FLASH! du samedi 18 avril 2026

Apple supprime les anciennes apps Pages, Numbers et Keynote du Mac App Store

Certes, la situation était un peu bizarre, avec, depuis la sortie du pack Creator Studio, deux versions des trois applications de productivité individuelles, Pages, Numbers et Keynote, portant exactement le même nom, ne se distinguaient dans les rayonnages de la boutique que par leurs icônes différentes. C’est fini : les précédentes applications ne sont plus disponibles. Elles restent bien entendu dans votre historique de produits achetés si c’est le cas. Si vous voulez rester sur vos versions « historiques », pas de problème tant qu’elles fonctionnent avec la version de macOS que vous avez, sachant qu’elles ne seront sans doute plus mises à jour.
Arrivera un moment, ça cassera, mais ce n’est pas demain matin non plus.

Je pense que l’immense majorité des utilisateurs qui avaient besoin de Pages, Numbers et Keynote, avaient installé ces applications depuis bien longtemps. Le problème peut survenir pour des utilisateurs de Mac anciens qui ne fonctionnent pas sous macOS 15.6, et qui se prendraient soudainement à vouloir installer le trio iWork… notamment lors de l’achat d’un Mac Intel d’occasion. Il faudra alors se tourner vers LibreOffice ou une solution de ce genre.


Les seules applications disponibles et téléchargeables gratuitement sur le mac App Store sont les « nouvelles » versions. Elles ont les mêmes fonctions et options qu’avant, mais elles se parent d’une interface Liquid Glass et affichent des incitations à s’abonner au pack Creator Studio – abonnement qui débloque quelques fonctionnalités spécifiques, souvent liées à l’IA générative. Il n’y a pas de problème de compatibilité de fichiers comme il y en a eu par le passé, en octobre 2013, quand Apple a remplacé iWork’09 par les versions universelles Mac-iOS-iPadOS. Pour être clair : les versions compatibles avec Creator Studio sont toujours entièrement gratuites, et vous pouvez toujours faire tout ce que vous faisiez auparavant avec les anciennes applications gratuites. Petit dérangeant récurrent, elles vous inciteront à vous abonner à Creator Studio pour accéder à des fonctionnalités supplémentaires, comme davantage de modèles et des capacités basées sur l’IA.
Pour supprimer les placards incitant à l’abonnement dans Pages, Keynote et Numbers, j’ai pour ma part utilisé il y a quelque temps de cela ces trois commandes à passer dans le Terminal (elles forcent les trois applications à ne plus vérifier les notifications de mise à jour vers le nouveau modèle économique d’abonnement) :

defaults write com.apple.iWork.Pages TSADisableUpdateNotifications -bool yes defaults write com.apple.iWork.Numbers TSADisableUpdateNotifications -bool yes
defaults write com.apple.iWork.Keynote TSADisableUpdateNotifications -bool yes

Cependant, je ne suis plus certain que ce soit encore utile de faire cela.
Vous pouvez aussi retirer vous-même de la barre d’outils les icônes violettes des fonctionnalités liées à l’abonnement (il suffit de demander Personnaliser la barre d’outils et de glisser ces icônes hors de la barre). Enfin, si vous n’utilisez pas de modèles et voulez court-circuiter la bibliothèque des modèles, pleine de modèles sur abonnement, réglez les applications une fois pour toutes sur le modèle Vide, ou bien créez un modèle « maison » que vous activez comme modèle par défaut dans les réglages. ✿


Deux outils ciblés, pour la connexion Ethernet/Wifi et la prévisualisation de certains fichiers de texte

Lauren Wong est un développeur qui avait proposé, il y a déjà au moins deux ans, au début de l’IA générative pour tous, une petite application, InstantLingua, qui s’interface avec OpenAI, Claude, Grok, Gemini (avec une clé API, bien entendu) et Ollama (en local) ; elle assure la traduction instantanée, la correction grammaticale, la réécriture de texte, la synthèse et des suggestions de réponses intelligentes… directement dans la barre multifonctionnelle PopClip. InstantLingua est toujours distribuée sur GitHub, gratuitement ; une version 1.0.6 est sortie en début d’année. Lauren m’a récemment contacté pour deux autres petites créations, cette fois-ci distribuées depuis son site web Parcse, et payantes.

