FLASH! du samedi 23 mai 2026
Comprendre comment fonctionne l’affichage des métadonnées dans le volet Aperçu
Que vous affichiez les fichiers et dossiers dans le Finder en mode icône, liste ou galerie, vous avez sur la droite de la fenêtre un volet nommé Aperçu. Il est présent par défaut dans ces trois modes. Pour l’affichage en colonne, il faut demander son affichage si vous le souhaitez – cela se fait via le menu Présentation > Afficher l’Aperçu, à l’aide du raccourci clavier [maj] [cmd] [p] ou encore via la palette des options de présentation.
Ce volet présente quelques informations pas défaut. On retrouve toujours les métadonnées de base : la date et l’heure de création, la date et l’heure de modification, mais d’autres métadonnées peuvent être affichées selon le type de l’élément sélectionné – une photo, un PDF ou un tableau Numbers, par exemple. Ce sont les métadonnées que le système a « lu ». L’aperçu ne liste jamais un champ qui serait vide.
Il est possible de modifier les métadonnées affichées par le volet.
Sélectionnez un fichier d’un certain type, par exemple, PDF, cliquez droit sur le fond du volet d’aperçu et optez pour la commande Afficher les options d’aperçu. Cette commande se trouve également listée dans le menu Présentation. Vous pouvez alors modifier la liste des métadonnées, et imposer ou pas l’affichage des actions rapides, option en bas du volet d’aperçu. Les modifications apportées à l’aperçu s’appliquent à tous les fichiers d’un même type – par exemple, à toutes les images, quel que soit leur format.
Si vous êtes attentif, vous noterez un comportement qui va sans doute vous paraître de prime abord étrange…
Prenez un PDF et ouvrez le volet d’aperçu. Ce dernier va peut-être alors afficher sept ou huit métadonnées ou même plus. Mais quand vous demandez Afficher les options d’aperçu, plusieurs de ces métadonnées sont comme effacées du volet… Contrairement à ce que vous pourriez croire, non, ce n’est pas un bogue ! Il y a même une logique à cela…
Le Finder s’appuie sur deux règles distinctes pour afficher les informations dans le volet d’aperçu. Le mode par défaut est automatique. Quand le volet est ouvert, toutes les métadonnées disponibles trouvées pour le fichier PDF (titre, auteur, date, logiciel de création, taille, etc.) sont affichées par le volet. Cependant, dès que vous ouvrez la palette des options d’aperçu, le volet d’aperçu bascule en mode édition de la configuration par défaut. Les métadonnées qui ne sont pas explicitement cochées dans la liste des options par défaut, mais héritées des informations du fichier, sont donc instantanément masquées dans le volet. Vous pouvez alors, dans la palette des options, définir précisément quelles seront les métadonnées qui doivent être systématiquement gérées à l’avenir. Le système ne coche pas de lui-même toutes les métadonnées qu’il a trouvées, mais attend que vous confirmiez en cliquant dans les cases à cocher, celles que vous voulez afficher de manière permanente. Si vous voulez que toutes les métadonnées listées dans la palette des options pour les PDF soient en permanence visibles dans le volet d’aperçu, il suffit de les cocher toutes. Ce choix sera appliqué à l’avenir pour tous les fichiers du même type, sauf si, comme je l’ai dit, les métadonnées attendues n’existent pas pour un fichier particulier. ✿
Puis-je utiliser un même disque externe pour TimeMachine et pour stocker d’autres choses ?
Voici une question qui revient souvent ; encore cette semaine, j’ai eu un message. La réponse courte est : oui, vous pouvez parfaitement faire cohabiter sur un disque une sauvegarde Time Machine et autre chose. C’est ce que je fais avec mon mini disque externe de 1 To, qui est à la fois un disque « normal » et mon disque Time Machine.
Si vous voulez un disque Time Machine « sanctuaire », dédiez-le à cette fonction. Créez-le directement dans Réglages Système > Général > Time Machine. Ne vous posez plus de question.
Chez moi, la sauvegarde Time Machine est bien plus prosaïque : je ne sauvegarde que quelques dossiers personnels (dont ma base DEVONThink) et mon dossier VVMac. J’en ai exclu toute autre chose. De plus, j’efface cette sauvegarde tous les six mois pour la recréer de zéro. Time Machine me sert essentiellement à récupérer des fichiers récents que j’aurais pu supprimer par inadvertance ; c’est donc un simple filet de secours, mais il est particulièrement efficace et très simple à utiliser. Dès lors, pourquoi gaspiller un disque
de 1 To juste pour cela ! D’autant que j’ai également une sauvegarde complète sur un NAS Synology.

