FLASH! du samedi 2 mai 2026
TrashPanda, un nettoyage toujours plus précis dans cette version 3
Fin octobre, l’an passé, je vous ai présenté TrashPanda, une nouvelle application de maintenance (https://vvmac.fr/wordpress_b/?p=7579), marchant sur les brisées de CleanMyMac, MacCleaner Pro, TrashMe, OptiMac et de quelques autres moins connues. J’en compte désormais plus d’une bonne trentaine, tant payantes que gratuites. TrashPanda coûte toujours un modeste 1,99 € et cela ne change pas avec cette mise à jour importante, numérotée 3.0. Les titulaires d’une licence des versions précédentes n’ont qu’à effectuer la mise à jour sur le site officiel, à l’aide de l’adresse mail ayant servi lors de l’achat de la licence.
Si, à l’origine, TrashPanda était d’abord un outil de nettoyage de la « zone grise » appelée Autres ou Données Système selon les versions de macOS, il ne s’y limite plus. Sa démarche technique et « chirurgicale » est toujours la même, mais la version 3.0 est encore plus précise dans l’analyse de la configuration.

Tous les éléments détectés sont désormais répertoriés dans 119 catégories, organisées par niveaux de sécurité ; des élements les plus anodins à supprimer à ceux dont le retrait peut entraîner des dysfonctionnements de la machine et qu’il convient de manier avec des pincettes (ou simplement s’abstenir).
D’ailleurs, le développeur de TrashPanda multiplie les alertes, expliquant clairement que ce qui sera supprimé, le sera sans aucune possibilité de récupération. Il conseille donc à tous les utilisateurs, nettoyeurs occasionnels ou experts de macOS, de travailler avant tout dans le mode Facile, sinon d’enclencher le mode Simulation, et toujours d’activer l’option qui fait entrer la corbeille dans le processus de nettoyage. À plusieurs reprises, il indique, dans l’interface de l’application et dans divers fichiers, que l’utilisateur doit prendre ses responsabilités et avoir conscience et connaissance, voire maîtrise, des actions qu’il va déclencher. Notez que l’application est traduite en français, mais qu’elle utilise parfois un vocabulaire « exotique » ; je préfère finalement utiliser la version anglaise, qui me semble plus sobre, même si elle s’avère parfois « obscure ». Heureusement, on ne peut pas non plus faire n’importe quoi et certains répertoires critiques sont de toute manière protégés ; on peut également déclarer soi-même des chemins protégés pour les sortir du champ d’action de TrashPanda. Enfin, on retrouve, un peu partout dans l’application, des commentaires qu’il convient de lire !



Cette version ajoute diverses nouvelles fonctions. Le Visualiseur de disque offre une vue interactive en diagramme en rayons pour une exploration rapide ; on peut aussi faire glisser des éléments du diagramme pour les supprimer. Justement, le bac de collecte permet de réunir des éléments à partir des analyseurs ou depuis le visualiseur de disque afin de procéder ensuite à leur suppression en une seule passe. Un panneau de commande s’affiche avec le raccourci [cmd] [k] pour activer rapidement n des nombreuses commandes de l’application. Une fonction d’écrasement des fichiers avant suppression est aussi proposée, mais le développeur précise que, sur les Mac modernes, cela n’a pas forcément le même intérêt que par le passé ; lisez les explications détaillées. L’outil de suppression des doublons se base uniquement sur un hachage exact des fichiers afin d’éviter toute approximation. La fonction de suppression des fichiers connexes est très précise et détaillée ; TrashPanda ne supprime pas les applications elles-mêmes, mais il peut aider au nettoyage tant a priori qu’a posteriori – après analyse, il liste tous ces fichiers, les orphelins, et ceux liés aux applications toujours installées ; à vous de les déplacer dans le bac de collecte, puis de le vider. Enfin, il est possible de créer des nettoyages planifiés et automatisés et, dans les entreprises, d’utiliser l’outil en ligne de commande (Terminal).
Il faut aller sur le site de TrashPanda, passer en français si nécessaire, et visiter les différentes sections qui sont riches de commentaires précis, très intéressants. On y découvre plein d’informations techniques (ou pas) et des conseils (à suivre) que ne donnent aucun des autres outils de maintenance disponibles pour Mac.

