migrerai mon système principal sous Golden Gate. En attendant, mon iPad est déjà sous iOS27 et mon iPhone a également failli y passer hier, je me suis retenu par raison, même si sur l’iPad, je n’ai là aussi détecté aucun problème !