Entre Ethernet et Wifi, le cœur de mon Mac balance…

La première application, Mux, répond à un problème que je rencontre fréquemment ; que vous rencontrez vous aussi peut-être. J’explique… La plupart du temps, mes MacBook Air sont, à la maison, connectés à Internet via mon réseau domestique Ethernet filaire. Le Wi‑Fi est aussi activé pour les connexions avec mes autres appareils (AirDrop, synchronisation Finder…). Il m’arrive de prendre un de ces portables pour aller en ville ou en déplacement. Quand je reviens, alors que je l’ai rebranché sur le réseau filaire, il continue en fait à tout faire sur le Wi‑Fi. Je ne m’en aperçois généralement pas immédiatement, seulement lorsqu’un téléchargement important prend à l’évidence bien trop longtemps.

Mux va justement, dans ce cas-là, s’il est activé, forcer le Mac à travailler immédiatement sur le réseau filaire sur lequel il a été rebranché. Je l’ai testé, et ça marche bien… sauf que j’ai alors rencontré un autre problème…
N’ayant fait aucun réglage dans Mux, celui-ci a effectivement forcé la connexion Ethernet, mais simultanément purement et totalement arrêté le Wi‑Fi. Je m’en suis rendu compte très vite, puisque les iPhone et iPad ne montaient plus dans la barre latérale des fenêtres du Finder (sauf branchement par câble), et AirDrop ne fonctionnait plus, par exemple. Je me suis alors tourné vers le développeur pour avoir quelques explications, et savoir si on pouvait contourner ce problème… En fait, comme vous allez le voir, une configuration de mon type est bel et bien prévue. Je laisse Lauren s’exprimer …

Mux se place dans la barre des menus.
Sélection du mode Disconnect pour désactiver le Wi-Fi sans pour autant stopper le fonctionnement radio, accessible pour les mobiles et certaines tâches.
Après avoir rebranché mon MacBook Air sur le réseau filaire, je constate bien dans les préférences que l’Ethernet est automatiquement activé et que le Wi‑Fi n’est pas connecté, mais il reste néanmoins activé et utilisable pour les appareils.

« macOS possède un ordre de priorité pour les services réseau, mais il se limite à l’ordre de routage : le système ne désactive jamais les interfaces de plus basse priorité, et ne gère pas vraiment le basculement en cas de problème.
Comme vous le dites, Bernard, quand on rebranche le câble Ethernet, le Mac continue tranquillement sur le Wi‑Fi. Mux s’occupe précisément de cela.
Dès qu’il détecte un changement (Ethernet branché, débranché, ou perte de connexion), il évalue vos priorités et bascule automatiquement vers l’interface la plus adaptée. Si jamais la connexion active se rompt, il enchaîne avec la suivante dans votre ordre. Tout se fait sans intervention. Concernant le Wi‑Fi, les réglages de Mux proposent une option Wi‑Fi Action qui a deux modes. Turn Off (par défaut) coupe complètement la connexion Wi‑Fi. Ce choix découle d’un comportement de macOS qui, après un simple Disconnect, ne parvient pas toujours à se reconnecter automatiquement au réseau précédent. Éteindre puis rallumer la radio s’avère plus fiable. Le mode Disconnect, lui, ferme uniquement la connexion, mais laisse la radio Wi‑Fi allumée : AirDrop, Handoff et toutes les interactions avec vos appareils mobiles continuent de fonctionner normalement. Pour vous, le mode Disconnect est probablement celui qui convient : vous gardez le routage via Ethernet quand il est disponible, tout en conservant le Wi‑Fi actif pour vos échanges entre appareils. »

Suite à ma conversation par courriels, j’ai effectivement testé la configuration Disconnect et tout fonctionne très bien. La reconnexion à Ethernet est toujours bien prise en compte, et j’ai, sans coupure, la connexion maintenue à mes appareils pour toutes les fonctionnalités de continuité et de synchronisation locale qui le requièrent.
Mux est un outil, je crois, unique en son genre ; je n’en connais aucun autre qui aborde ce problème. On peut l’essayer sept jours ; après, la licence coûte 10 $ pour une installation sur jusqu’à trois Mac (15 $ pour plus de 3 et jusqu’à 6 Mac). ✿
Page officielle de Mux

Une extension pour Coup d’œil, moderne et multiformats texte

La seconde application, Looq, installe un plug-in pour Quick Look, compatible avec la nouvelle architecture imposée par Apple. Désormais, les extensions de prévisualisation s’installent et sont contrôlées via une interface dédiée, à la section Extensions dans Réglages Système > General > Ouverture et extensions. Je vous ai expliqué cela dans un long article la semaine passée…
Affichez la rubrique Extensions par catégorie et repérez la section Coup d’œil, c’est évidemment là que ça se joue. Cliquez sur le petit ⓘ en regard pour accéder à la liste des nouvelles extensions Quick Look installées sur votre Mac.

