FLASH! du samedi 25 juillet 2026

PRISE EN MAIN ►
Docky offre une alternative riche et gratuite au Dock d’Apple

Pendant des années, je ne me suis pas vraiment intéressé au Dock de macOS. Je l’utilisais bien sûr, beaucoup au fil des jours, mais je n’ai jamais cherché à en faire autre chose que ce qu’Apple avait prévu, ni à le parer d’autres atours. D’ailleurs, je l’ai souvent caché pour avoir plus de place sur mon écran. C’est donc un peu par hasard que, la semaine dernière, je vous ai parlé de DockPops. Mais voilà, s’y intéresser de plus près, c’était mettre le doigt dans un engrenage. Sans vraiment chercher, j’ai mis la main sur de nombreuses autres applications. Beaucoup sont intéressantes, mais, cette semaine, je vais vous parler de Docky.

Pourquoi Docky ? D’abord, c’est un argument que je retiens toujours : il est totalement gratuit… ce qui ne l’empêche pas d’être étonnamment riche en possibilités avancées. Certaines relèvent de la mise en scène, de l’apparence, assurant une grande personnalisation. D’autres fonctionnalités ont vocation à être réellement utiles.
Docky est un utilitaire que j’ai installé sur mon Mac depuis quelques jours, et je ne crois pas que je vais le désactiver de sitôt – ça m’empêchera sans doute – pendant quelque temps – de tester d’autres utilitaires du même genre, quoique ce que l’on installe peut à tout moment être ponctuellement désactivé…

Je crois que Docky a commencé sa carrière sous la forme d’une application payante ; il offrait des fonctionnalités gratuites et un plan pro. Mais depuis sa version 0.7, il est désormais open source (licence GPL-3.0) et gratuit, mais si vous l’adoptez, vous pourriez participer financièrement à sa maintenance et au développement de futures fonctionnalités de diverses manières, présentées sur la page GitHub du projet.
On peut donc le télécharger à partir de sa page web officielle, ou bien se rendre directement sur le dépôt GitHub où l’on trouve une image disque. Docky requiert macOS 14 Sonoma ou une version plus récente. Je l’ai installé sous macOS 27 beta dev 4 sans aucun souci jusqu’ici.
Si l’application n’est pas disponible sur le Mac App Store, c’est qu’elle exploite un certain nombre de ressources privées, qui ne sauraient être utilisées par les applications présentes sur la boutique officielle. Le développeur, Jose Quintero, précise qu’elles sont ces ressources ; il s’agit de SkyLight / CoreGraphics Services et de l’Accessibility SPI, incontournables pour positionner les fenêtres, capturer des aperçus et piloter le Dock du système. Par ailleurs, l’application est parfaitement native, construite à presque 100 % avec les outils et technologies d’Apple (Xcode et Swift).

Le Docky dock reprend de base les icônes et la disposition du Dock de macOS, puis vous pouvez faire ce que vous voulez : le personnaliser, rajouter des icônes d’applications, des dossiers d’applications, des widgets, un menu Démarrer…

Docky gère son « Docky dock » qui remplace le Dock de macOS. Il peut être extrêmement personnalisé et propose, en plus des widgets, un écran de lancement en plein écran (launchpad), un sélecteur de fenêtres en direct, des icônes personnalisées et des actions scriptées, ainsi que des dossiers d’applications
De base, l’application demande les autorisations d’accessibilité et d’enregistrement de l’écran, indispensables pour gérer les fenêtres et afficher les aperçus. Selon les widgets que l’on exploitera, elle demandera l’accès aux éléments de Calendrier, de Rappels, de la localisation (pour la météo)… Celles-ci peuvent être accordées plus tard, quand on décide d’activer les widgets correspondants.

Dès qu’on le lance, Docky chasse le Dock de macOS, dont il reprend par défaut toutes les icônes qui y étaient disposées. Il n’y a pas de module en barre des menus. L’accès aux réglages, notamment, se fait en cliquant sur l’un des deux séparateurs présents dans le Docky dock.

Docky est avant tout un outil de personnalisation. Je ne vais pas entrer ici dans les détails de toutes les possibilités, tant elles sont nombreuses et réparties sur plusieurs onglets des paramètres de l’application – laquelle n’est pas traduite en français.

Sélection de quelques écrans de réglages de Docky. C’est en anglais et, vu le nombre d’options et de sous-options, cela peut être un peu ardu, sauf à faire des captures d’écran et à les passer à votre assistant IA préféré. On aimerait que le développeur traduise en français, qui est tout de même une des grandes langues du monde.


Grosso modo, je dirais qu’on peut jouer aussi bien sur la forme du dock que sur son arrière-plan, sa transparence, la couleur du fond et celle de sa bordure, ainsi que l’activation d’un effet « verre » que l’on peut régler… J’apprécie beaucoup la possibilité de changer la forme de l’indicateur graphique qui se trouve sous les applications actives, tant en termes de forme que de couleur ; c’est pour moi un élément visuel clé. J’ai donc choisi un trait épais et blanc, tandis que j’ai opté pour un grenat pour le fond du Docky dock. Tout ressort donc parfaitement et s’harmonise avec mon fond d’écran, lui-même toujours très sombre (alors que je travaille pratiquement toujours en mode clair).
Comme le moindre changement dans les paramètres a un impact instantané sur le dock de Docky, c’est en même temps assez ludique, et on peut obtenir un dock personnalisé que l’utilisateur Mac du bureau d’à côté n’aura pas paramétré.
On peut aussi bien sûr disposer des mêmes réglages de base que ceux du Dock d’Apple : masquer automatiquement ou non, zoomer les icônes au survol… Bref, instinctivement, on sait utiliser Docky à ce niveau, ce qui libère du temps pour se consacrer aux autres fonctionnalités.
Il y a toutefois un petit bug gênant – à moins que ce ne soit une limitation technique ? : je n’ai jamais pu glisser quoi que ce soit sur l’icône de la corbeille. Elle semble réagir, mais tout élément est instantanément repoussé ; il faut cliquer sur la corbeille afin d’ouvrir sa fenêtre et y glisser les éléments à supprimer. Sinon, on peut toujours jeter des éléments à la corbeille avec le clavier, comme d’habitude.

