Flash! du samedi 17 janvier 2026
Apple va s’appuyer sur Gemini pour améliorer ses Foundation Models et motoriser Siri
L’accord entre Apple et Google, qui vient d’être discrètement officialisé, est à mon avis souvent mal compris. Non, nous n’allons pas avoir Gemini en tant que tel sur nos iPhone et dans nos Mac, comme cela peut l’être sur les smartphones de Google, par exemple.
Apple n’abandonne pas le développement de sa propre intelligence artificielle, mais cela prend – beaucoup – plus de temps que prévu au départ (Apple est de plus partie dans la course très en retard par rapport au reste du marché).
Aux termes très brefs connus de cet accord, Apple va utiliser la base du grand modèle Gemini 3 de Google pour améliorer ses propres Apple Foundation Models – contre un paiement annuel que de nombreux observateurs estiment être d’environ un milliard de dollars. Rappelons que Google paie à Apple dans les vingt milliards de dollars par an pour être le moteur de recherche par défaut sur tous les matériels de la société de Cupertino.
Il n’y aura aucune mention de Gemini à aucun endroit des systèmes d’Apple ; c’est juste un moteur, peut-être temporaire, faute de mieux.

L’accord est large : il ne concerne pas que Siri, mais bien l’ensemble des applications de l’IA d’Apple. Gemini servira également à entraîner et à renforcer les modèles distants d’Apple. Apple développe en effet un modèle « moyen » d’un trillion de paramètres, attendu vers 2027. On est loin des douze trillions de paramètres de Gemini qui sera utilisé par Apple.
En attendant, dans l’urgence, Apple va utiliser Gemini de façon concrète pour nos services d’iA quotidiens, mais, à la différence de l’intégration actuelle de ChatGPT qui renvoie vers les serveurs d’OpenAI (intégration qu’Apple entend poursuivre d’ailleurs), nos matériels ne seront pas directement branchés sur l’infrastructure de Google.
Les fonctionnalités d’IA seront fournies par le modèle retravaillé par Apple.
Ce qui n’est pas très clair, c’est comment, avec quelle infrastructure cela sera possible. Apple a bien mis en œuvre depuis quelques mois des serveurs basés sur des processeurs Apple Silicon M2, mais ce n’est pas vraiment adapté ni dimensionné pour traiter les inférences (le traitement des requêtes) vers un grand modèle comme Gemini. Apple travaille bien sur des processeurs et des serveurs spécialisés en IA, cette fois-ci pour entrainer ses propres modèles, ce qui est infiniment plus exigeant et cher que les inférences quotidiennes, mais les premiers déploiements opérationnels ne devraient commencer qu’en 2027.
Néanmoins, Apple affirme qu’aucune donnée et aucun contenu utilisés dans l’inférence ne seront envoyés vers Google. Peut-être qu’en plus de Gemini, Apple va louer à Google des serveurs « indépendants » pour faire tourner sa version de Gemini, dans le cadre défini de l’Apple Cloud Private Compute. Après tout, même si ce n’est plus du tout le cas depuis quelques années, Apple a historiquement utilisé, dans les années 2017-2019, des services tiers tels qu’Amazon S3, Google Cloud Platform ou Microsoft Azure pour des besoins de stockage, en attendant de monter en puissance sa propre infrastructure mondiale. Ce schéma pourrait-il se reproduire pour les serveurs d’IA ?
Les petites fonctionnalités d’Apple Intelligence que nous connaissons aujourd’hui (Outils d’écriture, suppression d’éléments dans Photos…), et d’autres qui seront sans doute annoncées, dès cette année à la prochaine WWDC, avec les plateformes système 27, continueront, lorsque c’est possible, de reposer sur les petits modèles embarqués.