Je n’ai trouvé nulle trace d’IA dans TrashPanda et c’est très bien comme cela, le nettoyage technique ne peut laisser aucune place aux divagations et autres hallucinations qui sont congénitalement la plaie des grands modèles. CleanMyMac et Mac Cleaner Pro ont récemment injecté un tout petit peu d’IA, uniquement pour la création de brefs descriptifs des applications détectées, qui sont très souvent faux ou à se tordre de rire. ✿
Site officiel de l’application TrashPanda
« L’Aventure Apple – 50 ans de souvenirs »,
un livre mémoire… mémorable
C’est le titre d’un bel ouvrage orchestré par Jean-Baptiste Leheup, publié par nos amis de MacGeneration, à l’occasion des 50 ans d’Apple. 260 pages, de format livre, qui tiennent plus du magazine très illustré que du roman de l’aventure Apple. Des pages de papier satiné où j’ai redécouvert de vieux produits oubliés, d’autres qui m’étaient même inconnus jusqu’ici, et surtout des tonnes d’anecdotes qui font du bien.

J’ai eu l’honneur d’être interviewé pour une petite page relatant deux ou trois de mes souvenirs (page 20), comme d’autres acteurs anciens ou plus récents du petit univers Mac, toujours en expansion. Ah, tous ces noms qui me rappellent bien des choses, qui ont croisé un jour mon chemin dans les salles de presse de Paris ou de Cupertino, et sur les Apple Expo de la Porte de Versailles. Nous nous sommes perdus de vue depuis des années, mais les écouter à nouveau m’a fait sourire, du sourire de la complicité, parfois de l’amitié – dommage que les « invités » du livre ne soient pas en photo – et puis, non, c’est mieux ainsi. Cinquante ans ont passé ! Le livre se feuillette ainsi sans remords, avec plaisir, souvent avec émotion.
J’ai eu la chance d’être de court passage en France ces derniers jours et de pouvoir récupérer.
L’Aventure Apple – 50 ans de souvenirs a été largement vendu sur précommande, mais il en reste des exemplaires que l’on peut obtenir en remplissant le formulaire sur la page commerciale Ulule. Prix : 36 €, frais de port inclus. ✿
Commander le livre L’aventure Apple – 50 ans de souvenirs
TypeShift, un extenseur de mots et de phrases, efficace et presque offert
Même si l’on s’achemine doucement vers un monde où l’usage de la voix sera la norme pour saisir du texte et celui du clavier l’exception, il y a encore un marché pour les utilitaires qui aident à entrer plus rapidement du contenu texte, en faisant le moins de fautes de frappe possible. Au côté des correcteurs à la volée, les extenseurs ont une place de choix dans la boîte à outils de toute personne qui écrit beaucoup. Ils sont très utiles pour tout texte récurrent. Fini le temps où deux ou trois extenseurs de mots et de phrases tentaient de séduire les utilisateurs Mac. Il y a désormais une offre conséquente. Le plus récent à ma connaissance est TypeShift. Il fait ce qu’on lui demande : remplacer des abréviations courtes par du texte complet dans des e-mails ou une facture, insérer une signature au bas d’un courrier et des textes types dans tout type de document, entrer des prompts dans les applications IA…
Apple a inclus une « application » basique à paramétrer dans Réglages Système > Clavier > Remplacement de texte… suffisant pour de petites choses ; une application comme TypeShift permet des substitutions plus riches et sophistiquées que seuls les extenseurs les plus chers et sur abonnement proposaient jusqu’à maintenant. Or, TypeShift est un modeste achat unique de moins de 4 €, qu’on peut tester pleinement durant trente jours. Il est compatible Mac Intel et Mac Apple Silicon, sous au minimum macOS 13 Ventura. Une documentation détaillée est disponible en ligne sur le site officiel de TypeShift.