Dans l’approche qui est la mienne, Time Machine sauvegarde dans un conteneur APFS sur mon disque externe. Ce n’est pas une partition. La partition, c’est lourd, c’est rigide, et ça n’a, selon moi, plus aucun sens depuis que APFS est le système de fichier par défaut de macOS. Un conteneur, c’est parfait. Sa création se fait d’un clic ; son effacement aussi ; sa recréation idem.
Pour ce faire, je passe par l’application Utilitaire de disque (Applications/Utilitaires).
Dans le menu Présentation, l’option Afficher tous les appareils est cochée. Dans la barre latérale de gauche, je sélectionne le conteneur situé dans le disque externe physique, puis je clique sur Ajouter un volume APFS dans le menu contextuel. Je le nomme Time Machine. Utilitaire de disque va créer le volume, par défaut dynamique ; il prendra la place nécessaire sur le disque au fur et à mesure que la sauvegarde Time Machine va inéluctablement grossir. Je pourrais toutefois gérer l’option Taille afin de limiter le phénomène. Par exemple, je peux décider que, sur ce disque de 1 To, 750 Go sont accordés à Time Machine et le reste est à disposition de tout autre stockage.
Dans Réglages Système > Général > Time Machine, je désigne ce volume APFS que je viens de créer comme sauvegarde Time Machine… Une nouvelle sauvegarde démarre dans les minutes qui suivent.
Si vous avez un disque de sauvegarde Time Machine déjà en place dans lequel il y a largement de la place libre dont vous aimeriez tirer parti, ponctuellement ou même sur le long terme, vous pouvez suivre la même procédure.
Ouvrez Utilitaire de disque. Sélectionnez le disque qui contient la sauvegarde, puis dans le même conteneur, créez un nouveau volume APFS. Utilisez ce nouveau volume comme un disque externe (il va monter dans le Finder comme tel) pour y stocker ce que vous voulez ; cela n’aura pour impact sur Time Machine que de réduire effectivement son espace de sauvegarde à l’avenir. Rien ne vous empêche, si vous n’avez plus besoin du volume supplémentaire créé, de le supprimer avec Utilitaire de disque : Time Machine récupérera automatiquement tout l’espace du disque pour son seul usage. ✿
Une nouvelle application « deux-en-une » pour Homebrew
Je vous ai déjà parlé, en septembre dernier, de WailBrew, une interface graphique pour HomeBrew. Plus récemment, j’ai commis un petit laïus sur TopOff, un outil qui gère les mises à jour Brew depuis la barre de menus. Je vous propose aujourd’hui de découvrir une nouvelle application gratuite, AutoBrew développée par Marcel R. G. Berger.
C’est une application à deux faces. D’une part, elle fonctionne de façon assez similaire à TopOff pour assurer les mises à jour depuis la barre des menus, d’autre part, elle déploie à la demande une interface graphique complète permettant de visiter la logithèque Homebrew de plusieurs milliers d’applications à télécharger et à installer. Elle réunit donc les deux fonctions principales en une seule application.
AutoBrew est gratuite et traduite en français. Le plus simple est de l’installer avec… Homebrew depuis son dépôt GitHub.

Une fois installée, AutoBrew ajoute donc un module à la barre de menus. Après scan de votre configuration, il propose les mises à jour nécessaires, s’il y en a. Vous pouvez d’ailleurs régler pour la suite un déclencheur de mise à jour dans les Réglages, soit à l’occasion d’un moment d’inactivité, soit à une heure fixée d’avance, mais la recherche manuelle est aussi possible à tout moment. Le popover propose aussi l’accès au BrewStore.

C’est la bibliothèque des applications brew. Une fenêtre classique s’ouvre très inspirée de l’interface de la Mac App Store. Sa barre latérale propose une section Découvrir. La section Installées énumère, elle, les applications présentes sur le Mac (quelle qu’en soit l’origine) et, à droite de chacune d’entre elles, le bouton […] peut proposer des opérations si l’application est également disponible via Homebrew. On peut aussi rechercher les mises à jour et les effectuer depuis cette fenêtre.
La fonction Instantanés mémorise l’état d’une application avant de la mettre à jour, afin de pouvoir y revenir au besoin à la version précédente, une sorte de mini Time Machine.
Ensuite, la section Catégories reprend la bibliothèque Homebrew de façon structurée ; en regard de chaque application, on trouve le bouton Installer ou Ouvrir si l’application est déjà installée (il y en a sans doute d’autres selon les circonstances). ✿
Page GitHub de AutoBrew
Mise à jour au 23 mai 2026
Une version 2.2.2 a été mise en ligne hier soir par Marcel R. G. Berger, le développeur d’AutoBrew. De ce que j’ai pu rapidement voir ce matin, cela concerne essentiellement le module de barre de menus avec des réglages plus fins pour la mise à jour des casks et des formulae. Dans la BrewStore, un lien pour le support a été rajouté, mais si vous avez un problème, consultez avant tout la documentation complète et très détaillée, proposée en ligne sur la page GitHub de l’application.
Par ailleurs, l’application qui n’était compatible que macOS 26 prend désormais aussi en charge les versions 14 et 15 de macOS.
Des conseils pour faire son choix dans la jungle des applications de dictée vocale
Depuis plusieurs mois, je m’intéresse à la possibilité de remplacer la frappe au clavier, effrayante chez moi, par la dictée vocale. Là où il n’y avait que quelques applications proposées à l’automne dernier, on se retrouve aujourd’hui, vibecoding aidant, face à une déferlante d’applications qui semblent toutes faire la même chose…
Comme il n’est pas question de TOUT tester, il faut tenter de faire son choix à partir des descriptifs qu’on trouve tant sur le Mac App Store que sur Reddit ou sur les pages web que la plupart des développeurs de ces outils créent.
Après y avoir passé pas mal de temps, je me suis forgé une grille de lecture qui m’assure qu’une application que je vais télécharger répond à mes critères, du moins à la plupart d’entre eux.
Avant de commencer, je vous conseille de faire déjà des tests de la fonctionnalité de dictée qu’Apple fournit en standard avec macOS. Elle a été grandement améliorée dans macOS 26 Tahoe. Elle me semble tout à fait suffisante pour dicter des choses courtes : un bref e-mail ou un prompt dans le champ d’un chatbot. Il y aura sans doute des corrections à faire au clavier a posteriori, car cette dictée n’est actuellement pas épaulée par une fonctionnalité d’IA assurant une analyse en temps réel et la correction automatique. On n’a pas non plus la possibilité de créer un dictionnaire auquel elle pourrait se référer afin de mieux gérer les noms propres ou les termes liés à une activité professionnelle, termes qui ne sont pas présents dans le corpus général de son vocabulaire.
Trois modes de fonctionnement
D’abord, on peut classer les outils existants selon leur mode de fonctionnement.
Les plus nombreux n’affichent rien durant la dictée proprement dite, puis ils « écrivent » le texte d’un coup à l’endroit du curseur de texte, dès que celle-ci est achevée.
La seconde catégorie affiche en surimpression durant la dictée un cartouche dans lequel le texte « s’écrit » en temps réel (comme dans la capture de Spokenly, ci-dessous) avant d’être reporté dans le document dès que la dictée est terminée.

