Flash ! du samedi 22 novembre 2025

Chaque samedi, dans la rubrique Flash !, je vous propose une sélection d’actualités de la semaine passée. Des informations brèves ; des pages web à visiter ; des mises à jour de produits déjà chroniqués ; des découvertes sur lesquelles je reviendrai – peut-être – par la suite…


Voir Safari en noir

Ultra légère, sans suivi ni publicité, sans nécessiter de compte et totalement gratuite sur le Mac App Store, l’extension Nuit pour Safari force le mode sombre sur la plupart des sites web (même ceux qui n’ont pas de thèmes sombres natifs), prend automatiquement en compte le mode clair/sombre programmé dans macOS, permet d’activer ou de désactiver l’extension site par site.
Si vous naviguez tard le soir en faible luminosité ou que vous préférez les thèmes sombres à toute heure de la journée, Nuit vaut le coup d’être testée.
macOS 15.6 minimum, Intel et Apple Silicon
Mac App Store


Fortes promotions sur les outils de Sindre Sorhus

Sindre Sohrus est un jeune développeur macOS bien connu, qui a produit ces dernières années, quantité de plus ou moins incontournables applications et utilitaires. Du 28 novembre au 1 décembre inclus, il propose des promotions de 30 % à 50 % sur la plupart de ses titres payants, qu’ils soient distribués par le Mac App Store ou via la boutique Gumroad. Vous en aurez le détail en suivant le lien ci-dessous.

Si vous ne l’avez pas déjà, je vous recommande l’excellent Supercharge (- 40 %), une impressionnante collection d’astuces, de tweaks, de personnalisations, de raccourcis, d’actions… Je suis perdu sur mon Mac quand, parfois, Supercharge ne se lance pas à l’ouverture de session (et ce n’est pas de sa faute).
Page Discounts des apps Sindre Sorhus


Deux nouveaux grands modèles d’IA débarquent

L’IA n’arrête pas sa fulgurante progression. Aucune pause à l’horizon. Quelques jours après GPT-5.1 d’OpenAI, Google a dévoilé Gemini 3 Pro, un tout nouveau grand modèle d’IA aux nombreuses compétences, d’ores et déjà disponible en version Preview pour tout le monde – mais pas en France tant que des questions réglementaires ne seront pas résolues. J’ai pu y accéder en Thaïlande, en activant dans Chrome le Mode IA, mais aussi dans des assistants IA tels qu’Alter et Enconvo – cependant, j’ai très vite atteint la limite d’usage d’un compte gratuit. J’ai basculé sur l’API Gemini, Google ayant ajouté Gemini 3 Pro deux jours plus tard. Gemini 3 Pro est aussi présent dans Google Workspace et les applications Google (plans payants), ainsi que dans Android. Il sera peu à peu omniprésent dans tous les produits et services Google.
Est-ce sur la base de ce modèle qu’Apple aurait pris la décision de s’allier à Google pour s’en servir pour la future version de Siri, toujours attendue au début du printemps dans iOS et macOS 26.4 ? Il s’agit de rumeurs insistantes, mais il n’y a eu aucune confirmation officielle à cette heure.

La stratégie de Google est d’assurer une intégration « intégration ambiante » de l’IA à l’image de l’électricité ou l’eau courante dans nos sociétés modernes (même si une encore large partie du globe n’en profite toujours pas). Une IA toujours présente, aussi bien chez les particuliers que dans les entreprises, innervant tout l’environnement numérique (ordinateur, téléphone, applications, sites distants…) et prête à aider instantanément. Google ne considère pas l’IA comme un outil distinct à lancer ou à ouvrir, comme c’est le cas aujourd’hui lorsqu’on utilise un assistant, que ce soit une application ou un site Web. Google veut « tisser » l’IA dans tout l’environnement numérique. Comme Microsoft avec Copilot. Et ce qu’espère réaliser, à l’échelle de son écosystème, Apple avec Apple Intelligence.

Gemini 3 est un modèle multimodal, capable d’analyser le contenu qu’on lui fournit – sous de nombreuses formes – et de répondre en texte et en image, et même de créer de « mini » applications pour expliquer visuellement et de façon interactive quelque chose ou proposer une simulation.
Gemini 3 Pro ne se contente pas d’attendre les prompts, mais il s’avère capable d’anticiper les besoins et d’entreprendre des tâches de manière autonome.
Même si, très rapidement, nous pourrons bénéficier des avancées de GPT-5.1 et de Gemini 3 Pro et de leurs déclinaisons, de par leur intégration à l’environnement informatique quotidien, et peut-être via Siri sur les plateformes d’Apple, les fonctions les plus importantes, le raisonnement et l’IA agentique, ciblent clairement les développeurs et les entreprises.

