FLASH! du samedi 20 juin 2026
HotkeyClash repère tous les conflits de raccourcis clavier et vous aide à les résoudre
Il m’arrive souvent d’être dans une application, d’utiliser un raccourci clavier… et c’est une autre qui « répond » à ma demande. C’est déconcertant et entraîne une perte de temps. Parfois, la situation est bloquante ! macOS n’apporte aucune aide pour résoudre le problème.
Il existe quelques utilitaires qui, comme KeyMinder (dont j’ai parlé la semaine dernière) KeyCue ou encore Keyclu, permettent d’afficher de façon contextuelle la liste des raccourcis de telle ou telle application. C’est intéressant pour les découvrir et les apprendre, mais ça n’aide en rien à résoudre les problèmes.
Supercharge de Sindre Sorhus propose un outil de détection des applications utilisant un raccourci clavier que l’on applique.
L’utilitaire multifonction (payant) Supercharge de Sindre Sorhus (voir les captures ci-dessus) inclut, dans ses Settings > Tools, une fonctionnalité permettant de voir quelles applications répondent à un même raccourci clavier qu’on teste. Dans la même veine, il existait ShortcutDetective, mais il n’a jamais été mis à jour, n’est pas compilé pour Apple Silicon et quitte inopinément sur les Mac récents. Le nouvel utilitaire HotkeyClash que je vous propose de découvrir ici va plus loin, à mon avis.
Son développeur expose fort bien le problème sur son site ; je me permets de vous traduire ici quelques-unes de ses explications…
Trois systèmes distincts attribuent des raccourcis clavier sur un Mac, et aucun ne communique avec les autres :
• macOS lui-même : Spotlight, Mission Control, captures d’écran, changement de source d’entrée… ces raccourcis sont stockés dans la plist des raccourcis symboliques et modifiables dans Réglages Système.
• Les applications utilisant des raccourcis globaux – par exemple, les lanceurs (Raycast, Alfred), les gestionnaires de presse-papiers, les gestionnaires de fenêtres, les outils de capture d’écran. Ces outils enregistrent des raccourcis système qui fonctionnent quelle que soit l’application active.
• Enfin, il y a les raccourcis de menu propres à chaque application. Chaque élément de menu dans chaque application ouverte peut avoir un raccourci ; ils ne s’appliquent que lorsque cette application passe au premier plan.
Il faut en plus tenir compte des modifications créées par Karabiner-Elements ou skhd : ils remappent les touches avant qu’une app ne les voie. De plus, un Mac d’un utilisateur avancé peut compter plusieurs centaines d’assignations actives. Une analyse réelle d’une machine en production a trouvé 736 raccourcis répartis sur plus de 10 apps en cours d’exécution — et 114 d’entre eux entraient en conflit.
Qui gagne lorsque deux apps revendiquent le même raccourci ? Les règles de priorité expliquent les symptômes observés.
Les raccourcis globaux priment sur les raccourcis de menu. Si Raycast enregistre ⌘⇧G globalement, l’élément de menu Aller au dossier du Finder ne reçoit jamais cette frappe, même lorsque ce dernier est au premier plan. L’événement est capté avant que l’application ne le reçoive.
Entre deux raccourcis globaux, le plus récemment enregistré l’emporte généralement. C’est pourquoi un raccourci qui fonctionnait depuis des mois cesse de fonctionner le jour où vous installez ou mettez à jour un utilitaire ou une application sans rapport, mais qui prend la priorité au lancement.
Les outils de remappage se placent devant tout le reste. Une règle Karabiner réécrit la frappe avant même que l’un des éléments ci-dessus ne s’applique.
La conséquence pratique : un conflit est rarement visible dans les réglages de l’une ou l’autre app. Chaque app affiche son propre raccourci comme correctement configuré. Le conflit n’existe que dans l’ensemble de tous, ce que macOS n’expose précisément jamais.
Au lancement, HotkeyClash scanne les applications ouvertes. Il liste les raccourcis clavier qu’elles utilisent et présente un tableau. La liste donne d’abord les conflits de paires d’applications, puis suivent les potentiels conflits impliquant trois ou plus d’applications. Les applications en lice sont affichées dans le cadre de droite. Cela permet de voir que, si les apps X, Y et Z sont ouvertes et que tel raccourci est utilisé par les trois, il y a potentiellement un problème. L’utilitaire précise que les raccourcis clavier globaux et les raccourcis système ont priorité sur les raccourcis propres des applications.