Enfin, la troisième catégorie fonctionne de façon similaire à la dictée d’Apple : le texte s’écrit en temps réel et directement à l’endroit du curseur de texte. Je ne connais que trois applications qui ont cette approche : Hush Touch (qui ne gère que la langue anglaise actuellement et rien n’indique qu’il prendra en charge d’autres langues) ; Soink (qui devrait sortir de bêta sous peu, je le teste depuis plusieurs mois maintenant) ; et Codictate qui est, elle, opérationnelle. Je reviendrai sur Soink et Codictate dès que j’en aurai une bonne et assez longue expérience.
Grosso modo, les utilisateurs se divisent en deux groupes. Ceux qui ne regardent pas l’écran quand ils dictent ; ils choisiront une application de la première catégorie ou de la seconde éventuellement. L’autre groupe réunit ceux qui apprécient de suivre à l’écran, en temps réel, la transcription proposée par l’application. Il y a d’excellents arguments avancés par les tenants des deux approches. Je fais plutôt partie du second groupe.
Une fois que l’on a déjà fait le choix du mode opératoire, d’autres autres critères sont à prendre en compte pour se déterminer.
Un premier point «annexe » important à vérifier lorsque vous faites des tests, surtout si vous êtes amené à utiliser la dictée dans un environnement public (bibliothèque, café, bureau partagé…) est de choisir un modèle de transcription capable de détecter la voix « murmurée » . Pour cela Il faut disposer d’une application de dictée qui permette de choisir un modèle de ce type – de nombreuses applications ne proposent qu’une toute petite sélection de modèles de transcription qu’il faut les tester un à un pour vérifier que VOTRE parole murmurée est correctement prise en charge.
Même chose pour un autre point essentiel : la ponctuation. Si le modèle et éventuellement l’application qui y met son grain de sel gèrent mal la ponctuation et qu’il faut ressaisir virgules, points-virgules, points d’exclamation… à la main, le gain apporté par la saisie vocale est anéanti. Une mauvaise gestion de la ponctuation peut à elle seule annuler le gain de temps, parce qu’on passe tout son temps à corriger les virgules. Ça vaut le coup d’en tester plusieurs avant de choisir.
Dictée et post-traitements
Il y a des applications qui n’assurent que la dictée, comme le fait la fonctionnalité Dictée d’Apple. D’autres, en revanche, appliquent immédiatement des post-traitements IA sur ce que le modèle vocal a transcrit. Cela peut inclure la suppression des mots ou des formules de remplissage (« heu », « bah », « hum », mais parfois aussi des combinaisons plus complexes) et des certains tics de langage, la gestion avancée de la ponctuation, ou encore la prise en compte d’un dictionnaire utilisateur.
Ces post-traitements sont ultrarapides : vous ne vous rendez compte de rien.
Il y a donc, dans ce cas, deux modèles à la manœuvre : celui qui effectue la reconnaissance vocale et sa transcription, puis celui qui assure le reformatage avec plus ou moins d’impact sur le texte.

Pour le premier, les applications proposent généralement des variantes de Whisper d’OpenAI et des variantes de Parakeet de Nvidia. Si une application est payante, elle doit proposer absolument des modèles temps réel ultrarapides, comme le modèle Soniox Realtime. J’utilise pour ma part Parakeet, dans sa variante V3 multilingue. Je vous conseille de choisir une application qui propose ce modèle ; comme il est libre et gratuit d’usage, aucune application ne devrait faire payer pour cela, certainement pas afficher un abonnement ! J’exploite aussi le modèle Soniox Realtime. Tous deux assurent une reconnaissance que je trouve spectaculaire, tant en temps réel qu’en précision. Utiliser Soniox me permet de suivre des yeux la transcription en temps réel dans un cartouche en surimposition quand je travaille avec Spokenly.