Cela semble de prime abord un accord « gagnant-gagnant » comme on dit. Apple tire parti d’un outil de pointe pour perfectionner son IA et satisfaire les demandes de ses clients. Google reçoit une rémunération non négligeable. Tant que cela durera, mais même si Apple a son propre grand modèle d’un trillion de paramètres en 2027, Gemini restera toujours, et pendant des années, plus en avant. Enfin, les utilisateurs que nous sommes, nous aurons une IA de qualité sur nos matériels, avec un Siri plus performant et l’intégration de l’IA un peu partout où cela fait sens et où c’est utile, tout en ayant nos données personnelles et nos contenus préservés.
Pour arriver à cet accord, il y a eu une négociation financière, mais aussi tout un travail en amont des équipes IA d’Apple qui s’appuient déjà sur Gemini depuis plusieurs mois, comme cela a été révélé par plusieurs sources, dont Mark Gurman de Bloomberg, depuis l’été dernier. Toutefois, le « juge de paix » sera la sortie du nouveau Siri, une fois de plus confirmée pour le printemps 2026, sur les plateformes système 26.4 (iOS, iPadOS, macOS…). À ce moment-là, nous pourrons concrètement juger de la capacité d’Apple à, non pas revenir dans la course à l’IA, mais a minima à fournir des services de qualité à ses utilisateurs, des fonctionnalités compétitives face à celles des concurrents. ✿
21 bougies pour le Mac mini !
Steve Jobs avait présenté le Mac mini début 2005, il y a donc 21 ans déjà. Conçu pour séduire les utilisateurs PC, donc livré sans clavier ni souris, à un prix bas de 499 $, c’était le Mac le plus abordable qu’Apple ait jamais proposé.
Il a eu dès le départ ses supporters. Nous en avons été de ceux-ci à Vous et Votre Mac. Et durant ces vingt-et-une années, nous nous sommes équipés de presque tous les modèles lancés. Encore cette année, je viens d’acheter un Mac mini 4.
Quelque part, je suis certain que le Mac Mini a réalisé un des rêves de Steve Jobs. Celui qui n’avait pas pu être concrétisé par le Mac Cube, trop ambitieux et trop cher.
Le Mac mini s’est révélé pratique, fiable, silencieux, très polyvalent et abordable, trouvant sa place dans toutes les situations, des écoles aux baies de serveurs, sur un bureau comme en mobilité ! Sa flexibilité et son prix d’entrée en ont fait un succès – même s’il n’a jamais atteint les niveaux de ventes du MacBook Air.
Pendant la décennie 2010, Apple ne s’est intéressé qu’aux portables qui représentent aujourd’hui le plus gros des ventes. Le Mac mini a été négligé. Apple n’en a proposé que des mises à jour rares, au rabais, décevantes. On n’y croyait presque plus…
Mais le premier Apple Silicon M1 a été l’occasion d’un incroyable rebond ! Le Mac mini M1 de 2020 et tous les modèles qui ont suivi ont restauré sa réputation de machine compacte et désormais puissante, tout en restant incroyablement abordable.
Le nouveau design de 2024 l’a rendu encore plus petit.
Le Mac mini Apple Silicon a même servi de base à la conception du Mac Studio, une évolution plus grande et plus puissante du même concept compact hérité du Mac Cube, qui a su séduire les professionnels de tous poils. Steve Jobs se serait réjoui à présenter le Mac Studio. Quelle revanche ! Le Mac Studio a pratiquement rendu l’iMac obsolète et sans doute tué le Mac Pro.
Désormais, l’influence du Mac mini s’étend sur toute la gamme Mac, des modèles d’entrée de gamme peu onéreux aux machines les plus chères, monstres de performance !
Longue vie au Mac mini ! ✿
NB : Cette année, on fête aussi les vingt ans du MacBook Pro.
Apple lance Creator Studio, un « pack d’apps » sur abonnement pour les pros
Le Creator Studio est une nouvelle formule d’abonnement qui regroupe l’ensemble des applications professionnelles d’Apple, tant de créativité que de productivité. Jusqu’ici, des applications comme Final Cut Pro, Logic Pro, Motion ou encore Pixelmator Pro, n’étaient proposées que séparément. Elles le resteront, mais, parallèlement, il y a aura donc cette offre complète, « une suite » disponible sur Mac et sur iPad.