Bien que l’interface ne soit pas traduite en français, l’utilisation de TypeShift ne pose aucun problème à celui qui ne connaît que quelques mots de la langue anglaise. De plus, si on a déjà utilisé ce genre de produit, on n’est pas dépaysé : tous les extenseurs de texte fonctionnent peu ou prou de la même manière. Une documentation détaillée est disponible en ligne sur le site officiel de TypeShift, que votre navigateur se fera un plaisir de traduire en une seconde.
Voici juste quelques repères… l’expansion fonctionne dans toutes les applications et toute zone acceptant du texte, dès qu’on a tapé une abréviation ; on peut décider que tel élément ne fonctionnera que dans certaines applications ; le remplacement est instantané.
Les extraits peuvent contenir du texte riche (gras et italique), des couleurs, des liens et des polices en tailles diverses. J’aurais aimé la prise en charge des balises Markdown.
Au-delà du texte, TypeShift permet d’insérer du contenu dynamique, par exemple, la date du jour ({date}), le contenu courant du presse-papiers ({clipboard}), la gestion du placement du curseur ({cursor}) ou encore l’imbrication d’extraits ({snippet:abbr}). Le mieux pour en apprendre plus à ce niveau est de se référer à la documentation en ligne, très complète, couvrant toutes les possibilités que l’interface de l’application, très sobre, ne laisse pas imaginer.

TypeShift gère même l’intégration d’invites IA via la variable {ai: votre invite} qu’on peut déposer n’importe où dans un extrait ; à quoi cela sert-il ? Eh bien, le modèle GPT, Claude, Grok ou un modèle local (Ollama) ou personnalisé va générer à la volée le texte au moment même de l’expansion de l’abréviation contenant la variable IA. Je n’ai pas testé…

Quand on commence à avoir de nombreux éléments dans la bibliothèque, on peut les organiser en groupes codés par couleur, solutions équivalentes à des dossiers travail, personnel, réponses… et il est même possible, comme avec les tags, d’appliquer plusieurs couleurs à un même élément. La recherche filtre la bibliothèque et renvoie des éléments au fil de la frappe.
Comme TypeShift prend en charge jusqu’à trois installations par licence et qu’il assure la synchronisation de la bibliothèque via iCloud, on est assuré d’avoir le même jeu d’abréviations et d’extraits sur ses machines, un Mac Mini et un MacBook, par exemple. Pratique. Je suis moins séduit par le module de barre de menus dont l’utilité est pour l’instant très limitée ; je souhaiterais qu’il permette, comme celui de TextExpander, d’accéder au moins à des éléments favoris, rangés aussi par couleur : parfois, quand je ne me souviens plus d’une abréviation, je vais chercher l’extrait dans les menus en cascade du module de barre des menus de TextExpander.
TypeShift semble simple, plutôt austère, mais il n’est pas basique ! Il embarque, pour un prix vraiment modique, les fonctions clés de tout extenseur de texte moderne, la petite touche d’IA en plus comme cerise sur le gâteau.
Site officiel de TypeShift
Mise à jour du 3 mai 2026
En commençant à écrire dans WordPress des articles de la rubrique FLASH ! de samedi prochain, je viens de m’apercevoir que TypeShift ne fonctionne pas correctement dans les blocs de texte de WordPress. Donc possiblement dans d’autres applications !
J’ai utilisé TypeShift sans problème dans plusieurs applications, y compris des sites et des services web acceptant du texte, mais je n’avais pas utilisé l’application dans WordPress. Je vais alerter le développeur.
Alternativement, je vous propose de vous intéresser à l’application TypeFire, qui vient de sortir aussi (décidément, ça n’arrête jamais !). Elle propose grosso modo les mêmes services, l’IA et la synchro iCloud incluses ; elle est totalement gratuite, fonctionne parfaitement dans WordPress et me semble de prime abord mieux finie…
Je ferai donc un article sur TypeFire dès la semaine prochaine.
Site de TypeFire
Tester et maintenir son Mac avec Techtool Lite ?
L’éditeur historique du monde Mac, Micromat, propose depuis des lustres une suite d’outils de test techniques pour Mac. Cette suite, Techtool Pro, aujourd’hui en version 21 (!), regroupe des tests matériels et des outils de maintenance. Le produit fut et reste très connu, mais j’ai toujours pensé qu’il se destinait plus à des responsables de parcs, par exemple, qu’à des particuliers. Non seulement les tests entrent dans des détails qui dépassent l’intérêt du commun des utilisateurs, mais l’application est onéreuse. Après des années, Micromat se décide à sortir une version Lite. Mieux vaut tard que jamais, mais la démarche marketing est ici plutôt basique.

