FLASH! du samedi 16 mai 2026
Ne collez pas n’importe quoi dans une fenêtre du Terminal !
Des scripts et des commandes à passer via le Terminal peuvent constituer un angle d’attaque pour votre Mac. Des assaillants peuvent se servir de cette technique pour vous pousser à entrer une commande ou à lancer un script qui rendra votre machine vulnérable, et ouvrira les portes aux processus voleurs de données, comme Atomic Stealer (AMOS) ou Infiniti Stealer, des malwares qui aspirent les mots de passe du trousseau, d’autres identifiants divers et même le contenu des portefeuilles de cryptomonnaies.
Ce n’est pas un problème pour les utilisateurs expérimentés du Terminal, qui sont familiers avec cet environnement puissant, ni même pour les utilisateurs occasionnels. La véritable menace concerne, à première vue, que ceux qui n’ont jamais ouvert cette interface en ligne de commande et ne comprennent pas ce qu’elle est ni les risques éventuels encourus en collant quelque chose depuis un navigateur, un courriel ou un message direct dans une fenêtre du Terminal.


Depuis la sortie de macOS 26.4, pour sensibiliser l’utilisateur et éviter d’éventuels problèmes, le système de protection XProtect de macOS affiche un avertissement lorsqu’on tente de coller quelque chose dans l’interface en ligne de commande. Il détecte le contenu potentiellement dangereux placé dans le presse-papiers système.
On peut bien sûr ignorer l’alerte, mais au moins a-t-on été prévenu.
Si XProtect connait précisément la commande copiée dans le presse-papiers comme étant effectivement dangereuse, l’alerte est impérative et le collage interdit tout simplement.
Il semble que les utilisateurs « experts » qui ont installé l’environnement de développement Xcode d’Apple ou d’autres outils faisant largement appel au Terminal ne sont pas dérangés. Ils ne reçoivent simplement pas l’avertissement.
Restez dans tous les cas vigilants, car les attaquants ont déjà trouvé des solutions en utilisant l’Éditeur de scripts plutôt que le Terminal, même si c’est à mon avis encore plus intimidant que le Terminal quand on ne connaît pas. ✽
Pourquoi j’utilise Chrome plutôt que les applications des fournisseurs d’IA ?
Aujourd’hui, tous les grands services d’IA, que ce soit OpenAI, Google, Perplexity, Claude ou Mistral, par exemple, proposent chacun une application autonome, alternative à l’accès via un navigateur web standard. Ces applications peuvent inclure quelques fonctionnalités supplémentaires que le service ouvert dans un navigateur n’offre pas. Cependant, ces applications sont de fait dans l’ensemble peu outillées, notamment quand il s’agit de faire quelque chose « en dehors » d’elles. Un exemple typique est la récupération des conversations pour en faire autre chose. C’est pourquoi j’utilise Google Chrome et quelques extensions dont je vais vous parler dans cet article. Des extensions que j’utilise essentiellement pour ChatGPT et pour Gemini.
Pourquoi pas Safari ? Eh bien… il n’y a aucune extension intéressante, du moins n’en ai-je pas trouvé. En revanche, vous pouvez bien sûr utiliser, à la place de Chrome, un autre navigateur basé sur Chromium. Il est également possible que Firefox bénéficie d’extensions intéressantes, mais je n’en ai aucune idée – désolé, je n’ai jamais utilisé le navigateur de Mozilla.
Si passer par Chrome vous gêne, vous pouvez opter pour un autre navigateur Chromium comme Brave. Autre solution, utiliser un SSB comme Coherence de BGZ (pas l’application Unite dont j’ai parlé la semaine dernière, qui est basée sur le Webkit et n’a pas accès aux extensions du Chrome Web Store) qui vous permettra de créer des applications autonomes, débarrassées des « googleries » que vous redoutez pour votre vie privée, mais qui seront dotées des extensions qui vous sont indispensables.
• Accélérateur ChatGPT
Cette extension est proposée par un site spécialisé qui en a une bonne douzaine d’autres à son actif, toutes gratuites ; la plupart ont quelque chose à voir avec l’IA et plus spécialement ChatGPT, Gemini et parfois Claude. Je vous incite donc à vous y rendre et à regarder s’il n’y aurait pas une de ces extensions qui vous séduise.
Celle dont le nom en anglais est ChatGPT Speed Booster a été conçue pour optimiser les longues conversations que l’on peut avoir avec le modèle d’OpenAI. Cela ne m’arrive pas souvent, mais je l’ai trouvé assez efficace.
Elle agit principalement en masquant les messages précédents de la conversation pour réduire les ralentissements de l’affichage ; seuls les messages les plus récents restent visibles (c’est réglable de 1 à 200 messages, mieux vaut viser bas, cela dépend de la longueur des questions et des réponses, mais je pense qu’au delà de 15 à 20 messages, on ne sent plus l’effet de l’extension). Il est évident que l’on peut au besoin remonter dans l’échange, puisqu’aucune interaction n’est supprimée. Pour vous rendre compte du fonctionnement et de l’effet sur une longue conversation, visionnez la vidéo.
• ChatTrail
Il existe un bon nombre d’extensions qui permettent de naviguer dans une conversation, même si elle n’est pas forcément très longue et ne nécessite pas un « accélérateur ». Celle que je préfère, que j’utilise au quotidien, est ChatTrail. Elle est gratuite et pratiquement toutes ses fonctionnalités sont utilisables dans des conversations sur ChatGPT comme sur Gemini, services auxquels l’extension s’intègre très bien ; elle ne fait pas pièce rapportée. C’est, en fait, un couteau suisse tant elle a de fonctionnalités.

D’abord, elle affiche un élégant panneau de navigation chronologique dans la conversation, ce qui n’est pas si courant (les extensions ont bien trop souvent un look des années 80). La navigation liste les prompts utilisés ; ainsi passe-t-on rapidement d’une question à une autre, en en sautant parfois de nombreuses. ChatTrail permet ensuite d’accéder facilement à des conversations spécifiques ; il propose de garder les conversations importantes ChatGPT et Gemini en les épinglant et en les classant dans des dossiers structurés ; il maintient une chronologie des conversations ChatGPT. Enfin, ChatTrail sait effectuer des suppressions et l’archivage en masse. Du côté des prompts, ChatTrail vous aide, si vous le souhaitez, à enregistrer, organiser, modifier et réutiliser des invites (avec des variables). L’ouverture est assurée tant pour ChatGPT que pour Gemini avec l’export des conversations (ou de certaines parties de la conversation) sous la forme de fichiers PDF, MD, JSON ou simplement TXT.