Cet abonnement va inclure aussi des fonctionnalités premium pour Keynote, Pages, Numbers et Freeform – on ne sait pas encore lesquelles –, ainsi qu’un nouvel espace baptisé Content Hub, destiné à fournir aux utilisateurs des contenus exclusifs (photos, illustrations, modèles prêts à l’emploi).
Apple met particulièrement en avant l’intégration de fonctionnalités d’IA. Final Cut Pro bénéficie bénéficiera d’outils d’identification des passages vidéo en fonction des dialogues ou des objets présents à l’image, et une détection automatique du rythme musical. Logic Pro introduira des outils comme Synth Player et Chord ID, qui transforment un enregistrement en progression d’accords, et une bibliothèque sonore enrichie. Pixelmator Pro recevra à cette occasion sa première grande mise à jour depuis qu’Apple l’a acquis, une mise à jour majeure avec une interface repensée, de nouveaux outils créatifs, dont un système de déformation des calques.
L’abonnement, partagé via iCloud entre jusqu’à six membres d’une même famille, est proposé à 13 $/mois ou 129 $/an, avec un mois d’essai gratuit. Les étudiants et enseignants bénéficient d’un tarif réduit de 3 $/mois. Le bouquet Creator Studio coûterait 700 $ à l’achat si on réunit l’ensemble des applications payantes qui le composent. Même si ce n’est pas équivalent, la suite Adobe Creative Cloud est facturée, elle, 70 $/mois.
Toutes les applications seront toujours proposées à l’achat unique, ou gratuitement si elles le sont déjà, sur l’App Store. Elles recevront toujours des mises à jour, mais les fonctionnalités avancées d’IA et les contenus exclusifs seront réservés aux abonnés.
Disponibilité pour le 28 janvier – ainsi que les mises à jour de toutes les applications (donc sans doute enfin de nouvelles versions pour Pages, Numbers et Keynote et pour Pixelmator Pro – aucune nouvelle en revanche d’une prochaine version de Photomator). ✿
Zoom sur un développeur français
Yann Rimbaud est le gérant d’une société, KeoGlobal, qui développe des progiciels et propose des services aux entreprises. Parallèlement, il a produit plusieurs applications et utilitaires, parfois payants (quand ils visent sa clientèle habituelle), mais aussi souvent gratuits quand ils sont destinés soit aux développeurs soit aux simples utilisateurs.
Je l’ai découvert par hasard, intéressé par deux outils : AI Auto Prompts et Online Offline, tous les deux gratuits et distribués sur le Mac App Store. Faites une recherche sur le MAS pour découvrir plusieurs autres de ses productions.
AI Auto Prompts est une petite base de données qui regroupe et donne un accès instantané à vos prompts d’IA dont vous usez le plus, quelle que soit l’application dans laquelle vous êtes en train de travailler. Son icône en barre de menu ouvre la fenêtre des prompts dans laquelle vous choisissez celui qui vous intéresse, qui va venir se coller automatiquement à l’endroit du curseur de texte. Pas de copier-coller.
Lors de la création du prompt (ou son transfert depuis un service en ligne ou une application), on peut également choisir une combinaison de touches qui permettra d’appliquer une action quand le prompt a été appliqué.

Vous pouvez aussi organiser vos prompts en catégories personnalisables, par plateformes d’IA, cas d’utilisation ou projets, par exemple. Le menu de l’icône en barre des menus peut aussi lister les prompts que vous élisez en favoris ; leur application est alors encore plus rapide. La base peut être stockée localement, sur un NAS en réseau local ou sur un cloud, ce qui permet de l’utiliser sur plusieurs Mac. Mais on peut aussi se contenter d’exporter-importer la base d’une machine sur une autre si on est soucieux de confidentialité.
Pour ma part, j’utilise beaucoup Raycast ; c’est avec son extension Prompts Stash que j’organise et engage les prompts (que je crée parfois à l’aide de l’extension Prompts Builder).
Le second petit outil que je veux évoquer est équivalent à celui que j’utilise depuis de très nombreux mois, IsThereNet (Y a-t-il du réseau ?). L’application d’Yann Rimbaud s’appelle Online Offline. La première fait apparaître tout en haut de l’écran une fine ligne rouge quand la connexion tombe, qui vire à l’orange, puis au vert quand elle est rétablie, puis disparaît. Online Offline, lui, occupe en permanence un emplacement dans la barre des menus avec une puce carrée verte quand la connexion est ouverte, qui vire au rouge quand elle tombe et à l’orange quand ce n’est pas franchement net. Dans les deux cas, c’est une manière pratique de savoir d’un coup d’œil si la connexion Internet est active ou pas. ✿
AI AUTO Prompts
Online Offline
Un site pour trouver de nombreuses apps installables via Homebrew
Quelques lecteurs me demandent de façon récurrente où je trouve des applications qu’on peut installer et gérer via Homebrew.
D’abord, je trouve la plupart, au hasard quand je visite des services en ligne destinés aux développeurs, comme GitHub.