Pour installer cette version, on s’enregistre auprès de l’éditeur, qui renvoie un code qu’il convient de saisir dans le premier écran de l’application ; sans ce code, la version Lite ne fonctionne pas. Il faut obtenir un code par machine ! Ensuite, la barre latérale expose treize tests (dont seulement la moitié est accessible) et quatorze outils (dont seulement trois sont utilisables). Les autres tests et outils sont frappés d’un cadenas verrouillé. Pire, un large panneau oblitère l’interface à chaque lancement pour inviter à acheter une licence. Je comprends bien que l’on décline souvent un produit payant dans une version allégée et gratuite pour attirer de nouveaux clients, mais la manière de faire compte ; celle qu’emprunte Micromat avec Techtool Lite n’est pas, à mon humble avis, ni la plus sympathique, ni la plus judicieuse pour s’attirer de nouvelles faveurs.
Ceci dit, une fois la version Lite installée, on peut conduire six tests. Les résultats sont minimalistes. Généralement, cela se résume à un « Réussi » ou… pas. Avec Techtool Lite, on peut aussi vérifier l’état du disque interne, surveiller l’état de la batterie, réinitialiser les caches et reconstruire les données système clés. Chaque opération fait l’objet d’un rapport, beaucoup moins complet que dans la version Pro. Les analyses bien plus détaillées d’EtreCheck Pro ne paraissent plus satisfaisantes.


Techtool Lite (basé sur Techtool Pro 21.0.10) est en français, fonctionne sur macOS 13.5+, sur Mac Intel et Mac Apple Silicon. Pour accéder à l’ensemble des tests, à tous les outils et aux rapports plus informatifs, il faut payer une licence. Techtool Pro est distribué sous forme d’abonnement annuel (86 $ pour un seul Mac) ; la première année passée, l’abonnement grimpe à 97 $/an. La licence à vie coûte rien moins que 118 $ pour un seul Mac, comprenant une seule année de mise à jour. Pour les parcs d’au moins plus de dix postes, il faut négocier avec Micromat et se tourner vers une licence Techtool Pro Entreprise. ✿
Site officiel de Techtool
Headroom, tout est affaire de pression
Il existe de très nombreux utilitaires qui prennent place dans la barre des menus, d’où ils déploient un popover plein de chiffres, parfois même de graphiques dans lesquels on se perd. Finalement, on ne manque pas d’informations, mais c’est à nous de nous faire une idée globale de la santé du Mac. Headroom est un outil gratuit qui se veut plus simple. D’ailleurs, une fois que l’on a paramétré ce qui s’affiche dans la barre des menus, il n’y a plus vraiment de raison de l’ouvrir ; si l’on n’a pas beaucoup de place, on le déportera sans remords vers la seconde barre qu’affichent la plupart des gestionnaires de modules de barres de menus. En fait, surtout si l’on n’est pas très « technique », il suffit d’avoir une idée de l’état global, de visualiser la pression exercée sur le Mac par les processus actifs, pression sur le processeur et pression sur la mémoire. Pour ce faire, Headroom propose de n’afficher en tout et pour tout qu’une puce ronde dans la barre des menus. Trois couleurs possibles : vert, orange et rouge. Pas besoin de vous expliquer…


