FLASH! du samedi 25 avril 2026
Ce numéro de Flash!, ainsi que le prochain (le premier samedi de mai), sont plus courts que d’habitude. Je suis en France pour deux semaines pour des raisons familiales. Je ne dispose pas du temps nécessaire à la recherche de sujets et à l’écriture d’articles.
Bonne semaine à toutes et tous. ✿ Bernard
Colorisez la barre des menus selon l’application que vous utilisez
AuraBar est une toute petite application qui, selon son développeur, résout deux petits problèmes visuels qu’il a rencontrés et qui le gênaient. Je n’en ai personnellement détecté aucun des deux… mais nous n’avons pas tous la même acuité visuelle ni le même intérêt à repérer ces infimes détails. Pour lui, il y a un conflit visuel entre la barre de menus et les fonds d’écran vifs lorsque les fenêtres sont maximisées ; AuraBar évite la « fatigue visuelle » occasionnée et maintient l’attention sur l’application. Toujours selon lui, il y a un « ennuyeux » écart d’un pixel entre la barre de menus et les fenêtres actives maximisées ; AuraBar le supprime pour une esthétique homogène et professionnelle.
Si j’ai décidé de parler d’AuraBar, ce n’est pas pour ces deux petits problèmes, mais pour son autre fonction, la plus « spectaculaire » : AuraBar offre à l’utilisateur la possibilité de définir des couleurs personnalisées pour la barre de menus en fonction de l’application qui est au premier plan, au lieu d’utiliser une seule couleur pour l’ensemble du système.

Ci-dessus, eM Client est au premier plan, la barre est orange. Dessous, Typora est au premier plan, la barre est violette.

Lorsque je passe d’une application configurée dans AuraBar à une autre, la barre de menus adopte la couleur que j’ai choisie et elle revient instantanément à son apparence standard définie dans les Réglages Système quand je clique sur une application pour laquelle je n’ai pas créé de réglage de couleur spécifique ou quand je reviens sur le Bureau.
AuraBar est, à ma connaissance, le seul outil qui propose cette fonctionnalité. En colorisant la barre de menus selon l’application utilisée, j’ai un confort de travail amélioré : je sais immédiatement laquelle des quatre applications que j’ai paramétrées est au premier plan ; c’est très pratique quand cette application n’a, à un moment donné, aucune fenêtre ouverte ; la barre de menus reste à « sa couleur ».

L’utilisation est très simple. J’ouvre AuraBar ; son seul panneau permet de choisir une application et de lui attribuer une couleur. Je refais cette association pour chaque application que je souhaite distinguer. Pour que cela fonctionne tout le temps, il convient de lancer AuraBar à l’ouverture de la session. Dès lors, la colorisation de la barre de menus s’effectue automatiquement et instantanément. Par exemple, sur mon Mac, lorsque l’application Typora est active au premier plan, la barre de menus est violette. Lorsque je passe sur Chrome, la barre devient brune. Et pour eM Client, j’ai choisi l’orange, couleur de son icône. Si je clique sur le Bureau ou quand j’ouvre une application peu utilisée, non configurée dans AuraBar, c’est la barre de menus « de base », totalement transparente, que j’ai définie dans les Réglages Système, qui s’affiche. AuraBar ne gère pas la transparence ni l’effet Liquid Glass.
AuraBar n’est pas exempte de quelques défauts. J’ai constaté, sur mon Mac, que si je choisis une couleur claire, les intitulés de menus ne sont pas gérés et restent « blancs », comme lorsque c’est la barre de base qui s’affiche, et sont dès lors illisibles. Il y a également un problème quand je passe en plein écran. J’ai fait un rapport au développeur qui m’a répondu prendre en compte mes remarques et m’indique que la prochaine version intégrera les correctifs nécessaires.
Je trouve un réel intérêt à AuraBar et je me suis arrangé, dans mon choix de couleurs, pour en tirer le mieux parti de la version 1.0.2, en attendant la prochaine version.
AuraBar est gratuite, vous pouvez l’installer et juger par vous-même si elle vous apporte ou non quelque chose dans votre usage quotidien. Elle n’est compatible qu’avec les Mac Apple Silicon et macOS 26 Tahoe. ✿
Pages GitHub d’AuraBar
Backdrop 2.5 met votre écran en mouvement
Le développeur et éditeur Cindori, connu pour son outil de maintenance Sensei, propose une nouvelle version de son autre produit : Backdrop. Il s’agit d’une application native de fonds d’écran animés pour macOS qui s’inspire d’une application très connue du monde Windows, Wallpaper Engine, distribuée par Steam. Cette application est la référence en matière de fonds d’écran animés sur Windows, accompagnée d’une immense bibliothèque sur le Steam Workshop ; elle prend en charge les fonds d’écran vidéo/web/interactifs pour un achat unique de 5 $. Bien que, depuis des années, les utilisateurs Mac en réclament un portage sur macOS, il n’existe pas de version pour notre plateforme et il n’y en aura probablement jamais. Backdrop offre l’expérience principale de Wallpaper Engine avec ses fonds d’écran vidéo 4K, sa bibliothèque communautaire, la prise en charge multi‑écrans. Elle est de plus dotée de fonctionnalités spécifiques au Mac, comme les écrans de verrouillage vidéo et un outil intégré de création/édition de fonds d’écran animés. Une licence à vie est proposée à 30 $. Il est aussi disponible sur abonnement pour 2 $/mois ou pour 15 $/an.

