FLASH! du samedi 27 juin 2026

Bonjour à toutes et tous, visiteurs de VVMac Le Blog
Nous entrons en période estivale et de vacances. Vous allez me dire que je suis retraité, donc en vacances tout le temps… C’est vrai, mais je vais tout de même lever un peu le pied et réduire le nombre d’articles… tout en continuant de publier un Flash! chaque samedi, quand bien même il ne contiendrait que deux ou trois papiers.
Je compte aussi en profiter pour repenser l’organisation du blog, puisque finalement, qu’il s’agisse d’une brève, d’un pratique, d’un papier de fond ou d’une prise en main, je mets tous mes articles dans une seule très grande page qui paraît le samedi.
Il n’est plus nécessaire d’avoir des rubriques, mais il me faut trouver une meilleure présentation de tous ces Flash! sur la page d’accueil et régler la question de tous les articles que j’ai écrits ici, avant que Flash! ne soit le point central du blog.

Je vous souhaite de très bonnes vacances durant cet été 2026. Nous nous retrouverons si vous le voulez bien, sur mon rythme habituel dès la fin août ou début septembre. D’ici là, vous recevrez toujours mon petit courrier hebdomadaire.
Histoire que vous ne m’oubliez pas. Bernard

PS : le PDF de juin sortira le 1ᵉʳ juillet. Je ne suis pas certain de faire un PDF fin juillet, mais plutôt de regrouper les articles de juillet et d’août dans un seul PDF à sortir le 1ᵉʳ septembre.

Hausse « brutale » de tous les prix des matériels Apple

Tim Cook avait prévenu, une hausse des prix était inévitable à cause des problèmes d’approvisionnement tant de la mémoire vive que de la mémoire de stockage SSD.
La situation était intenable. Malgré la position d’Apple, les stocks achetés, il y a des mois avant que la crise n’éclate, sont épuisés et l’approvisionnement à des prix « corrects », même durement négociés, n’était plus possible.
La boutique en ligne d’Apple a donc fermé le mercredi 24 juin pour rouvrir quelques heures plus tard sur une « vertigineuse » valse des étiquettes qui a fait la une de tous les sites technologiques et même donné lieu à des articles dans la presse généraliste et économique.

Si vous comptiez renouveler votre Mac ou compléter votre installation d’un nouveau Mac ou d’un iPad, il va falloir refaire vos calculs. J’ai eu le nez fin. Je me doutais bien de quelque chose et j’ai commandé mon nouveau MacBook Air M5/32 Go il y a un mois (je ne l’aurai que dans une semaine à dix jours) ; jeudi, la boutique d’Apple Thaïlande affichait cette configuration à 8 000 baht de plus, soit environ 200 € (une augmentation de prix qui aurait été encore plus importante sur l’Apple Store France).
Si vous ne visiez que des configurations d’entrée avec un volume de RAM standard, soit
16 Go, vous pouviez faire de très bonnes affaires ces derniers jours en achetant à l’occasion des Amazon Prime Day 2026, qui se terminaient ce samedi. Nul doute que les commandes ont dû augmenter tout aussi soudainement sur cette plateforme, la différence avec les nouveaux prix de l’Apple Store étant encore plus intéressante. Si vous n’étiez pas prêts, courez du côté des revendeurs tiers (Amazon, Fnac, Boulanger) qui appliquent généralement ces hausses avec quelques jours de décalage ou proposent des remises sur leurs stocks actuels. Faites le tour des popotes dans votre région si vous le pouvez.
Les hausses vont de 100€ sur le MacBook Neo, mais sont plus généralement de 200
à 300 €. Le premier Mac Studio prend, lui, 500 € ! Pour les modèles fabriqués sur commande avec des volumes mémoire spécifiques, l’augmentation est encore plus importante. Le Mac Studio M3 Ultra au maximum de capacité mémoire passe de 5 450 €
à 6 300 €, soit 850 € d’augmentation, la plus forte de toutes. Notez que le refurb officiel d’Apple semble avoir été également impacté par cette hausse de prix.
Par ailleurs, les temps d’attente sur des modèles « sur mesure » ne diminuent pas.
Coup dur pour les amateurs et les professionnels qui souhaitent installer leur propre configuration d’IA avec de puissants modèles génératifs en local.

À la suite de la hausse générale des tarifs annoncée par Apple le 24 juin 2026 en raison de l’augmentation des coûts de la mémoire (RAM et stockage), voici quelques prix des configurations de base constatés sur l’Apple Store France, avant et après cette augmentation (en euros TTC).


Des nouvelles d’applications que j’apprécie, utilise même, et dont je vous ai récemment parlé

▶︎ LaunchMe désinstalle les applications macOS

LaunchMe sort une nouvelle version dont la numérotation (1.118.5 !) ne rend pas grâce aux nouvelles fonctionnalités. D’abord, LaunchMe serait, à ma connaissance, la première application de type « launchpad » à offrir la possibilité de désinstaller des applications directement. Il suffit de cliquer droit sur une icône et de choisir la commande Supprimer du Mac. Il s’agit bien d’une désinstallation propre et complète, qui supprime l’application, mais aussi ses dépendances (préférences, caches et autres fichiers connexes).

La désinstallation complète des applications n’est plus, depuis un ou deux ans, une fonctionnalité inédite, que propose une poignée d’applications, mais quelque chose devenu banal. Je ne compte plus les outils qui sortent sur le Mac App Store et sur Reddit et d’autres plateformes d’apps ! C’est pourquoi je ne comprenais pas très bien pourquoi les lanceurs visuels n’avaient pas déjà intégré cela, d’autant que leur « modèle », le Launchpad d’Apple, assurait le service. Comme avec TrashMe 3 et quelques autres outils, LaunchMe n’efface pas directement les fichiers, mais les déplace dans la corbeille de macOS.
Cette nouvelle version de LaunchMe propose également de nouveaux gestes (trackpad) à 3, 4 et 5 doigts. Enfin, on peut faire un clic droit sur n’importe quel espace libre pour accéder à des options et aux réglages, directement sans passer par la barre d’outils rétractable (faire un clic gauche fait toujours quitter le lanceur).
Site officiel de LaunchMe

▶︎ DoubleMemory 2 : des images, un brin d’IA et des cartes simplifiées

DoubleMemory permet de conserver la mémoire de contenus (des extraits de texte, des images…) et de liens. Elle est uniquement accessible par la barre des menus sur Mac et s’intègre de façon transparente : un simple raccourci double ⌘C sur Mac suffit – sur iPhone et iPad, cela passe simplement par le menu Partager standard.