On peut éventuellement ouvrir le popover pour lister les dix applications qui consomment le plus de temps de calcul et/ou les dix qui impactent le plus la mémoire vive. La dernière section du popover sert à cocher les différentes informations que l’on souhaite éventuellement lire directement dans la barre des menus ou sous forme de graphiques dans le popover. Personnellement, je n’ai conservé que la puce colorée. Headroom n’est pas localisé, mais ce n’est tout de même pas sorcier à comprendre. ✿
Page GitHub de Headroom
Téléchargement direct
Avec Promta, vous stockez, organisez et utilisez facilement vos prompts IA
Comment gérez-vous vos prompts ? Si vous n’utilisez qu’un seul navigateur web et que vous accédez aux outils d’IA uniquement par lui, vous pouvez ajouter une extension Chrome ou Firefox qui créera une bibliothèque plus ou moins structurée de prompts ; il en existe de nombreuses. Si vous utilisez Safari, pas de chance : je ne connais aucune extension de ce type. Si vous vous servez non pas d’un navigateur, mais des applications ChatGPT, Gemini, Claude… et d’autres outils d’assistance IA, vous êtes là aussi démuni pour disposer des prompts à tout moment, en toute circonstance et quelle que soit l’application utilisée. Certains s’en arrangent avec Apple Notes ou une autre application de prise de notes. Pour ma part, j’avais jusqu’ici choisi de faire cela avec Strflow et quelques tags, essentiels ici pour retrouver les prompts perdus dans sa base de données qui contient bien d’autres éléments fort différents, des astuces Mac aux recettes de cuisine en passant par des citations… L’autre jour, j’ai découvert Promta qui constitue une solution simple et plutôt complète.

Promta est un gestionnaire global de prompts créé par Vladyslav Yatsun. Cette application Mac, iOS et iPadOS assure d’abord une fonction de stockage des prompts dans sa bibliothèque, avec des outils de recherche et d’édition. La base est structurée à la fois par modèle (un prompt peut être spécialement conçu pour Claude, par exemple, ou bien servir dans GPT, Gemini ou Grok) et par balises (des tags que l’on crée au fil des besoins, un même prompt pouvant être référencé sous plusieurs balises, ce qui ne serait pas possible avec une structure rigide de dossiers). C’est simple, bien vu.
Mais le plus important pour moi, c’est que Promta est accessible sur Mac depuis la barre des menus.

Aussi, quand je travaille, quelle que soit l’application qui se trouve au premier plan, piocher un prompt dans la bibliothèque n’impose qu’un changement minimal de contexte. J’ouvre le module de barre des menus, je règle les filtres Modèles et Balises et je tape une recherche… Grâce à une option à activer dans les réglages (pourquoi ne l’est-elle pas par défaut ?), lorsque j’ai trouvé mon prompt, je clique sur son cartouche pour le copier et le module de barre des menus se referme tandis que la fenêtre de travail revient, dans laquelle je n’ai qu’à coller là où clignote le curseur, que ce soit dans un document, une page web, un formulaire, un assistant IA… C’est très proche de mon mode opératoire avec Strflow, si ce n’est que Promta simplifie l’opération sélectionner-copier-coller. C’est rapide, plus transparent. On pourrait imaginer que Promta insère de lui-même le prompt à l’endroit du curseur de texte, cela m’éviterait même le collage manuel – la plupart des assistant IA que j’utilise le font, c’est donc techniquement possible.
L’application est dotée d’un éditeur de prompts complet. On attribue des balises (tags), on ajoute une note (sur 5 étoiles) et on peut aussi élire un prompt au rang des favoris. Un prompt ne saurait être plus long que 1 000 signes (espaces inclus), ce qui est court pour certains types de prompts pour certaines activités et avec certains modèles.