La nouveauté principale de cette version (mise à jour gratuite pour les titulaires d’une version 2) est la prise en charge de l’écran de verrouillage du Mac. Cindori assure que Backdrop est la première application à offrir des fonds d’écran vidéo personnalisés à la fois sur le bureau et sur l’écran de verrouillage.
La création d’une liste de lecture personnalisée à partir de la bibliothèque utilisateur, avec prise en charge de la lecture aléatoire et des minuteurs de passage, ainsi que des améliorations de la plateforme communautaire ont été apportées.
La liste de lecture était la fonctionnalité la plus demandée par les utilisateurs de Backdrop. Chaque utilisateur peut désormais avoir un profil public, obtenir des points et des récompenses en interagissant avec la communauté, et trouver facilement plus de contenu proposé par d’autres. Grâce à de meilleurs contrôles par écran, il est beaucoup plus facile de choisir exactement, dans une configuration à deux écrans ou plus, quel écran doit lire quel contenu ; il est possible de désactiver la lecture pour chaque écran indépendamment. Tout le contenu sur Backdrop passe par une analyse avancée afin de rendre la recherche extrêmement performante. On peut filtrer les arrière-plans par niveau de mouvement (statique, lent, moyen ou dynamique) afin de trouver facilement du contenu correspondant à une ambiance donnée.

La bibliothèque propose un large choix de fonds d’écran animés. Plusieurs milliers. Sur certains, l’animation est discrète et plaisante ; sur d’autres, c’est l’ensemble du fond qui se met en mouvement, ce qui n’est pas, à mon avis, forcément une bonne idée pour la concentration – sauf durant des pauses, où un utilisateur qui aime méditer pour déstresser choisira un fond d’écran au déroulé hypnotique. Pour ma part, j’en avais choisi un que j’ai désactivé assez vite : la grande vague qui s’animait détournait mon attention et, surtout, me donnait le mal de mer. Je choisis plutôt des fonds statiques et bucoliques, comme un paysage où seule l’eau du lac clapote.
L’application native macOS est très légère, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer. Elle ne consomme en moyenne que 8 et 11% du CPU de mon MacBook Air M2 et ne prend que 30 Mo de mémoire en fonctionnement. Elle tire pleinement parti du GPU et n’a qu’un impact négligeable sur l’autonomie.
Backdrop est en libre téléchargement et son mode d’évaluation, sans limite de temps, permet d’utiliser jusqu’à trois fonds avec filigrane (dont les arrière-plans téléchargés depuis la plateforme communautaire ou celles que l’utilisateur crée lui-même). La licence fait sauter le filigrane et débloque l’accès illimité à la plateforme communautaire de partage de fonds d’écran. ✿
Page officielle de Backdrop
Apple Notes au quotidien
J’écris régulièrement à propos d’Apple Notes, une application qu’il ne faut plus simplement prendre pour un banal bloc-notes. Certes, ce n’est ni Obsidian ni Notion, mais c’est néanmoins un outil de productivité complet, largement suffisant quand on travaille sur Mac, avec un iPhone et/ou un iPad en complément ; il faut prendre un peu de temps pour découvrir et mettre en pratique des fonctions qui ne sont pas cachées, mais restent pourtant assez mal connues. Voici quelques pistes à suivre…
Optez pour une organisation dynamique !
Beaucoup d’utilisateurs créent des hiérarchies de dossiers et de sous-dossiers pour classer leurs notes. Une approche on ne peut plus traditionnelle, que l’on retrouve en bien d’autres circonstances : les fichiers dans le Finder, les photos (albums) dans Photos… Cependant, si vous avez l’idée que cette structure de plus en plus élaborée et tentaculaire au fil du temps vous aide à exploiter vos notes, il se pourrait bien que ce ne soit pas vraiment le cas. Vous croyez que classer est essentiel. C’est faire fi de ce que l’informatique apporte. Pourquoi reproduire simplement les méthodes d’archivage « manuelles » qui remontent sans doute au Moyen Âge ? Au lieu de ranger vos notes dans un arbre « jungle » de dossiers et de sous-dossiers que vous ne maîtrisez plus, commencez pour vos futures notes à utiliser les tags, les étiquettes.