Quelques suggestions de produits
Pour finir, je vous propose une courte liste d’applications qui m’ont séduit lors de mes tests, que j’ai parfois utilisées plusieurs semaines d’affilée. Elles révèlent toutes de la catégorie 2 telle que définie plus haut : elles peuvent fonctionner en parfait temps réel (cela dépend évidemment du modèle de transcription choisi et activé) et affichent le texte transcrit dans un « cartouche » ou une « bulle » : FluidVoice, Spokenly, TypeWhisper et Vowen.
Je pense que, si vous maîtrisez bien le clavier, la dictée est efficace pour rédiger des e-mails et des messages de longueur moyenne, d’une dizaine à quelques dizaines de lignes. Pour des textes plus brefs, autant taper au clavier : je ne pense pas qu’on y gagne à dicter, en termes de temps. Pour ma part, j’y gagne tout de même beaucoup, car je tape très mal et la dictée me fait le plus souvent économiser le temps de correction, de relecture personnelle et de relecture IA. La dictée est aussi très pratique pour noter des idées à la volée ; je le fais dans Wisp, Notes ou toute autre application correspondant à la situation. C’est évidemment idéal sur un iPhone, sur lequel je ne tape plus depuis longtemps, le clavier du 13 mini étant bien trop petit, même pour mes petits doigts.
En revanche, je n’ai pas suffisamment dépassé l’appréhension que j’ai à dicter des textes longs, comme mes articles. Je peux dicter des bribes de mes articles, mais tout se joue, surtout au final, au clavier. Parler à mon Mac, c’est bien plus intimidant que de parler à mon smartphone. C’est un sentiment personnel étrange. J’ai un plafond de verre à briser, et cela peut prendre du temps – peut-être cela n’arrivera-t-il jamais ? J’ai aussi le problème de partager mon espace de travail avec quelqu’un ; il a beau avoir souvent un casque ou des écouteurs sur les oreilles, cela me gêne de dicter. Pour des choses courtes, avec le bon outil, murmurer, cela marche bien, mais ce n’est guère tenable pour plus que quelques lignes. Personne n’est habitué à parler à voix très basse.
Les essais nombreux que j’ai effectués de la Dictée d’Apple n’ont pas été concluants. Je me suis donc tourné vers d’autres outils disponibles. Le premier que j’ai vraiment utilisé dans mes activités, qui m’a d’emblée séduit, et que j’utilise toujours aujourd’hui, est Spokenly (et les captures qui illustrent cet article ont été réalisées en cours d’utilisation lors de ma dictée). Comme j’avais participé à l’automne à son bêta-test, je bénéficie d’une licence à vie gratuite. Spokenly peut également être utilisé gratuitement avec des clés API personnelles ou avec des modèles vocaux et des LLM locaux. Sinon, il faut évidemment s’abonner afin de couvrir a minima la consommation d’IA. Bien que Spokenly soit mon outil de dictée préféré, je ne cesse d’en installer d’autres pour les tester au cas où. J’ai découvert quelques perles qui ne sont pas encore assez matures pour que je les utilise. Je vous en reparlerai une autre fois. En fait, il en sort quasiment un à trois par semaine et encore, ne suis-je sans doute pas au fait de tout ce qui est lancé dans ce domaine. ✿
Aerial, une version 4 en mode majeur !
Le projet open source Aerial s’est donné, dès son lancement en 2015, pour mission d’offrir aux utilisateurs de macOS les vidéos aériennes qu’Apple réservait à son boîtier Apple TV. Plus récemment, avec Sonoma, Apple a intégré cette possibilité, mais, comme souvent, c’est a minima qu’elle le fait. Même si la précédente version d’Aerial était déjà meilleure que cette intégration « maison », il devenait nécessaire d’en proposer une mise à jour importante, d’autant que sous macOS Sequoia et Tahoe (et peut-être même avant), évolutions techniques obligent, Aerial connaissait des difficultés.
La version 4 d’Aerial, développée par des passionnés, sous la baguette de Guillaume Louel qui coordonne le projet depuis la version 1.5, est donc un changement profond. C’est en fait une toute nouvelle application qui nous est proposée, même si l’on n’est pas dépaysé en la découvrant. Beau tour de force !
Outre les bogues réparés et l’ajout de nouvelles fonctionnalités et de nouvelles vidéos, un gros travail a été fait en coulisses ; Aerial 4 s’appuie désormais – et c’est le premier économiseur d’écran issu d’un développement tiers à le faire – sur l’API privée d’Apple qui motorise les économiseurs de macOS depuis Catalina. En faisant ce choix, Aerial 4 est désormais une application sandbox, légère, parfaitement compatible avec macOS 26 Tahoe (sans l’exiger toutefois, macOS 15 Sequoia est pris en charge). Elle est encore proposée pour les plateformes Intel et Apple Silicon.

Aerial 4 gère aussi bien le fond d’écran du Bureau que l’économiseur d’écran de veille et de verrouillage de session.
On peut utiliser des vidéos différentes ou la même, avec un passage en douceur entre l’économiseur et le fond d’écran quand le Mac sort de veille ou qu’on se reconnecte à la session. La vidéo de l’économiseur ralentit doucement pour devenir un fond d’écran du bureau insensiblement animé (cela dépend aussi de la vidéo en cours de lecture). Pour limiter l’impact négatif sur le matériel, notamment la batterie, la lecture de la vidéo se met automatiquement en pause lorsque plusieurs fenêtres sont ouvertes ou même quand une seule fenêtre recouvre plus de X % de l’écran. L’animation reprend dès que le bureau est libéré. Tout cela est à paramétrer en jonglant avec les multiples réglages et options. Notez que l’interface est en anglais, ce qui peut effectivement gêner des utilisateurs lors de la mise en place de l’application. On s’aidera alors de la section FAQ du site, très détaillée que le navigateur web traduira en français.