La vérification et la correction à la volée de l’orthographe et de la grammaire des prompts peuvent être menées directement via les outils d’écriture d’Apple Intelligence. Certes, les modèles sont à même de comprendre un prompt même s’il est bourré de fautes, néanmoins c’est mieux de stocker dans Promta des prompts nets, prêts à l’emploi.
Le popover des Outils d’écriture propose aussi une fonction de réécriture, mais Promta offre aussi sa propre fonctionnalité IA d’amélioration d’un prompt… elle est aussi basée sur le modèle d’Apple Intelligence. À cette heure, lesdites « améliorations » sont anecdotiques. J’espère qu’une future version permettra de connecter Promta à des modèles puissants via API, via Ollama ou via un autre mécanisme, en local comme à distance. Les choses devraient aussi grandement se bonifier avec les plateformes 27 intégrant une Apple Intelligence sans doute nettement plus performante grâce à Gemini. Une idée pour le développeur : transformer l’éditeur en le dotant de plusieurs volets afin de demander l’optimisation d’un prompt par deux ou trois modèles et ne conserver dans la base de données que la ou les variantes choisies. J’ai aussi noté que Promta gère le versioning : on peut donc conserver différentes versions d’un même prompt.

La version iOS comprend un clavier spécifique permettant un accès rapide à la base de données depuis n’importe quelle autre application dans laquelle on travaille.
Sur le site web de l’application, une page permet de télécharger dans plusieurs langues, dont le français, trois guides de conception et de rédaction de prompts, sous forme de fichiers PDF. Ils sont en libre accès, que vous preniez ou non une licence de Promta. Ce contenu est également accessible dans l’application même en cliquant sur Apprendre l’invite dans la barre latérale gauche.
Le développeur corrige au fur et à mesure qu’on lui remonte les petits problèmes. Comme nombre d’applications aujourd’hui sont conçues en mode sombre, il y a souvent des pépins au final quand un utilisateur de Mac en mode clair affiche l’application. Ce fut mon cas. Ce n’est jamais grave évidemment, ce ne sont que de petits dérangements visuels, qui peuvent cependant nuire à la lisibilité des textes (ici, dans Promta, cela impacte les balises). Ce sont juste de petites retouches à faire.
Pour l’instant je reste sur l’utilisation de strflow, mais envisage cependant de passer les prompts sur Promta. Hélas, processus de création des prompts ne repose sur aucune fonction d’importation ; il va me falloir sélectionner dans strflow les prompts que j’utilise ou compte vraiment utiliser à l’avenir – on en engrange toujours trop – pour les copier-coller dans des fiches de Promta, en générant en outre les nouvelles balises nécessaires.
Promta est distribuée sur le Mac App Store (et l’iOS App Store pour la version iOS-iPadOS). On peut l’installer sur Mac Intel et Mac Apple Silicon, tournant a minima sous macOS 14.6. L’application est optimisée pour macOS Tahoe et la fonctionnalité d’amélioration IA n’est disponible que sur les Mac Apple Silicon. Sur mobile, iOS-iPadOS 17.6+ est requis.
Promta est disponible sur abonnement ou en licence à vie. C’est plutôt cher : 80 € en France pour la licence à vie, qui inclut les applications bureau et mobile. Globalement, même si l’application répond à une demande et qu’elle fait le job, le développeur devrait revoir quelque peu sa stratégie tarifaire s’il veut en écouler beaucoup. Pour moi, Promta devrait s’aligner sur les tarifs de Strflow, avec une licence à vie Mac et iOS-iPadOS à 40 €. Il peut rétorquer que son application vise un marché de niche et que le prix actuel est garant de son évolution. Je pense que plus l’IA va s’insérer dans toutes nos activités numériques, en tous domaines, plus le besoin d’une application comme Promta se fera sentir, et les vibe-codeurs envahiront le secteur avec des offres souvent à prix cassé. Ce serait dommage que Promta se fasse couper l’herbe sous le pied… ✿
Site officiel de Promta
Page de Promta sur le Mac App Store
Mise à jour du samedi 2 mai 2026