Si un conflit est détecté comme Definite (puce rouge) c’est qu’il y a des applications exploitant ce même raccourci global ; le conflit est avéré : un seul peut se déclencher. Il faut corriger ces conflits avant tout autre. Heureusement, je n’ai que très rarement des conflits de cet ordre.

Si un résultat est déclaré Potential (puce orange), c’est qu’un raccourci global chevauche un raccourci de menu propre à une application. Cela ne pose problème que lorsque cette application est au premier plan, ce qui est exactement le type de bug « ça marche parfois ». J’ai des dizaines de conflits potentiels de ce type, qui généralement ne se manifestent pas, mais parfois si et c’est à s’arracher les cheveux !
HotkeyClash n’a aucun réglage. Il fait un bilan de la situation et permet de comprendre d’où vient un conflit de raccourcis quand il survient. Il n’est pas question de modifier directement les raccourcis. Une fois qu’un scan montre le conflit potentiel, il appartient à l’utilisateur de changer le raccourci dans l’une ou l’autre des applications concernées, dans les préférences propres à l’application (Raycast, Alfred, BetterTouchTool disposent tous d’enregistreurs de raccourcis) ou encore dans Réglages Système > Clavier pour les raccourcis macOS. Ceci fait, on relance l’analyse dans HotkeyClash pour confirmer que le conflit a disparu.
Une autre manière de réagir est de limiter les risques de conflit en ne laissant pas ouvertes toutes les applications lancées au fil de la journée. Il existe des outils pour fermer automatiquement les applications quand elles ne gèrent pas cela elles-mêmes et quand vous n’y pensez pas de votre côté.
Je vous conseille avant tout de lire la suite des explications sur la mise en œuvre de HotkeyClash, mais aussi les différents articles de la page de blog du site. J’y ai appris des tas de choses, très intéressantes mais surtout aussi très pratiques. Vu le nombre d’applications qui restent ouvertes sur mon Mac et les outils que je teste, j’ai chaque jour de nombreux conflits, HotkeyClash me donne déjà un sérieux coup de main.
HotkeyClash est open source et gratuit. Il fonctionne sur Mac Intel et Mac Apple Silicon, sous au moins macOS 14. ✿
Site officiel de HotkeyClash
HelixNotes, une alternative à UpNote, open source, gratuite et locale
Parmi les rares applications de gestion de notes que j’ai beaucoup aimé utiliser, il y a UpNote. Cette application peut être utilisée gratuitement (mais avec seulement 50 notes), mais prendre sa licence à vie très peu onéreuse (40 € environ) ouvre toutes les possibilités. Je ne vais pas vous en reparler en détail ici ; ceux qui ont les archives pourront se référer à VVMac hebdo 103 dans lequel j’avais fait une prise en main détaillée. Certes, UpNote a évolué depuis, mais pas tant que cet article soit obsolète.
Si je vous parle d’UpNote aujourd’hui, c’est pour vous présenter HelixNotes, une alternative moderne, rapide, respectueuse de la vie privée.
HelixNotes est multiplateforme, disponible pour macOS, Windows, Linux et Android. SI j’ai bien compris, une application iOS/iPadOS est en développement aussi. L’application n’est pas native macOS, mais elle n’utilise pas non plus, à la différence de Notion, d’Obsidian et d’autres, le framework Electron ou un autre de ce genre. Conçue avec Rust et Tauri, elle est très légère, fluide, démarre en un clin d’œil même avec des milliers de notes (fichiers .md).
Cette application de prise de notes open-source (AGPL-3.0) ressemble étonnamment à UpNote tant au niveau de son interface utilisateur, en particulier son éditeur de notes, que du cœur de ses fonctionnalités. Elle s’en distingue cependant par plusieurs aspects clés.
D’abord, HelixNotes est centrée sur le format Markdown, avec un rendu en temps réel des balises. J’y tiens beaucoup ! Si, comme moi, vous n’aimez pas voir vos textes oblitérés par les balises de Markdown, l’éditeur d’HelixNotes propose par défaut un mode WYSIWYG fluide. Il ne s’agit pas d’un volet de rendu, mais bien d’un rendu direct, si bien qu’on travaille avec comme on le fait dans Typora ou avec un banal traitement de texte – tout en conservant bien entendu l’indépendance maximale qu’offre le format Markdown. L’éditeur propose aussi des raccourcis (/) pour créer des tableaux, intégrer du code (avec coloration syntaxique) ou des équations mathématiques (en KaTeX) et des diagrammes Mermaid. Bon, si l’on veut bidouiller le texte brut et la syntaxe Markdown, rien de plus facile : on bascule l’éditeur en mode source.