Des fonctionnalités pratiques et utiles, Docky en a beaucoup. Par exemple, on peut placer dans le Docky dock des widgets. Il y en a tout un catalogue : Calendrier, Rappels, Batteries, état du Système, Météo, Lecture en cours… Chacun est proposé en trois tailles différentes (qu’on peut là aussi légèrement adapter). La première réaction est de se dire qu’on ne voit pas grand-chose d’un widget… c’est vrai, mais quand on le survole, sa « tuile » affiche un popover parfaitement lisible, lui.
Reste à trouver comment ajouter des widgets ! Cela ne m’a pas sauté aux yeux. Non, ce n’est pas dans les réglages – où l’on peut cependant fixer différents aspects de l’affichage des widgets. Il faut faire un clic droit sur un des deux séparateurs de base du Dock, et demander Edit Dock… Alors, un grand tiroir s’élève du Dock pour présenter ce qu’il a en réserve : les widgets dans leurs différentes tailles, mais aussi le Launchpad, le menu Démarrer de Docky, des séparateurs et des espaceurs… Le développeur propose aux utilisateurs avertis un kit permettant de concevoir des widgets et des outils à intégrer à Docky.

Docky propose en standard de nombreux widgets. Les « tuiles » correspondantes doivent être glissées dans le Docky dock. De nombreux paramètres de personnalisation sont disponibles.

J’ai ajouté le widget affichant les trois données de surveillance clés de mon Mac, ainsi que les widgets Calendrier et Rappels. On arrange les widgets comme on le souhaite ; on les manipule comme les icônes des applications. Ces widgets affichent les informations les plus récentes lorsqu’on les survole et lancent l’application correspondante d’un clic ; dès lors, je n’ai plus besoin de conserver les icônes de Calendrier et de Rappels dans le Dock ; Docky m’offre la possibilité de les masquer dans le Docky dock (option logée dans le menu contextuel des icônes, affiché par clic droit).

Une fonctionnalité, que je n’ai pas compris comment utiliser au départ, c’est celle des dossiers d’applications (App Folders). C’est un peu le même principe que celui de l’application DockPops.
J’ai été immédiatement confronté à un problème : je ne trouvais aucun menu ni aucun réglage particulier pour créer ces dossiers, qui consistent à regrouper des applications que l’on veut utiliser simultanément sur un projet, par exemple, ou parce qu’il paraît logique de les rassembler afin de gagner de la place dans le Docky dock. Rien n’est indiqué sur le site officiel, ni sur le dépôt GitHub. Il n’y a pas d’aide détaillée dans l’application elle-même.

Les dossiers d’applications, créés par thématique ou dans un autre but, sont pratiques pour gagner un peu de place dans le Dock.

En fait, je l’ai découvert par hasard et c’est tout bête, mais il faut le savoir, alors je vous le dis. Pour regrouper des applications, il convient d’abord de les lancer ; elles sont donc dans le Docky dock ; je glisse alors sur une première icône, puis les icônes des autres applications qui formeront le groupe ! C’est simple, sans interface dédiée, tout en glisser-déposer simplement ! Tout marche comme dans le Dock standard, même les badges des notifications sont bien frappés au coin droit des icônes.
Il y a toutefois deux réglages spécifiques concernant le fonctionnement de ces dossiers. Quand on survole un dossier d’applications du Docky dock dont certaines applications ont des fenêtres ouvertes, Docky les montre automatiquement en miniature ; cela permet de sauter d’un clic d’une fenêtre à une autre.

La première option dans les réglages des dossiers d’applications, activée par défaut, permet de masquer les icônes des applications du groupe quand on les lance ; normalement, par défaut, elles s’affichent dans le Dock de macOS et donc dans le Docky dock aussi ; je préfère ne pas les voir de façon autonome, mais seulement dans le dossier d’applications.

Alors qu’avec DockPops, toute application d’un dossier qu’on lance affiche systématiquement, même temporairement, son icône dans le Dock standard, il y a dans les réglages de Docky un moyen d’interdire que les apps lancées, appartenant à un groupe, aient une présence autonome dans le Docky dock. Par défaut, elles s’y affichent, mais si on a des problèmes de place, on peut donc l’interdire et je trouve cela très bien.

Deux autres différences avec DockPops sont à relever. Les icônes de groupe acceptent d’autres éléments que des applications : des fichiers, des liens, des dossiers… DockPops est donc beaucoup plus complet. Par ailleurs, il est possible d’avoir une même application ou un même autre élément dans plusieurs groupes DockPops, alors que le mécanisme mis en œuvre par Docky ne le permet pas : une application ne peut être glissée que dans un seul dossier. En tout cas, je ne sais pas comment faire autrement…
Utiliser simultanément Docky et DockPops n’est pas inutile du tout. J’ai d’ailleurs apprécié que les dossiers que j’avais déjà créés pour la prise en main de DockPops continuent à fonctionner dans le dock de Docky. Ils le restent tant que DockPops est lancé, et s’il ne l’est pas, cliquer sur l’un de ces dossiers lance automatiquement DockPops. Bien que proposant des dossiers d’applications construits différemment, ces deux applications sont donc compatibles l’une avec l’autre et complémentaires.

Docky propose en outre des fonctionnalités qu’on ne s’attend pas à trouver associées à un dock.
Par exemple, si l’on rajoute l’icône de Docky dans le Docky dock, on obtient un menu Démarrer (on peut aussi détourner le fonctionnement de l’icône habituelle du Finder). Fichiers récents, dossiers principaux, applications récemment ouvertes sont de la partie. Alternativement, si l’on ne souhaite pas rajouter cette icône, une option de Docky permet de lier ce menu Démarrer à l’icône du Finder.