L’application combine donc une capture intuitive, qui évite les extensions pour les navigateurs et l’inscription à un compte en ligne, à des fonctionnalités de lecture différée, d’accès immédiat via iCloud sur tous les appareils d’un même Compte Apple.
La nouvelle version 2 apporte trois choses importantes. Le mode carte minimaliste et immersif permet de se concentrer entièrement sur le contenu ; la carte n’affiche que l’image et les notes, sans les étiquettes, l’horodatage ou d’autres métadonnées. Le développeur a reconstruit les vues en grille sur iOS et macOS en utilisant des composants natifs d’Apple, d’où le défilement plus fluide et de meilleures performances. L’index de recherche qui était basé sur Spotlight d’Apple est remplacé par un moteur de recherche plein texte basé sur SQLite ; c’est plus réactif et plus fiable.
Pour éviter d’encombrer la bibliothèque avec des étiquettes génériques (#reddit, #design ou #citations, par exemple), à moins que vous n’ayez explicitement choisi de les utiliser, DoubleMemory 2 propose la création automatique d’étiquettes, avec une description pour aider Apple Intelligence à faire correspondre le contenu plus précisément (mais l’application conserve cependant l’étiquetage intentionnel et centré sur les catégories).

Sur iPhone, on peut rapidement enregistrer une capture d’écran ou partager des images directement via le menu Partager. Sur Mac, le raccourci double ⌘C, la combinaison [cmd] [maj] [d] (pour enregistrer dans DoubleMemory ce qui se trouve actuellement dans le presse-papiers), le simple glisser-déposer ou le menu Services standard sont autant de solutions pour intégrer des images dans l’application. Une fois capturées, elles sont traitées localement à l’aide de l’architecture Vision d’Apple : le texte OCR est extrait, interrogeable et intégré à Texte en direct (on peut donc sélectionner du texte directement dans les images ou interagir avec des données telles que des adresses, des numéros de téléphone et des dates). Le contenu extrait peut ensuite être transmis à Apple Intelligence pour générer automatiquement des étiquettes pertinentes.
DoubleMemory est d’usage gratuit aussi bien sur Mac que sur iPhone ou iPad pour la plupart de ses fonctions, synchronisation comprise. Si l’on veut utiliser les recherches avancées de manière illimitée, l’achat intégré coûte dans les 18 €/an ; sinon il existe aussi une licence à vie, nommée Kindred Spirit, à environ 60 €.
La prochaine mise à jour importante sera proposée après la sortie des plateformes 27, courant septembre. Mais le développeur travaille déjà dessus, avec des bêtas sur le service TestFlight d’Apple. À la clé, plus d’IA pratique, avec des résumés et des synthèses (exploitant les modèles d’Apple Intelligence).
Site officiel de DoubleMemory

▶︎ HelixNotes est disponible pour Apple Silicon

Il y a deux semaines, je vous ai présenté HelixNotes, une application assez proche de l’excellent UpNotes. Elle est gratuite et open source. La version Mac n’était en fait compilée que pour Intel et, même si tout fonctionne très bien sur les Mac Apple Silicon, c’est par l’entremise de Rosetta 2… qui va disparaître dans un an et demain. Un lecteur de VVMac s’était montré peu enclin à opter pour une application qui ne serait plus utilisable sur son M4 mis à jour avec macOS 28, à l’automne 2027.
Pas la peine d’attendre, le développeur d’HelixNotes a pu trouver un Mac Apple Silicon et a fait le nécessaire pour fournir désormais deux versions pour Mac, l’une Intel, l’autre Apple Silicon – en plus des versions Windows, Linux et Android (les versions iOS et iPadOS sont pour plus tard).

Notez que macOS prétend au premier lancement que l’application est endommagée. Il n’en est rien. Simplement, elle n’est pas encore notariée (mais elle le sera) et Gatekeeper fait tout pour vous décourager d’installer les applications non notariées. Il n’y a aucun risque, mais il faut soit utiliser l’utilitaire Sentinel, soit procéder dans le Terminal, tapez après le prompt Unix, la commande xattr -cr /Applications/HelixNotes.app et confirmez par la touche [entrée]. C’est tout. Ouvrez ensuite HelixNotes normalement. Vous devez seulement refaire cela après chaque mise à jour, jusqu’à ce que la notarisation soit effective. ✿
Site officiel d’HelixNotes et téléchargements


FaceGate : protégez vos applications macOS avec la reconnaissance faciale !

Apple ne l’a pas fait. Elle a sans doute ses raisons. Alors, finalement, un développeur a pris le taureau par les cornes et nous propose aujourd’hui FaceGate. Cette application macOS native sécurise l’accès aux applications, toutes celles qui sont sur le Mac ou certaines pour lesquelles une telle protection peut être justifiée. Par exemple, j’ai bloqué avec FaceGate l’accès à l’application Agenda qui contient mon journal personnel.

La différence principale par rapport à une solution qu’Apple pourrait proposer, c’est que FaceGate n’intervient pas au niveau système, ni au démarrage, ni à la réouverture de session, ni pour autoriser la sortie de veille. Vous l’activerez certes pour qu’elle fonctionne dès le login, mais elle ne protégera que les applications.
FaceGate est basée sur la reconnaissance faciale. Elle est en plus gratuite, open source (licence MIT), 100 % locale et simple à mettre en œuvre (mais barbante, sécurité oblige). Bien entendu, elle n’est pas distribuée sur le Mac App Store.

J’ai protégé l’application Agenda via FaceGate.
Tentative de déverrouillage de l’application Agenda protégée par reconnaissance faciale par l’application FaceGate

La mise en route nécessite une prise de vue vidéo de votre visage. En effet, pour empêcher qu’on puisse contourner FaceGate avec une simple photo ou même avec une vidéo, il faut décrire face à la caméra des mouvements de la tête selon les indications données. C’est le même système que pour déverrouiller des applications bancaires, par exemple. Ces mouvements, démontrant que vous êtes bien une personne vivante, devront être effectués selon d’autres indications, en temps réel, pour déverrouiller chaque application ou toutes, en fonction des options activées dans les réglages de FaceGate.
L’application exploite les technologies d’Apple, allume le contour lumineux, comme pour une visio conférence, tire parti de Center Stage si possible, ajuste automatiquement la luminosité afin d’optimiser la fiabilité de la reconnaissance faciale.