Le tableau de bord général sert à gérer les conversations favorites et les paramètres de la chronologie, à consulter et à accéder aux conversations importantes sur ChatGPT et sur Gemini. D’autres options sont disponibles dans ChatTrail, que je vous laisse découvrir. C’est facile, son interface peut être passée en français.
• SessionBridge
Vous voudriez poursuivre une recherche en basculant une conversation en cours d’un service d’IA à un autre service ? C’est possible. Il faut alors jongler avec les copier-coller, réexpliquer beaucoup de choses, ce que vous voulez faire, quel est le contexte… Ce peut être aussi que vous avez épuisé les crédits et que vous ne pouvez attendre quelques heures, voire le lendemain pour poursuivre. Mais là aussi, le passage de relais va être très laborieux. Pas si vous installez SessionBridge ! Cette extension sait déplacer n’importe quelle conversation IA entre ChatGPT, Claude, Gemini et Perpexity, en un seul clic – sans copier, sans coller, sans perte de contexte, sans réexpliquer inutilement.
SesionBridge est actuellement une extension très récente et gratuite, mais j’ai constaté que son volet dans Google Chrome comporte, chez moi, en haut à droite, la mention « free », ce qui laisse à penser qu’il y aura une version payante plus tard …
Concrètement, je démarre une conversation sur Claude – qui n’offre que pas beaucoup de crédits pour les utilisateurs gratuits comme moi – et, quand je le souhaite ou que j’ai épuisé mon stock, je clique le bouton flottant de SessionBridge (sur la droite de la page) pour choisir un autre service de poursuivre dans ChatGPT, Gemini ou Perplexity.

SessionBridge préserve l’historique complet des messages. Le service d’IA qui prend la relève récupère donc un résumé compressé de toute la conversation, dispose instantanément de tout le contexte pour reprendre exactement là où j’en étais arrivé. On peut aussi consulter l’historique des transferts précédents dans le panneau latéral. C’est assez magique.
Le mécanisme peut être aussi utilisé dans une autre approche. Je peux ouvrir simplement dans le nouveau service une nouvelle conversation basée sur le seul premier prompt de ma conversation précédente (ou un autre prompt de cette conversation), tout en transférant le même contexte, mais la conversation est alors indépendamment des réponses précédentes. Cela crée en quelque sorte une nouvelle branche à l’arbre de réflexion, pour creuser plus profondément un sujet dans une approche différente.
Je peux également ouvrir une conversation dans Gemini sur un seul prompt et, suite à sa réponse, basculer ce mini échange vers ChatGPT et réutiliser le même prompt en enjoignant ChatGPT de travailler en indépendance. Une façon rapide de comparer deux réponses à une même question. Évidemment, cela peut aussi très bien se faire directement dans Chrome qui permet d’ouvrir deux sites côte à côte (OpenAI et Gemini, par exemple), mais dans le cadre d’une conversation plus longue, où le contexte est important, se servir de SessionBridge est bien plus utile.
Enfin, autre utilisation possible que je n’ai pas testée : il est possible de compresser la conversation courante pour la poursuivre dans une nouvelle discussion avec le même service (donc sans basculer vers un autre). Pourquoi faire cela ? SessionBridge restaure la qualité complète du contexte et c’est une solution possible quand les conversations deviennent longues, ralentissent et que vous n’utilisez pas une extension comme Accélérateur de GPT, dont j’ai dit quelques mots plus haut. ✿
Une nouvelle solution Google Tasks sur macOS
Il n’y a pas tant de choix en la matière, alors voir un outil gratuit et plutôt bien conçu arriver est une bonne chose. Développé par un certain Crazytan (avec la collaboration de l’IA Claude), TaskMenu est une application de barre de menus, open source (GNU GPLv3), qui donne un accès rapide au service Google Tasks dans une interface SwiftUI, donc native. Elle est en anglais, mais comme c’est tout de même limité, c’est très accessible. L’application, qui n’apparaît pas dans le Dock, ne se manifeste que par son popover compact. Elle permet de faire la gestion quotidienne des tâches.