Mais je vous suggère aussi d’aller sur le site INSTALLKIT, un service qui fait office d’app store spécialisée : il liste des dizaines d’applications à découvrir, classées en catégories, et permet de les installer facilement ; de les désinstaller aussi. On peut choisir plusieurs applications (il suffit de les cocher), ce qui va générer une seule commande à passer dans le Terminal pour procéder à leur installation. C’est une solution pour installer toutes ses applications (disponibles via HomeBrew) sur un nouveau Mac, ou lors d’une réinstallation de zéro de macOS (ce qui n’est plus conseillé par personne, soit dit en passant). Il est aussi possible d’enregistrer sa configuration d’applications HomeBrew et de la passer à quelqu’un qui pourra alors facilement effectuer la même installation de son côté.✿
INSTALLKIT
Des idées pour transmettre des fichiers sans serveur intermédiaire
Il existe plusieurs solutions. Alain et moi utilisons Blip. Excellent ! Je vous la conseille sans réserve. Blip est gratuit et natif sur toutes les plateformes supportées : macOS, appareils Apple mobiles, Windows, Linux, Android…
Mais en voici deux autres : FilePizza et ToffeeShare.
Leur principale limite est que l’expéditeur ne doit pas fermer la fenêtre ou l’onglet du navigateur utilisé tant que le destinataire n’a pas récupéré les éléments partagés – sinon le transfert échoue. Avec Blip, c’est moins contraignant : cela ne passe pas par un navigateur, il faut simplement ne pas arrêter ni mettre en veille le Mac qui « envoie » tant que le transfert n’est pas terminé.
En pratique, cela se passe de prime abord comme avec d’autres services de transfert de fichiers : vous obtenez un lien que vous envoyez, le destinataire clique et le téléchargement commence. Mais ici, le partage de fichiers pair à pair transmet les fichiers directement de votre machine à celle de votre correspondant via WebRTC ; les fichiers ne restent jamais en attente en ligne avant d’être téléchargés.

ToffeeShare est disponible en ligne. Bien entendu, aucun fichier n’est déplacé sur ce serveur, dont le seul rôle est de générer le lien à communiquer au destinataire ; je n’ai jamais eu de problème de connexion. Il ne propose pas de version de bureau pour macOS, et la version iOS n’est pas encore disponible non plus.

FilePizza a, lui aussi, un service en ligne (https://file.pizza/) mais il ne semble pas toujours disponible. En revanche, si l’on est un peu bidouilleur, on peut l’installer soi-même sur un Mac avec Docker ; on est alors totalement autonome.

Notez que la prise en charge de très gros fichiers dépend de la mémoire du navigateur utilisé et que, même si WebRTC chiffre automatiquement les canaux de données, vous pouvez ajouter une protection par mot de passe pour les documents très sensibles. ✿
FilePizza
ToffeeShare
Des nouvelles de macUSB
Je vous avais parlé, il y a quelques semaines (Flash! du samedi 20 décembre 2025), de macUSB, une application qui automatise l’ensemble du processus de création d’une clé USB amorçable. Vous n’avez plus besoin de chercher des commandes en ligne, de vous préoccuper du formatage du disque ou de corriger manuellement les erreurs de validation dans d’anciens fichiers d’installation. C’est un outil pour créer des supports d’installation de macOS, y compris d’anciens Mac OS X. L’application est open source, gratuite, traduite en français et se télécharge depuis sa récente nouvelle page web ou sa page GitHub.
À noter que cette nouvelle version 1.1.2 est désormais notarisée et s’exécute sans avertissement de Gatekeeper ni recours à des solutions de contournement de sécurité.
Elle fonctionne aussi bien sur Mac Intel que sur Mac Apple Silicon, à partir d’au moins macOS Sonoma 14.6, et il faut prévoir au minimum 15 Go d’espace libre pour créer les installeurs.