Il est possible de placer dans le Docky dock une autre icône spéciale qui ouvre une mini-application de type launchpad. On retrouve les principales options nécessaires pour modifier la présentation et trier l’affichage des applications. On peut même créer des dossiers, par glisser-déposer. Ce lanceur visuel contient un champ de recherche et on peut naviguer parmi les icônes (soit en affichage par page, soit en affichage papyrus) avec le clavier si l’on ne veut pas lever les mains pour prendre une souris ou utiliser le trackpad.

Par ailleurs, Docky se substitue à l’interface [cmd] [tab] standard de macOS en apportant sa propre solution pour basculer rapidement d’une application à une autre. Son ruban affiche non seulement les applications lancées, mais aussi, lorsqu’on survole une de ces applications, ses différentes fenêtres ouvertes ; on peut donc passer rapidement d’une fenêtre à une autre.

La fonction permettant de basculer entre applications ouvertes n’a rien d’exclusive, mais elle évite d’ajouter éventuellement un autre outil pour obtenir un switch d’applications plus évolué que celui d’Apple.

Aux utilisateurs plus avancés que moi, Docky propose d’exploiter des thèmes personnalisés, de créer des profils (ce qui permet d’afficher des Docky docks différents tant dans leur présentation que dans leur contenu en fonction de l’activité en cours), d’utiliser des automatisations, avec Raccourcis ou AppleScript.

C’est vrai que j’étais au départ plutôt dubitatif. Il y a tellement d’outils de ce genre disponibles aujourd’hui, surtout récents, souvent vibecodés sans expertise ni talent… Mais Docky m’a séduit et reste sur mon Mac à demeure. Et si vous recherchez quelque chose qui vous aide à construire un ou plusieurs docks à votre goût, Docky est à tester en priorité. ✿
Page web officielle
Page officielle sur GitHub
Homebrew : brew install –cask josejuanqm/tap/docky


Habillez votre écran de papier avec PaperScreen

Je vous avais déjà présenté Paperman, une belle application qui papérise l’écran en le recouvrant de textures conçues mathématiquement. L’idée devait être bonne puisque depuis au moins trois autres produits sont sortis sur le marché. Je veux vous présenter ici PaperScreen qui l’avantage d’être gratuit et open source. Pratique pour tester l’intérêt d’un effet papier.
Il n’est pas doté d’une interface de sélection et de réglages aussi travaillée que celle de Paperman, et il a moins d’options, mais il fait grosso modo le travail avec discrétion et efficacité.

L’effet est subtil ; je ne pense pas que vous puissiez vraiment vous en rendre compte avec ces captures d’écran – sauf si j’avais exagéré délibérément l’effet, ce qui n’apporte rien et s’avère tout à fait contre-indiqué ! Il faut faire soi-même l’expérience visuelle de PaperScreen ou de Paperman pour en comprendre l’intérêt.

PaperScreen génère une couche numérique subtile en surimpression de tout ce qui est affiché à l’écran. Ce n’est pas un filtre de couleur à la Night Shift, ni un filtre de lumière bleue ou quelque chose comme cela. Non, PaperScreen est fourni avec neuf textures générées procéduralement ; chacune offre un effet légèrement différent, un grain plus ou moins doux qui réduit le contraste perçu, sans toucher aux couleurs.
Pour ma part, comme j’ai beaucoup apprécié Paperman, j’ai ajouté PaperScreen à ma trousse à outils, ce qui me permet de varier les effets. Chaque fois, à condition de ne pas pousser trop la force de l’effet choisi, j’obtiens une expérience visuelle apaisante pour mes yeux et pour ma tête puisque l’effet papier atténue la dureté de l’écran parfaitement lisse. C’est similaire à l’a’indispensable protection « paper like » que j’ai placée sur mon iPad mini (sauf qu’en plus, j’ai alors la sensation tactile du grain).

PaperScreen s’installe à son lancement dans la barre des menus de macOS. Son interface est une simple petite palette dans laquelle je choisis la texture à activer et le niveau d’opacité. Il faut jouer avec la réglette pour trouver le bon équilibre visuel. On peut aussi mettre l’effet en pause ou quitter l’application. C’est tout.
Vous êtes assis de nombreuses heures devant votre Mac ? Essayez PaperScreen ! Si vous le conservez, vous pouvez faire un don à son développeur. ✿
Page officielle de paperScreen sur GitHub
[NB : la plupart des captures d’écran qui illustrent les articles de cette semaine ont été réalisées alors que PaperScreen était activé].


Suivi d’applications que j’apprécie et utilise au quotidien

Consul 1.9

Lancé comme une discrète mais astucieuse application de conversion de quelques formats d’images et de texte, Consul est devenue une véritable usine à conversions dans tous les domaines ! Attention, ne confondez pas Consul avec les deux applications AI Council et Council qui servent à confronter plusieurs modèles d’IA sur une même question.

Désormais, Consul gère la plupart des formats vidéo et audio, de nouveaux formats d’image, le support étendu du PDF, prend en charge la conversion des icônes, supporte les applications bureautiques de Microsoft Excel, Word et PowerPoint…
Le nombre de « moteurs » de conversion et de traitements simultanés (compression, OCR, calculs…) est impressionnant. En termes d’ergonomie, si Consul reste dans la barre des menus, ses différentes interfaces se sont améliorées, et les options adéquates sont apparues pour les rendre les plus transparentes possibles si on le souhaite. On peut paramétrer Consul pour qu’il se manifeste seulement lorsque c’est strictement nécessaire, tournant sans bruit en coulisses (en désactivant notamment les notifications). Voici encore une application qui ne quitte jamais la barre des menus de mes Mac. Consul coûte environ 19 € pour être installé sur un Mac et environ 29 € pour trois Mac (prix incluant un an de mises à jour, après on peut soit continuer à utiliser l’application en l’état, soit payer 9 € pour un an de mises à jour en plus). ✿
Site officiel de l’application Consul pour Mac

Peek–Up next (ex. Timi)