On déclare simplement son compte Google (celui avec lequel on utilise par ailleurs Google Tasks évidemment). TaskMenu se connecte directement à Google via OAuth 2.0 et PKCE. Vous pouvez créer, modifier, terminer et supprimer des tâches Google. Ses fonctionnalités englobent l’ajout rapide, le filtrage en ligne, le changement de liste et l’actualisation depuis la fenêtre contextuelle, la prise en charge des dates d’échéance, des sous-tâches et les rappels locaux de date d’échéance.
macOS 14.4+ requis. Si TaskMenu est à télécharger sur sa page GitHub, il est signé et notarisé. Le code est accessible et les instructions pour sa compilation sont publiées sur la page GitHub. Je l’ai installé et testé, mais je n’avais pas utilisé Google Tasks depuis 2022, à l’occasion d’autres tests pour VVMac hebdo à l’époque. J’ai créé une nouvelle tâche, mais je n’ai pas poursuivi ; j’exploite depuis des années un partage de listes Google Keep avec des amis sur PC et Android qui nous suffit très bien.
TaskMenu
Page officielle sur GitHub
Sato, un toutou IA qui anime votre écran et vous assiste grâce à son mode vision
Même si j’utilise aujourd’hui essentiellement mon assistant Fluent, je reste à l’affut de tout développement qui pourrait éventuellement me servir, mais aussi vous intéresser. C’est un marché en pleine ébullition, presque déjà surchargé tant il est vrai que de nouveaux produits sortent quasiment toutes les semaines. La plupart du temps, je ne les installe plus ; leur description et les captures d’écran fournies me laissent à penser qu’il s’agit plus de banales copies d’assistants existants, qui n’apportent aucune fonctionnalité supplémentaire ou qui ne se démarquent pas suffisamment. Cependant, ces derniers jours, j’ai croisé Sato et j’ai envie de dire deux mots.
Ce petit compagnon IA nous est proposé par étudiant américain de deuxième année en informatique. En option à sa fonction première basée sur la vision de ce qu’on lui montrez (via une capture d’écran), Sato est amusant parce qu’il affiche un petit chien, en pixel art, qui se tient en bas de l’écran, se promène de gauche et de droite au-dessus du Dock, et suit le pointeur quand Sato est réveillé. Non, il ne fait pas caca, ni pipi et vous n’avez d’ailleurs pas besoin de le nourrir, ce n’est pas un Tamagochi.
Le développeur nous laisse le choix entre quatre races différentes (dont un Samoyède et un Golden Retriever), mais aussi le chat Sky. Bon, cet animal de compagnie n’a clairement aucune véritable fonction technique. Si l’animal vous agace après quelque temps, une option des réglages permet de le désactiver (c’est le Stealth mode ou Mode furtif). Réactivez-le quand vous avez du vague à l’âme, qu’une compagnie est bienvenue.
Mais à quoi utiliser Sato et comment ? D’abord, sachez que c’est une application macOS gratuite et open source, entièrement développée en Swift natif, signée et notariée.
Il faut que le Mac tourne au moins sous macOS 14.2+ et je soupçonne que ça ne fonctionne que sur un Mac Apple Silicon, je n’ai pas pu le tester et la page web ne précise rien à ce sujet. Il vous faut évidemment avoir accès à une IA, soit via Ollama, soit par une clé API d’Anthropic (Claude) ou d’OpenAI (GPT). L’IA exploitée, à choisir dans les réglages selon le fournisseur activé, a des capacités de vision.
Et il convient de compléter quelques autres paramètres auxquels vous accédez par l’icône de Sato en barre des menus. Dommage qu’on ne puisse pas passer en mode clair, je trouve que l’affichage des réglages en sombre est ici plutôt difficile à lire.


En pratique, vous appliquez le raccourci clavier [ctrl] [option]. Le petit chien vient alors se positionner à l’endroit du pointeur, avec lequel vous tracez une zone à l’écran – par exemple sur un article affiché dans un site web, sur un paragraphe d’un document PDF ou, comme ici, sur un élément d’interface de macOS qui nécessiterait des éclaircissements.
Le contenu de la zone capturée (il faut frapper la touche [entrée] après avoir tracé la sélection) sert évidemment de contexte à la question posée dans la foulée, dans la petite interface qui surgit. Vous obtenez une réponse de l’IA en streaming dans une bulle de dialogue (rendu Markdown), et vous avez la possibilité de poursuivre la conversation, toujours à propos du même contenu, dans une barre latérale, plus spacieuse, qui liste l’échange en totalité. Il est tout à fait possible de « parler » à Sato plutôt que d’écrire.
Vous pouvez créer un ou plusieurs profils en précisant un contexte, par exemple, pour un projet donné et l’utiliser dans certaines de vos interactions avec Sato afin qu’il repositionne bien vos nouvelles questions ; cela vous évitera de réexpliquer le contexte trop souvent.
Si vous utilisez un modèle local via Ollama, rien n’est transmis à l’extérieur, mais si vous faites appel via Ollama ou une des deux autres API à un modèle distant, forcément la capture est alors transmise à ces services en même temps que le prompt.
Sato est une petite application fun et charmante. Même si elle est fort simple à utiliser, cela ne coûte rien que visionner la petite vidéo (un peu en anglais) proposée sur YouTube qui démontre son utilisation.
Page officielle de Sato
Page de présentation/téléchargement sur GitHub
Jonglez avec les fuseaux horaires
Que ce soit pour des raisons professionnelles, personnelles, familiales… planifier des appels, organiser des rendez-vous… à travers différents fuseaux horaires est laborieux et frustrant. Il existe des applications qui vous donnent un coup de main dans cette tâche. Parfois, elles ne font que cela, comme WorldClock Timezone Converter ou World Timezone Calndear, mais le plus souvent, c’est une fonctionnalité parmi d’autres d’une application de gestion du temps. La plupart sont payantes d’une manière ou d’une autre.
La toute récente application FlutterTime est, pour sa part, gratuite et sans publicité ni suivi. Elle s’accroche à la barre des menus de macOS, mais elle est également disponible sous forme d’application autonome à installer sur des mobiles iOS et Android.



Dans tous les cas, vous ajoutez vos villes clés (là où vous avez des collaborateurs, des clients, des membres de la famille en vacances loin de la France ou expatriés…).
Chaque ville peut être définie par un choix de nom (vous pouvez le remplacer par celui d’une personne, par exemple) et le réglage des jours et heures travaillés.
Vous utilisez la frise chronologique pour avancer ou reculer dans le temps à travers les fuseaux horaires. L’endroit où vous vous trouvez est affiché par défaut en haut du popover sous le label Local time. Si vous ne voyagez pas, mais restez tout le temps dans cette ville, vous pouvez lui donner son nom. J’ai renommé ainsi Local time en Chiang Mai. Cela me parle plus et je n’ai pas l’occasion de changer cela souvent.
Si vous devez avoir une réunion avec plusieurs personnes basées dans diverses zones horaires, faites simplement glisser la frise et repérez la couleur des petits points : rouge, ce n’est pas possible (sauf à réveiller quelqu’un) ; orange, ça devrait être possible, mais potentiellement compliqué ; vert, c’est un créneau temporel idéal. On voit, sur la capture, que je peux me permettre d’appeler quelqu’un à Tokyo (il n’y a que deux heures de différence). Pour joindre un ami à New York, seule une urgence justifierait un appel WhatsApp. Le bouton Now permet de revenir d’un clic au temps présent (là où vous êtes). FlutterTime ne fait rien d’autre, mais il le fait simplement, et avec élégance. ✿
FlutterTime sur le Mac App Store
Musclez votre clic droit avec QuickRight
Parmi les différentes fonctionnalités de l’interface de macOS, plusieurs peuvent être largement amendées. C’est le cas de la partie droite de la barre des menus, du Dock, de la zone centrale en haut d’un écran (avec ou sans enclave)… ; c’est aussi bien évidemment le cas du menu contextuel.
De nombreux utilitaires existent qui visent directement ce menu, pour y intégrer de nouvelles commandes. D’autres outils plus larges d’usage, comme Supercharge, peuvent également y ajouter des éléments. C’est un peu au hasard, à la pêche aux trouvailles, que j’ai installé QuickRight la semaine passée, et j’ai été surpris de sa maturité pour un outil tout récent (version 1.1) ; il propose pas mal de choses intéressantes, tout en restant parfaitement gratuit. Il est de plus distribué sur le Mac App Store, ce qui est pratique pour vous, chers lecteurs qui n’osez pas trop vous aventurer sur les pages GitHub. L’application est cependant en anglais ; maintenant, ce n’est pas non plus Photoshop !