FaceGate est très complet et propose d’utiliser d’autres méthodes de déverrouillage en cas d’échec de la reconnaissance faciale.

Si la reconnaissance échoue, on peut opter dans les réglages pour que Touch ID et même simplement le mot de passe (spécifique que l’on aura donné durant la phase de paramétrage) servent de recours pour ouvrir tout de même les applications (si ce recours est optionnel, je vous conseille néanmoins de l’activer). Il y a même une « kill hotkey » qui, en extrême urgence, permet de désactiver FaceGate en court-circuitant tous les tests de sécurité vidéo et mot de passe. Je n’ai presque jamais eu de problème de reconnaissance durant ma semaine de test (résidant dans un petit village traditionnel thaï, je ne mets en œuvre aucun système de sécurité particulier).

Toutes les opérations, comme l’accès aux réglages de FaceGate, le déverrouillage par Touch ID pour mot de passe macOS, par exemple, sont elles-mêmes sécurisées et un brin laborieuses. Il faut donner à de multiples reprises son mot de passe de compte macOS (pour accès sécurisé au Trousseau d’accès) et son mot de passe FaceGate (même quand on clique bien sur le bouton Always use).

Aperçu des réglages de FaceGate (cliquez sur chaque image pour l’agrandir)

Je l’ai évoqué plus haut, de nombreuses options, notamment de timing, de réactivation automatique, sont proposées. Réglez comme vous l’entendez. Vous pouvez changer à tout moment, même s’il vous faudra forcément passer par tout le cycle de déverrouillage (reconnaissance faciale et enchaînement de plusieurs tests du mot de passe). Bref, mieux vaut réfléchir un peu avant, car on ne changera pas les réglages pour n’importe quelle raison.

Le développeur offre plusieurs méthodes d’installation : script curl automatique ; installation manuelle avec une DMG classique (sans notarisation, vous devrez sans doute passer par le Terminal au lancement et entrer la commande xattr -cr /Applications/FaceGate.app) ; installation par Homebrew. Si vous avez Xcode et savez le faire, vous pouvez compiler vous-même FaceGate avec le source que vous téléchargerez.
FaceGate requiert un Mac Intel ou Apple Silicon, sous macOS 14 au minimum. Le Mac doit être équipé soit d’une caméra intégrée, soit d’une caméra externe, y compris celle intégrée à un moniteur externe ou bien posée au-dessus (si plusieurs caméras sont accessibles, le choix de celle qui sera utilisée par FaceGate se fait dans les réglages). ✿
Page github de présentation détaillée et de téléchargement de FaceGate


PRISE EN MAIN ▶︎
Pour les utilisateurs avancés, ExtraBar transforme la barre des menus en poste de pilotage

Au fil du temps, la barre des menus est devenue un espace ô combien stratégique de l’interface de macOS. Elle se charge de plus en plus d’icônes installées tant par les outils système et l’utilisateur que par des applications… Face à cette évolution, des gestionnaires de barre de menus sont apparus, dont la principale fonction est d’organiser ces icônes. Après des années d’inertie, quand ce ne fut pas une lutte feutrée contre les développeurs tiers, Apple a réagi avec macOS 26 Tahoe et son panneau Barre des menus dans les Réglages Système, mais a de fait chamboulé la gestion de la barre. Une évolution qui se poursuit dans macOS 27 Golden Gate avec un mini gestionnaire de base, encore plus spartiate que les vieux utilitaires Vanilla et HiddenBar. Pour l’heure, tous les gestionnaires de la barre sont mal en point, voire hors course. Leurs développeurs vont évidemment trouver des solutions pour remédier à cette crise. Face à cette situation, d’autres proposent d’aborder la question différemment – SaneBar, par exemple – ou envisagent d’utiliser la barre des menus pour tout à fait autre chose. Justement, avec ExtraBar, le développeur AppitStudio, connu pour deux outils, ExtraDock et DockFlow, évite de « tomber dans le même piège » que les gestionnaires classiques avec une proposition intéressante.

Configuration d’ExtraBar. Notez les icônes à gauche de la barre des menus, correspondant aux actions que j’ai définies.

ExtraBar ne cherche pas à mieux organiser les icônes existantes, ni à les cacher. Ce n’est donc pas un gestionnaire de barre de menus. C’est un lanceur d’actions qui habite délibérément la barre de menus, alors que d’autres solutions cousines, comme Raycast ou Alfred, passent par l’interface très textuelle du panneau de commandes.
ExtraBar va même rajouter de nouvelles icônes dans la barre des menus ! Mais c’est lui qui les gère, avec l’aide de l’utilisateur qui dispose de plusieurs possibilités de placement : dans la barre des menus elle-même, à l’emplacement de l’encoche, ou sous forme d’un cartouche flottant. Plusieurs raccourcis clavier permettent de passer d’un mode d’affichage à un autre. Si on crée des sous-ensembles (presets), on peut condenser une série d’icônes en une seule ; les presets sont utiles quand on crée de nombreuses actions : ils structurent la barre, limitent évidemment sa taille, et permettent de n’activer un jeu d’icônes/actions que lorsqu’on en a besoin. Ainsi, un sous-ensemble sera disponible globalement, et l’on basculera sur un autre dans un certain contexte d’usage. Mécanisme qu’exploitent d’ailleurs, à leur manière, Bartender et Barbee.

ExtraBar offre plusieurs modes d’affichage : en ligne dans la barre des menus ; au niveau de l’encoche (réelle, donc ça ne marche pas sur mon grand écran 32″) ; une barre flottante ; ou encore sous la forme d’une icône unique (Collapse Mode), comme dans la capture ci-dessus.

Pourquoi créer des icônes avec ExtraBar ?

Elles permettent de lancer des actions depuis le haut de l’écran, déjouant les changements de contexte d’une application à une autre, ou d’une activité à une autre. Point fort de macOS, la barre des menus reste toujours là, en haut de l’écran, quelle que soit l’application de premier plan. Il en est de même de l’encoche ou du cartouche flottant. Donc le poste de pilotage ExtraBar est à tout moment disponible.

ExtraBar peut créer une icône Raycast, par exemple, servant à atteindre à la souris des commandes à l’intérieur de Raycast, sans passer par la palette et ses nuées de commandes ni des dizaines de raccourcis clavier.