HelixNotes propose en sus une vue Tâches et un Journal intégrés, sans s’appuyer sur des plug-ins comme le font d’autres outils, Notion et Obsidian, par exemple. Elle regroupe automatiquement toutes les cases à cocher ([ ]) disséminées dans les notes, dans une seule vue centrale, dans laquelle on peut attribuer des priorités et des dates d’échéance. Le calendrier intégré permet de créer ou de consulter une note du jour, une fonctionnalité très appréciable.
Inspiré de la méthode Zettelkasten, HelixNotes est à même de relier les notes entre elles en utilisant la syntaxe des doubles crochets [[Titre de la Note]] et, au fil du temps, elle génère automatiquement une vue graphique interactive (Graph View) révélant l’interconnexion des notes. Cette technique permet de constater des rapprochements entre des notes que l’on n’aurait pas découverts à l’occasion d’une recherche sémantique ; on peut s’appuyer dessus pour créer d’autres notes ou enrichir des projets complexes. Toutefois, une recherche ultra-rapide dans l’intégralité des notes créées, est aussi bien là. Pour mieux exploiter encore les notes, l’application propose dans ses réglages de référencer des clés d’API (Anthropic et OpenAI), de se connecter à Ollama pour tirer parti d’autres modèles ou encore d’entrer l’adresse d’un serveur compatible avec l’API d’OpenAI (LM Studio, LocalAI, vLLM…).

Contrairement à d’autres solutions du même genre, pas besoin de créer un compte en ligne pour exploiter HelixNotes. Si l’application venait à disparaître demain, on pourrait ouvrir l’intégralité des notes en toute liberté dans n’importe quel éditeur de texte.
Vous allez me dire, local, c’est bien beau, mais comment je fais pour avoir mes notes sur deux Mac ? HelixNotes n’utilise pas de serveur propriétaire, donc chacun choisit sa méthode. Vous pourriez être tenté d’utiliser votre iCloud Drive. C’est possible, mais il y a des réserves à faire. Il ne faut surtout pas éditer simultanément une même note sur plusieurs machines. Il faut être patient, le temps que le service d’Apple se mette bien à jour, ce qui n’est pas toujours rapide. Vous tirez parti de la fonctionnalité Optimiser le stockage du Mac ? Comme HelixNotes a besoin d’accéder aux fichiers réels, veillez à sélectionner le dossier des notes sur iCloud et demandez dans le menu contextuel Conserver le téléchargement pour être bien certain que vos notes sont toujours disponibles instantanément, même sans connexion internet.
Le développeur de HelixNotes suggère plutôt que vous utilisiez des outils open-source et gratuits comme Syncthing, Nextcloud, ou des services classiques comme Dropbox ou Git. HelixNotes intègre également son propre mécanisme de synchronisation sous la forme d’un serveur WebDAV.
HelixNotes regroupe en une solution de compromis très satisfaisante de nombreuses fonctionnalités souvent proposées par différentes applications. Je vous conseille de bien lire les documents disponibles sur le site web, en particulier le copieux manuel utilisateur dont vous demanderez la traduction à votre navigateur.
Si vous recherchez une solution de création et de gestion de notes, basée sur le texte brut, mais offrant le confort d’un éditeur rich text et de nombreuses fonctionnalités connexes intégrées (et pas des plug-ins)… HelixNotes mérite que vous lui donniez sa chance. ✿
Site web et téléchargement de HelixNotes
Mise à jour du 21 juin 2026
Je n’avais pas vu qu’HelixNotes est une application, pour l’instant, Intel. Elle requiert donc Rosetta 2 pour fonctionner sur les Mac modernes. Merci au lecteur qui m’a alerté sur ce point dans un commentaire ci-dessous.
Dans un an et demi à deux ans (si on ne fait pas immédiatement la mise à jour en macOS 28), HelixNotes ne pourrait pas fonctionner s’il restait en l’état.