Un tag dans Notes a la structure #[tag], par exemple #perso, #finances, #vacances, #retraite… Cela présente un double intérêt. D’abord, une note peut être référencée sous plusieurs tags différents. C’est impossible à faire avec des dossiers, sauf à manuellement dupliquer ou « aliasser » les notes. C’est un travail laborieux dont vous pouvez parfaitement vous passer grâce aux tags. Notez aussi que Notes propose désormais une autocomplétion des tags dès qu’on tape le signe #, ce qui évite les doublons (#vacance et #vacances).
Ensuite, au lieu de fouiller dans le labyrinthe de votre structure de dossiers, vous n’avez qu’à procéder à des recherches et à filtrer. Les tags permettent aussi de voir votre base de notes selon différentes perspectives.
Pour compléter le système des tags, si vous tenez à des dossiers, utilisez avant tout les dossiers intelligents qui se remplissent automatiquement de notes selon des critères de recherche constitués de règles et selon des filtres (tags, date de modification, présence de listes de contrôle). Avec les tags et les dossiers intelligents, vous avez là une structure beaucoup plus souple, polyvalente et efficace pour exploiter votre base de données de notes.
Structurez vos notes et utilisez Apple intelligence ou un autre assistant IA
Pour que les notes soient plus efficaces et faciles à lire rapidement, Apple Notes propose différentes fonctionnalités qu’il faut connaître.
Si vous voulez structurer le texte, n’appliquez pas le gras et des tailles de caractères « manuellement » ! Certes, Apple Notes ne permet pas actuellement de baliser la note en Markdown, mais c’est dans le même esprit que vous pouvez (devez) structurer les notes en passant par le menu Format et en choisissant un des styles proposés. Ainsi, toutes les notes seront standardisées, pourront être exportées en Markdown si vous le souhaitez, et vous bénéficiez automatiquement de la fonction des titres et intertitres « repliants ». C’est quoi, ça ?

Quand vous sélectionnez un titre et que vous choisissez le format Titre, vous créez sans vous en rendre compte un système de lecture rapide. Même chose pour les sous-titres et les titres secondaires. À gauche d’un de ces trois niveaux de titre, un chevron apparaît au survol du pointeur, qui sert à condenser ou, inversement, à étendre le texte qui se trouve à la suite .
Si vous avez des notes longues, et même si vous les structurez bien grâce aux commandes du menu Format, optimisez donc encore leur impact en tirant parti de l’IA.
Hélas, si les Outils d’écriture d’Apple Intelligence sont bien disponibles dans Apple Notes et peuvent non seulement corriger les textes, mais également créer des résumés, des listes de points clés, des listes d’éléments ou même des tableaux… le modèle utilisé en coulisses est vraiment faiblard.