Derrière chaque icône, il y a donc des actions pour lancer et ouvrir des applications ou des dossiers, accéder à des contenus précis dans des applications (deeplinks), exécuter des automatisations (un raccourci, un script ou encore des commandes Raycast…). ExtraBar peut orchestrer des actions et des automatisations créées avec d’autres outils tels que Keyboard Maestro, BetterTouchTool ou Hazel. Raccourcis d’Apple n’est pas en reste. ExtraBar veut être en quelque sorte « l’anneau pour les coordonner tous ».
Dans cette perspective, ExtraBar peut se trouver en concurrence avec Raycast (et sans doute avec Alfred, mais je ne connais pas ce dernier ni ses workflows). Cependant, on peut préférer l’accès visuel et spatial des icônes de la barre des menus ou dans le notch qu’offre ExtraBar, au panneau spartiate des commandes qu’affiche Raycast.
À la différence des icônes habituelles ajoutées dans la barre de menus par le système et les applications, chaque élément ExtraBar est créé par l’utilisateur.

Les actions, qu’elles partent d’une application ou d’un dossier, sont pour partie préprogrammées et assez basiques (ouvrir, ouvrir avec, fermer, cacher, quitter…), mais d’autres peuvent mettre en œuvre des liens profonds (deeplinks), des scripts et des raccourcis (créés avec Apple Raccourcis).
Les liens profonds sont une technique qui contourne la navigation au sein d’une application pour cibler exactement une fonctionnalité qu’on souhaite utiliser ou un contenu : une playlist Spotify, une page dans Notion, une réunion Zoom, un canal Slack, des fichiers Figma spécifiques, des projets VS Code… Un script peut vider votre dossier Téléchargements, par exemple. Vous pouvez fabriquer des déclencheurs pour les macros Keyboard Maestro…

Une prise en main qui ne coule pas de source

En une semaine d’utilisation, je n’ai fait qu’effleurer les possibilités offertes par l’application. En fait, je suis loin d’avoir tout saisi. ExtraBar m’a pour l’heure simplement permis de créer quelques icônes interactives pour des applications qui n’ont pas de modules de barre de menus en propre, mais qui devraient en avoir selon moi. Ici, à la différence de Barbee, chacune de ces icônes dispose de son propre menu dans lequel je trouve des actions, auxquelles peuvent s’ajouter celles que je pourrais créer pour déclencher une commande ou ouvrir quelque chose de spécifique à l’intérieur d’une application. Je peux appeler directement dans Apple Notes la note qui me sert de journal ou créer une icône VVMac qui affiche l’organisation de mon dossier de travail, ce qui me permet de court-circuiter le Finder (mais pour cela il existe de nombreux utilitaires, dont plusieurs gratuits, comme le vénérable Xmenu de DEVONtechnologies.

Ici, j’ai créé une icône de barre des menus qui me donne accès au contenu de mon dossier de travail VVMac.

Cela semble un peu « magique » de prime abord, mais ce n’est pas aisé à mettre en œuvre. Utiliser les deeplinks, ce n’est pas en soi bien compliqué, certes, mais, pour moi, ce n’est pas évident non plus. Je crois que je n’ai jamais eu l’esprit tourné à programmer quoi que ce soit. Je ne suis pas familier avec les schémas d’URL. Je n’ai jamais utilisé Automator, ni maintenant Raccourcis, ni vraiment mis en œuvre d’autres outils d’intégration d’applications. Par ailleurs, trouver les URL internes des applications n’est pas évident ; elles n’existent pas toujours et même quand elles existent, elles ne sont pas systématiquement documentées. Il faut fouiner, visiter des forums sur Reddit ou ailleurs, où des utilisateurs plus avancés partagent leur expérience. Enfin, les intégrations peuvent être fragiles. Un lien profond qui fonctionne aujourd’hui peut ne plus fonctionner demain.
Même si l’interface d’ExtraBar me semble bien conçue, elle reste austère, en anglais, pas vraiment conviviale – mais j’ai remarqué depuis longtemps que c’est le lot des outils d’automatisation en général.

Le site d’ExtraBar propose une documentation complète, comprenant une section d’exemples d’actions et d’automatisations avec une vingtaine d’applications bien connues de l’univers Mac.

Pour aider l’utilisateur à prendre en main ExtraBar, l’éditeur propose une petite séquence introductive… qui est, pour moi, bien trop superficielle ; je n’y ai rien appris. Je suis donc allé immédiatement dans le manuel utilisateur en ligne. Je vous conseille de lire l’introduction, puis le chapitre Organizing Your Bar, avant de plonger directement dans Actions & automation > Examples. On y trouve quelques mises en œuvre pratiques pour de nombreuses applications bien connues, mais que je n’utilise pas… L’ensemble reste peu engageant et je ne me suis pas senti aidé. Je voulais faire quelque chose avec eM Client, mon application de courrier, mais je ne suis arrivé à rien d’intéressant.
J’ai constaté dans vos courriers et dans les commentaires sur le site du blog que vous ^tes assez nombreux à jouer avec des outils d’automatisation ; je ne doute pas que vous saisirez bien mieux que moi le potentiel de cette application et serez capables de tirer parti de ses fonctionnalités. Si vous avez besoin d’aide, ne comptez pas sur moi, lisez plutôt la documentation en ligne. Je ne sais pas si j’irai plus loin avec ExtraBar que je ne suis déjà allé, je n’ai pas beaucoup de temps ni de curiosité à lui consacrer.

ExtraBar en renfort d’un gestionnaire de barre de menus

Les gestionnaires de barres de menus seront à nouveau opérationnels sous macOS 27 – les développeurs trouveront sans doute des solutions au chaos actuel. ExtraBar et ces gestionnaires se complètent bien, chaque approche vient renforcer l’autre.
ExtraBar fonctionne depuis macOS 12.4, sur Mac Intel et sur Mac Apple Silicon (natif). Comme il ne manipule pas les icônes de la barre, il m’a semblé bien fonctionner sous macOS 27 bêta Dev 2, sans entrer en conflit avec les autres icônes ni avec la nouvelle fonctionnalité qu’Apple va introduire dans Golden Gate. ExtraBar est distribué sous la forme d’une licence en achat unique, valable à vie, incluant toute future mise à jour ; la licence coûte 20 € (pour 1 Mac), 35 € (pour 2 Mac) et 50 € (pour 3 machines). J’ai remarqué la présence – quelque peu incongrue – de Shiori, une autre application payante du même éditeur ; l’intégration de ce gestionnaire de bookmarks est essentiellement marketing car son utilisation, au-delà du plan gratuit, n’est pas couverte par la licence d’ExtraBar. ✿
Site officiel d’ExtraBar
Guide d’utilisation d’ExtraBar


Masquer d’un clic ce qui traîne sur le bureau de macOS 27 bêta

Comme mon Mac est passé sous la bêta de macOS 27, je rencontre évidemment quelques menus inconvénients. Mon outil habituel pour nettoyer le Bureau avant de faire des captures d’écran, HiddenMe, ne fonctionne plus du tout ; il s’affiche bien dans la barre des menus, mais ça ne va pas plus loin. J’ai ressorti Desktop Curtain de mes archives, mais je le trouve trop lourd pour ce que je veux simplement faire, je n’ai pas besoin de ses nombreuses options.