J’ai contacté Yuri, le développeur d’HelixNotes, qui m’a répondu qu’il compte bien avoir une version Apple Silicon d’ici là, ainsi qu’une application iOS/iPadOS, mais cela fait plusieurs semaines qu’en Belgique on ne peut plus trouver le moindre Mac mini M4, investissement indispensable à la réalisation d’une app pour les processeurs Apple. Je rappelle qu’HelixNotes est une application totalement gratuite.
Patience, la pénurie actuelle est forcément passagère ; la situation de la gamme Mac mini est certes critique, mais cela ne saurait durer…
Vorssaint, un utilitaire touche-à-tout, gratuit, dans le sillage de Supercharge
Cette application s’installe bien entendu dans la barre de menus, d’où elle propose différentes fonctionnalités, qui ne sont pas toutes affichées dans son popover à géométrie variable ; certaines sont à découvrir dans les réglages.
Apparue le 15 juin sur Internet, elle progresse très vite et ne cesse d’engranger de nouvelles possibilités. En cela, Vorssaint m’a immédiatement fait penser à Supercharge de Sindre Sorhus – utilitaire qui, lui aussi, se bonifie et ajoute à sa boîte à outils de nouvelles petites fonctionnalités presque tous les mois. Mais Supercharge joue beaucoup sur des trucs et astuces pointus, tandis que de Vorssaint regroupe des outils pratiques clés en main, faciles à utiliser, qui ne nécessitent pas de connaissances techniques particulières.
Le popover de Vorssaint peut afficher tous ses blocs d’un coup. Toutefois, sur un petit écran, privilégier un affichage en sections est, à mon humble avis, bien plus pratique. On trouve donc un mélangeur de volume permettant de régler l’audio par application active ; un outil pour conserver le Mac éveillé ; trois modules de supervision du Système, du Réseau et de l’Énergie ; enfin, un module bloque le clavier, ce qui permet de le nettoyer.
Dans les réglages, outre les paramètres de trois des fonctions déjà évoquées, la section Fonctionnalités regroupe des paramètres pour la souris, pour le sélecteur d’applications, le copier-coller, la fermeture des fenêtres/applications. S’y ajoutent un outil de désinstallation d’applications, une fonctionnalité de nettoyage des URL ou encore une étagère pour conserver temporairement des fichiers.
Vorssaint accueille de nouvelles possibilités presque tous les jours ; c’est un chantier à ciel ouvert que déjà plusieurs contributeurs ont rejoint.
L’application est gratuite et open source, et traduite en français. Elle ne fonctionne que sur Mac Apple Silicon, sous au minimum macOS 14 (Sonoma). ✿
Page GitHub et téléchargement de Vorssaint
Mise à jour du 21 juin 2026
Vorssaint ne cesse de s’améliorer et d’embarquer de nouvelles possibilités ; il y a déjà eu plusieurs mises à jour depuis que j’ai écrit cet article, avec des ajouts importants – comme la prévisualisation des fenêtres actives en survol du Dock, une version améliorée du sélecteur d’applications, les données clés temps réel sur le fonctionnement de votre machine, le contrôle du ventilateur (si votre Mac en a un), un gestionnaire des applications installées via Homebrew, la compression de simages et des vidéos, l’OCR de texte…
L’interface utilisateur a été aussi largement optimisée, justement pour faire tenir toutes ces nouvelels fonctionnalités.
N’oubliez pas de mettre à jour Vorssaint si vous l’avez installé !
Et si ce n’est pas encore le cas, n’hésitez pas à découvrir ce très intéressant couteau suisse !
Promotion sur MacOptimizers Premium
Je n’ai pas trop l’habitude de relier des offres des éditeurs. Mais MacOptimizers est une application française, en français, et son développeur Anthony, averti par un des lecteurs de VVMac Le Blog s’est montré très réactif dès qu’un problème est survenu, suite à mon article. Alors, j’ai accepté de relayer sa proposition.

Vous pouvez acquérir la version Premium de MacOptimizers avec une remise de 25 % sur le prix de la licence, entre le 20/06 et le 04/07 ; c’est limité à 1 licence par personne (après vous pourrez de toute façon bénéficier de la remise multilicence).
Au moment de l’achat, il faut appliquer le code promo VVMAC2026.