Au premier lancement, QuickRight demande une autorisation. Une seule. Cliquez sur un bouton de la fenêtre d’accueil qui amène précisément là où se trouve l’option à activer (si vous êtes curieux, voire suspicieux, c’est en fait dans Réglages Système > Général > Ouverture automatique et extensions > Extensions par catégorie > Fournisseurs de fichiers). Pourquoi cette autorisation ? Parce qu’une des fonctionnalités de l’outil est de créer de nouveaux fichiers de différents types, où l’on souhaite, depuis le menu contextuel, d’où cette intégration privilégiée au Finder.
Dans les réglages de l’application (accessible depuis une icône en barre des menus ou en relançant l’application si vous décidez de masquer cette icône qui ne sert à rien d’autre), il conviendra de passer tout de même dans la section Permissions pour désigner un ou plusieurs dossiers que l’on veut que QuickRight prenne en charge. L’autre section importante à visiter immédiatement est Menu layout (disposition du menu), qui recense seize outils, tous activés par défaut et donc accessibles dans le menu contextuel ; vous n’avez peut-être pas besoin de tous, faites vos choix en désactiver (puis au besoin réactiver) ceux que vous ne voulez pas voir encombrer le menu contextuel. Vous pouvez aussi en profiter pour les réordonner.


Certains outils sont performants, comme le changement de type de fichier et la compression des images (le format webp manque toutefois à l’appel) ; l’extraction rapide d’une icône (ce qui évite de passer par Aperçu) ; le lancement d’un terminal directement dans le dossier ouvert à l’écran ; la suppression instantanée d’un élément (sans passer par la corbeille)…
Si vous souhaitez exploiter le menu New file (création de nouveaux fichiers), vous activerez les types de fichiers qui vous intéresse dans la section New file des réglages. Il est aussi possible de partir de modèles plutôt que de fichiers vierges.


En plus des dossiers déjà désignés plus haut, vous pouvez en placer comme favoris, qui seront plus directement accessibles encore. Intéressant encore, le réglage Move to (déplacer vers) pour gérer quelques dossiers « piliers » dans lesquels vous glissez de façon récurrente des fichiers ou des dossiers.
Voilà, c’est grosso modo à peu près tout ce que propose QuickRight. C’est moins que de nombreux autres utilitaires, mais il est tout neuf et pourrait bien s’étoffer à l’avenir.
Quand tout est en place, il suffit de cliquer sur le fond d’écran ou de sélectionner quelque chose (fichier, dossier) et de faire un clic droit pour voir les différentes fonctionnalités apportées par QuickRight et exploitables dans le contexte, la création de fichiers ou la conversion des formats d’image, par exemple.
QuickRight fonctionne très bien chez moi. Toutefois, comme j’ai déjà Supercharge (dont j’ai désactivé la prise en charge du menu contextuel pour réaliser les captures d’écran, sinon beaucoup de commandes apparaîtraient en double), je me suis demandé si je devais conserver QuickRight en plus. Pour l’instant, oui, même si ce n’est pratiquement que pour une seule fonctionnalité : la création de nouveaux fichiers, notamment Markdown et Pages, Supercharge ne proposant que la création d’un fichier texte. QuickRight ne consomme presque pas de CPU et n’occupe que très peu de mémoire. ✿
Page QuickRight sur le Mac App Store
Snaply, un nouvel assistant IA polyvalent qui vous accompagne dans vos tâches quotidiennes
Voici un nouvel assistant IA qui a plus d’une corde à son arc. Il est conçu par Giacomo Venier, un ingénieur logiciel italien basé en Suisse, et il cumule des fonctions de dictée vocale, dassistant rédactionnel et généraliste, ainsi que de transcription et analyse d’enregistrements de réunions, avec reconnaissance des intervenants (diarisation). Ces trois fonctionnalités sont désormais, au quotidien, indispensables aux cadres en entreprise. D’ailleurs, Snaply est commercialisé auprès des entreprises, des administrations…, mais son développeur ne compte pas changer le mode d’utilisation pour les particuliers : Snaply est et restera gratuit même lorsqu’il intégrera de nouvelles possibilités – il en est de même pour les professionnels travaillant en solo.

Les trois fonctionnalités actuelles de Snaply s’appuient sur de petits modèles locaux installés de base avec Snaply sur le Mac, ou à télécharger. Ce sont des modèles très optimisés pour les processeurs M d’Apple. Ces installations se font lors de la phase d’introduction, incontournable, très complète, bien réalisée, avec des vidéos explicatives intégrées, mais entièrement en anglais, ce qui ne manquera pas de poser des difficultés à ceux qui ne peuvent pas lire cette langue. Espérons que Giacomo, lui-même multilingue, proposera plus tard, avec l’aide de l’IA au besoin, une traduction de Snaply – au moins de cette introduction. Autrement, le site officiel propose également une documentation en ligne traditionnelle, complète, à laquelle on peut se référer en cas de problème et que n’importe quel navigateur traduira en français.

Cette étape passée, tout est donc effectué en local, rien ne quitte le Mac… sauf si l’on souhaite en plus référencer, dans les réglages de Snaply, une clé API personnelle afin d’accéder à un modèle distant plus performant.
Pour la dictée, Snaply s’appuie sur le modèle Parakeet v3 multilingue, optimisé pour le Neural Engine des processeurs Apple Silicon. Parakeet de NVIDIA est le modèle le plus rapide et le plus précis actuellement disponible, et d’utilisation gratuite.
Pour les fonctionnalités rédactionnelles, c’est le modèle Gemma E4B qui est exploité. Il prend dans les 5 Go de mémoire lorsqu’il est chargé, si bien que, sur une machine dotée de seulement 8 Go, si jamais le modèle se lance, les opérations risquent d’être fortement ralenties et le Mac pourrait chauffer. Sur mon Mac mini M4 avec 16 Go, Snaply et Gemma 4 ne posent pas de problème de performance significatif. Sur un plus « petit » Mac, il faudra envisager d’installer une version plus légère de Gemma 4 ou un autre petit modèle. Mais évidemment, les résultats dépendent étroitement du modèle exploité.