En cherchant, j’ai mis la main sur l’utilitaire Hide Icons, que je n’avais jamais encore croisé, dont je n’avais jamais entendu parler, qui fait le travail en un clic sans aucun réglage et qui fonctionne très bien sur mon Mac en bêta système.
Si vous êtes dans la même situation que moi, et recherchez un outil qui marche, je vous conseille d’installer Hide Icons. Notez qu’il n’est qu’Apple Silicon natif et que sa dernière mise à jour 2.2.4 date de mai 2026. Il est gratuit et se place dans la barre des menus.
Site de Hide Icons (prenez la dernière version, tout en haut de la liste) ✿


Continuer d’écouter sa musique même dans une session visio

Lorsque vous rejoignez une session en visioconférence sur FaceTime, Zoom, Google Meet ou tout autre service similaire, macOS baisse automatiquement le volume de la musique que vous écoutez ou de la vidéo que vous visionnez en parallèle. Il s’agit de la fonctionnalité d’atténuation audio, ou audio ducking en anglais, d’où le nom de l’utilitaire que je vais vous présenter.
Ce mécanisme permet à une source sonore de baisser en intensité, jusqu’au minimum, afin que vous puissiez entendre au mieux une autre source prioritaire. Par exemple, si vous écoutez de la musique et que votre interlocuteur prend la parole, le volume de la musique diminuera automatiquement pour vous permettre de l’entendre clairement.
Il arrive fréquemment, lors de conversations ou de sessions en visioconférence, que vous n’interveniez pas. Parfois, la discussion ou la présentation en cours devient inintéressante, sans pour autant justifier que vous quittiez la réunion. Il se peut que vous souhaitiez écouter votre musique pour passer le temps tout en restant attentif à la réunion afin d’intervenir au moment opportun, ou que vous ayez besoin de visionner une vidéo ou d’écouter un fichier audio pour y puiser une information précise.
Malheureusement, Apple n’offre aucune option native pour désactiver l’atténuation audio automatique.

Le développeur MrRockySL propose une solution gratuite et open source sous licence MIT, Unduck Pro. Cette application se loge directement dans la barre des menus. Sa fonction principale consiste à maintenir le volume de vos contenus multimédias au niveau souhaité pendant vos visioconférences ou vos appels. Vos interlocuteurs n’entendent que vous, que votre voix. Il n’y a aucune fuite audio ni aucun effet secondaire indésirable comme de l’écho ou de la réverbération. Si vous activez votre micro pour prendre la parole, personne ne soupçonnera que vous écoutez de la musique ou que vous regardez une vidéo en parallèle.
Unduck Pro intègre un mixeur de volume par application ainsi qu’un sélecteur rapide de périphérique de sortie. Le logiciel est compatible avec macOS 14.2 au moins et fonctionne sans accroc sous la première version bêta développeur de macOS 27 Golden Gate. ✿
Page GitHub de Unduck Pro


Google propose l’abonnement IA le moins cher

Gemini a beau avoir servi à peaufiner le plus grand modèle utilisé par Apple, je ne compte pas du tout arrêter d’utiliser les services tiers auxquels je suis habitué et qui me donnent satisfaction dans le cadre de mon activité. Si je passe par les versions gratuites d’OpenAI, Gemini et d’autres, j’ai aussi des clés API pour que les outils IA tirent parti des modèles proposés. Si vous ne voulez pas passer par les clés API et que vous êtes trop souvent limité par le quota de génération des plans gratuits, vous réfléchissez peut-être à vous abonner à un service. Le moins cher du marché est, depuis deux semaines, Google AI Plus. L’abonnement mensuel est passé à 5 €, soit 3 € de moins que l’abonnement mensuel au premier plan payant ChatGPT Go d’OpenAI, facturé 8 €/mois.


Google AI Plus multiplie par deux le quota d’usage de Gemini par rapport à la version gratuite (déjà plus généreuse que le ChatGPT de base). C’est une très bonne affaire aussi si vous êtes utilisateur des outils bureautiques et autres de Google, puisque vous y avez alors accès à Gemini directement. Enfin, Google AI Plus, c’est désormais un stockage en ligne de 400 Go (200 Go de plus qu’auparavant) utilisables avec Gmail, Google Drive et Google Photos. Les abonnés Google AI Plus vont bien sûr bénéficier de l’augmentation du stockage en ligne et de la réduction de tarif dès la prochaine facture. ✿
Page d’accès aux offres Gemini Google AI


DragLocker facilite l’usage de la souris et prend soin de votre main

Je vous ai déjà parlé d’un petit utilitaire, Swift Shift, que j’apprécie beaucoup : il me permet d’agrandir une fenêtre depuis, très approximativement, n’importe quel bord sans avoir à maintenir le bouton de la souris enfoncé. À l’aide d’un autre raccourci, je déplace librement une fenêtre sur l’écran. Je suis un peu désolé par son comportement un brin imprévisible sous la bêta 2 de macOS 27. J’espère que son développeur apportera les corrections nécessaires – à moins que tout ne rentre dans l’ordre à l’occasion d’une future itération de macOS cet été.
Aujourd’hui, je vous propose un autre outil d’accessibilité, DragLocker. IL nous est proposé par un développeur et designer japonais, Tiaga Imaura (studio Taikun Design). Là encore, il s’agit de faciliter la manipulation des fenêtres et d’autres objets comme un fichier ou un dossier dans le Finder, ou des éléments dans les applications tels qu’une image, un tableau… sans avoir à presser sur le bouton de la souris pendant le déplacement. Cela fonctionne aussi très bien avec la sélection de texte. C’est surtout très pratique pour les utilisateurs qui travaillent sur un grand ou un très grand écran sur lequel les déplacements d’objets variés peuvent être, au fil de la journée, fatigants. Je n’ai qu’un écran 32” pouces, mais j’y ajoute l’écran intégré du MacBook Air et souvent la petite dalle de l’iPad mini en mode sidecar. À la fin de la journée, j’ai ma main droite qui me fait souvent mal.