Ceci dit, que fait Looq ? L’extension a été conçue pour prévisualiser différents types de formats de fichiers de texte, en particulier le Markdown, les expressions mathématiques diverses (KaTeX), le code source informatique (plus de 190 langages), les tableaux de données structurées (CSV et TSV), mais également les archives (Zip et Tar) et les dossiers. Je n’avais sous la main pour le tester que des fichiers Mardown. Looq affiche une prévisualisation en texte brut avec toutes les balises. Ce qui m’intéresse beaucoup moins que l’extension Readdown, dont j’ai parlé récemment, qui effectue, elle, le rendu parfait du document, images comprises. Pour des codeurs, le texte brut sera sans doute une approche préférée, mais pas pour moi, dans mon activité, je veux un rendu visuel complet.
Si vous testez Looq, veillez d’abord à aller dans les réglages système pour désactiver toute autre extension Quick Look qui gérerait déjà chez vous un ou plusieurs de ces formats. Il n’y aura peut-être pas de conflit – je n’en ai pas eu –, mais vous ne pourrez pas savoir si c’est bien Looq qui entre en piste lorsque vous appuyez sur la barre d’espace. J’ai donc désactivé Readdown pour être bien sûr de ce qui se passait.
Lauren prépare une mise à jour de Looq qui sera dotée d’un outil de diagnostic permettant de voir clairement quelle extension est effectivement utilisée pour un type de fichier donné et d’identifier d’éventuels problèmes. ✿
Looq coûte 15 $ (installation jusqu’à 3 Mac) et 25 $ (pour 4 à 6 Macs). On peut le tester durant sept jours.
Page officielle de Looq


Numsy s’améliore !

La petite calculatrice sympa et pratique, qui se place en barre des menus, dont je vous ai parlé il n’y a pas si longtemps [Flash! du 11 avril], vous vous souvenez ? Eh bien, si vous l’avez installée, c’est le moment de faire une mise à jour !
Allez chercher sa version 6.4 (ou mieux) sur le site du développeur.
D’une part, ce dernier, qui a lu mon article, a suivi ma suggestion : il a déplacé l’historique des réglages pour un accès direct dans la barre d’outils. Ensuite, le panneau Pourcentage est doté d’une sous-fenêtre pour deux calculs dédiés à la TVA (addition et retrait). Enfin, cette version intègre un mécanisme de mise à jour.


Si vous ne l’aviez pas téléchargée, c’est maintenant encore plus une bonne affaire, l’application est toujours proposée gratuitement. ✿
Site officiel de Numsy


Une alternative musclée au Moniteur d’activité sur macOS

Vous êtes un utilisateur Mac aguerri et vous trouvez que le Moniteur d’activité de macOS n’est pas aussi utile qu’il pourrait l’être ? Impossible de distinguer plusieurs processus portant le même nom (cas des instances Java ou Node). Manque d’informations sur les variables d’environnement… L’outil d’Apple montre ses limites quand on a des exigences, en particulier quand on développeur ou qu’on travaille en local avec l’IA. Jetez donc un œil à ProcessSpy, un moniteur de processus avancé, conçu pour macOS par Robert ([@rob3rth], un développeur européen qui veut mettre de la clarté là où le système est opaque. ProcessSpy est codé nativement pour macOS, pris en charge dès macOS 14 et les suivants, sur Mac Intel et Mac Apple Silicon. L’application est notarisée par Apple, mais elle n’est proposée qu’en anglais.