Dans la prochaine version de Promta, son développeur va proposer une nouvelle séquence d’introduction et mettre à jour la logique de remplissage automatique.
Concernant la remarque sur la possibilité d’ouvrir l’application aux clés API de l’utilisateur, il précise : « Il y a un choix à faire et il faut discuter d’un design de l’interface le plus simple possible ou de la commodité d’utiliser ses propres clés API. Je ne sais pas encore à quel point les utilisateurs sont disposés à entrer leurs clés API, surtout en termes de sécurité, notamment pour des produits jeunes et encore peu connus comme Promta. » Je suis d’accord, mais sur le point de la sécurité, toutes les applications que j’utilise stockent toujours en local sur la machine les clés API dans le Trousseau d’accès du Mac (chiffré et synchronisé via iCloud, ce qui facilite l’usage sur plusieurs machines sans remettre en cause la sécurité).
Autre point que j’avais soulevé : la compétence d’Apple Intelligence pour reformuler des prompts. « Malheureusement, l’outil de réécriture d’Apple ne fonctionne pas encore très bien, surtout quand il s’agit de réécrire des prompts. Vous avez raison de noter que les utilisateurs veulent obtenir un « prompt hautement structuré pour un service d’IA » simplement en saisissant quelques phrases. Je veux aussi atteindre ce résultat. Je peux vous en dire un peu plus sur l’algorithme que j’utilise. Je n’utilise pas uniquement l’outil de réécriture d’Apple Intelligence comme base. L’amélioration des prompts se fait actuellement en plusieurs étapes : analyse > structuration > mise à jour basée sur Apple Intelligence. Dans les premières étapes, l’algorithme détermine de quoi parle le prompt (rôle, ton, contexte, données d’entrée). Vient ensuite la catégorisation (résumé d’e-mail, génération d’idées, génération de code, et autres). Ce n’est seulement qu’à la dernière étape que les modèles locaux d’Apple sont utilisés pour compiler les données analysées en un prompt correct. J’ai construit cet algorithme à partir d’informations provenant de Deeplearning. »
Et le développeur de Promta de nous recommander un cours intéressant et facile destiné aux personnes qui utilisent fréquemment des prompts.
Merci pour ces précisions qui viennent enrichir l’article. J’apprécie beaucoup que les développeurs viennent mettre leur grain de sel sur le site et apportent des éléments d’informations auxquels je n’avais évidemment pas accès.
NB : Je crois aussi que le développeur de Promta vous propose une promotion dans les commentaires de cet article…
Clipaste, un presse-papiers moderne, open source et gratuit
Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau gestionnaire de presse-papiers ne sorte ! Il faut s’y faire. Mais il est évident que je ne peux pas suivre toutes ces sorties, tester tous ces produits. Je fais des choix a priori. Je me base sur le site officiel ou sur la page GitHub ou encore des commentaires sur Reddit, sur les détails donnés par le développeur, notamment en termes de sécurité, sur la distribution (.dmg ou installation homebrew, code signé et notarisé ou pas…). Les critères sont nombreux, sans compter les simples coups de cœur personnels que j’ai envie de partager. Alors, je prends encore le temps d’installer et de jouer quelques minutes ou quelques heures et même jours avec. Hélas, trop souvent la déception est au rendez-vous. Ce n’est pas le cas avec Clipaste que j’ai vraiment apprécié. Il est complet, parfaitement gratuit, et même open source.
L’application a été conçue entièrement avec les technologies de développement d’Apple : SwiftUI pour l’interface, Swift Data pour la base de données, CloudKit pour la synchronisation. macOS 14 est le minimum requis pour l’installation qui passe par un téléchargement depuis la page GitHub officielle ou via Homebrew. L’application intègre son propre mécanisme de mise à jour, mais là aussi on peut passer par Homebrew (je vous rappelle à ce sujet l’excellent outil TopOff dont j’ai parlé il y a quelques semaines). On peut aussi compiler le code soi-même, mais ce n’est pas à la portée de tout le monde – en tout cas, ce n’est pas ma tasse de thé.