DragLocker est une application de barre de menu. À son premier lancement, une petite séquence introductive (en anglais) permet d’effectuer les réglages de base. Tout peut être modifié par la suite dans les Settings. L’option que j’ai choisie est, pour moi, la plus simple : elle est basée sur le temps. Quand je clique sur un objet, le bord ou le coin d’une fenêtre… je maintiens le clic 0,5 seconde (c’est réglable), puis je relâche : dès lors l’appui virtuel sur le bouton gauche de la souris est verrouillé et je peux simplement déplacer la souris sans plus appuyer sur ce bouton. Il y a aussi une autre méthode de blocage, basée elle sur la distance (en pixels). On peut d’ailleurs utiliser conjointement les deux, temps et position. Quelques autres options sont disponibles pour peaufiner l’action de DragLocker. Dans le menu principal (celui de l’icône de la barre de menus), on peut à tout moment suspendre ou réactiver DragLocker, on peut également dresser dans les Settings une liste d’applications dans lesquelles on ne souhaite pas activer DragLocker.
DragLocker (application universelle) fonctionne avec un Mac Intel ou Apple Silicon sous macOS 14 Sonoma et avec n’importe quelle souris. Il est commercialisé 3 euros sur le Mac App Store ; il y a même un package en téléchargement libre et gratuit sur sa page GitHub (sur laquelle on trouve aussi le code source si jamais il vous prend de l’inspecter, voire de le compiler vous-même). Sur le site officiel, allez sur la section Docs et accédez aux instructions d’installation et de configuration, ainsi qu’à une aide à l’utilisation (en anglais). Au début, DragLocker peut être un peu déroutant, mais on s’y fait vite. C’est un bon complément de Swift Shift. ✿
Site de DragLocker
Page DragLocker sur le Mac App Store


EN PRATIQUE ▶︎
Utilisez GrandPerspective pour découvrir comment votre stockage « part en fumée ».

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé de parler plus souvent des outils que j’utilise vraiment au quotidien, et pas seulement des trouvailles récentes que je fais et pour lesquelles, il est vrai, je n’ai pas beaucoup de recul, parfois seulement quelques jours de test.
Alors, comme je m’en suis justement encore servi ce matin, je vais vous dire deux mots d’un utilitaire « historique » du monde Mac : GrandPerspective. Eh oui, alors qu’il existe un bon nombre d’applications dédiées à l’analyse du contenu des supports de stockage, ou des fonctionnalités équivalentes intégrées à des applications de maintenance multifonction, je m’évertue à utiliser GrandPerspective. Rendez-vous compte, GrandPerspectiv est apparu à l’automne… 2005, il y a presque 21 ans !
GrandPerspective est régulièrement mis à jour. La version 3.7.2 de mai dernier est disponible aussi bien sur le Mac App Store (pour la modeste somme d’environ 3 €) que gratuitement sur Sourceforge, une plateforme majeure de l’écosystème open source. GrandPerspective est traduit en français, ce qui n’est pas négligeable dès qu’on parle de logiciel un peu « technique ». Vous pouvez l’utiliser avec les versions les plus récentes de macOS, sur Mac Intel comme sur Mac Apple Silicon. Je n’ai constaté aucun dysfonctionnement patent sous macOS 15 bêta dev 2.

L’IA dévore votre stockage en un rien de temps !

Si vous trouvez – à juste titre, à mon avis – que le panneau Général > Stockage de macOS reste beaucoup trop superficiel et ne permet pas de vraiment comprendre ce qui se passe sur votre disque dont la capacité semble fondre à vue d’œil, je vous recommande GrandPerspective, qui donne aussi bien une vue d’ensemble plus claire qu’un zoom ultra pointu et grossissant sur telle ou telle sélection.

Pratiquement tous les gros carrés ou rectangles que vous voyez sur cette carte de mon stockage sont des modèles génératifs ou vocaux installés par moi-même ou par les applications que j’ai testées (ils sont toujours là alors même que les applications ont été, elles, parfois supprimées).

Après une analyse finalement très rapide (j’ai un SSD principal de 512 Go), j’obtiens une carte visuelle (tree maps) qui m’offre une vue d’ensemble de tout ce qui tient une grande comme une infime part du stockage dont je lui confie l’analyse.
Je me repère mieux dans ce mode d’affichage que dans les représentations en arcs de cercle qui sont devenues la norme – quoi que j’aie constaté, dans des utilitaires de maintenance récents, un retour en grâce de cette approche « en mosaïque » qui permet une visualisation qui « saute aux yeux ».
Même si j’aime bien me « perdre » dans la carte, j’arrive généralement très vite à mettre le doigt sur les éléments problématiques. Depuis deux ans et plus encore depuis quelques mois, ce sont les modèles d’IA qui grignotent inlassablement mon SDD ; applications, assistants, outils, ils installent tous leurs propres modèles sans chercher à détecter si ceux qui sont déjà présents pourraient convenir. Quand je prépare un article figurant sur les outils de dictée vocale, tous ceux que j’ai testés – plus d’une vingtaine – ont plus ou moins installé un, deux voire trois de petits modèles ; cumulés, cela fait beaucoup de Mo voire de Go ! Malheureusement, nombre de ces outils ne font pas d’eux-mêmes le ménage quand je les supprime, ou bien je n’ai pas vu où les options de suppression de modèles étaient cachées dans les préférences. L’IA doit à elle seule actuellement occuper une – trop – grande partie de mon SSD.

Des cartes dynamiques plutôt que des arcs de cercle

L’affichage des cartes est en plus entièrement configurable. Je peux choisir de l’étendre à l’ensemble d’un volume ou de me focaliser sur des éléments spécifiques (fichiers isolés, paquets ou dossiers complets). La personnalisation passe aussi par un choix de palettes de couleurs correspondant à différents critères : nom, extension, type, dossier parent ou d’origine, niveau dans la hiérarchie, taille, dates de création, de modification et de dernier accès. Ainsi, je trouve la navigation dans la hiérarchie des dossiers agréable, fluide et efficace. Moi, je fais tout à la souris, mais si vous préférez naviguer au clavier, pas de problème.