La bibliothèque comprend une vingtaine de nouvelles vidéos filmées à 240 images par seconde, et la section Expansions propose des packs de vidéos (20 par pack). Deux sont gratuits, les autres sont à acheter en ligne si on souhaite enrichir sa bibliothèque (attention,
la « collection » peut revenir chère : comptez de 10 à plus de 30 dollars par pack).
Si cela ne vous suffit pas, ou que vous n’avez pas de budget, vous pouvez également utiliser avec Aerial 4 vos propres fichiers .mp4 ou .mov.
Enfin, l’application prend aussi en charge les flux RTSP, le streaming HTTP et les lives YouTube. L’idée est de permettre aux utilisateurs d’afficher une caméra en direct – une webcam de paysage ou de ville – directement sur l’écran en veille. Pour ce faire, Aerial s’appuie sur yt-dlp, un outil tiers servant à gérer les flux vidéo en ligne.

L’éditeur d’overlays – des « widgets » qui s’affichent en surimposition des vidéos – a été entièrement repensé ; visuel, il propose maintenant une personnalisation plus poussée d’autant queon peut voir en temps réel à quoi ressemblera l’écran de veille au fur et à mesure qu’on le configure. Plusieurs types d’informations peuvent être ajoutés par-dessus les vidéos : l’horloge, la localisation et les prévisions météo, le titre du morceau de musique en cours de lecture ou encore la légende de la vidéo mentionnant le lieu où elle a été filmée. L’éditeur gère jusqu’à sept zones, chacune pouvant accueillir un de ces widgets, de quoi faire de l’économiseur d’écran un tableau de bord à la fois beau, dynamique et informatif.
Malgré le travail important des développeurs pour repenser et moderniser l’application et l’enrichir de fonctionnalités avancées, Aerial 4 reste un projet totalement gratuit et open source (on peut toutefois contribuer via le site Buy me a coffee ou en achetant un ou plusieurs packs Expansions). ✿
Site officiel d’Aerial 4
Créez vos livres audio M4B avec AudioBo
Créée par le développeur ukrainien Vladyslav Gorokhovskyi, cette application pointue de par le domaine ciblé, mais d’usage tout public et simple de mise en œuvre, a été spécialement conçue pour l’univers Apple – en particulier pour macOS (14.6 ou plus récent). Objectif ? Créer des livres audio. Elle transforme divers formats audio sources, comme le MP3, le FLAC, l’Ogg, ou encore l’Opus, en conteneurs M4B structurés.

Le choix du format M4B ne relève pas du hasard : c’est le format standard de l’application Apple Books (disponibles sur tous les matériels Apple), de CarPlay et des anciens iPod. Ce format « maison » assure une navigation précise et fiable, in fine une expérience bien différente et meilleure qu’en offrirait une simple playlist de fichiers MP3. Vous pouvez regrouper un ouvrage entier dans un seul fichier consolidé, quelle que soit sa durée, avec une parfaite gestion native des chapitres grâce aux standards QuickTime (chap) et Nero (chpl). La toute crécente version 1.3, entièrement localisée en français, joue la carte du local et de la confidentialité via le Foundation Model d’Apple Intelligence exploité en coulisses pour l’organisation des chapitres, pour nettoyer et corriger automatiquement des titres de chapitres mal formatés ou peu lisibles, y compris en lot, facilitant le traitement de fichiers bruts. AudioBo sait même récupérer les métadonnées officielles sur des plateformes comme Audible, Apple Books ou MusicBrainz.


Développée en SwiftUI et optimisée pour Apple Silicon, AudioBo assure une gestion intelligente du flux audio, peut mettre à jour les métadonnées et les couvertures sans
ré-encodage, pour une exécution instantanée, sans perte de qualité. Si les sources sont déjà en AAC ou en xHE-AAC, elle les copie dans le conteneur final, sinon, elle s’appuie sur des préréglages optimisés pour la voix, qui jouent l’équilibre de la clarté et du poids du fichier. Mais l’on peut tout à fait prendre le contrôle et ajuster chaque paramètre soi-même, et, dans la foulée, enregistrer un préréglage qui pourra servir d’autres fois.
L’application intègre un lecteur audio complet, qui permet à la fois de tester ses créations et de lire les audiobooks que l’on récupère ailleurs ou que l’on possède déjà.
AudioBo a donc le mérite de remplacer tout un bric-à-brac d’outils, parfois anciens et mal portés d’autres plateformes, par une application moderne, pure macOS, et calibrée pour l’écosystème Apple. Créer de véritables livres audio ou « restaurer » des audiobooks mal ficelés, c’est désormais à la portée de tout un chacun. On peut de plus se faire aisément la main en téléchargeant un audiobook exemple – Treasure Island, un livre en anglais, mais qu’importe – depuis le site d’AudioBo et en l’explorant découvrir les fonctionnalités de l’application.
AudioBo est distribué sur les boutiques d’Apple, en achat unique pour 10 € environ. Une version d’évaluation est aussi disponible en téléchargement depuis le site web de l’application. ✿
Site officiel d’AudioBo
AudioBo sur le Mac App Store
Loop fait danser les fenêtres à l’écran
Loop est gestionnaire de fenêtres unique en son genre, je pense. Open source (licence MIT), totalement gratuit (mais on peut participer par un don), c’est une application macOS (au moins la version 13) qui fonctionne parfaitement sous macOS 26 Tahoe actuellement. Loop est atypique par son mode d’interaction principal. Les réglages se font bien évidemment depuis un module en barre des menus ; ils sont traduits en français. Il faut les essayer tous pour se rendre compte concrètement de leur effet ; Loop est très visuel et difficile à expliquer par écrit ou même oralement. Il faut voir.
Dans la première version que j’avais présentée dans VVMac hebdo, il y a deux ans, le menu listait en premier une commande reprenant les positionnements de fenêtres de l’utilitaire gratuit Rectangle, ce n’est plus le cas. L’application s’est allégée… mais les placements à la Rectangle sont toujours disponibles via un panneau des réglages qui permet d’attribuer à chacune des dix positions gérées par Loop un raccourci clavier. Ce sont des raccourcis simples qui font appel à la touche [cmd] et aux touches fléchées (une ou deux enchaînées).