Merci à Anthony pour cette offre. ✿
Site officiel de MacOptimizers
Forel, dans le même esprit qu’Hazel, en gratuit et open source
Cette nouvelle application, encore en bêta-test, a été développée par un utilisateur d’Hazel qui veut proposer quelque chose d’équivalent, mais gratuit, open source (licence MIT) et local. Forel est donc une application d’automatisation pour macOS, sans intelligence artificielle, basée sur un système classique de règles que l’utilisateur définit lui-même. D’abord conçue avec Tauri, Forel est désormais une application native macOS basée sur le langage et les outils d’Apple.
On crée donc les règles que Forel exécute discrètement en arrière-plan pour garder tout bien organisé. Le principe de base est la surveillance d’un ou de plusieurs dossiers, puis l’exécution de règles d’organisation en fonction des fichiers qui arrivent dans ces dossiers surveillés. Les règles ont un périmètre (toutes les conditions ou au moins une condition), des critères (conditions) et déclenchent des actions.
Il y a encore de larges marges de progression ; le développeur entend ajouter des fonctions suggérées par les utilisateurs pour en faire une application complète.
Forel fonctionne sur Mac Intel et sur Mac Apple Silicon, sous au moins macOS 14. ✿
Pages d’information
Téléchargement sur GitHub
Tabbed associe des fenêtres d’applications différentes dans les mêmes groupes d’onglets
Vous savez sans doute que lorsque vous ouvrez plusieurs fenêtres d’une même application, vous pouvez « faire le ménage » en les regroupant sous forme d’onglets dans une seule et même fenêtre. C’est une solution simple et pratique.
Tabbed se propose de faire quelque chose de similaire, mais en vous permettant de créer des « piles » de fenêtres appartenant à différentes applications.
Par exemple, je travaille sur un projet qui nécessite l’utilisation d’un éditeur de texte, d’un navigateur web et d’un assistant IA… et j’ai soudainement besoin de passer ponctuellement à complètement autre chose. Il me faut dégager un peu l’écran. Je peux évidemment minimiser dans le Dock chaque fenêtre gênante ou bien… utiliser Tabbed qui me propose simplement d’empiler les fenêtres ouvertes de mon projet.
Pour se faire, Tabbed étant bien entendu lancé (il n’est pas nécessaire de le laisser occuper une place dans la barre des menus une fois paramétré), il me suffit de glisser les trois fenêtres concernées les unes sur les autres avec la touche [cmd] appuyée. L’action est nettement visible grâce au voile violet qui s’affiche ponctuellement.
Notez qu’il faut avoir accordé l’autorisation en accessibilité.


En mode compact par défaut, c’est un petit cartouche oblong qui apparaît dans le coin droit du groupe de fenêtres, avec les icônes des applications associées. Je le survole et la barre d’onglets s’affiche, me laissant choisir d’afficher telle ou telle fenêtre du groupe, qui passe au premier plan. Je peux conserver ce mode d’affichage tout le temps que je travaille sur mon projet. Sur l’écran 13” du MacBook Air, cela équivaut à jongler avec des applications en pseudo plein écran, mais sans création d’espace dédié. Si le petit cartouche n’est pas visible à un moment donné, je déplace légèrement la fenêtre ; si elle fait partie d’un groupe, il s’affiche en haut à droite.
La croix de fermeture sert évidemment à retirer une fenêtre du groupe.
L’application Tabbed, gratuite, a été conçue sur macOS 27 dev1, mais elle fonctionne aussi, je crois, sous macOS Sequoia et Tahoe. Elle est encore un peu fragile, et son comportement peut être dérangeant, un peu comme l’est celui de Stage Manager lorsque les fenêtres « valsent » sur l’écran – du moins est-ce ainsi dans mes souvenirs, je n’ai pas activé Stage Manager depuis des lustres. Cependant, si le concept vous intéresse, à défaut de déjà l’installer, gardez le lien dans vos cartons et revenez dans quelques temps, Tabbed se sera sans doute bonifié.
Site GitHub et téléchargement de Tabbed
Un bouquet d’applications gratuites (jusqu’au 24 juin)
Le développeur Joseph Morganelli fête son anniversaire ! À cette occasion, il propose ses applications macOS et iPadOS/iOS gratuitement, sur les boutiques d’Apple.
Attention, c’est jusqu’au 24 juin. Notez que je n’en ai testé aucune.