Visuellement et en pratique, ProcessSpy est plus engageant que le Moniteur d’activité, mais il ne se limite pas à cela. C’est surtout un outil de haute précision qui rend l’invisible… visible. D’emblée, il expose des métadonnées que le système dissimule habituellement.
Là où le Moniteur d’activité se contente d’un nom de processus, ProcessSpy affiche les versions des bundles, les chemins d’accès complets et les lignes de commande d’exécution.
Sa vue hiérarchique agrège les ressources consommées pour le CPU, la mémoire et les threads, pour une lecture plus précise de l’empreinte réelle d’environnements de travail complexes.
Pour analyser les processus finement, ProcessSpy s’appuie sur un moteur de recherche à même de traiter des expressions régulières (**Regex**) et des filtres multicritères.
Pour les scénarios les plus spécifiques, il permet l’utilisation de filtres programmés en JavaScript, offrant une flexibilité d’automatisation capable d’isoler des comportements système intermittents. On peut, par exemple, filtrer les processus nommés  java qui contiennent un argument spécifique dans leur ligne de commande.
Une fonction de découverte par pointer-cliquer permet d’identifier le processus parent d’une fenêtre active directement à l’écran, une option pratique pour les environnements de bureau encombrés, une fonctionnalité dont tout un chacun peut tirer profit.
Je m’en suis servi pour savoir à qui appartenait une fenêtre vierge et sans titre qui apparaissait systématiquement à un redémarrage du Mac. Non, ce n’était pas un malware, mais un élément lié à un utilitaire qui se greffe au menu contextuel du Finder pour ajouter des fonctionnalités. Trouver l’exécutable « fautif » est impossible avec le Moniteur d’activité. Je l’ai désinstallé et j’en ai choisi un autre qui ne se manifeste pas comme cela en tout cas. Cela peut aussi être un très bon moyen de repérer des processus non désirés.

Toutes les fonctions de monitoring en temps réel sont gratuites. Elles intéresseront les utilisateurs qui veulent en savoir un peu plus que ce que le Moniteur d’activité veut bien leur dire. En revanche, l’investigation approfondie nécessite une licence payante (dans les 25 €, sur Gumroad, licence à vie, toutes mises à jour futures incluses) qui débloque des fonctionnalités dont l’immense majorité des utilisateurs Mac n’aura pas l’usage. La plupart des informations données dans l’inspecteur – la barre latérale de droite – relèvent de cette catégorie et sont donc grisées, comme sur la capture d’écran ci-dessus. ✿
Site de ProcessSypy
Installation par homebrew : brew install –cask processspy


Vidéo > images fixes : vidFramer, un autre extracteur gratuit

vidFramer est proposé sur les boutiques d’Apple où il est parfaitement gratuit. Quand vous le recherchez sur le Mac App Store, vous constaterez que c’est une application pour iPhone et pour iPadOS, cette dernière n’étant pas validée pour macOS. Mais il se trouve que si vous avez un Mac Apple Silicon, l’installer est tout à fait possible, le développeur n’ayant pas interdit cette possibilité. De fait, vidFramer fonctionne bien sur Mac. Certes, l’interface utilisateur est purement iPadOS, mais pourquoi s’en priver ? Et si vous avez une tablette, vous bénéficiez alors de la même application sur vos appareils. Notez que si, pour la mobilité, vous êtes plutôt Android, vidFramer est aussi disponible, gratuitement, sur ce système.
L’utilisation de vidFramer s’avère fort simple : après avoir lancé vidFramer, on charge une vidéo dans sa fenêtre. Comme ce n’est pas une application macOS, pas de glisser-déposer. On clique sur le bouton + Choisis ta première vidéo (les apps mobiles ont tendance à tutoyer leur utilisateur) ou sur le bouton jaune en bas à droite. La vidéo apparaît. On la lit, puis on revient à un endroit donné ; on règle le curseur pour définir une plage de temps, un segment. Un clic permet alors d’extraire le segment sélectionné, et l’application va créer et afficher, dans un autre écran, la galerie, les images fixes haute qualité tirées dudit segment. On peut aussi exporter tout le clip vidéo. L’export se fait à raison de 5, 3, 2 ou 1 frame par seconde, en local, sans faire appel à aucune ressource externe.

Après, on peut récupérer les images sur le bureau ou exploiter les options du menu Partager. Puis faire son choix parmi celles que l’on utilisera. Le menu hamburger, en haut à gauche, propose des réglages tels que le choix de la langue (dont le français) et du mode d’affichage.
vidFramer est donc différent des deux autres applications, SnapMotion et FrameExporter, dont je vous avais parlé dans Flash! du 14 mars dernier. Ces deux-là font un arrêt sur une image dans le clip vidéo et la capturent, alors que vidFramer génère les images d’une séquence. ✿
vidFramer sur l’App Store (iPadOS)


DaVinci Resolve 21 ajoute à son arc la corde Retouche photo

Avec Lightroom dans le viseur, l’éditeur Blackmagic déploie l’une des mises à jour les plus importantes de son application DaVinci Resolve. Cette version 21 ajoute à son puissant éditeur vidéo des fonctionnalités ProRes et une application professionnelle de retouche photo. La nouvelle section Photo permet aux photographes et aux coloristes d’éditer des images RAW avec le flux de travail d’étalonnage basé sur des nœuds de Resolve, en utilisant des nœuds en série, parallèles et partagés pour des retouches complexes ou pour appliquer le même rendu à un album entier. Elle prend également en charge le recadrage et le repositionnement à la résolution et au format d’origine, tout en préservant la qualité des fichiers dans un flux de travail non destructif.