À défaut d’avoir un Mac suffisamment équipé en mémoire vive, on peut alors opter pour un modèle distant. Snaply ne propose actuellement que des modèles de Google (Gemini 3 ou 3.1) et de Grok xAI (Grok 4.1 Fast et Fast Reasonning), ainsi que le modèle open source d’OpenAI, GPT OSS 120B (via Groq).
Giacomo réfléchit à mettre en place une architecture plus globale, qui permettra d’accéder plus simplement aux API que l’on souhaite exploiter sans qu’il ait besoin de « câbler » chaque nouveau modèle un par un dans Snaply.

La dictée est très simple à utiliser : on appuie sur un raccourci clavier pour démarrer, et on appuie sur ce même raccourci pour que la transcription s’affiche, quasi instantanément. Cependant, il n’y a pas, comme avec certains autres produits, d’affichage en streaming, ni dans la zone de texte ciblée (approche extrêmement rare [dont je vous parlerai un de ces jours, j’attends le lancement de produits de ce type) ni dans un visualiseur intermédiaire (situation plus courante, comme avec Spokenly et d’autres). Je le regrette, car j’aime en effet voir s’afficher en temps réel le texte que je dicte, et intervenir immédiatement si je détecte une erreur afin de le corriger sans attendre.
La dictée fonctionne sur toutes les applications macOS qui acceptent du texte. La transcription est vraiment rapide et n’a quasiment pas d’impact sur les ressources de la machine, notamment sur la batterie des portables. Grâce à un minuscule SLM (small language model), un post-traitement est appliqué au texte, prenant en charge le format des dates, des températures et des nombres. On peut choisir a priori entre différents rendus – généraliste, messages et e-mails.


Pour la fonction d’assistant rédactionnel, on retrouve une interface classique : après sélection du texte, soit on clique sur une petite puce bleue qui flotte en surimposition, soit on applique un raccourci clavier. Une petite palette de commandes de transformation du texte apparaît proposant correction, amélioration, traduction en différentes langues, optimisation de prompts…
Cette fonctionnalité est en réalité bien plus large, puisque je peux créer mes propres actions IA, mes propres modes personnalisés et raccourcis. Snaply est en pratique aussi ouvert que le sont Fluent, RewriteBar et la plupart des autres assistants que j’ai pu utiliser ces trois dernières années.

J’ai toutefois eu un problème sur un de mes Mac, le MBA M2 sur lequel je travaille et installe toutes les applications que je teste pour VVMac. Sans doute un conflit particulier avec un autre outil installé, potentiel conflit lié à la gestion du presse-papiers, ce qui ne peut se déboguer aisément vu nombre des éléments potentiellement en cause, mais Giacomo va essayer tout de même de comprendre ce qui se passe – c’est un problème que je n’ai jamais encore eu avec aucun des autres outils que j’ai testés et que j’utilise. Sur le Mac mini M4 (même version de macOS, mais avec beaucoup, beaucoup moins d’applications et d’utilitaires installés), Snaply a parfaitement fonctionné.
Mise à jour du 19 mai 2026
Quand quelque chose me résiste, il faut absolument que je trouve le problème et sa solution. Certes, le fait que les outils d’écriture de Snaply ne fonctionnent pas sur l’un de mes Mac ne m’empêchait pas de dormir, mais cela m’agaçait.
Après avoir jonglé avec les dizaines de modules qui occupent à loisir ma barre de menus, car je soupçonnais que le conflit venait de là, j’ai fini par trouver le fautif : l’excellent couteau suisse Droppy, dont j’ai parlé le 3 avril dernier. Une fois Droppy quitté, Snaply a retrouvé sa pleine fonctionnalité.
J’espère maintenant que les développeurs de Droppy et de Snaply, que j’ai prévenus, communiqueront afin de trouver une solution pour que ces deux outils de qualité puissent fonctionner en bonne entente.

Enfin, la fonctionnalité Meeting Notes (transcription de réunions) travaille de façon quasi automatique. Snaply transcrit la réunion, génère un résumé avec des éléments d’action. Plusieurs modèles de notes de réunion sont fournis ; on peut également en créer d’autres afin de personnaliser le résumé généré par l’IA. Enfin, on peut discuter avec la transcription de la réunion pour en extraire des informations spécifiques et travailler sur des tâches de suivi, comme la rédaction d’e-mails directement dans l’application.
On peut aussi tirer parti de cette fonction de transcription à partir de fichiers audio déjà enregistrés.
Snaply est un bel outil, un bon assistant IA. Il me rappelle beaucoup ce qu’était Alter dans sa version 1, quand il était encore un outil déjà très polyvalent, mais proche des besoins quotidiens de l’utilisateur lambda que je suis. Alter est devenu l’un des outils d’IA pour macOS les plus complets, que je trouve désormais trop compliqué à aborder et à mettre en œuvre.
Si vous êtes à la recherche d’un assistant IA performant, aux fonctionnalités multiples – et ouvert au-delà de celles-ci –, mais à la portée de tout un chacun, je vous conseille Snaply : vous pouvez le tester et l’utiliser sans que cela vous coûte un centime, et bénéficier ainsi d’un usage de l’IA vraiment privé, dans de bien meilleures conditions que ce qu’offre actuellement Apple Intelligence avec ses Outils d’écriture. ✿
Site officiel de Snaply
Quelques outils pour garder les menus des applications à portée de clic
Quand on travaille sur un grand écran, de plus de 30 pouces, devoir remonter le pointeur jusqu’à la barre des menus pour exploiter des commandes peut être fatigant à la longue. Vous allez me dire que de plus en plus d’applications exposent aujourd’hui leurs fonctionnalités directement dans leur fenêtre ; consulter la barre des menus est de moins en moins requis. Vous allez me dire que je n’ai qu’à apprendre les raccourcis clavier des quelques fonctions que j’utilise le plus souvent… Hélas, ma mémoire n’est plus sans limite et puis j’ai toujours piloté mon Mac et mes applications avec une souris…
Il existe quelques rares outils qui facilitent le recours aux menus des applications, aux commandes qu’ils contiennent. J’en ai trouvé quatre, dont un seul fait, pour moi, l’affaire : MenuWhere est extrêmement simple à utiliser ; c’est ce que je recherche toujours.
• Menuwhere
Cet utilitaire est proposé par l’éditeur ManyTricks qui a aussi à son catalogue des applications bien connues : Moom (excellent gestionnaire de fenêtres), Witch (sélecteur d’application, de fenêtre, d’onglet), Name Mangler (renommage des fichiers) ou encore Bulter (ancêtre des lanceurs multifonction). Menuwhere ne fait qu’une seule chose : afficher sous une forme compacte la totalité du système des menus d’une application là où se trouve le pointeur au moment t.
Par défaut, les menus apparaissent lorsqu’on maintient l’appui sur la touche [cmd] tout en faisant un clic droit – l’outil peut être activé via le clavier. Une fois que le système de menus est affiché à l’écran, on en parcourt l’arborescence (les sous-menus et ainsi de suite) avec la souris ou le trackpad ou avec les touches fléchées du clavier, ainsi qu’en tapant une première lettre (le menu que l’on souhaite atteindre est rapidement localisé).