Depuis la première fois où j’ai évoqué l’application Timi-Et ensuite ? [une prise en main parue en février dernier], son développeur Jake a sorti régulièrement des mises à jour d’excellente qualité, tant sur le plan du design, point fort de cette application, que des fonctionnalités. Renommée Peek, l’application est depuis le départ à la droite de ma barre des menus où elle déroule son grand popover et pilote tout à la fois Calendrier et Rappels. Elle est localisée en français.
En termes de design, il est désormais possible d’afficher Peek non plus comme un volet vertical, mais comme un bandeau horizontal (de taille fixe) accolé à la barre de menus en haut de l’écran. Un bandeau dans lequel on navigue au trackpad.
Par deux fois, des thèmes graphiques et colorés sont venus enrichir l’onglet Apparence des réglages. Les deux widgets Calendrier ne se contentent plus d’afficher le mois en cours, ils sont interactifs : on peut naviguer de mois en mois, passé et futur, revenir d’un clic au mois courant et sauter à une journée donnée en cliquant sur sa case.
Sur le plan des fonctionnalités, le développeur n’a pas chômé. Même si la plupart des nouveautés sont discrètes, elles n’en sont pas moins utiles. L’intégration possible avec les applications Things 3 et Todoist complète l’interaction native avec les calendriers et les rappels iCloud.

Peek propose l’interface nécessaire pour créer de nouveaux événements, et on peut désormais ajouter un lieu et une URL. Les rappels peuvent être ordonnés par priorité, et on peut épingler des événements qui vont donc être affichés en haut du popover, et non pas en fonction de leur date, une option que je trouve étrange, mais que certains utilisateurs ont dû demander car Jake tient beaucoup compte des retours et des suggestions.
J’aime particulièrement la possibilité de remonter dans le temps avec une sorte de time machine intégrée, de glisser-déposer des événements ou des rappels (à échéance) pour simplement les réattribuer à un autre jour. Enfin, la recherche a été optimisée.
Peek est vraiment une application clé sur mon Mac, d’autant plus qu’elle est également présente sur mon iPhone, à fonctions équivalentes, si bien que j’ai supprimé sur le smartphone toute autre application relative au temps. ✿
Page de Peek–Up next sur le Mac App Store

NeoDisk 2.70

Je vous ai parlé en détail, la semaine dernière (FLASH! du 18 juillet), de cet outil d’analyse des supports de stockage de fichiers et de nettoyage. Neodisk est vraiment un très bel outil, performant. Je n’utilise plus que lui pour traquer les gros fichiers et les modèles d’IA oubliés par des applications testées puis supprimées (pourtant dans les règles). Il y a quelques jours, je l’ai lancé pour une petite session de nettoyage et j’ai eu la bonne surprise de découvrir un troisième mode de visualisation des contenus.

Outre la carte proportionnelle classique (comme dans GrandPerspective, renommée désormais carte proportionnelle coussin en français, en raison du design légérement bombé des carreaux) et l’affichage concentrique en rayons de soleil (auquel décidément je ne me fais pas), on peut désormais tirer parti d’un mode carte proportionnelle plate. C’est finalement l’affichage que je préfère : c’est le plus clair, le plus lisible pour moi.
NeoDisk est gratuit, à télécharger ici… ✿
Page web de Neodisk
Page d’informations techniques et de téléchargement sur GitHub

RevPDF 4.5.0

J’ai récemment mis à jour l’application RevPDF. C’est selon son développeur la plus grosse mise à jour avec comme points forts la suppression automatique du contenu sensible avant partage ; un visualiseur à onglets pour travailler sur plusieurs PDF en même temps ; la fonction rechercher & remplacer sur l’ensemble du document ; le défilement continu dans l’éditeur ; et la possibilité de scinder les pages verticalement ou horizontalement. RevPDF 4.5 embarque également un véritable éditeur de métadonnées, assure une meilleure correspondance des polices lors de l’édition de texte, offre de nouveaux outils de dessin, et prend en charge les commentaires, les signets et les liens.

La détection automatique des champs permet de remplir des formulaires qui n’ont jamais été conçus spécialement, mais sont de simples documents avec des lignes et des cases.
Les raccourcis de partage et d’impression sont désormais accessibles directement depuis l’éditeur, l’écran d’accueil et le visualiseur. Plus modestement, il est désormais possible de coller des images depuis le presse-papiers et de nouveaux outils d’édition d’images sont disponibles.
RevPDF ne nécessite pas de compte, n’envoie pas de fichiers hors du Mac, et la version de bureau est entièrement gratuite (les versions mobiles iOS, iPadOS et Android sont, elles, payantes, moins de 10 €). La version de bureau est aussi disponible pour Windows et Linux, gratuitement toujours. ✿
Téléchargement de la version Mac
Version mobile sur l’App Store

AutoDockDrive 1.2

J’ai partagé la semaine dernière avec vous le petit utilitaire AutoDockDrive, gratuit et open source, qui affiche automatiquement les disques externes dans la zone droite du Dock lorsqu’on les connecte et les retire quand ils sont éjectés. On peut bien entendu naviguer dans les disques et ouvrir des fichiers depuis le Dock. Pratique.
Une mise à jour est déjà disponible et apporte des améliorations significatives.
On peut désormais utiliser l’application en mode barre des menus uniquement et désactiver la fonctionnalité Dock. Pourquoi pas, mais alors AutoDockDrive perd, à mon avis, son principal intérêt, même si le module de barre des menus est désormais plus utile, permettant d’éjecter le disque, d’ouvrir ou de copier le chemin des disques sans jamais ouvrir le Finder. En mode barre des menus, on ne peut bien sûr plus naviguer dans le contenu du disque.
Par ailleurs, quand on a un disque externe connecté en permanence au Mac, pour une sauvegarde au fil de l’eau, par exemple, on ne veut pas le voir occuper un emplacement dans le Dock, alors on l’ajoute à la nouvelle liste des disques exclus (dans les réglages). L’empreinte mémoire d’AutoDockDrive au repos a été considérablement réduite, le système de mise à jour a été corrigé et l’interface utilisateur améliorée, notamment celle des réglages.
AutoDockDrive est toujours gratuit et open source.
Hélas, AutoDockDrive n’est compatible qu’avec le dock standard d’Apple. Les disques gérés par lui n’apparaissent pas dans mes Dicky Docks, par exemple. Il peut, peut-être, fonctionner avec les outils qui se contentent de modifier le Dock d’Apple, mais pas avec les applications autonomes qui créent des docks de substitution. ✿
Page officielle sur GitHub