Vous utilisez Opera ? Branchez votre navigateur web sur ChatGPT ou sur Claude

Avec son nouveau Browser Connector pour ses navigateurs web Opera One et Opera GX, Opera offre aux utilisateurs la possibilité de se brancher directement sur ChatGPT et Claude (et peut-être d’autres services d’IA) afin d’optimiser l’intégration entre navigation web et IA générative. Pour l’instant, c’est une fonctionnalité Early Bird ; il faut patienter pour y avoir pleinement accès. Ce sera disponible pour tous, gratuitement et sur option seulement, l’IA n’est pas imposée. La fonctionnalité sera à activer au besoin, à désactiver une tâche finie.
Pas besoin d’avoir de clés d’API, ni même d’abonnement payant à ces services (mais alors avec les restrictions normales des formules gratuites). Opera veut ainsi combler l’écart entre les outils d’IA autonomes et l’activité quotidienne sur le web.


La solution proposée repose sur l’utilisation du Model Context Protocol (MCP). Le Browser Connector permet à certains modèles d’IA d’accéder à la session et au contexte courant du navigateur. ChatGPT et Claude peuvent alors ouvrir des pages web, interpréter le contenu affiché à l’écran, analyser les onglets ouverts et effectuer des captures d’écran de pages depuis Opera, réduisant d’autant le transfert manuel des données entre les applications.
Jusqu’ici, avec Opera (et avec d’autres navigateurs), il faut copier-coller du contenu ou gérer le contexte manuellement avant d’exploiter des outils d’IA externes. Avec Browser Connector, ces assistants d’IA peuvent interagir directement avec les données en temps réel du navigateur, c’est plus fluide.


Google propose une application Gemini native sur Mac Apple Silicon


Depuis le 15 avril, une application dédiée à l’intelligence artificielle Gemini est en libre téléchargement pour les Mac équipés d’une puce Apple Silicon. Jusqu’ici, Gemini n’était, sur Mac, accessible que par un onglet dans un navigateur web, par la fonction expérimentale Mode AI dans Chrome (si on a accès aux fonctionnalités du Google Labs) ou encore, pour les utilisateurs américains, via le volet intégré à Chrome Gemini in Chrome, que j’ai utilisé depuis quelques semaines via un VPN.
L’application Gemini pour Mac est disponible dans un grand nombre de pays et de langues. On peut l’installer en France.
L’application est développée en Swift, le langage de programmation natif d’Apple. Google a fièrement indiqué, sur le réseau d’information X, que cette application a été largement vibe-codée (c’est-à-dire programmée par intention, style et fonctionnalités avec des prompts) en utilisant principalement Google Antigravity, la nouvelle plateforme de développement par agents autonomes de Google lancée fin 2025 – un IDE « agentique » (ou AI-first IDE).

Je trouve la qualité de l’application et de son intégration très bonne, tant avec macOS qu’avec des outils conçus pour s’insérer directement dans mon flux de travail.
Le raccourci clavier [option] [espace] (que l’on peut modifier évidemment) ouvre une barre contextuelle pour débuter immédiatement un échange. Gemini propose ensuite de poursuivre dans une fenêtre compacte dite mini-chat ou bien dans une fenêtre standard plus grande afin de poursuivre confortablement une conversation.

Après avoir accordé deux autorisations Système, l’application est capable de voir ce qui est à l’écran et de faire avec. On attache très facilement une fenêtre ouverte pour que son contenu devienne le contexte de la conversation…

À la différence de certaines autres applications IA, ici seule la partie visible semble être prise en compte. Je lui ai demandé de me lister les grands titres de la rubrique FLASH! de samedi dernier et de me faire un résumé de chacun des articles, mais sa réponse n’a pris en compte que ce qui était effectivement affiché à l’écran (ci-dessus). Alors que la fonction Gemini in Chrome lit, elle, tout le contenu de la page, même si qui n’est pas affiché (ci-dessous). Je continuerai donc pour l’instant de basculer sur une localisation à New York pour travailler sur des informations dans Gemini in Chrome.