Menuwhere offre des options pour personnaliser l’expérience utilisateur. Celle que j’ai appréciée le plus est sans doute la possibilité de masquer des menus pour ne conserver que ceux que j’exploite vraiment. Même si l’interface du panneau de réglage est vraiment étriquée et ne rend pas la chose aisée, c’est une façon de créer son propre système de menu et l’avoir toujours à portée d’un clic. Je peux aussi demander à afficher d’emblée les commandes alternatives, celles qui en standard ne se dévoilent que lorsqu’une touche modificatrice est appuyée. Le réglage Taille du texte de l’onglet de réglage Menu permet de choisir une taille d’affichage des libellés de 10 à 30 points (utile pour les personnes dont la vue commence à poser des problèmes.
Menuwhere est payant (3 $) avec au moins un an de mises à jour gratuites. Ceci dit il existe depuis des lustres et la version actuelle 2.3 n’est pas exigeante : macOS 10.13 High Sierra suffit, mais elle est aussi est compatible avec macOS Tahoe. Une version d’évaluation (sept jours) est disponible sur le site.
• Menuanywhere
C’est, vous vous en doutez, non ?, un « clone » de l’utilitaire précédent. Lancé en juin 2025, il est gratuit et distribué sur GitHub. La dernière version 1.0.6 date du mois d’août ; il n’y a pas eu de nouvelle mise à jour depuis.
A priori, Menuanywhere fait le principal : il affiche le système de menus de l’application courante à l’endroit du pointeur. On l’installe uniquement via Homebrew (ou bien on télécharge le code depuis la page GitHub et on le compile soi-même). Malheureusement, il n’est peut-être pas compatible avec macOS 26 Tahoe : il est censé installer un fichier de config .json dans un le dossier invisible .config du dossier Utilisateur (~), mais après installation, le fait est qu’il n’y est pas et je ne l’ai trouvé nulle part ailleurs sur mon disque. Je vous donne toutefois l’adresse de la page GitHub où le trouver, si vous voulez tenter l’installation sur votre Mac.
• Paletro
Bien que cet outil ait été conçu avant tout pour une utilisation du Mac au clavier, on peut aussi le piloter à la souris ou au trackpad. Je l’ai redécouvert à l’occasion de cet article, dans la collection des applications du service Setapp.
Après l’avoir lancé – idéalement à l’ouverture de session –, on invoque Paletro avec la combinaison [cmd] [maj] [p]. La petite palette qui surgit à l’écran reprend toutes les commandes des menus et sous-menus, ainsi que les réglages de l’application en cours d’utilisation.

Elle affiche en regard les raccourcis clavier correspondants. Un champ de recherche permet de rappeler une commande particulière. C’est pratique aussi pour découvrir et apprendre au fil du temps les raccourcis qu’on ne maîtrise pas encore. Les commandes sont accessibles dans la palette dans laquelle on se déplace avec les flèches du clavier – mais on peut aussi cliquer directement.
Toutefois, l’expérience utilisateur n’est en rien comparable à celle qu’offre MenuWhere. Paletro s’affiche toujours au centre de l’écran et non là où est le pointeur et il ne colle pas, ni visuellement ni logiquement, à l’architecture des menus de l’application courante, comme le fait Menuwhere. Paletro est plus un panneau de commande comme on en trouve de plus en plus souvent dans les applications, à la différence qu’il opère au niveau global et son contenu change selon l’application de premier plan.
Une version d’évaluation de quatorze jours est proposée sur le site de l’éditeur.
Page officielle de Paletro
Paletro sur Setapp
• BetterTouchTool
Personnellement, je connais très mal cette application multifonction. Je n’en ai jamais écrit la moindre prise en main, car je n’ai jamais eu – sans doute à tort – la patience d’entrer dans ce que, de loin, je pressentais être une usine à gaz.
Parmi les nombreuses possibilités que BetterTouchTool (BTT pour les intimes) a accumulées au fil des années, on trouve une action prédéfinie conçue pour afficher la barre de menus de l’application active sous forme de menu contextuel hiérarchique à l’emplacement exact du pointeur de la souris.
Pour utiliser cette fonctionnalité, il faut choisir le déclencheur (Raccourcis clavier, Gestes du Trackpad ou Souris normale), ajouter un raccourci ou un geste, puis sélectionner dans le panneau latéral droit des actions, l’action Show Menubar in Context Menu (Afficher la barre de menus dans le menu contextuel) et s’assurer que l’option de positionnement par défaut est réglée sur At Mouse Position (À la position de la souris). Bref, cela reproduit exactement la fonction principale de MenuWhere.