Google Chrome boosté à l’IA est enfin disponible en France

J’utilise désormais Google Chrome depuis de nombreux mois. Les fonctions IA auxquelles j’ai eu accès en Thaïlande très peu de temps après les utilisateurs américains ont été un des arguments forts qui m’ont fait quitter Arc pour Chrome. L’intégration de l’intelligence de Gemini, d’une manière ou d’une autre dans le navigateur, est pour moi un atout clé. Après une longue attente, trois des fonctionnalités IA de Google arrivent en Europe et en France en particulier. Par contre, pour l’instant, je ne crois pas que la fonctionnalité nommée Gemini dans Chrome soit disponible ; elle permet de faire travailler l’IA à partir du ou des onglets ouverts en parallèle.

Au titre des nouveautés, il y a donc les Aperçus IA. C’est une version « augmentée IA » du moteur de recherche Google Search. Pour des recherches avancées, au lieu d’afficher directement une liste de liens, le navigateur propose d’abord un résumé généré par Gemini, via la version 3.5 Flash-Lite qui équivaut à GPT 5.6 Luna d’OpenAI, d’après des tests conduits par Artificial Analysis, une plateforme reconnue, indépendante, spécialisée dans l’évaluation et la comparaison des modèles d’intelligence artificielle. Ce sont des modèles très récents (quelques jours, guère plus) et celui de Google est très rapide et surtout peu cher à exploiter.
L’Aperçu AI est partiellement masqué ; il faut cliquer sur le chevron pour le dévoiler entièrement. Il est « illustré » par un bref choix de liens avec photos, pour l’instant pas sponsorisés, mais qui pourraient l’être à l’avenir. Google souhaite évidemment ne pas trop perdre de ses revenus publicitaires dans ce qui apparaît être un profond changement de modèle.
On retrouve bien entendu sous l’Aperçu IA la classique liste de liens des résultats Google. Les Aperçus IA n’ont rien de révolutionnaire en soi ; ils constituent un mode de présentation que Perplexity avait introduit il y a au moins déjà trois ans, mais c’est le fait que Google, le maître de la recherche, adopte désormais massivement cette approche.

Gemini se cache aussi dans le nouveau petit bouton Mode IA, incrusté à deux endroits clés : l’omnibarre en haut de la fenêtre et l’omnibarre de toute nouvelle page « vierge » ouverte dans le navigateur. Le Mode IA permet de démarrer une conversation sur une question, avec relances, comme le propose n’importe quel chatbot conversationnel. Les conversations lancées via le bouton Mode IA sont conservées dans l’historique ; on les retrouve dans l’application Gemini ou dans la page web de Gemini dans n’importe quel navigateur où on peut les poursuivre.

Enfin, la fonctionnalité Search Live est, elle, propre aux smartphones et à Chrome mobile. Elle permet de poser des questions à Gemini à propos de ce que filme la caméra de l’appareil. Bien que mon Mac soit équipé d’une webcam, je n’ai pas retrouvé dans Google Chrome « bureau » quelque chose de ce genre. J’utilise les deux fonctionnalités IA disponibles dans Chrome bureau de nombreuses fois chaque jour.

Les responsables de sites web, notamment marchands, se sentent évidemment menacés par les initiatives de Google : l’historique « économie du clic » ne peut qu’être fortement impactée par ces changements. Les producteurs de contenus, eux, jugent que ces Aperçus IA pourraient satisfaire les utilisateurs qui n’iront dès lors plus visiter leurs sites, dont la fréquentation chutera immanquablement. Pour certains, c’est la question de la survie de leur activité qui est posée. ✿


Tack crée des autocollants contextuels au Finder, aux documents et aux onglets des navigateurs

Je me souviens d’avoir chroniqué, il y a bien longtemps, une application de prise de notes « contextuelles » aux applications. Je ne me rappelle plus du tout son nom et je n’ai pas su la retrouver sur Internet. Quoi qu’il en soit, elle n’a pas eu de succès, parce qu’elle s’avérait complexe à mettre en œuvre. Prendre des notes brèves est quelque chose qui doit être simple, naturel, instinctif. Ce n’était vraiment pas le cas. Tack reprend à son compte – sans le savoir, sans doute – cette idée, mais se montre plus simple dans son ambition – il n’y a pas d’outil de gestion centralisé de toutes les notes, par exemple), comme dans son utilisation, très intuitive.

Tack crée des notes autocollantes qui restent enregistrées et attachées à leur environnement de création. On peut ainsi ouvrir dans le Finder la fenêtre d’un dossier et y créer une note Tack qui ne sera visible et modifiable que dans le cadre de ce dossier. Le principe est similaire (bien que techniquement différent) pour la fenêtre d’une application (donc pour un document texte, un tableau, une création graphique…) ou pour un onglet dans un navigateur (chaque onglet peut recevoir ses propres notes). Ce sont donc bien des stickers contextuels.

Chaque note Tack suit la fenêtre à laquelle elle est attachée lorsqu’elle se déplace, reste à l’intérieur des limites de cette fenêtre, et réapparaît dès que l’on rouvre le dossier, qu’on réaffiche le document ou l’onglet ou que ce dernier revient dans le focus.

Techniquement, le développeur explique qu’une note liée à un dossier du Finder est enregistrée comme un fichier insivible .tack.json, à l’intérieur du dossier ; ce fichier voyage avec le dossier si on le déplace ou quand on le copie ailleurs. Il est synchronisé si le dossier est synchronisé. Si vous avez deux Mac, que vous installez Tack sur les deux, et que vous travaillez avec des dossiers et des documents synchronisés, les notes sont accessibles sur les deux machines.
Dans un navigateur comme Chrome, Safari et Arc, la note s’attache à un onglet donné. Dans le Terminal, elle s’attache au tty, car les titres des onglets changent à chaque commande exécutée (le tty est le «moteur » qui gère l’affichage, le clavier et les interactions dans le Terminal ; lorsqu’une note s’y attache, elle interagit uniquement avec cette fenêtre ou l’onglet ouvert).
L’usage de l’API d’Accessibilité est central à Tack.Tack demande l’autorisation d’accès à l’Accessibilité (pour savoir quelle fenêtre est au premier plan et la suivre) ainsi que l’accès à l’Automatisation pour Finder et pour le Terminal (pour demander quel dossier ou tty est devant).