Je vous conseille d’utiliser un assistant IA tiers, comme Rewritebar (ci-dessus), Fluent, Echoo ou un autre outil que vous affectionnez. Une fois le résumé et les points clés obtenus, placez ces éléments tout au-dessus de la note originelle (avec un fond pour bien les distinguer). Vous pourrez ainsi prendre rapidement connaissance du contenu, poursuivre la lecture si cela vous intéresse ou passer à une autre note.
Tirez des liens pour ajouter du contexte et du sens
Même si Apple n’a fait jusqu’ici que la moitié du travail, la fonctionnalité de lien est efficace, et il vous faut en tirer parti ! Les liens font vivre la base de données de vos notes ! L’idée la plus simple de mise en œuvre est de créer un tableau de bord ou une table des matières… qui concentre des titres et renvoie vers les notes. Une approche qui peut être thématique.
C’est facile à faire ! Pour créer un lien d’une note vers une autre note, tapez où vous voulez deux fois le signe > (sans espace). Un sélecteur surgit alors dans lequel vous procédez à la recherche de la note à lier.
Le problème qui persiste est qu’Apple ne mentionne pas dans une note les autres notes qui lui sont liées ; il n’est donc pas possible de suivre le chemin arrière (backlink) de façon simple.
Ne tapez plus, dictez !
Si vous disposez d’un système de transcription voix > texte, vous pouvez bien entendu dicter des notes ; c’est souvent plus pratique, même pour des notes longues. Pour ce faire, je n’utilise pas la fonctionnalité Distée de macOS. Certes, le système de transcription d’Apple s’est nettement amélioré avec macOS 26 Tahoe, mais qui est toujours en retrait par rapport à des outils basés sur un modèle vocal local, comme Parakeet ou Whisper Large V3, ou des modèles distants très performants.
En utilisant un tel outil, vous ne conservez généralement pas l’enregistrement audio de la dictée, seule la transcription est « écrite » dans Notes. Par ailleurs, aujourd’hui, la plupart des outils de Speech to Text (STT) tirent également parti de traitements IA qui automatisent la correction globale des propos, voire impactent le ton, ce que le moteur d’Apple ne fait pas – pour l’instant, mais cela pourrait changer avec l’introduction plus « massive » de l’IA dans les plateformes système 27 et le recours à une base Google Gemini. Depuis quelque temps, j’ai délaissé Spokenly pour Fluid Voice, un outil très complet et totalement gratuit. Pour les « post-traitements IA », j’ai entré ma clé API d’OpenAI ; donc je paie la consommation d’IA, cela dépend du fournisseur, mais c’est très, très peu ; j’aurais pu renseigner n’importe quelle autre clé API d’un fournisseur qui me donne satisfaction, comme Gemini, Mistral…
Cependant, si vous souhaitez avoir à la fois l’enregistrement audio et sa transcription, ce qui est particulièrement utile pour les conversations, les réunions…, l’utilisation de la Dictée d’Apple, disponible par défaut dans les plateformes système 26, est un choix qui se tient. Non seulement vous pouvez enregistrer de l’audio directement dans une note, mais Apple Notes va produire le texte en temps réel, et cette transcription reste synchronisée avec l’audio. Cliquez sur une phrase pour écouter exactement ce qui a été dit à ce moment-là. Pour exploiter cette possibilité, c’est très simple : cliquez sur le petit trombone dans la barre d’outils d’Apple Notes, et choisissez la commande Enregistrer l’audio.
Exploitez l’OCR embarquée
Si vous avez un iPhone et/ou un iPad, le même petit outil trombone permet de joindre à une note un scan réalisé avec l’appareil mobile. Non seulement l’image est insérée dans la note, mais, en coulisses, le moteur d’OCR d’Apple décrypte le document (même manuscrit) et l’indexe. Vous n’en obtenez pas une version « texte » comme avec la voix, mais une fois le scan indexé, il devient possible de le retrouver dans les résultats d’une recherche, et éventuellement de le ranger dans un dossier intelligent s’il entre dans le périmètre de la règle qui régit ce dossier.
Tirez parti de la fonctionnalité Notes rapides
C’est fou le nombre d’utilisateurs qui installent des applications en barre de menus pour noter rapidement quelque chose… alors qu’ils peuvent le faire aussi dans Apple Notes et ainsi tout centraliser, bribes d’idées et longues notes développées, dans une seule et même application, gratuite de surcroît. Je vous concède que la mise en œuvre choisie par Apple pourrait être nettement améliorée, mais la fonctionnalité existe et il suffit de s’y mettre pour se rendre compte qu’elle est suffisante – si on fait de son côté un tout petit effort.
Pas besoin d’avoir Notes ouvert à l’ouverture de session et à longueur de temps. Sur Mac et sur iPad, glissez le pointeur ou le stylet depuis le coin inférieur droit. Une note va surgir (si vous n’avez pas modifié les Réglages système par défaut). Sa présentation dépend d’un paramètre dans les Réglages de l’application. Vous avez le choix d’utiliser toujours la même note rapide pour y « empiler » idées, extraits… (hélas, Apple n’a pas prévu de commande pour insérer un séparateur) ou bien vous créez systématiquement une nouvelle note. Toutes les notes rapides sont stockées dans le dossier Notes rapides ; à vous de voir si certaines méritent ensuite d’être taguées, et d’entrer dans votre organisation à long terme, ou si elles partent à la corbeille.
La fonction est intéressante, notamment quand on utilise Safari, car la note va mémoriser l’URL ; quand on revient plus tard sur la page web, la note surgit de nouveau discrètement dans le coin. ✿
Si vous êtes en manque d’un gestionnaire de presse-papiers…
Ce n’est pas ce qui manque sur le marché ! Je ne les compte même plus tellement il en sort de nouveaux au fil des semaines. Bien qu’Apple ait ajouté cette fonctionnalité à Spotlight, il semble que la demande en utilitaires alternatifs ne faiblisse pas. Elle augmente peut-être même au fur et à mesure que des utilisateurs, ayant découvert cette fonctionnalité avec le Spotlight de macOS 26, regardent ce qu’ils pourraient trouver de mieux. En voici un nouveau, gratuit et sympa à utiliser : ClippyBar.