MacUSB a été spécialement développé pour gérer les échecs courants lors de la création d’installateurs pour les Mac Intel à partir de machines Apple Silicon ; il corrige donc automatiquement les erreurs de validation et de signature.
Que vous ayez besoin d’un installateur pour un système récent ou plus ancien (mais pas antérieur à Mac OS X 10.4), macUSB prend en charge l’ensemble du processus sans nécessiter l’utilisation du Terminal.
Cette version prend en charge macOS Sierra, OS X Mavericks et les systèmes de Mac OS X 10.4 (Tiger) à 10.6 (Snow Leopard).
Si, à l’origine, macUSB a été conçu pour les clés USB, il peut désormais aussi créer des installeurs sur disque. Ce n’est pas une option proposée par défaut, mais elle est activable dans le menu Options de l’icône macUSB dans la barre des menus.
L’application dispose d’un site web permettant le téléchargement direct d’une image disque, propose quelques guides et donne accès à la page d’origine du projet sur GitHub. ✿
Page web de macUSB
Personnalisez les icônes de la barre latérale des fenêtres du Finder !
Le Finder affiche la même icône de dossier pour tout dans la barre latérale de ses fenêtres. Si vous avez plus de dix dossiers favoris, vous ne pouvez pas les repérer par leurs icônes, ils se confondent tous.
SidebarFavorites vous permet de remplacer cette icône générique de dossier dans la barre latérale par n’importe quel symbole SF, intégré ou personnalisé. SF Symbols est une immense collection développée par Apple, disponible pour les développeurs. C’est elle qui sert pour tous les autres éléments de la barre latérale telle qu’Apple la fournit. Ainsi, n’y aura-t-il pas de rupture de style si vous apportez avec SidebarFavorites votre petite touche personnelle.

Cette application, proposée sous forme d’image disque à télécharger, développée avec Swift 5.9, requiert au moins macOS 13+.
Pour l’installer et la lancer la première fois, ne double-cliquez pas sur son icône, mais faites un clic droit > Ouvrir. Puis activez-la dans les Réglages Système > Général > Ouverture et extensions. Elle est très simple d’utilisation : choisissez un dossier, choisissez un symbole… c’est fait. Les icônes persistent après un redémarrage, inutile donc de laisser le gestionnaire ouvert. ✿
Page GitHub du projet SidebarFavorites
Opera One R3 : une version 2026 avec de l’IA plus contextuelle et des options modulaires
L’éditeur Opera lance la version R3 de son navigateur Opera One. Cette nouvelle version du navigateur de bureau pour Mac, Windows et Linux propose un nouvel écran partagé, plus de thèmes de couleurs et de sons, ainsi que des services Google dans la barre latérale, dont Gmail et Google Agenda. L’IA est plus que jamais intégrée.
On pourra tester la gestion de l’affichage avec jusqu’à quatre onglets simultanément, et divers modes de disposition ; les utilisateurs de grands écrans ou de ceux qui souhaitent mieux organiser leurs tâches seront peut-être séduits.
La barre latérale, qui donne déjà accès à plusieurs services (messagerie, lecteur musical, Slack, Discord), intégre si on le souhaite aussi Gmail et Google Calendar.
Opera One R3 introduit aussi trois nouveaux thèmes : Radiance (mode sombre), Orbit (mode clair), et Sonic (conçu en partenariat avec Spotify : le thème Sonic réagit à la musique en cours de lecture). Tous intègrent une ambiance sonore spécifique, mais leur impact reste principalement esthétique.