Sur le plan de l’interface, en français, Clipaste peut s’afficher en bas, au-dessus du Dock, sous la forme d’un bandeau sur lequel chaque clip (copié ou coupé) est représenté par une carte. Cela n’a rien d’original, c’est désormais un style d’interface utilisé par de nombreux gestionnaires de presse-papiers. Sinon, on peut aussi choisir l’affichage vertical qui est plus compact, car les cartes sont réduites à de simples « cartouches ». On peut trier les cartes dans des groupes. Par défaut, l’application propose des groupes par type : texte, image et lien. On peut créer ses propres groupes (on peut voir cela comme des dossiers) pour ranger les éléments mémorisés et en placer certains en favoris. Il y a plusieurs autres options très classiques pour ce type d’outils, mais il n’y a aucune trace d’assistance IA – et c’est bien ainsi. Un panneau des réglages est dédié aux raccourcis clavier prédéfinis que l’on peut modifier, bien entendu.
Clipaste sait, selon son développeur, importer directement l’historique de Paste, PasteNow, iCopy et Maccy. La page GitHub explique que Clipaste est avant tout très rapide dans la recherche et qu’il peut prendre en charge un large historique du presse-papiers (plusieurs milliers d’éléments), avec une interface utilisateur toujours très réactive.
Je n’utilise pas d’historique du presse-papiers ; comme je l’ai souvent expliqué, je ne gère que des extraits choisis avec DoubleMemory. Aussi, je ne conserverai pas Clipaste sur mon Mac, mais c’est une solution gratuite qui est au niveau de l’offre payante sur ce secteur applicatif. Si vous avez un renouvellement d’abonnement à l’horizon, je vous suggère d’installer Clipaste et de juger par vous-même s’il ne pourrait pas faire tout aussi bien l’affaire. ✿
Page GitHub de Clipaste
Commandes homebrew d’installation (terminal):
brew tap gangz1o/clipaste
brew install –cask gangz1o-clipaste



Merci, toujours plein d’utilitaires à découvrir. Des fois, juste pour essayer, d’autres fois, je les garde. Dans ce Flash j’ai retenu TypeFire que j’ai installé et qui semble fonctionner correctement; Il faudra voir à l’usage. Ça me permet de remplacer Typinator qui passe à l’abonnement.
Et aussi TrashPanda. Même si j’ai l’abonnement Setapp et que j’utilise CleanMyMac, je trouve que TrashPanda explique bien les actions et donne plus d’info sur les différents fichiers.
TypeShift / TypeFire : Pas testés, mais j’utilise Rocket Typist depuis des années sans souci (mais je ne tiens pas de blog avec WordPress…), de plus il offre le moyen de faire des macros, il est francisé (par moi ;-)), permet une organisation par dossier.
Double réaction :
1) « Aventure Apple – 50 ans » : livre bien sympathique, qui a fait remonter beaucoup de souvenirs sur mes/ces 43 ans du mac, de mes découvertes, de celles de mes enfants, de mes articles et tests diffusés sur MacGeneration,… Bref, bien diversifié, et j’ai mis 2 semaines à le feuilleter avec lenteurs et ravissements.
2) merci pour la découverte de Clipaste, qui semble cocher toutes les cases à ce que je demande à gestionnaire de presse-papier ! Et j’en ai utilisés/traduits de nombreux….
Bonjour,
Je suis le créateur de Promta (https://promta.app) — merci beaucoup pour la mention dans cet article, cela me fait vraiment plaisir.
Promta est un outil pour sauvegarder, organiser et réutiliser instantanément vos prompts IA, sans devoir les réécrire à chaque fois.
Pour remercier les lecteurs de VVMac, je propose -50% sur l’app.
Code : VVMAC50
Lien direct pour en profiter : https://apps.apple.com/redeem?ctx=offercodes&id=6762098714&code=VVMAC50
Si vous testez Promta, je serais ravi d’avoir vos retours — c’est ce qui m’aide le plus à améliorer l’app.
Merci encore pour votre intérêt.
— Vladyslav