Mais, ce n’est pas là la façon dont l’exploite Loop. Si vous avec les mains qui ne quittent jamais le clavier, autant utiliser Rectangle ! Non, l’interaction clé de Loop passe par un seul raccourci à choisir (c’est [fn] ou [globe] par défaut) qui fait apparaître une « roue » à l’écran, le Menu Radial. On peut totalement personnaliser ce menu.


Ce dispositif s’affiche à l’endroit du pointeur. Il permet de déplacer très simplement la fenêtre au premier plan. Comment ? On appuie le raccourci de déclenchement choisi. La roue apparaît au-dessus de la fenêtre cible. On déplace le pointeur le long du pourtour de la roue sur laquelle la fenêtre est matérialisée par un secteur contrasté. On passe ainsi en revue les neuf positions possibles. Ramener le pointeur au centre de la roue provoque l’affichage Tout l’écran (qui n’est pas le Plein écran ; la barre des menus et le Dock restent visibles et cela ne génère pas un nouvel Espace). Tout en maintenant l’appui sur le raccourci clavier, on peut affiner l’emplacement pris par la fenêtre en approchant le pointeur de ses bords (le pointeur se transforme en une minuscule flèche) : il suffit de cliquer à répétition pour faire varier la largeur ou la hauteur de la fenêtre.
On relâche la touche quand la fenêtre est à la place voulue.
Dans les réglages, plusieurs options sont proposées pour paramétrer finement la présentation de l‘Aperçu optionnel, durant le déplacement-positionnement.

Après quelques minutes d’adaptation, positionner une fenêtre de cette façon ne prend qu’une seconde. C’est élégant, rapide et précis. Loop ne peut que séduire un utilisateur qui, comme moi, utilise instinctivement davantage la souris plutôt que de multiples raccourcis clavier pour interagir avec le Mac.
D’autres interactions secondaires sont décrites sur la page GitHub de Loop. Pour ma part, j’en reste à la seule utilisation du Menu Radial, en tandem avec l’utilitaire Swift Shift de Pablo Varela qui, pour sa part, permet un déplacement et un redimensionnement libres des fenêtres (sans utiliser ni les bords ni les coins). ✿
Page officielle de Loop sur GitHub
Installation par Homebrew : brew install loop
Tug, un multiminuteur gratuit et amusant
Sur le même mode opératoire, j’ai vu passer trois ou quatre applications ces dernières années. Donc, le concept n’est en rien novateur, mais la réalisation est soignée et Tug s’avère plaisant et utile. Il est en plus gratuit et distribué sur le Mac App Store, pas besoin de faire des acrobaties pour l’installer !
Tug se loge dans la barre des menus. Ce sera peut-être la seule icône colorée de votre barre. Par défaut, il est vert comme une grenouille, mais on peut choisir entre sept coloris dans les réglages (variant en mode clair et sombre). Il a deux minuscules gros yeux globuleux qui suivent les déplacements du pointeur – enfin, il faut avoir soi-même de bons yeux pour s’en apercevoir.


Tug est un verbe anglais que l’on peut traduire en français par tirer ou tirailler, et justement, la petite tête montre un petit bout de langue rouge qu’il faut tirer avec la souris (ou le trackpad si l’on est doué) pour créer un minuteur ou une pause pomodoro. Le temps s’affiche au fur et à mesure que la langue s’allonge dans une belle courbe. Quand on relâche, la petite fenêtre de configuration du minuteur apparaît. Le reste n’est pas compliqué : un titre, un temps, c’est tout. Une zone spéciale sert à paramétrer une pause. Il faut juste ne pas oublier de frapper la touche [entrée] pour confirmer !
On peut créer jusqu’à vingt minuteurs qui fonctionnent simultanément, classés automatiquement par celui qui se finit en premier, et c’est aussi celui-ci dont on peut suivre, en option, le décompte dans la barre des menus. On peut suspendre et reprendre un minuteur, le coupler à une pause pomodoro, et avoir les notifications système. Si on en a marre de tirer la langue de Tug, deux raccourcis globaux permettent d’agir sur Tug au clavier.
Tug ne se connecte pas au réseau. Les minuteurs et les préférences sont enregistrés dans un dossier local spécifique, dans le dossier Application Support standard de macOS. Si vous supprimez Tug, tout s’effacera avec. ✿
Page de présentation de Tug
Page de Tug sur le Mac App Store
Markdown, éléments de balisage de base
Vous êtes nombreux à m’interroger à propos de Markdown, que je cite sans doute très souvent, puisque j’utilise ce système au travers de l’application Typora, mon outil rédactionnel depuis de nombreux mois.
Markdown est un système qui permet d’indiquer, par des symboles simples existant dans le texte brut, les mises en relief dans un texte (gras, italique, titrages…) ou l’intégration d’éléments tels que des liens et des images.
Vous pouvez utiliser Markdown dans n’importe quel éditeur de texte brut. Dans ce cas, il vous faut saisir les balises à la main. Je vous fournis ci-après un petit tableau qui liste les balises Markdown les plus courantes qu’il faut connaître. Pas besoin d’en retenir plus.