Peut-être pas à même de lutter avec ses grands concurrents (?), xAI, la branche IA de l’empire d’Elon Musk, semble vouloir jouer une autre carte marketing avec la version 4.1 de son grand modèle Grok, lancé deux jours plus tard. Grok 4.1 met en effet l’accent sur son style d’écriture et d’engagement conversationnel, plutôt que sur ses capacités techniques – dont il ne manque pas non plus, bien sûr, notamment dans la version Grok 4.1 Reasoning.

Le modèle revendique les deux premières places pour les modèles textuels dans le classement LMArena*, remportant l’intérêt des utilisateurs lors de tests à l’aveugle de différents modèles comparables – mais ni Gemini 3 Pro ni GPT-5.1 n’étaient encore en compétition. Quoi qu’il en soit, le modèle est arrivé en tête sur les critères d’intelligence émotionnelle et de créativité rédactionnelle. Toujours sur les facultés d’intelligence émotionnelle, les modèles Grok 4.1 ont occupé les deux premières places de l’EQ-Bench, et sur le benchmark Creative Writing v3, Grok 4.1 Thinking et Grok 4.1 figuraient parmi les trois meilleurs modèles testés.
Alors que la plupart des grands modèles d’IA communiquent sur leur capacité à raisonner, à coder, à exploiter les mathématiques… Grok 4.1 joue une autre partition mettant en avant la personnalité et l’intelligence émotionnelle.

Grok 4.1 est d’ores et déjà disponible à tous, y compris sur la version gratuite. Il suffit d’aller sur le site www.grok.com et de cliquer sur le bouton Essayer Grok 4.1 du popup d’accueil. Il y a bien sûr des limites d’usage si l’on n’est pas abonné au service premium, à un plan payant de la plateforme X ou à l’API Grok. Au niveau « grand public », il faut faire attention : Grok est bien connu pour son « franc-parler », et négativement réputé pour halluciner « fort », mais xAI assure que cette nouvelle version hallucine moins ; des tests tiers sont nécessaires. L’accent mis sur l’intelligence émotionnelle est un positionnement intéressant. D’ailleurs, OpenAI joue aussi en partie cela avec GPT-5.1, puisque l’utilisateur peut jongler avec huit personnalités différentes.
Reste qu’il faut bien garder en mémoire que l’IA coûte très, très cher, nécessite des investissements colossaux. xAI ne pourra se contenter d’un chatbot sympathique et devra forcément mettre en œuvre une stratégie de monétisation et se tourner vers les entreprises, seul marché à valeur ajoutée ; xAI devra alors aussi démontrer que Grok 4.1 a tous les talents nécessaires pour lutter face à GPT, Claude ou Gemini dans toutes les applications techniques et scientifiques.

Malgré les conflits, les échanges de posts parfois violents et outranciers, et les procès en cours, Elon Musk est revenu à la charge, dès le lancement de Grok 4.1, pour le proposer à Apple comme solution pour le futur Siri…

* Le classement LMArena est un système participatif et subjectif. Il fonctionne en produisant deux réponses pour un prompt donné, entre lesquelles il demande aux utilisateurs de choisir celle qui est « préférable ». Il a été critiqué pour sa facilité à être manipulé par de grandes entreprises qui peuvent tester des modèles inédits et ne publier que ceux ayant obtenu les meilleurs résultats.


Aim and Zoom rectifie les déformations
de perspective

Magré son nom en anglais, cette application est bel et bien d’un petit développeur français, Guy Marandon, à qui nous devons aussi deux autres utilitaires TextFridge et VoicePicker que j’avais chroniqués dans VVMac, il y a bien longtemps. Ces trois titres sont distribués sur le Mac App Store.
Aim and Zoom (Viser puis zoomer) a été développé pour résoudre le plus facilement possible des problèmes de perspective qui apparaissent quand on recadre une photo, surtout prise avec un objectif grand-angle : dès que l’on s’éloigne du centre de l’image, les perspectives apparaissent faussées. Comme je n’y connais rien et que je ne prends pas de photo moi-même, je laisse l’auteur parler :
« Aim and Zoom ne propose pas de déformer arbitrairement l’image ni de créer des perspectives impossibles. Il se base sur la distance focale pour générer simplement l’image que l’on aurait obtenue, par exemple avec un téléobjectif, à partir du même endroit, mais en visant un point autre que le centre de la photo d’origine ».
Selon sa page de présentation, l’application propose de nombreux moyens d’ouvrir une photo, la seule limite étant que l’image de départ ne doit pas avoir été déjà recadrée. Le mode opératoire consiste à viser le centre de l’image et à zoomer. On choisit le ratio de l’image, la définition (nombre de pixels) de l’image créée et le format d’enregistrement PNG, JPG, mais aussi TIFF et HEIC. Pour certaines photos, l’application peut demander de préciser la focale utilisée (équivalent 24×36) ou la taille du capteur utilisé.