Tack est une application native, entièrement développée avec AppKit. Elle nécessite au minimum macOS 13 et les outils de ligne de commande (CLI) d’Xcode doivent être installés (mais pas Xcode, sauf si vous souhaitez compiler le code vous-même). Tack est proposé sur la page GitHub en versions compilées pour Mac Apple Silicon et pour Mac Intel. Notez que l’application n’a aucune icône spécifique, elle arbore l’icône de base, grise, et elle n’est pas localisée, mais elle n’a quasiment pas d’interface utilisateur de toute manière.

Tack n’est pas localisé, mais comme son interface se résume à presque rien (un minuscule popover dans la barre des menus et un tout aussi riquiqui menu trois points dans les notes), ce n’est en aucun cas gênant.

Une fois que les autorisations d’accès requises au premier lancement ont été accordées, Tack s’installe dans la barre des menus de macOS.
En pratique, il suffit de placer en focus une fenêtre du Finder, la fenêtre d’un document ou un onglet du navigateur pour attacher une note. Cliquez sur l’icône de Tack dans la barre des menus > Add a note here. Dans la note autocollante qui s’affiche, tapez le texte, stylisez-le, changez la couleur du fond… Vous pouvez redimensionner la note, la déplacer dans l’espace de la fenêtre et la positionner là où cela vous chante.
La note disparait si vous n’écrivez rien dedans. Elle disparait temporairement dès que la fenêtre qui la contient perd le focus. Supprimer le contenu d’une note supprime automatiquement la note, la gestion est donc très simple.

Deux exemples d’utilisation de Tack. Ci-dessus, dans un dossier (fenêtre du Finder). Ci-dessous, dans un onglet de Chrome.

Lorsqu’une note est affichée sur une fenêtre d’application, le menu trois points (puce en haut à droite de la note Tack) propose la commande Pin to this app ou Pin to this window (ou Pin to this tab dans un navigateur).
Visuellement, les notes ont un léger effet verre dépoli, elles sont redimensionnables, et une petite palette de couleurs est proposée pour chacune. Elles supportent Markdown, dont le rendu est effectué à la volée : titres, gras, italique, code, barré, puces, liste de tâches réellement cliquables… Les marqueurs Markdown s’estompent et ne disparaissent pas.

Si vous voulez tout savoir sur le fonctionnement interne de Tack, reportez-vous à la page officielle sur GitHub où le développeur explique bien comment il s’y prend pour que Tack fonctionne. Il souligne aussi que Tack est tributaire du type d’application auquel vous attachez des notes, d’où parfois des ratés, et il prodigue des conseils d’utilisation précis.

J’aime beaucoup Tack. Depuis que l’autre application, évoquée au début de cet article, a été abandonnée, j’ai cherché quelque chose d’équivalent. Les notes contextuelles, c’est vraiment très pratique. Tack est bien pensé et il reste donc dans ma barre de menu. Si le développeur de Tack veut poursuivre, il y a une belle marge de progression. Mais Tack est parfaitement exploitable au quotidien dès maintenant. ✿
Page officielle de Tack sur GitHub


Notes, rappels… le contexte, c’est essentiel !

Vous frappez ou dictez à la volée une idée, un nom, un numéro, une brève citation dans une note, un rappel ou votre application favorite…, mais, par la suite, vous ne retrouvez pas, ou difficilement, ce que vous aviez décidé de mémoriser, ou bien vous ne savez plus du tout à quoi tel ou tel élément fait référence ! C’est parce que vous ne contextualisez pas les choses.

Je crois vous l’avoir déjà expliqué, j’utilise l’application Rappels d’Apple fournie avec macOS et les systèmes mobiles, avec accès web également, pour tout, que ce soit une tâche à faire, une liste d’actions, des événements… ou simplement une idée ou quelque chose qui me passe par la tête. C’est si facile, direct… Peu de gens ont l’idée de tirer parti de Rappels de façon aussi large, mais les quelques conseils que je donne dans cet article, sont valables et efficaces quelle que soit l’application utilisée. Il s’agit bien moins des fonctionnalités de l’application que d’attitude et d’engagement personnel.

Il n’est plus question, pour moi, de noter quoi que ce soit, où que ce soit, sans y ajouter du contexte — même quand je le fais dans l’urgence !

Quel que soit l’élément, le sujet, je prends le temps d’ajouter toujours un mot ou deux mots, voire un peu plus – en profitant des champs de l’application.
Par exemple, pour Rappels, les champs de note et d’URL. Dans la vie pratique, c’est indispensable, tout comme dans les activités professionnelles.
Pendant des années, il m’est arrivé plus d’une fois de créer un rappel avec juste le code d’une porte lors d’une conversation téléphonique, puis de passer à autre chose, et de ne plus savoir plus tard de quelle porte il s’agissait, ni même que c’était le code d’une porte.
Je prends soin d’ajouter un nom, une date de rendez-vous, quelques mots qui ne vont sans doute pas m’assurer de retrouver l’élément à coup sûr, ni de savoir systématiquement quoi en faire, mais qui vont assurément m’y aider.
Un exemple ? Au lieu de noter simplement « dessert », efforcez-vous de noter « dessert. déjeuner Jean & Émilie – dimanche 6 août ». N’écrivez pas « chaudière », mais « chercher pro révision chaudière ».
Et si vous trouvez des numéros de téléphone de professionnels sur Internet, ne créez pas de nouvelles entrées inutiles, rouvrez la tâche existante et ajoutez-y ces numéros.
Profitez des fonctionnalités de l’application que vous utilisez pour enregistrer même brièvement toute information utile.