Le menu d’attachement assure un lien avec l’application NotebookLM de Google, l’un des meilleurs outils d’IA du marché, dont l’utilisation est largement gratuite de surcroît, et permet d’associer des images à une requête. On peut également accéder directement à la création d’images, de vidéos et de musiques, ainsi qu’à d’autres outils, comme Canvas ou Apprentissage guidé…
Gemini est aussi présent dans la barre des menus, mais cela sert uniquement à appeler l’interface de chat ; idem pour l’icône du Dock (ouverture du mini-chat, ouverture de la fenêtre, accès aux réglages). Google a également intégré des options de personnalisation avancées : choix des voix pour la lecture des réponses ; gestion de la durée de conservation des sessions de chat ; applications Google connectées ; détection de contenus IA ; modification des divers raccourcis clavier.

Ce lancement intervient alors que Gemini figure déjà parmi les applications les plus téléchargées sur iPhone, confirmant la stratégie de Google d’ancrer son outil au plus près des environnements de bureau des professionnels et des particuliers. Par ailleurs, Apple a décidé d’utiliser le modèle Gemini comme base d’une partie de ses futures fonctions d’IA, notamment pour Siri… qui devrait lui aussi se parer d’une interface « à la chatbot ». Comment Siri se distinguera-t-il alors de cette application Gemini pour macOS ? On verra cela début juin. ✿
Téléchargement de Gemini pour Mac


Gérez le basculement entre compte Standard et compte Administrateur

La société de développement et de service informatique SAP n’est vraiment pas connue dans le monde Mac, du moins pas par le grand public. Or, elle propose en libre téléchargement gratuit un outil, certes avant tout destiné aux entreprises disposant de flottes de Mac, mais qui peut être, en pratique, utile à tout un chacun. L’application s’appelle Privileges.

Utiliser un compte utilisateur Standard au lieu d’un compte Administrateur ajoute une couche de sécurité supplémentaire à votre Mac. C’est considéré comme une bonne pratique en matière de sécurité. Privileges permet donc de travailler sur un Mac en mode Standard tout en accédant, au besoin, de façon simple et directe aux privilèges d’un compte Administrateur, puis de revenir en mode Standard dès que possible ou souhaité, au maximum à la fin d’un délai défini. En effet, on fixe un délai durant lequel on dispose des droits Administrateur pour réaliser des opérations telles que l’installation ou la suppression d’applications.
Privileges fonctionne de macOS 11 à macOS 26, sur Mac Intel ou Apple Silicon. La page précise toutefois qu’il y a un problème avec macOS 13 ; si vous êtes équipé de cette version, vous téléchargerez alors précisément le package Privileges_2.x.x_noLC [sans launch constraints].

L’installation est simple, sans aucune connexion externe. On peut l’utiliser au quotidien dans ses tâches diverses en activant les droits Administrateur quand on le souhaite depuis la barre de menu. De nombreuses options relèvent de l’informatique d’entreprise ; un particulier ne les considérera pas.

Si vous voulez, à un moment donné, rester sans limite en mode Administrateur, positionnez le menu local sur Jamais (il n’y aura donc aucun basculement vers le mode Standard et le cadenas de Privileges, dans la barre des menus et dans le Dock, restera ouvert. ✿
Page GitHub de SAP Privileges

Supprimer l’application Privileges si vous ne voulez pas la conserver

C’est bien sûr possible, mais ce n’est pas aussi simple que l’a été son installation, sans doute pour éviter qu’en entreprise, Privileges soit désinstallé en quelques secondes. La page GitHub du projet de SAP explique comment faire. Pas compliqué, mais laborieux.
Le plus simple, mais pas évident si vous n’utilisez pas le Terminal, est de vous servir du script de désinstallation. Voici comment faire…

Ouvrez la page du script dans votre navigateur. Ouvrez le Terminal à côté.
Créez dans le Terminal un nouveau fichier (commande : nano uninstall_privileges.sh). Sélectionnez tout et copiez tout le script affiché dans le navigateur.
Collez-le dans l’éditeur nano du Terminal. Faites successivement [ctrl] [o], [entrée], puis [ctrl] [x]. Toujours dans le Terminal, exécutez les commandes suivantes :
chmod +x uninstall_privileges.sh [entrée]
sudo ./uninstall_privileges.sh [entrée]

Ce script automatise des actions complexes qui ne seraient pas faciles de faire à la main. Il désactive l’extension système via l’outil en ligne de commande ; il s’assure que l’utilisateur actuel conserve ses droits d’administrateur avant de supprimer l’outil (pour éviter qu’il ne reste ‘bloqué en mode Standard) ; il supprime automatiquement l’icône Privileges du Dock ; il efface divers fichiers (démons de lancement, agents au démarrage, préférences…) ; enfin, il utilise une commande pour que macOS ne considère plus que le logiciel est installé lors des prochaines mises à jour système.
Vous pouvez ensuite vous débarrasser de l’application Privileges, qui est peut-être encore dans le dossier Applications.