Les applications potentiellement intéressantes sur Mac sont JoeEditor, un éditeur de texte rapide, minimaliste et natif (marche aussi sur iPad) ; Snipix qui transforme instantanément n’importe quel texte à l’écran en texte copiable grâce à l’OCR embarqué (enregistré éventuellement en Markdown) et décrypte les codes QR et autres codes-barres qui s’affichent à l’écran du Mac ; Basic PDF Reader, un lecteur PDF macOS rapide, léger et natif avec une interface épurée et sans superflu ; ou encore AppSpace Launcher, un hub type Launchpad, permettant de gérer et d’accéder rapidement à toutes les applications macOS. Citons encore, mais pas pour Mac, TruShuffle (musique) et PhotoFlic (photos).
Page MAS de Joseph Morganelli
PRISE EN MAIN ▶︎
LaunchMe propose plus qu’un simple lanceur visuel d’applications

Dans les trois mois qui suivirent la sortie de macOS 26 Tahoe, qui a confirmé la suppression du Launchpad, la grille plein écran de lancement d’applications introduite avec Mac OS X Lion, des dizaines d’applications sont sorties pour relayer les habitudes de millions d’utilisateurs habitués à une navigation visuelle, similaire à celle de l’iPad, et pas prêts de basculer vers des lanceurs comme Alfred ou Raycast.
Ces applications reprenant le fonctionnement du Launchpad, j’en ai évoqué quelques-unes, mais il y en a beaucoup plus de disponibles, tant sur le Mac App Store que, surtout, en direct chez les développeurs – Apple a en effet lancé à un moment une puérile chasse aux clones. Certaines de ces applications sont déjà mortes. D’autres tiennent leur rang et se développent, ajoutant à la fonctionnalité de base des outils différents, complémentaires. C’est le cas de LaunchMe, dont je n’avais pas parlé à l’époque. Au détour de X ou de Reddit, je ne sais plus, mon attention a été attirée par une publication présentant le profil multifonction de cette application. Cela valait sans doute la peine de la découvrir…

LaunchMe est distribué à la fois sur le Mac App Store et directement via un site web. Ce double canal de distribution, système de plus en plus apprécié des développeurs indépendants, permet de proposer une version conforme aux exigences de l’App Store tout en offrant, en accès direct, des cycles de mise à jour plus courts et des fonctionnalités moins contraintes par le sandboxing d’Apple. Je vous conseille de prendre la version du site officiel qui intègre son propre système de mise à jour, très fréquent, alors que la version de l’App Store en place actuellement date de trois mois… Si vous optez pour la version Apple Store, sachez que le site propose (via la page d’aide) de télécharger l’outil LaunchMeGesture qui ajoute la prise en charge du geste à trois doigts sur le trackpad, bien connu des utilisateurs du Launchpad, mais qu’Apple interdit aux tiers d’utiliser.
L’application est proposée en version gratuite, sans échéance, avec un jeu de fonctionnalités réduit, et cependant fort riche. Si vous voulez un équivalent du Launchpad, avec les fonctionnalités essentielles de lancement et d’organisation, et même un peu plus, vous n’aurez pas besoin de sortir la carte bancaire. Les options esthétiques poussées, avec les thèmes avancés, les personnalisations d’icônes tierces, les fonds d’écran vidéo… impliquent l’achat de la licence à vie de la version Pro facturée dans les 25 €. LaunchMe est localisé en français, et les nombreux réglages sont largement commentés dans notre langue.
Problème d’optimisation… c’est réglé !
Pour l’utilisateur Mac, il s’agit essentiellement de restaurer la sensation de l’ancien Launchpad. De fait, LaunchMe réintroduit une grille d’applications en plein écran, la gestion du glisser-déposer pour réorganiser les applications, et la possibilité de créer des dossiers…
Avec entre 400 et 500 applications sur mon Mac, mon exigence d’optimisation est implacable. Or, dès l’installation de LaunchMe, gros malaise… Certes, il y a toujours une phase d’indexation, mais même ensuite, l’application était quasiment inutilisable sur mon Mac. J’aurais pu mettre l’application à la corbeille… j’ai préféré contacter son concepteur, Sergey Newton. Trois heures plus tard, une version optimisée était disponible, et la version suivante a encore amélioré la réactivité de LaunchMe. Bravo pour la réaction positive, alors même que – je l’ai bien compris – dans leur immense majorité les utilisateurs Mac ont bien moins que cent apps à gérer. Mais la sagesse populaire ne dit-elle pas « qui peut le plus, peut le moins » ? Optimiser n’est jamais chose vaine. Bien au contraire. Sans cela, je n’aurais pas écrit cet article, par exemple.