Présente dans la barre des menus, comme son nom le révèle, ClippyBar conserve, selon les réglages de son utilisateur, tout ce qui est copié (des snippets), dans une frise temporelle. On rappelle sa fenêtre à tout moment avec la combinaison par défaut [option] [v] (qu’on peut changer) et on colle d’un clic un snippet mémorisé dans le document ouvert, à l’endroit du curseur de texte ou du point d’insertion.

ClippyBar peut en effet prendre en charge du texte, des liens, des images et des fichiers ; c’est d’ailleurs cette structure de filtres qui permet de naviguer plus rapidement dans la base des snippets. En plus, ClippyBar propose un champ de recherche « floue » (fuzzy) qui fait très vite remonter les snippets correspondants au fur et à mesure de la frappe… Enfin, on peut épingler en favoris des snippets récurrents ; il s’empilent dans la section Pinned Snippets dans l’ordre de leur épinglage. Le nettoyage de la base est également très rapide. Enfin, pour le texte, ClippyBar permet son édition avant qu’on ne le colle quelque part.
ClippyBar, développé par Kebo Software, nécessite macOS 13+ et fonctionne aussi bien sur Mac Intel que sur Mac Apple Silicon. Il convient de lui accorder l’autorisation d’accessibilité pour enregistrer des raccourcis clavier globaux et pour le collage automatique. L’application s’installe sans aucune difficulté depuis le Mac App Store ; elle a donc été signée, notarisée et vérifiée par Apple, ce qui est un bon argument pour certains face aux autres produits que l’on trouve ailleurs et qui causent des soucis d’installation. ✿
uDock, au croisement du lanceur, du launchpad et du Dock
Le Dock est un élément clé de l’interface historique de macOS. Peut-être à cause de ce statut, il s’avère plutôt figé. Il a fort peu évolué avec le temps et reste avant tout un lanceur visuel des applications les plus souvent utilisées, associé à la possibilité de conserver à portée de clic quelques dossiers sur la droite. À cause de sa structure, même sur un grand écran et même en réduisant au maximum la taille des icônes, on peut très vite se trouver limité. C’est mon cas.
Quelles alternatives nous sont proposées ? Quelques substituts au Dock (comme TabLauncher et d’autres) sont apparus tandis que les lanceurs se sont multipliés ; outre Spotlight, on peut choisir Alfred ou Raycast, sans compter d’autres outils similaires peu connus. Il en sort de nouveaux régulièrement. Je vous proposerai sous peu de découvrir SuperCmd.
Alors que le Launchpad n’aura pas survécu à macOS 26, des dizaines d’applications similaires ont envahi le Mac App Store et des services comme Reddit. Toutes ces approches, je les ai testées et je suis finalement revenu à un produit plus ancien, uDock, dont j’ai parlé à plusieurs reprises depuis sa sortie en… 2014, il y a douze ans.
uDock, de l’éditeur Naarak Studio, emprunte librement et avec efficacité des éléments à plusieurs types d’outils : les lanceurs, les launchpads, les docks. L’application est traduite en français, tourne sur Mac Intel et sur Mac Apple Silicon, sous macOS 13+. Sa licence est facturée 24 $ (pour un usage non professionnel et pour tous les Mac de la maison, avec mises à jour, dans un achat à vie). Version d’évaluation de 14 jours.