Apprendre et réviser une langue avec iVocabulary 4 pour Mac, iPad et iPhone

Proposé depuis de nombreuses années par le développeur allemand Christian Beer, iVocabulary est mon tuteur personnel, qui me suit depuis autant de temps dans ma découverte de la langue thaïe. Comme tout apprentissage d’une langue, cette découverte ne sera jamais finie. Vaut-il mieux s’appuyer sur des outils qui vous suivent dans le temps et conservent la mémoire de tous vos travaux, exercices, efforts et résultats. iVocabulary fait partie de cette graine d’applications incontournables. J’y collecte depuis des années du vocabulaire et des phrases entières, ainsi que des chuncks, des séquences de mots qui ne sont pas des phrases complètes, mais des expressions courantes ou idiomatiques très utiles au quotidien. Des mots seuls ne sont pas aussi utiles ; l’important, c’est leur usage dans des contextes.
Bien entendu, iVocabulary peut être exploité à bien d’autres types d’apprentissages que les langues. Toute matière ou loisir qui nécessitent d’apprendre des choses qui peuvent se « calibrer » en « paires » peuvent tirer parti d’un tel outil.

iVocabulary s’appuie sur des collections compatibles avec Provoc, une application suisse qui fut très connue il y a quelques dizaines d’années, qui reste très active avec près de 4 000 listes prêtes à l’emploi. Cependant, iVocabulary et tous les autres outils de ce genre ne révèlent leur réelle puissance que lorsque l’utilisateur prend la peine de créer ses propres collections. C’est la première phase du processus d’apprentissage ; il est essentiel de ne pas la contourner, même si, je vous l’accorde, ce peut être laborieux. Si vous êtes sérieux dans votre démarche, je vous conseille donc d’utiliser iVocabulary et d’entrer vous-même vos listes au fur et à mesure, au quotidien.

Le premier point fort d’iVocabulary est la possibilité d’ajouter des images et de l’audio (enregistré directement dans l’application). La toute dernière récente version tire également parti d’Apple Intelligence (sur un Mac Apple Silicon tournant sous macOS 26). L’IA d’Apple aide à la création de nouvelles paires de mots. Le modèle d’imagerie est utilisé pour créer des illustrations. Quant à la synthèse vocale, elle permet d’entendre les mots et les phrases – je peux vous dire que la qualité de la lecture vocale en thaï assurée par la voix de haute qualité d’Apple est au rendez-vous, ce qui est essentiel pour une langue tonale. Mais cela veut aussi dire que l’on est limité aux choix de langues que propose Apple (et que l’on paramètre dans les Réglages Système). Tout cela devrait s’améliorer automatiquement dès que les plateformes système 27 seront disponibles, avec l’intégration de plus d’IA et de Gemini.

Le second point fort d’iVocabulary est sans conteste sa riche collection d’exercices, de modes d’entraînement que l’on peut largement personnaliser : diaporama, cartes mémoire, tests rapides, examen écrit, QCM… Chaque mode pouvant être finement paramétré dans son fonctionnement. Certes, iVocabulary n’est pas une application amusante à utiliser par rapport à d’autres, notamment sur mobiles. Pas de gamification, ici. Mais la diversité des entraînements rend l’utilisation efficace et agréable. On ne se lasse pas. Bien entendu, l’application suit les progrès réalisés, avec des statistiques et des diagrammes circulaires et en barres.
L’interface est riche, souple et personnalisable, entièrement traduite en français. Outre les exercices, l’application propose une gestion des rappels d’entraînement, des filtres pour trier le vocabulaire et les leçons, ainsi qu’un système de tags. Une sorte d’aide interactive guide dans la découverte des possibilités et des fonctionnalités.
Si je l’utilise avant tout sur mes Mac, iVocabulary est disponible sous la forme d’une licence universelle, Mac, iPad et iPhone (il manque une application pour l’Apple Watch, qui pourrait pourtant être utile). Elle peut être testée gratuitement (mode lecture seule, sur 20 mots, pendant 3 minutes par session). C’est très restrictif, aussi je vous suggère de prendre un mois d’abord et, si iVocabulary vous convient et que vous commencez à vous y investir en charge de travail, vous achèterez une licence à vie. L’abonnement mensuel est facturé 2 € et l’annuel 20 €. Sinon, l’achat unique à vie coûte 60 €. ✿
Site officiel d’iVocabulary