Opera se doit de rester à niveau face aux navigateurs IA que sont Comet, Atlas, Dia et quelques autres, tous disponibles sans abonnement (même si parfois l’abonnement existe pour débloquer des fonctionnalités ou permettre un usage étendu). Cette version R3 poursuit l’intégration de l’IA. Opera One AI avait déjà remplacé Aria (introduit dans Opera en 2023) en octobre 2025. Basé sur l’agent de chat d’Opera Neon (une version agentique et payante d’Opera), l’accès à l’IA dans One R3 est plus rapide et conçu pour toujours mieux naviguer sur le web. Une des particularités d’Opera One, ce sont les îles d’onglets, c’est-à-dire de nombreux onglets que vous ouvrez autour d’un même thème. Opera One AI est désormais capable d’obtenir le contexte de tous les onglets d’une l’île et d’effectuer une compilation des informations présentées afin de permettre à l’utilisateur d’en créer quelque chose. Dans Opera One R3, l’IA reste gratuite. ✿
Opera One R3






Bonjour,
J’ai installé BLIP sur mon Mac mini et sur un portable HP sous Win11 (je ne suis pas sectaire !)… super pratique et instantané
Merci pour le tuyau !
Excellent l’article sur Creator Studio ! J’attends d’en savoir plus dans de futurs blogs VVMAC avant de me laisser tenter pour mon travail de journaliste
Toujours très intéressant et surtout très utile pour suivre l’actualité de l’univers Apple. J’en profite pour vous remercier, vous encourager et vous présenter — un peu tardivement — mes meilleurs vœux pour 2026.
Bonjour,
En effet, Blip est léger, discret, simple d’utilisation… tout comme IsThereNet qui se fait oublier en utilisation nominale et confirme immédiatement sous nos yeux qu’en effet le réseau est tombé. Parfait.
J’aurai une question: Perso en IA je ne fais que quelques requêtes de recherche, et pour l’instant, je lance Dia (en tant qu’ancien fan de Arc) uniquement pour cela, mais est-ce que AI Auto Prompts ou d’autres petits utilitaires permettrait de faire plus rapidement ces requêtes (via la barre des menus par exemple ou siri) pour les saisir dans une mini fenêtre sans avoir à gérer des abonnements, des jetons…
Merci d’avance
Bonjour,
difficile de ne pas passer par des abonnements ou autres.
Soit vous utilisez, comme vous le faites, un navigateur qui, sous réserve de ne pas trop multiplier les requêtes, sera gratuit, soit vous passez par un assistant IA (la plupart sont payants, mais il en existe des gratuits) que vous utiliserez avec une IA locale (si votre Mac est suffisamment configuré – en dessous de 24 Go, ça marche, mais il ne faut pas rêver, l’aide de l’IA s’avère alors vraiment très réduite), soit avec des clés API (comme je le fais), soit avec un bouquet de modèles que le développeur de l’assistant propose (c’est alors de toute manière un abonnement ou un système par crédits).
La seule façon d’obtenir de l’IA gratuitement, dans une certaine mesure, c’est d’utiliser Dia, Comet, OpenAI, Microsoft Copilot, ChatGPT Atlas, ou des modèles locaux. Et de sauter de l’un à l’autre. Je fais cela en permanence, ce n’est pas contraignant. Si je veux conserver la mémoire de mes échanges dans le cadre de recherches pour des articles, de façon structurée, j’utilise l’excellent NotebookML de Google dont l’usage gratuit m’est suffisant.
Si vous voulez un outil gratuit qui vous permet d’appeler l’IA dans n’importe quelle application, par exemple, essayez Alter (avec sa formule d’entrée), mais il vous faudra bien évidemment (l’IA n’étant pas gratuite) un modèle local ou une clé API, ou Witsy dont j’ai déjà parlé ; là aussi il vous faudra soit une clé API (cherchez des fournisseurs qui proposent des clés gratuites), soit un modèle local.
Merci de cette réponse très détaillée. Globalement c’était ce que je pensais. merci. Je vais relire certains des articles. Mon besoin étant rare, Dia ne m’a jamais limité.