La question de la réactivité étant réglée, je pouvais passer à l’utilisation pratique.
LaunchMe est avant tout un lanceur visuel; mais là où le Launchpad d’origine se limitait à une grille rigide et alphabétique, sauf réorganisation manuelle fastidieuse, cette application mise en priorité sur la personnalisation de l’espace de travail, puis sur l’ajout de fonctionnalités annexes.


L’ergonomie mérite d’être peaufinée
Après avoir fait le tour du dossier Applications (auquel on peut ajouter d’autres dossiers si on ne met pas tout dans la destination prévue par macOS), LaunchMe affiche les fameux écrans en grille. En haut, un champ de recherche, à droite une icône qui déplie une barre d’outils, en dessous les petits points indiquant les pages – hélas, ils ne sont pas interactifs, : cliquez dessus et LaunchMe s’évanouit… ce qui est un peu stupide comme comportement ! On s’attend à ce qu’en cliquant sur un point, la page correspondante s’affiche, non ? En tout cas, moi, oui.
Je regrette tout autant de ne pas pouvoir faire défiler les pages avec les touches fléchées du clavier, mais seulement avec les doigts sur le trackpad. Comme j’ai près de douze pages et souvent des douleurs aux mains, en plus des touches fléchées, j’aurais aimé recourir à de quelconques raccourcis pour sauter d’un coup de la page 2 à la page 9, au lieu de les faire défiler. Mais je reconnais qu’avoir autant d’applications sur un même Mac, ce n’est pas commun.
C’est quasiment le seul point d’ergonomie qui m’a gêné. Pour le reste, LaunchMe est plus que richement doté et bien réalisé. Sergey m’a de plus affirmé qu’il allait améliorer la navigation entre les pages.
LaunchMe joue la carte de la personnalisation
Le fond de page des grilles est complètement modifiable et vous offre la possibilité d’y intégrer une vidéo (MP4, MOV, AVI ou MKV). Grâce aux thèmes graphiques, au choix des polices et à la palette de couleurs, vous pouvez façonner l’interface selon vos envies. Le système va plus loin : vous pouvez faire tomber de la neige ou adapter le fond et l’ambiance de votre écran avec des fonds dynamiques selon le moment de la journée ou les conditions météorologiques locales. Si vous souhaitez créer une atmosphère particulière, tout a été prévu pour. Plus fort, LaunchMe permet de créer des espaces tout aussi personnalisés qui incluent vos applications, mais aussi vos dossiers et vos fichiers – j’y reviens plus loin. De quoi organiser votre environnement comme bon vous semble, en distinguant par exemple un espace dédié au travail d’un espace plus ludique, et ainsi de suite.
LaunchMe propose un très grand nombre de réglages et d’options de personnalisation.
Sur le plan visuel, LaunchMe s’intègre bien à l’esthétique de macOS Tahoe et fonctionne déjà très bien sur mon Mac sous macOS 27 Golden Gate. L’interface use largement des effets de translucidité avec un thème au design Liquid Glass associé aux Clear color icons. Côté accessibilité, LaunchMe prend en charge le mode sombre et des thèmes contrastés, qui limitent la fatigue visuelle lors des transitions vers le plein écran.
Au-delà du lanceur
On peut exploiter LaunchMe à d’autres fins que lancer une application. Contrairement au Launchpad historique qui n’affichait que les fichiers .app du dossier Applications, LaunchMe permet d’organiser conjointement non seulement des applications, mais aussi des dossiers du disque (ceux auxquels le Finder accède). Les dossiers ne sont donc pas là que pour organiser les apps et, dans mon cas, réduire potentiellement le nombre de pages, mais sont de vrais outils de travail. Je peux créer un dossier par projet, avec les applications nécessaires et les fichiers dont j’ai besoin. On retrouve ici la notion d’espace de travail (workspace) que proposent d’autres types d’utilitaires.

La création des dossiers se fait depuis la barre d’outils en haut à droite de chaque page (il faut cliquer l’unique icône pour étendre la barre). LaunchMe propose une interface spécifique pour leur création et leur édition, qui comprend un onglet Dossiers ; la commande Ajouter un dossier permet de naviguer dans le Finder. Là encore, la personnalisation de ces icônes de fichiers et de dossiers est au rendez-vous.