L’usage des couleurs, couplé à des critères de filtrage, permet d’effectuer une mise en perspective précise sur le stockage.

L’intégration à macOS est bonne

Certes, à l’aune de la production actuelle d’applications macOS et du design Liquid Glass, l’interface de GrandPerspective fait un peu datée, et requiert souvent d’avoir de bons yeux tant certains libellés sont vraiment minuscules. Mais il ne faut pas s’y arrêter, l’intégration à macOS est, elle, bien actuelle. Je peux ouvrir des fichiers dans le Finder directement. Je peux utiliser Coup d’œil (Quick Look) pour un aperçu rapide. Je peux également supprimer des fichiers dans l’interface visuelle de GrandPerspective (il convient d’activer cette possibilité).

La prise en charge de Coup d’œil (Quick Look) permet de voir ou de jouer un fichier avant de prendre la moindre décision quant à son devenir : conservé ou supprimé.

L’application est équipée d’un moteur de recherche par nom et d’un système de filtrage solide ; on peut aussi concevoir des filtres avancés basés sur le nom, le chemin, la taille, le type de fichier, le statut de lien matériel ou l’appartenance à un paquet, des filtres qui masqueront ou isoleront des éléments afin de « clarifier » encore plus la carte du stockage. Rien n’empêche également d’exclure des dossiers lors de l’analyse initiale du disque. Les personnalisations et les filtres sont sauvegardés dans les préférences utilisateur.
GrandPerspective est tout à fait capable d’ouvrir simultanément plusieurs cartes du même stockage. Je peux alors avoir une carte de l’état du disque avant un nettoyage, puis afficher son état après que des dossiers et des fichiers ont été supprimés. On peut aussi se servir de cette fonctionnalité pour dupliquer en parallèle une carte existante des mêmes données afin d’appliquer des filtres différents, par exemple.
Quand on parle de stockage, il ne s’agit pas seulement du SSD de votre Mac, ni même du ou des disques connectés, mais encore des sauvegardes Time Machine (grâce au support des hard links, et des espaces de stockage distants via l’analyse des fichiers cloud.
Une fois l’analyse terminée, j’ai la possibilité de conserver les résultats et de les recharger à tout moment pour les consulter ou les comparer avec une analyse plus récente. Tout cela peut être exporté sous forme d’image ou de fichier texte.
Site (Sourceforge) de GrandPerspective

GrandPerspective – Mini guide de mise en œuvre

GrandPerspective est une application très légère, tant sur le disque qu’en mémoire une fois lancée. L’interface utilisateur reste très classique, mais elle est réactive et dynamique ; les analyses et le dessin des cartes s’exécutent en arrière-plan alors même que les transitions et les changements de contenu au sein des vues sont animés.

Téléchargez GrandPerspective sur SourceForge – vous pourrez toujours décider de l’acheter et d’aider à son développement par la suite, si vous l’adoptez.
Lancez l’application et choisissez un dossier à analyser. Il est peut-être judicieux, pour se faire la main, de partir sur un dossier ciblé plutôt que sur la totalité de votre compte d’utilisateur macOS. Pour ce faire, double-cliquez sur le lien Sélectionner un autre dossier. Le dossier choisi étant listé dans la fenêtre et sélectionné, cliquez sur le bouton Scan.
Attendez que l’application fasse son office. Si vous demandez l’analyse d’un disque de 2 To, elle sera forcément plus longue que celle d’un SSD de 128 Go.

Pour lancer une analyse, il faut d’abord choisir la cible, puis cliquer sur Scan.

Une fois l’analyse achevée, le dossier est représenté sous forme d’une carte graphique arborescente, une mosaïque de rectangles. Vous vous doutez bien que les blocs plus grands représentent des dossiers/fichiers plus volumineux, ce qui les rend faciles à repérer. Il suffit de cliquer sur un de ces gros fichiers pour obtenir en bas de la fenêtre son chemin d’accès sur le stockage et sa taille.

Ici, la carte de l’analyse de mon dossier d’utilisateur macOS (la petite maison).

C’est déjà suffisant la plupart du temps, en tout cas je me contente le plus souvent de cela. Mais il est évident qu’en cliquant sur le bouton Info ou en ouvrant Fenêtre > Afficher le panneau de contrôle (que j’appelle l’inspecteur), on peut accéder à plus d’informations, à des détails de l’analyse. Cliquez sur l’onglet Focus pour obtenir des précisions sur un élément donné, comme sa position dans le labyrinthe du système de fichiers.

L’onglet Focus de l’inspecteur donne quelques informations sur un élément sélectionné sur la carte.

Si vous sélectionnez un fichier et appuyez sur la barre d’espace, la fonctionnalité Coup d’œil de macOS entre en action et vous obtenez la prévisualisation du fichier. Ce n’est pas systématiquement utile, mais si vous avez un gros fichier vidéo dont le nom ne vous dit rien, le prévisualiser vous aidera à savoir si vous allez le supprimer ou pas. Pour être plus sûr de vous, révélez le fichier dans le Finder.

Sur un gros disque, la carte peut comprendre des centaines de milliers de minuscules rectangles, si petits qu’on ne saurait cliquer dessus avec le pointeur. D’abord, je vous conseille d’étendre à l’écran la fenêtre de GrandPerspective au maximum. Ensuite, jouez surtout avec l’outil Focus (dans la barre d’outils supérieure), pour descendre et remonter dans l’arborescence du système de fichiers, sans perdre cependant de vue la carte de l’ensemble analysé.
Si vous cherchez un fichier en particulier, le champ de recherche est efficace. Les éléments dont le nom correspond à la recherche scintillent, ce qui devrait permettre de les repérer plus aisément, mais là encore, il faudra jouer avec le focus pour mieux localiser le fichier.

La recherche permet d’obtenir aussi une liste en liste hiérarchique.