Exporter les métadonnées, liens et réglages du navigateur Arc

À la différence des autres navigateurs web, pour lesquels l’exportation des favoris sous forme de fichier HTML est très simple, avec Arc, c’est nettement plus compliqué. À cause de la gestion sophistiquée des favoris, des différents types d’onglets, des espaces… The Browser Company, créateur d’Arc, n’a pour l’instant rien proposé pour exporter tout cela depuis le navigateur, encore moins sous un format facilement exploitable par d’autres navigateurs. Peut-être le feront-ils quand leur second produit, Dia, sera finalisé et aura repris (peut-être) une large partie des fonctionnalités d’Arc. Les utilisateurs d’Arc aiment leur navigateur et, tant qu’il fonctionne bien, ils s’en servent – d’autant qu’il est régulièrement mis à jour dans la foulée de Chromium et la sécurité.
Il existe toutefois quelques solutions si l’on veut sauvegarder son environnement et s’en servir ailleurs. Je vous ai déjà parlé de SupaSidebar qui reprend toute la structure d’Arc, et de l’application Arcmark, plus simple, mais qui sait importer largement les données d’Arc.
Je vais aujourd’hui vous suggérer de tester deux autres outils : ArcEscape et Arcaeologist.

ArcEscape

Voici une extension pour les navigateurs Chrome et Chromium (Edge, Vivaldi, Brave…) disponible sur le Chrome Web Store. Son utilisation est gratuite pour une petite configuration Arc (trois dossiers de vingt-cinq liens chacun), sinon c’est 5 $ en un seul achat pour un usage illimité. ArcEscape exporte les données utilisateur d’Arc, y compris les onglets archivés automatiquement ; cependant, certains utilisateurs disent qu’elle ignore certains fichiers/dossiers. Je n’ai pas moi-même testé ArcEscape – il m’aurait fallu payer, car j’ai un historique important avec Arc.

Arcaeologist

Gratuit et sous licence MIT, cette application web est a priori plus complète : elle récupère et exploite les deux fichiers essentiels d’Arc, StorableSidebar.json et StorableArchiveItems.json. Elle filtre les onglets qui ont été fermés manuellement (en conservant uniquement ceux qu’Arc a archivés automatiquement via le compteur de temps). Elle supprime les doublons par URL dans chaque espace, les regroupe par mois d’archivage, et génère un fichier HTML standard de favoris que l’on peut importer dans tout autre navigateur. Elle préserve également les espaces de travail sous forme de dossiers clairement distincts.


On peut tout télécharger d’un coup, récupérer un fichier par espace ou tout compresser en une seule archive ZIP. Arcaeologist est aussi bien une solution de sauvegarde que d’importation vers un autre navigateur.
L’opération se passe sans créer de compte, sans télémétrie, sans recours à un serveur distant (sauf à Google Fonts et c’est désactivable), mais localement dans votre navigateur (vous n’êtes pas tenu de faire cela dans Arc). Les fichiers JSON ne quittent jamais le Mac. La page HTML statique lit les fichiers qu’on lui fournit via l’API FileReader du navigateur, les analyse en mémoire, génère un Blob (Binary Large Object) qu’on télécharge. Tout est supprimé lorsque l’onglet d’Arcaeologist est refermé.
Le développeur de la solution a mis au point l’application à partir de sa propre configuration d’Arc (sept espaces de travail, quelques milliers d’onglets, et une archive remontant sur plusieurs années) ; il ne garantit pas que cela va fonctionner en toute circonstance et invite les utilisateurs qui ont des problèmes à ouvrir une issue (ouverture d’un ticket d’incident) sur le site GitHub du projet.
La page web de l’application est en anglais, mais il suffit de demander sa traduction à votre navigateur. Ensuite on clique sur le bouton Début des fouilles et l’on est guidé pas à pas dans le processus, qui demande cependant de mettre un peu la main à la pâte, pour récupérer dans des endroits méconnus certains fichiers enregistrés par Arc.
Quelle que soit la solution que vous choisissiez, je vous recommande de lire ces deux pages, vous apprendrez comment Arc sauvegarde les différents éléments et quels sont ces éléments. C’est très intéressant. ✿
Site d’ArcEscape
Site d’Arcaeologist

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