La contextualisation, c’est aussi TOUJOURS placer des bornes temporelles.
Une entrée dans Rappels, quelle que soit sa nature, si elle n’est pas datée, voire pas marquée d’un horaire précis, ne sert à presque rien. Personne ne va se plonger dans les idées, les projets, les tâches qui sont enfouis dans le puits sans fond des « choses à faire plus tard, un jour ». Elles ne remontent presque jamais à la surface.
Même si l’on ne va pas respecter le terme temporel fixé, ce n’est pas grave ; on repousse à une autre date crédible… ou on supprime !
Puisque Rappels le permet, et si cela fait sens, joignez des éléments annexes : documents, images, liens. Tirez aussi parti du déclencheur Lieu – le numéro de porte dont je parlais plus haut, vous n’avez même plus besoin de fouiller votre mémoire pour le retrouver, ni de demander à Siri de le faire, il apparaîtra quand vous serez devant l’immeuble où vos amis vous attendent à déjeuner. Pour encore plus de contexte, mariez Rappels et Apple Notes ; pour ce faire, collez simplement le lien d’une note dans la fiche d’un rappel.

Je vous conseille aussi de tirer au maximum parti de la fonctionnalité des listes et de celle des sous-tâches si vous utilisez Rappels, ou une application qui fournit des possibilités similaires. Je n’aime pas le mot « listes », que je trouve réducteur : je préfère parler de
« projets »
. Même un simple « dîner d’anniversaire » est un projet qu’il convient non seulement de contextualiser, mais aussi de structurer. Ce n’est pas simplement une tâche ou une idée, mais quelque chose qui doit appeler à l’action et, pour cela, il n’y a rien de mieux que de diviser en sous-tâches, en petits blocs que l’on peut raisonnablement faire.

Ces petits conseils peuvent être appliqués immédiatement, dans l’action. Lorsque ce n’est pas possible, il reste le moment essentiel de la révision quotidienne. Il faut prendre autant de temps que nécessaire chaque jour, le matin avant toute autre activité (on peut tout de même prendre un petit-déjeuner et faire un peu de sport avant), ou idéalement en soirée, pour revoir les rappels, les notes et les projets en cours. La révision, c’est la clé de voûte. Sans révision, les efforts pour contextualiser, structurer, organiser… risquent d’être vains. Lors de la révision, complétez, apportez le contexte qui manque. Quelque chose que vous ne pourrez peut-être pas faire si vous ne faites de révision que le week-end ; vous aurez déjà oublié bien des choses. Enfin, n’hésitez pas ! Déplacez dans Terminé tout ce qui est fini et supprimez sans états d’âme ce qui apparaît inutile, sans plus d’objet. Conserver des choses « pour la mémoire », pourquoi pas, mais pas tout !

Vous pensez que ces modestes efforts de contextualisation et de révision représentent une charge mentale inutile ? Détrompez-vous, c’est au contraire un excellent moyen de se libérer, de se vider la tête. Ce n’est pas la peine d’y passer des heures non plus. Ne me dites pas que vous ne pouvez pas trouver le temps !
Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement de vous, de votre mémoire, mais aussi d’Apple Intelligence ou d’un autre assistant. L’IA n’est pas différente de l’humain ; elle aussi, pour être efficace et vous aider au quotidien, a besoin de contexte. Vous vous en rendrez rapidement compte lorsque vous aurez mis à jour votre Mac sous macOS 27 à l’automne. Siri AI est performant pour travailler dans Apple Notes, dans Rappels et dans Calendrier, par exemple. Ne vous en privez pas. Profitez des vacances, quand il fera trop chaud pour mettre le nez dehors ou qu’il pleuvra à verse, pour nettoyer Notes et Rappels et mieux contextualiser ce que vous conserverez. L’IA vous le rendra bien !


ntfsmac, une solution gratuite pour lire et écrire des stockages NTFS sur Mac Apple Silicon

Il existe aujourd’hui quelques applications qui permettent de connecter des disques NTFS (format propriétaire de Microsoft) sur Mac afin de pouvoir y écrire des données. Pour la lecture, macOS le fait nativement, il n’y a besoin de rien. Les outils les plus connus sont ceux de Paragon et de Tuxera, qui s’appellent tous les deux NTFS for Mac. Ils sont payants.
Deux solutions gratuites existent peut-être encore, dont je ne connais pas vraiment l’état actuel : Mounty NTFS et macFUSE+NTFS-3G. En voici désormais une nouvelle, ntfsmac, gratuite aussi, qui ne fonctionne a priori pas sur les mêmes techniques que les autres.
Ne me demandez pas trop de détails, je ne connais rien en la matière et je vais me contenter de vous rapporter en français ce qui précise la page GitHub de Ranaweera, le développeur de macntfs, un Sri-Lankais basé à Matara.
Pour vous rassurer, sachez qu’il n’y a là aucune extension du noyau de macOS, et il n’est nul besoin de désactiver la protection SIP (intégrité du système).

En pratique, ntfsmac, spécifiquement optimisée pour les architectures matérielles Apple Silicon (arm64), fonctionne entièrement dans l’espace utilisateur macOS, si bien qu’aucune politique de sécurité système de macOS n’est modifiée. Les disques sont gérés via un environnement isolé, dans une microVM Linux (libkrun) qui communique avec l’hôte macOS via un pont réseau réservé à l’hôte sur NFS. Chaque contrôle qui monte, démonte ou touche l’état pf/route passe par un assistant XPC SMJobBless — l’interface graphique ne fait jamais appel directement au statut sudo. Le code de l’application est open source (licence MIT) et peut être audité librement.