Photo originale chargée dans l’interface de Aim and Zoom.
CI-dessous, à gauche, la boule de pétanque déformée ; à droite, après passage par Aim and Zoom.


La nouvelle version 1.1 dispose d’une interface plus claire et de nouvelles fonctionnalités, comme une « ligne d’horizon » que l’on fait pivoter pour orienter le cadre (si l’horizon est apparent sur la photo originale, il suffit d’y placer cette ligne pour que tout recadrage soit automatiquement correctement orienté. On peut positionner des lignes guides horizontales et verticales pour faciliter l’orientation du cadre.
Bref, cette petite application permet de recadrer une photo et de restituer sa perspective naturelle automatiquement en une seule opération.
Son prix est d’un euro. ✿
Informations
Mac App Store


Antidote, une version 12.3 enrichie

Malgré la profusion d’outils de vérification et de correction pilotés par l’IA, je reste un utilisateur quotidien d’Antidote. Je l’utilise désormais essentiellement sur le web, dans l’interface de WordPress, pour réviser les articles de ce blog.
Outre la correction orthographique et grammaticale, éventuellement de la ponctuation, je consulte toutes les reformulations que le service propose, même si je ne retiens pas systématiquement une de ses suggestions – je préfère écrire comme j’écris. J’apprécie plus encore sa bonne intégration à mon environnement de travail.

La nouvelle version, mise à jour gratuite, apporte au corpus français plus de 1 500 nouveaux mots et locutions, 6 500 nouveaux synonymes et 5 000 nouvelles étymologies, sans oublier 54 nouvelles remarques sur l’étymologie de mots et de locutions mystérieuses. Le corpus anglais embarque pour sa part 2 350 nouveaux mots et locutions (memeify, angel’s share, solarpunk, …), 25 000 nouveaux synonymes et 4500 nouvelles étymologies. Le connecteur web intégré à mes navigateurs (Arc, Chrome et Safari) est censé être plus stable – mais, le fait est que je n’ai jamais vraiment eu de problème avec.

Antidote Web en pleine action sur cet article. Suggestion acceptée !

Le mécanisme IA des reformulations est plus rapide. Il fait des suggestions a priori mieux tournées, quand les modèles de langage spécifiquement développés par l’éditeur Druide, jugent qu’une phrase (ou un groupe de deux ou trois phrases) n’est pas claire, mal construite… ou pourrait être allégée et raccourcie. J’avais un problème constant avec cette fonction : assez souvent, sur les trois à cinq suggestions fournies, quelques-unes étaient éloignées du contexte, voire à côté de la plaque. Druide promet que les reformulations sont désormais plus fidèles au texte d’origine. À vérifier dans le temps.
Antidote est commercialisé sur abonnement annuel facturé 59 €. ✿
Informations et souscription


Surf Browser, Deta cesse ses activités

Je vous avais présenté Surf Browser, il y a quelques semaines de cela. Un outil de travail très intéressant, original et performant, allant très au-delà des fonctions classiques d’un navigateur web, et différent aussi des navigateurs IA. Hélas, son concepteur allemand Deta a annoncé qu’il n’arriverait pas à créer une vraie startup sur la base de ce produit.

Deta arrêtera donc, dès la semaine prochaine, les fonctions qui ont un coût d’exploitation : le bouquet de grands modèles de langage, les mises à jour automatiques de l’application et des extensions… Cependant, Surf Browser reste accessible sur GitHub, puisqu’en code libre, et ses développeurs précisent qu’ils continueront à travailler dessus. Ils espèrent que les utilisateurs actuels n’abandonneront pas le projet, d’autant plus qu’il suffit d’apporter ses propres clés d’API ou sa configuration locale pour que les fonctions d’IA de Surf fonctionnent. Cependant, mon avis est que, face à Dia, Comet, ChatGPT Atlas et qu’une bonne dizaine d’autres, Surf n’a plus guère d’avenir, et je le regrette. Difficile de trouver une place sur le marché, même en faisant preuve d’originalité. ✿
Page GitHub


Petrichor, un nouveau lecteur de musique open source à découvrir

J’avais remarqué, il y a quatre mois environ, un post sur le web à propos de Petrichor, une application de musique a priori intéressante. Comme elle n’était qu’en alpha version, je n’en ai pas parlé, mais son développeur a depuis avancé et Petrichor est d’ores et déjà fonctionnel.
Possédant une grande collection de fichiers musicaux accumulés au fil des années, le développeur de cette application recherchait désespérément un bon lecteur de musique hors ligne. D’où la création de Petrichor.