Les très nombreux réglages, rangés en onglets dédiés, facilitent la création d’ambiances qu’on peut mémoriser et même synchroniser par iCloud (avec la version Pro), de quoi séduire les utilisateurs alternant entre des sessions d’études, de travail ou de loisir, en leur permettant de masquer dans telle disposition les icônes qui peuvent distraire, tout en les affichant dans telle autre.
Tableau de bord avec widgets
La recherche d’applications est ultra-réactive. Mais elle ne se limite pas à cela. C’est un peu « caché », mais le champ de recherche joue à Spotlight : il suffit de taper un ou quelques mots et de frapper la touche [tab] pour afficher des fichiers ou des dossiers. Le champ de recherche peut aussi être exploité pour retrouver quelque chose dans l’historique du Presse-papiers ou effectuer des calculs, comme avec Spotlight, Alfred ou Raycast.

En plus des applications et des dossiers, les pages de LaunchMe peuvent accueillir des widgets. Il en existe actuellement huit, les plus récents étant un widget de la météo locale et un lecteur musical (calé sur Spotify chez moi). On peut aussi choisir un calendrier (qui affiche simplement le jour et la semaine ou le mois), des cadres photo, animation ou GIF. Ces widgets sont proposés en différentes tailles. On les dispose comme on le souhaite dans les pages, comme sur l’écran d’un iPad. Cette fonctionnalité peut être vue comme une alternative (encore modeste) aux widgets posés sur le Bureau de macOS (ou parqués dans le Centre de notification).
Malgré quelques défauts d’ergonomie, je trouve LaunchMe intéressant et effectif, bien plus que la plupart des produits similaires. Ce n’est pas une simple béquille nostalgique. En fusionnant le lanceur d’applications, le gestionnaire de fichiers léger, l’outil de recherche et le tableau de bord personnalisé, dans une interface qu’on peut largement s’approprier grâce aux réglages de personnalisation, LaunchMe peut vraiment satisfaire les utilisateurs « visuels ». ✿
Site officiel de LaunchMe














Bonjour et merci pour cette (encore) belle moisson ! Pour mon usage, je retiens HotKeyClash, Forel et Vorssaint. HelixNotes pourrait m’intéresser, mais je suis déjà (mauvais) utilisateur de UpNotes et de Obsidian, je ne vais pas encore démultiplier mes logiciels de gestion de notes ! Merci également pour la promo sur MacOptimizers, j’hésitais à l’ajouter en version complète à ma panoplie (déjà bien garnie !!)
PS: intéressant HelixNote, mais malgré sa logique d’ouverture avec les notes en .md accessibles dans un dossier qu’on peut choisir, cela génère une limite : toutes les notes semblent devoir être dans un dossier unique (?), et ce qui me dérange un peu plus c’est qu’on ne sait pas exactement où il copie les images qu’on peut intégrer dans une note…
La doc dit que c’est quelque part (.helixnotes/attachments), mais je n’ai pas compris à quel emplacement cela correspond ?
J’ai voulu en savoir un peu plus sur HelixNotes, mais je n’ai pas été trop loin, car c’était noté : « macOS · Intel (works on Apple Silicon via Rosetta 2) »… et comme le support rosetta semble vouloir être arrêté par Apple à la prochaine version…
très bonne récolte cette semaine, merci
Bonjour Bernard et merci pour toutes ces applications intéressantes à essayer…
Je suis tenté par HelixNote, mais j’ai l’impression que cette app ne permet pas de créer de mini page web (note en ligne) comme il me semble que c’est possible avec UpNote, mais peut-être que je me trompe… En fait, j’utilise Notion pour cela, mais je suis preneur de solutions alternatives.
Merci pour HotkeyClash qui va me rendre bien des services : j’utilise/personnalise souvent les raccourcis de nombreux utilitaires. Et, en effet, quand il y a conflit, c’est pénible. Je viens de l’installer et le lancer et après un rapide coup d’œil, je vois qu’il y a plusieurs conflits « orange » entre macOS et les apps d’Apple (Numbers, Pages…) Autre avantage est de pouvoir lancer le scan, mais toutefois, je me demande l’intérêt de l’avoir en barre de tâche ? Cela pourrait être une simple app à lance lorsqu’on rencontre un problème, non ?
PS pour le maitre des lieux : faire que par défaut les liens vers les sites des apps ouvrent un nouvel onglet ?