BetterTouchTool n’est pas gratuit. Si vous ne recherchez que cette fonctionnalité, mieux vaut acheter la licence de MenuWhere (au bas mot cinq fois moins cher). Mais si vous pensez que de plus nombreuses fonctionnalités et options avancées de personnalisation de BetterTouchTool vous serviront (pour la souris, le trackpad, la touchbar dont votre MacBook Pro est peut-être équipé…), alors allez-y.
Par exemple, dans ces récentes mises à jour, d’autres possibilités existent d’encapsuler la barre de menus dans un panneau flottant (comme le montre la capture ci-dessus) ou dans un menu circulaire pour un accès encore plus visuel.
Revers de la médaille, paramétrer BetterTouchTool est devenu de plus en plus laborieux, et je trouve que l’interface utilisateur n’aide vraiment pas. Mais BTT a de très nombreux fans… qui vont désormais sans doute me mépriser.
BetterTouchTool est disponible en licence standard (dans les 15 €) ou à vie (dans les 25 €) ou encore via le service par abonnement global de Setapp. Une version complète d’évaluation est à télécharger sur le site de l’éditeur Folivora, valable pour 45 jours, largement le temps de voir si vous arrivez à en tirer quelque chose d’intéressant et d’utile à votre utilisation de macOS. ✿
Deux applications pour gérer vos licences d’applications
Si vous faites principalement vos « courses » sur le Mac App Store ou si vous êtes abonné à Setapp, vous n’avez pas à vous soucier des licences. En revanche, si vous multipliez vos achats en dehors, sur les sites des éditeurs ou des développeurs indépendants, il vous faut bien stocker toutes les informations quelque part. évidemment, tout dépend du nombre d’applications que vous avez dans votre logithèque.
Chacun fait comme il veut. Moi, cela fait des années que tout est consigné dans une immense note Apple Notes, sans aucune formalité, ce peut être des pseudo-fiches ou simplement des captures d’écran ou encore des factures PDF directement intégrées sans autre forme de procès. Le tout protégé par un mot de passe. D’autres utilisent une feuille de calcul. Certains s’efforcent d’utiliser le Trousseau d’accès, dont la fonction Notes sécurisées a été dépréciée. Enfin, d’autres ont acheté un gestionnaire de mots de passe tiers – la plupart permettent d’enregistrer de nombreux types d’éléments, dont des licences d’applications. Hélas, Apple n’a pas daigné ouvrir son application Mots de passe au stockage d’autres informations sensibles. On peut détourner les fiches, mais c’est un peu de la bidouille. De fait, n’importe quelle application qui permet la saisie de texte et dispose d’une bonne fonction de recherche peut faire l’affaire. Cependant, il existe aussi des applications plus spécifiquement conçues, plus structurées. Je vous suggère, si vous avez vraiment un gros problème de gestion de licences, deux nouvelles solutions récentes : Licence Store et Uplock.
• Uplock
Son développeur canadien l’a pensé comme un pendant à l’application Mots de passe fournie avec macOS. D’ailleurs, cela saute aux yeux : Uplock calque largement son interface sur celle de l’application d’Apple. La clientèle visée est celle des utilisateurs du gestionnaire de mots de passe livré en standard qui souhaiteraient gérer d’autres éléments sensibles.
De fait, Uplock sécurise toutes sortes d’informations, y compris la catégorie Software licence qui nous intéresse ici.

Cette fiche spécifiquement conçue est très détaillée, avec possibilité de masquer certains champs qui ne seront révélés que si on le souhaite, notamment quand on les survole.
Le remplissage des informations est manuel ou bien smart, s’appuyant alors sur Apple Vision et Apple Intelligence. Uplock peut ainsi remplir tout ou partie de la fiche à partir d’un reçu ou d’une facture reçue, par exemple, après un achat d’une application sur Gumroad ou sur Lemon Squeezy, deux portails de vente très utilisés par les développeurs indépendants qui ne veulent pas assurer eux-mêmes l’intendance.
Autre fonction intéressante : la possibilité des créer des rappels pour certaines fiches. Typiquement, ce sera pratique à l’échéance d’un abonnement, au renouvellement annuel d’une licence et bien sûr pour tous les autres types de documents et données que vous pouvez entrer dans Uplock (carte bancaire, passeport, cartes diverses, assurances, rapports médicaux récurrents…).

L’accès à Uplock, éventuellement depuis la barre des menus, peut être protégé par un mot de passe et la base de données sera éventuellement synchronisée via iCloud (service chiffré), à utiliser quand on a plusieurs Mac. À noter la possibilité de télécharger sur iPhone, iPad une version aussi complète que sur Mac, et même sur l’Apple Watch une application compagnon, tout est compris dans l’abonnement. Aucune licence à vie n’est proposée.
Il n’y a pas de version d’essai, simplement l’application téléchargée depuis les boutiques d’Apple permet de saisir quelques éléments gratuitement, mais c’est très limité, juste pour tester. L’abonnement est à 3 $/mois ou 15 $/an pour une personne : le forfait familial est à 4 €/mois ou 25 $/an.
• Licence Store
Cette application a été créée par l’un des développeurs du studio Apptorium, bien connu pour ses applications SideNote, FiveNotes, Desktop Composer ou encore Workspaces. Gérer ses très nombreuses licences comme il le faisait dans SideNote était de moins en moins pratique. Licence Store est le fruit de cette frustration.
Ce qu’on ne peut nier à Licence Store, c’est la qualité du design. L’interface est soignée. Ainsi, le fond coloré de chaque fiche est-il créé à partir des couleurs de l’icône de l’application enregistrée. Chaque fiche a deux modes, l’un pour la consultation, l’autre pour l’édition, ce qui évite de faire des bêtises. Tout est traduit en français, non seulement l’interface de l’application, mais surtout tous les labels des champs à renseigner, dans toutes les fiches et pour toutes les catégories.

Lors du premier lancement, après avoir entré la licence (celle de Licence Store), une première fiche est créée automatiquement avec les informations correspondantes. Sinon, l’application prend en charge les clés de licence, les fichiers de licence, les factures, les liens de téléchargement, les notes et les dates d’expiration. Cela représente sans doute toutes les informations nécessaires.
Les fiches peuvent être remplies entièrement à la main ou bien en important des informations depuis des fichiers .app ou via une fonctionnalité intégrée qui scanne le Mac. Bon, pas de miracle. L’outil ne peut remplir les fiches qu’avec ce qu’il découvre ; souvent, il ne s’agira que du nom et de la version de l’application ; le remplissage des autres détails imposera un travail manuel.