L’application native (Xcode) est bien intégrée à macOS, avec des contrôles de lecture dans la barre de menus et dans le dock, et la prise en charge du mode sombre pour l’affichage.
L’application supporte de vastes bibliothèques musicales contenant des milliers de chansons. Elle mappe les dossiers de musique existants et parcourt très rapidement une bibliothèque de manière organisée, crée des listes de lecture et gère la file d’attente de façon interactive. On peut parcourir sa collection en mode affichage par dossiers lorsque cela est nécessaire, épingler presque n’importe quoi dans la barre latérale pour accéder rapidement à ses morceaux préférés, ou encore aller à un album, un artiste, une année sur un clic droit sur un morceau choisi… Petrichor n’altère en rien les fichiers ou la structure des dossiers, elle lit uniquement les données des pistes pour alimenter sa propre base de données – un fichier de base de données SQLite qu’on peut sauvegarder soi-même si on le souhaite (le fichier petrichor.db se trouve dans le dossier Petrichor > Settings > About > App Data). La dernière version publiée ajoute le support pour deux fonctionnalités clés qui rapproche l’application de ce que l’on attend d’un bon lecteur de musique sur macOS : la prise en charge de nombreux formats audio et un égaliseur.
Manque cependant encore des fonctions importantes, comme l’importation de playlists existantes (M3U), ce qui est dans le plan du développeur. ✿
Informations et téléchargement


ChatGPT Atlas propose sa première mise à jour

ChatGPT Atlas d’OpenAI a été lancé, il y a un mois en exclusivité sur macOS, et déjà une première mise à jour apporte quelques aménagements bienvenus.
Comme Comet, Dia et plusieurs autres navigateurs de nouvelle génération, Atlas est conçu autour de l’IA et de l’intégration avancée de ChatGPT. Par rapport à l’application ChatGPT que j’ai continué d’utiliser au quotidien, la première version était tout de même limitée : je n’avais pas perçu la valeur ajoutée du navigateur.
En termes d’interface utilisateur, cette nouvelle version propose trois modes de gestion des onglets : le mode classique, un mode horizontal à défilement et un mode vertical, les onglets s’empilant alors dans une nouvelle barre latérale escamotable. Le mode vertical est mon préféré, bien qu’il reste ici très loin de ce que propose le navigateur Arc. Je peux épingler des URL au sommet de la barre latérale, mais je n’ai pas trouvé le moyen de créer de dossiers pour organiser les onglets que je souhaite conserver… Sans dossiers ou groupes, ce mode vertical perd de son intérêt quand on a beaucoup d’onglets mémorisés. Sa principale utilité reste bien entendu la bonne visibilité des titres des pages.

Screenshot

Outre les imports classiques d’informations clés (favoris, mots de passe…) de Safari ou de Google au choix, on peut également récupérer désormais les extensions de Chrome. C’est sans surprise, puisque Atlas est basé sur Chromium, comme tous les autres. Un bon import est crucial dans l’adoption d’un nouveau navigateur. S’il faut refaire de zéro son environnement, c’est assez rédhibitoire, même si les fonctions d’IA intégrées s’avèrent alléchantes.

Parmi les extensions supportées, Mots de passe iCloud est essentielle, Apple nous offrant un gestionnaire gratuit. Je l’utilise désormais dans tous les navigateurs. À cette occasion, OpenAI annonce la prise en charge des Passkeys iCloud ; on peut donc peut générer des clés d’accès (passkeys) directement dans Atlas, qui seront synchronisées sur iCloud.
Google Search peut être désigné comme moteur de recherche par défaut d’Atlas, alors que dans la première version, la recherche était centrée sur les fonctions de ChatGPT (y compris web). On peut avoir besoin de recourir à un moteur de recherche classique bien plus souvent et cet ajout-là ne peut que renforcer la position d’Altlas et son statut de navigateur de « plein titre ». Enfin, l’interface de téléchargement a été revue.
Si j’ai bien compris, il pourrait y avoir désormais une nouvelle version hebdomadaire d’Atlas – stratégie des petits pas qui est déjà celle de Dia. Cependant, malgré ces évolutions bienvenues, je ne me vois pas utiliser Atlas à la place d’Arc. ✿
Téléchargement https://chatgpt.com/fr-FR/atlas/

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