Cependant, il existe désormais un grand nombre d’applications sur macOS qui exploitent directement le format Markdown et qui vous dispensent de connaître la moindre balise ; elles proposent des menus ou des palettes popup présentant les principaux éléments de la syntaxe de façon visuelle, comme dans un traitement de texte classique, avec des raccourcis clavier qui reprennent le plus souvent les raccourcis standards. Il n’y a dès lors aucun effort à faire.
Certes, la plupart de ces applications affichent le texte contenant les balises automatiquement introduites, mais quelques autres assurent un rendu en temps réel si on le souhaite ; c’est le cas de Typora, dans laquelle je ne vois presque pas les balises Markdown et avec laquelle je peux donc travailler presque comme dans Pages ou Word.
Vous allez alors me dire : « Mais pourquoi utiliser un éditeur Markdown ? ». Il y a de nombreux arguments pour, mais, à mon avis, le plus important pour moi qui écrit du texte et ne code pas, est que le fichier enregistré est en texte « brut » et donc parfaitement portable. Un fichier Markdown peut être ouvert avec un simple éditeur de texte ; certes, les balises ne seront alors pas rendues visuellement, mais là encore, de nombreux outils, y compris gratuits, existent, et plusieurs extensions pour Coup d’œil permettent aussi de consulter un fichier .md. Typora est une application payante. Alternativement, et basée sur le même rendu en temps réel, je peux vous suggérer l’application MarkText, qui est gratuite et open source (même si elle n’a pas été mise à jour depuis mars 2022, je n’ai pas eu de problème sous macOS Tahoe). Pour Coup d’œil, essayez Markdown Preview, également gratuit. ✿
Se servir d’un vieil iMac comme écran
d’un Mac Apple Silicon ? Du nouveau (à tester)
Marco Caciotti a peut-être trouvé une solution à un vieux problème qui traîne depuis des années, à propos duquel j’ai toujours des questions qui reviennent. Objectif : sortir un vieil iMac du grenier et s’en servir comme moniteur d’un MacBook ou d’un Mac mini Apple Silicon. Je vous le dis tout de suite, n’ayant jamais eu d’iMac, je n’en ai aucun qui prend la poussière, et je n’ai pas pu mettre en œuvre sa solution. Je me contente ici de vous l’expliquer autant que je peux à partir des éléments que j’ai récupérés sur Internet.

TargetBridge est un outil gratuit et open source qui transforme un iMac Intel en écran Thunderbolt 5K pour un Mac Apple Silicon. Apple n’a proposé et conservé le mode d’affichage cible (Target Display Mode) que sur très peu de modèles. Pour pallier à cela, Marco a créé TargetBridge qui diffuse le bureau d’un Mac Apple Silicon sur un iMac Intel de 2017 ou plus récent, via un câble Thunderbolt direct , en utilisant Thunderbolt Bridge, avec des profils allant jusqu’à la 5K en HEVC. La version de cette solution qu’il faut utiliser est la v.2. Elle prend en charge aussi bien le mode miroir que le mode étendu, en streaming jusqu’à la définition de 5120 x 2880 pixels. TargetBridge existe en trois langues, mais pas en français (seulement en italien, en anglais et en allemand pour l’instant).
La source doit être un Mac Apple Silicon, sous au moins macOS 14. La cible un iMac 2017+ sous au moins macOS 13 (néanmoins des test avec macOS 11 ont été menés avec succès). Il faut en outre avoir un câble Thunderbold 3 ou 4.


Marco Caciotti précise bien que, techniquement, TargetBridge n’est pas le mode Target Display natif et ce n’est pas un simple relais DisplayPort brut. Je lui laisse la parole :
« TargetBridge crée une source d’affichage sur le Mac émetteur, capture cette sortie du bureau en logiciel puis l’encode en matériel (HEVC dans les profils supérieurs) avant de l’envoyer via un lien réseau Thunderbolt Bridge direct vers l’iMac receveur où elle est décodée et affichée en plein écran. Il y a de la compression. C’est davantage comparable à un flux d’affichage direct Mac‑à‑Mac, à très faible latence via Thunderbolt plus qu’au Target Display Mode natif. L’iMac ne bascule pas dans cet ancien mode. TargetBridge ne démultiplexe pas un flux DP provenant de Thunderbolt vers le chemin de synchronisation de la dalle. L’application réceptrice reste dans l’espace utilisateur de macOS, reçoit le flux, le décode et l’affiche sur l’écran de l’iMac. »
La présente version 2 va plus loin avec la prise en charge directe de plusieurs iMac depuis un seul Mac émetteur, l’ajout d’une interface émetteur multi-session avec routage et contrôles par session et de la découverte automatique des récepteurs via Bonjour. Cette version optimise de la gestion du bureau étendu et gère la persistance de la disposition lors de la reconnexion.
La solution est composée de deux applications : TargetBridge.app.zip (sur la source Apple Silicon) et TargetBridge-Receiver.app.zip à installer sur l’iMac Intel. L’ensemble se télécharge sur le dépot GitHub.
Page GitHub de TargetBridge
DEVONthink ouvre plus largement ses bases à l’IA via un serveur MCP
Comme c’est désormais le cas depuis la sortie de la version 4, toute mise à jour intermédiaire de DEVONthink reçoit, outre sa numérotation, un « petit nom », à la manière de macOS. Cette nouvelle version 4.3 s’appelle donc Herschel, car DEVONtechnologies a choisi des noms d’illustres astronomes. Caroline Lucretia Herschel (1750–1848) était la sœur du célèbre astronome William Herschel, mais elle a elle-même aussi apporté des contributions significatives à l’astronomie, avec la découverte de huit comètes et de nombreuses nébuleuses et amas d’étoiles.