C’est un panneau de taille fixe (qu’on peut déverrouiller en cliquant sur un petit cadenas pour le redimensionner au besoin). Il s’affiche, d’un clic sur son icône dans la barre de menus ou avec la touche [F1], au centre de l’écran ou, plus généralement, là où il a été éventuellement déplacé.
Ce panneau est composé d’un cadre principal et de trois zones, positionnées à gauche, à droite et en dessous. Le cadre principal reprend, dans son onglet Applications, les applications présentes dans le Dock de macOS, que l’on peut donc masquer. Il est possible de créer plusieurs onglets. Sur mon Mac, le cadre principal accueille ainsi un onglet VVMac contenant des éléments divers dont j’ai besoin pour travailler. Je peux ainsi court-circuiter le Finder. Chaque onglet est une matrice de cases dans lesquelles je glisse des éléments divers : applications, dossiers, fichiers auxquels j’ai besoin d’accéder rapidement, en deux clics maximum. Pour modifier le panneau principal, on clique droit sur l’arrière-plan. C’est en revanche dans le menu trois points (verticaux) qu’on trouve les commandes de création et de suppression des onglets du panneau principal.

La zone verticale à gauche du panneau principal liste les applications ou, plus largement, les processus actifs. La zone verticale de droite présente les disques, les images disques montées (qui ne sont pas toujours visibles dans l’interface du Finder, mais le sont dans uDock) et les stockages réseau (NAS).
Sous le cadre principal, l’étagère peut avoir différents usages ; il faut choisir dans les préférences globales de l’application > Panneau inférieur. Elle peut servir de zone de dépôt et de regroupement, afficher clairement toutes les fenêtres ouvertes, comme un mini Mission Control, ou être alternativement utilisée pour lister les processus en cours et les emplacements si l’on masque les deux bandeaux verticaux de côté.
uDock est flexible et polyvalent, d’où une batterie de réglages nombreux. C’est dans la section General qu’on peaufine des détails fonctionnels et de présentation du panneau principal, et des panneaux annexes Processus, Disques et Panneau inférieur. À cela s’ajoute une section Déclencheurs où l’on peut définir les différents moyens d’invoquer uDock. Enfin, on peut créer des raccourcis clavier pour lancer des applications sans même avoir besoin d’afficher uDock.
Les réglages effectués, on peut les sauvegarder sur iCloud pour les synchroniser avec un ou plusieurs autres Mac du même compte Apple.
C’est grâce à toutes ses facettes qu’uDock conserve au fil des années ma préférence, même si je n’apprécie pas forcément tout et qu’il me manque une fonction de recherche. C’est vrai qu’avec le temps, j’oublie de plus en plus les noms alors que les icônes restent comme gravées dans ma mémoire ; néanmoins, un champ de recherche dans le panneau principal serait le bienvenu. ✿
Site officiel de l’application uDock
Mise à jour lundi 27 avril 2026
uDock a bel et bien une fonction de recherche… évidemment ! Mais elle ne saute pas aux yeux. D’une part, on trouve une commande Rechercher dans le menu hamburger, en haut du panneau de droite. Plus simple encore, faut-il le savoir : il suffit, uDock étant affiché, de commencer à taper quelque chose, typiquement le nom d’une application : une fenêtre à la Spotlight surgit, avec le champ de recherche tout en haut, suivi de la liste des résultats. Merci à Martin, le développeur de uDock, de m’avoir apporté cette précision.





Merci pour cette actualisation simple et claire de Notes et des possibilités de son évolution. Un grand merci aussi pour votre décision de poursuivre et maintenir la philosophie de VVMac.
J’ai également opté, grâce à VVM Le Blog et ses astuces, pour Notes d’Apple qui est bien suffisant pour mes besoins personnels.
Mais pour des notes succinctes au fil de l’eau, j’ai découvert Strflow 1.5 que je commence à utiliser suite à l’article de Bernard Le Du https://vvmac.fr/wordpress_b/strflow-1-5-votre-memoire-de-poche-sur-mac-iphone-et-ipad/
encore une bonne « Note s » pour le blog et son auteur
Bonjour, j’ai justement publié la semaine passée un point sur Strflow. Ce serait bien que vous apportiez votre retour d’expérience en commentaire de cet article.
Merci et bon week-end pour vous et pour vos proches.
C’est vrai que vous parlez souvent de Notes, mais surtout, continuez ! J’apprends des trucs à chaque fois. Aujourd’hui, cette histoire de création de note rapide depuis le coin inférieur droit est extra. Jusqu’à présent, pour moi, c’était plutôt des notes LENTES qui me faisaient pester à chaque nouvelle création. Merci !