ntfsmac est proposée sous deux formes : une à piloter via le Terminal (CLI) qu’on installe via Homebrew ; l’autre livrée dans une DMG. Il s’agit alors d’une application légère, écrite avec SwiftUI, qui s’installe dans la barre des menus, d’où les opérations s’effectuent en un clic. Il n’y a pas d’icône dans le Dock. L’usage est simple : on choisit un disque, on le monte, puis on laisse l’application tourner en arrière-plan. La couleur de l’icône dans la barre de menus indique tout : elle est grise en cas d’inactivité, bleue lors du montage d’un disque, verte quand le stockage est monté en lecture/écriture, jaune s’il est en lecture seule, et de couleur rouge en cas d’erreur.
Si l’application GUI ntfsmac est packagée, elle n’est ni sandboxée, ni notariée par Apple. Elle est toutefois signée (ad hoc), ce qui devrait vous éviter une fin de non-recevoir de Gatekeeper (sinon, il vous faudra le contourner, selon les moyens habituels). L’application requiert au moins macOS 13.0+.
Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas installé ni testé ntfsmac, n’ayant aucun besoin de cet outil ; je n’utilise pas de supports NTFS, même si j’ai effectivement, en plus des Mac, un PC sous Windows 11. J’ai pensé toutefois que cette information pourrait être utile à certains d’entre vous. ✿
Page officielle de l’application ntfsmac sur GitHub

D'autres articles du blog à découvrir…

5 2 votes
Évaluation de l'article
12 Commentaires
Invité
Blanchard
10 jours il y a

article très intéressant que je vais relire en détail pour vérifier si j’installe cette application. Très bien

Invité
rauzier
16 jours il y a

Bonjour, c’est avec grand plaisir et impatience que je lis chaque fin de semaine les trouvailles dénichées. Un grand merci et bravo pour votre travail et pour tous ces bons conseils.

Invité
Thierry
17 jours il y a

Bonjour Bernard,

Votre rubrique « Notes, rappels… le contexte, c’est essentiel ! » m’a rappelé que je voulais comprendre votre manière d’utiliser Rappels. J’ai toujours délaissé cette application n’en voyant pas l’attrait et n’en comprenant pas bien le fonctionnement. J’ai donc repris l’ensemble de vos articles sur le sujet et je comprends mieux !
Ayant le même setup que vous (Rappels, BusyCalc, DevonThing – standard), je suis intéressé de savoir comment vous interfacez DT et Rappels. J’utilise également beaucoup Notes, mais j’ai eu des déconvenues avec Notes comme la suppression malencontreuse de textes ou de notes sans aucun moyen de revenir en arrière, car pas fait immédiatement. Je préfère donc pouvoir compter sur d’autres logiciels pour les données importantes et que je souhaite conserver.
J’utilise également Things3 comme planificateur de tâches.

Étant un adepte de BusyCalc depuis plus de 15 ans, j’ai « re »coché l’option « Rappels » dans ses préférences et j’ai commencé à déplacer mes RDV, tâches et autres notes vers Rappels en ajoutant plus de contexte sur la base de vos conseils…

Bref, si vous avec un jour le temps de faire un texte sur la connexion DT <-> Rappels (même si ce sera, comme vous le dites, pour une faible proportion de vos lecteurs), je serais preneur, étant un bien piètre utilisateur de DT !

Merci encore de partager avec nous votre façon de travailler, c’est vraiment un atout par rapport à tout ce qui peut se trouver comme information Mac en accès libre sur Internet.

Invité
Camus
17 jours il y a

Bonjour et merci Bernard !
Toujours aussi actif et prolifique en cette période estivale.
Je viens de découvrir Tack qui me semble très intéressant pour annoter les documents laissé sur le bureau de mon mac, ça fonctionne sur les PDF ou sur des documents créés avec Typora ou même dans Ulysses, ainsi que pour des pages web ouvertes dans Safari.
C’est génial, mais par contre, le déplacement d’un document Typora (.md) qui est ensuite déplacé du bureau à un dossier (sur le bureau) semble perdre son post-it et ne le retrouve que lorsqu’on le remet à sa place initiale… à vérifier dans d’autres cas de figure.
Bravo pour le partage de cette découverte.

Invité
Fourche William
17 jours il y a

Bonjour,

Toujours accro aux livraisons de VVMac, sa lecture me rassure sur la bonne forme de la communauté. L’article concernant Docky est tres intéressant.

La conclusion de l’article concernant Google Chrome me laisse rêveur. Non seulement cette firme se paye sur nos utilisations, revend nos données allègrement, mais aujourd’hui elle menace l’économie du web à son propre bénéfice.
Cette notion n’est pas nouvelle. Les sites associatifs vivent sans revenus du Web, le problème n’est pas seulement économique mais aussi culturel, éducatif. Une pensée livrée par une IA nous permettra-telle de nous faire notre idée ?
La propension des IA à générer des réponses des interprétations de textes créera là aussi des réponses fausses, au mieux incomplètes.
Prendre du temps à lire des textes sera-t-il remplacé par le scrolling des réponses prémachées ?

Ne pas poser des questionsà Google et donc ne pas lire ses réponses me paraît une règle d’hygiène vitale.

Invité
Claude Leroux
17 jours il y a

Bonjour Bernard,
Merci pour cette livraison qui a retenu mon attention par l’utilitaire de prise de notes « contextuelles » Tack que je ne connaissais pas et que je viens juste d’installer sur mon Mac. À première vue, c’est génial !
Pour ce type d’usage, j’utilisais Ghostenote1, puis Ghostenote2, installés depuis 2015 sur mes machines. Mais il semble qu’il ne soit plus suivi et qu’il ne fonctionnera pas sur les prochains macOS. Par contre, je ne pense pas que l’on puisse transférer les notes de Ghostenote2 vers Tack… ? Merc encore et Bon week-end.

Invité
Stéphane
17 jours il y a

Toujours plein d’utilitaires sympa à découvrir… Merci.
Concernant Peek, je l’ai installé pour essayer. Je venais d’installer il y a quelques jours Dot, que je trouve très joli mais plus cher (14,99$). Et j’ai mis Dato par Setapp. Sans compter le menu de BusyCal (Setapp aussi) que j’utilise en remplacement du Calendrier d’Apple. Mais c’est parce que je trouvais le menu pas très joli que j’ai cherché une alternative. Bref, on a le choix dans les applications de menu pour voir ses événements et rappels. Les nouveaux venus, comme Dot, Peek ou Dato n’acceptent pas l’ajout d’événements ou rappels en langage naturel français. Dommage.
A suivre…