Pour en revenir à DEVONthink 4.3, c’est une version importante. La 4 de cette application de gestion documentaire accueillait largement l’IA, permettant l’interrogation et l’analyse des bases de données, ainsi que la création de notes et autres types de documents à l’aide de modèles génératifs. Cette fois-ci, l’éditeur présente un serveur MCP qui sert de pont sécurisé et privé pour que des outils d’IA tels que Claude, Cowork, Codex et à d’autres travaillent directement sur et avec les bases de données, sans aucun script ni outil tiers requis. Le serveur propose environ soixante commandes. Pour la sécurité et la convivialité, aussi bien en accès local que distant, les informations privées sont masquées avant leur transmission vers les outils et modèles, en respectant toutes les exclusions IA définies sur les éléments ou les bases de données, et en limitant l’accès aux éléments internes des base de données dans le système de fichiers. Le serveur actif installe une icône dans la barre des menus donnant accès à des commandes pour le contrôler, pour accéder aux réglages ou pour copier l’URL nécessaire.

Toujours dans le domaine de lIA, et sur macOS Tahoe seulement, DEVONthink prend désormais en charge le modèle Foundation d’Apple Intelligence (réglages IA > Chat) et les commandes AppleScript. Pour l’instant, en raison de la très étoite fenêtre de contexte, l’usage ne saurait aller au-delà de tâches simples, comme le renommage ou le marquage. De plus le framework Apple Vision n’est pas exploité. D’autres nouveautés liées à l’IA sont livrées comme un assistant de recherche allégé, un modèle dédié au marquage, et la recherche web via ollama.com.
Du côté du Markdown, qui devient un format de plus en plus central dans l’univers documentaire de DEVONthink (et très au-delà d’ailleurs), le MultiMarkdown 6 laisse la place à un nouveau parseur et à un moteur de rendu qui prend en charge les callouts, les citations, CriticMarkup et qui assure une compatibilité accrue avec les contenus générés par l’IA. L’édition des fichiers Markdown ne peut pas être effectuée en mode rendu, on est obligé d’utiliser les balises « en dur », sauf à ouvrir les documents .md dans Typora ou un autre éditeur avant de les réenregistrer dans la base documentaire.
L’interface de DEVONthink Server (qui permet l’accès et le travail sur les bases de connaissances par l’entremise d’un navigateur web) propose désormais la classification, des commandes de menu contextuel pour déplacer, dupliquer et répliquer des éléments, ainsi qu’un dialogue pour ouvrir des liens d’éléments. Enfin, il faut encore citer un visualiseur PDF amélioré. La liste est encore très longue des ajouts plus mineurs, des corrections, et de l’optimisation des performances. ✿
Site officiel de DEVONthink 4







Bonjour, merci pour vos articles que j’attends avec impatience en fin de semaine. J’ai une question concernant les sauvegardes. Actuellement, j’utilise TM sur un disque spécifique, puis CCC sur un second disque, les deux en USB-C. Et j’utilise aussi Tri-Backup 9 pour sauvegarder sur un NAS Synology mon Mac Mini et deux disques externes. Cependant, Tri-Backup n’est pas développé pour la puce Apple et la Sté Tri-Èdre a cessé son activité, donc aucun espoir d’une mise à jour. Pouvez-vous me conseiller sur un équivalent de Tri-Backup en français. Merci pour votre célérité. Cordialement. Christian
Bonjour,
Merci pour ce flash et pour le menu cliquable en haut, c’est très pratique !
Merci pour ce nouveau Flash du samedi.
Moi aussi je suis grand utilisateur de Markdown, principalement avec Ulysses pour les textes longs et Typora pour les prises de notes plus rapide. Et malgré la satisfaction que m’apportent ces deux applications je suis toujours prêt à en tester d’autres, pour voir.
Ainsi, j’ai voulu installer Marktexts que je ne connaissais pas sur mon macbook air M3, mais l’app n’est pas validée par Apple si bien qu’elle ne se lance pas, comme souvent… sauf que voulant l’accepter via Réglages système > Confidentialité et sécurité, comme d’habitude, je ne la trouve pas comme app à accepter ?
Est-ce un bug de mon ordi (mes ordis car c’est la même chose sur mon Mac mini M4 également à jour) ?