Toutes les licences s’empilent dans la barre latérale gauche. Depuis l’onglet de consultation (nommé aperçu), on peut copier d’un clic une information : la clé de licence ou l’e-mail ; on peut lire les notes, ouvrir le site web de l’application, accéder à la page de téléchargement, exporter la licence vers un autre format ou ouvrir n’importe quelle pièce jointe.
L’exportation aux formats JSON, CSV ou sous forme de fichier de licence (.ls) assure le déplacement des informations, la création d’une copie de sauvegarde séparée de l’application ou leur ouverture dans d’autres applications. Licence Store propose également la synchronisation iCloud, la création d’une sauvegarde locale automatique et une automatisation basée sur des URL.
Au cours de mon test, j’ai rencontré deux défauts. D’une part, l’outil d’importation évoqué plus haut ne propose aucun bouton permettant de sélectionner toutes les applications détectées. Il faut donc procéder application par application, et comme j’en ai vraiment beaucoup, je ne suis pas allé plus loin qu’une dizaine, pour faire la capture d’écran. J’attendrai une mise à jour ajoutant cette fonction pour aller plus loin. Ensuite, si l’on peut effectivement ajouter une date d’échéance, l’application ne propose aucune action, donc ce n’est pas vraiment utile ; il faudrait, je ne sais pas, mais au moins une intégration à Rappels, par exemple.
Licence Store inclut également un outil pour les développeurs d’applications. Ce dernier permet de générer un fichier à insérer dans leurs produits afin qu’ils soient automatiquement pris en charge lors de l’importation dans Licence Store.
Bon, on est là face à une toute première version. Les applications d’Apptorium sont de bonne qualité, j’en ai utilisé certaines pendant des années. Mais il faudra ajouter à Licence Store d’autres fonctionnalités pour justifier un investissement dans une application dédiée que nombre d’utilisateurs jugeront inutile. ✿



Bonjour, concernant les applications pour enregistrer les licences, celles que vous proposez sont intéressantes, mais je viens de passer tout (1200 entrées) sur une application gratuite, Bitwarden, qui stocke autant les mots de passe que les licences de logiciel et autres.
Son grand avantage est d’importer plusieurs formats dont celui de 1Password que j’utilisais depuis des années. J’ai souhaité changer à cause de l’abonnement, évidemment, et le fait qu’elle n’est plus aussi fonctionnelle depuis la dernière version qu’ils ont dû passer sur une plateforme de développement qui leur permet de gérer les versions MacOS et Windows.
Pour Bitwarden, il existe une version IOS et un abonnement Premium existe mais je n’en ai jamais eu besoin.
Bonjour voici le test que j’ai réalisé avec Snaply vs dictée Apple.
Apple : dictée
Celui-ci demeura immobile, absorber, écraser, comme le mineur, sur qui une voûte vient de s’écrouler ; il est blessé, son sang, cou, sa pensée s’interrompent, il essaie de se remettre et de sauver sa vie avec sa raison. Quelques minutes suffire pour dissiper les éblouissement de ces deux révélations. (6 erreurs)
Snaply dictée: (ne reconnaît pas à la dictée les ponctuations)
Celui-ci demeura immobile, absorbé, écrasé, comme le mineur sur qui une voûte vient de s’écrouler. Il est blessé, son sang coule, sa pensée s’interrompt. Il essaye de se remettre et de sauver sa vie avec sa raison. Quelques minutes suffisent pour dissiper les éblouissements de ces deux révélations. (5 erreurs)
Snaply : Correction grammaticale de Apple
Celui-ci demeura immobile, absorbé, écrasé, comme le mineur sur qui une voûte vient de s’écrouler ; il est blessé, son sang, son cou, sa pensée s’interrompent, il essaie de se remettre et de sauver sa vie avec sa raison. Quelques minutes suffirent à dissiper les éblouissements de ces deux révélations. (2 erreurs)
Snaply : Correction grammaticale de Snaply
Celui-ci demeure immobile, absorbé, écrasé, comme le mineur sur qui une voûte vient de s’écrouler. Il est blessé, son sang coule, sa pensée s’interrompt. Il essaie de se remettre et de sauver sa vie avec sa raison. Quelques minutes suffisent pour dissiper les éblouissements de ces deux révélations.(2 erreurs)
C’est quand même pas très fiable?
Vous n utilisez pas Firefox de Mozilla… parmi les navigateurs que j utilise , à 98 % c est Firefox et ce depuis le début…je le trouve rapide , secure et avec beaucoup d extensions
Bravo pour cette nouvelle VVMac hebdo !
Vous répondez même partiellement (avec le sujet sur la gestion de licence d’app) à une question que j’avais envie de suggérer : comment gérer toutes les nouvelles applications qu’on installe chaque semaine en vous lisant…
J’avoue que je suis souvent tenté d’en essayer, donc je les installe, puis les essaye souvent avant d’en oublier certaines…
Pour essayer de m’organiser j’ai découvert sur le site ThriftMac (dont vous nous aviez parlé..) l’app gratuite macAppLibrary qui permet de recenser les apps installées sur le mac et même d’y ajouter une petite note personnelle pour y indiquer ce qu’on veut en faire ou autre… Bien qu’améliorable quant à son design ou son ergonomie, l’app permet quelques classement et même de lancer les applications. Voilà, mais qu’en pensez vous et avez vous d’autres solutions de ce type ?
Bonne continuation et bien à vous,
Christophe
Qu’est-ce qu’un SSB ? J’ai cherché sur l’Internet, j’ai trouvé différentes choses dont la symphyse sphénobasilaire, la bande latérale unique, un jeu dont il semble que ce soit le nom, mais je reste n peu sur ma faim ?
Bonjour, vous conseillez Google, pourtant, il paraît qu’il dépose un dossier très lourd sur le Mac que l’on possède et semble avoir accès à tous nos dossiers. C’est du moins ce que j’ai lu sur un autre site. Merci pour toutes les informations que vous nous fournissez gracieusement. Pascal Perrat abonné à votre revue jusqu’à sa disparition.