Si l’analyse porte sur un seul dossier, par exemple le dossier qui stocke en local votre musique, la carte va afficher une représentation du volume entier en grisé et, en couleur, la seule partie correspondant à ce dossier… ce qui peut être illisible quand le dossier est tout petit par rapport au volume global. Dans ce cas, veillez à décocher dans l’inspecteur Info > onglet Affichage, l’option Afficher le volume complet pour ne travailler qu’avec la carte du dossier analysé. Toujours dans cet onglet, positionnez l’option Colorer sur Taille pour voir immédiatement les gros fichiers, ou sur Dernier accès pour distinguer les fichiers qui ont été récemment ouverts ou, au contraire, ceux qui ne l’ont pas été depuis très longtemps. Choisissez, dans le menu local en dessous, la palette de couleurs qui vous paraît la plus « parlante ».

Décochez la case Afficher le volume complet (en bas du volet de l’inspecteur) pour zoomer uniquement sur la cible analysée par GrandPerspective.

Demandez GrandPerspective > Filtres… ou bien Fenêtre > Filtre > Nouveau et créez un nouveau filtre en choisissant des critères (« test » en anglais, ici bizarrement traduit en français) dans le cadre Essais disponibles. Déplacez-les vers Essais sélectionnés avec le bouton <. Pour créer un filtre basique mais pratique, optez seulement pour un seul critère : Fichiers énormes. Cliquez deux fois sur OK et une nouvelle carte filtrée s’affichera, composée des seuls fichiers correspondants. Filtrez les fenêtres d’analyse globale pour réduire l’encombrement visuel. Dans l’onglet Affichage de l’inspecteur, positionnez le menu local Masque sur votre filtre Fichiers énormes, cochez Activer le masque : seuls les fichiers gros consommateurs d’espace ressortiront en couleur.

Les filtres mettent en évidence les éléments que l’on recherche, par exemple les fichiers « énormes ».

Dans le menu Fenêtre, demandez Dupliquer en parallèle afin d’effectuer des comparaisons. Une nouvelle carte s’ouvre, identique à celle de l’analyse en cours. Pour chacune des fenêtres, utilisez l’inspecteur pour changer ses caractéristiques d’affichage et, selon ce que vous faites, notez la synchronisation des cartes.

L’unique écran de préférences de GrandPerspective permet de cadrer dans les grandes lignes l’affichage des cartes, mais tout se fait ensemble dans les options qu’on trouve dans l’inspecteur Info. Pour être à même de supprimer des fichiers directement dans GrandPerspective, cochez la case correspondante.

La suppression de fichiers n’est pas activée par défaut. Il faut aller dans GrandPerspective > Réglages pour activer l’option grâce à laquelle on supprime des fichiers depuis l’application. Un fichier supprimé devient noir dans la carte. Il y a un filet de sécurité : GrandPerspective se contente de déplacer le fichier dans la Corbeille. Vous pouvez de plus cocher l’option Toujours demander confirmation, vous obligeant à bien réfléchir à ce que vous faites.

Pour entrer plus en détail dans l’usage de GrandPerspective, je vous suggère de vous rendre sur sa page officielle sur Sourceforge et de descendre jusqu’à trouver les listes impressionnantes d’articles et de vidéos qui lui ont été consacrés ou qui en ont parlé. ✿


Noject bloque le démontage et l’éjection involontaires des disques et des volumes

Ce petit utilitaire n’est pas le premier sur le marché où l’on trouvait déjà Mountain, Ejectify ou encore Jettison. Objectif de ces outils : protéger les disques externes importants, en cours d’utilisation, contre les éjections accidentelles. S’ils partagent un bloc de fonctionnalités communes, ils ont aussi bien entendu des plus et des moins. Le développeur de Noject propose d’ailleurs sur son site, des comparatifs face à ses trois concurrents. Je ne vais pas me livrer ici à ces exercices…

Noject peut être téléchargé et utilisé gratuitement depuis le site officiel ou contre une petite somme de 6 € si on l’achète sur le Mac App Store. Il nécessite au moins macOS 14 Sonoma et fonctionne discrètement dans la barre de menus d’un Mac Intel comme d’un Mac Apple Silicon. En pratique, on active dans son popover la protection sur chaque stockage détecté montable dans le Finder, qu’il s’agisse d’un disque ou de volumes (il voit bien les deux volumes APFS de mon SSD externe) ; il en bloque le démontage jusqu’à ce qu’on décide de l’autoriser. Cela intéresse en priorité les utilisateurs qui ont des disques externes utilisés en permanence pour la sauvegarde en temps réel, le stockage de bibliothèques et de bases de données (ma base documentaire DEVONthink)…, qu’ils soient branchés directement sur le Mac ou sur un dispositif externe. Noject mémorise les volumes protégés par l’UUID ; ils sont automatiquement protégés chaque fois qu’ils sont rebranchés, remontés, peu importe depuis combien de temps ils ont été débranchés.


Quand un stockage est protégé, toute tentative d’éjection et de démontage depuis le Finder, l’application Utilitaire de disque, le Terminal et d’autres applications tierces est empêchée par l’agent qui tourne en arrière-plan et surveille les événements d’arbitrage de disque (via le SMAppService standard d’Apple *). Il ne peut pas empêcher un démontage forcé toujours possible, ni bien sûr une déconnexion physique. Les mesures de sécurité fonctionnent même si Noject est quitté (bouton Quitter en bas à droite de son popover, pas la commande Désactiver Noject et quitter du menu Engrenage qui elle stoppe la surveillance en arrière-plan). Les protections sont automatiquement restaurées au redémarrage du Mac, à la reprise de session ou une fois que le Mac sort d’une veille. À noter la possibilité d’utiliser la commande Éjecter une fois (contourner), dans le menu contextuel (en cliquant sur un élément protégé, pour effectuer une éjection ponctuelle unique sans cependant désactiver la protection. L’interface de Noject est en français. ✿
Site officiel de Noject

* Le SMAppService du framework ServiceManagement est une API introduite par Apple avec macOS 13 (Ventura) grâce à laquelle les développeurs tiers peuvent configurer et gérer de façon plus efficace qu’auparavant le lancement automatique d’applications ou de services en arrière-plan.

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9 Commentaires
Invité
Vincent
1 mois il y a

Bonjour Bernard, bien tenté par ton dernier article, je charge DoubleMemory et veux le payer… ma surprise est de rester dans son logiciel, de découvrir une fenêtre « déguisée en Apple Store » et me demandant mon mot de passe de compte Apple. C’est déroutant. Comment savoir que c’est bien Apple qui me le demande ?

Invité
Morat
1 mois il y a

Vous êtes maître à bord Capitaine Ledu !
En fait, vu la densité des « Flash », je me demandais si vous étiez à la retraite.
J’ai fait aussi cela à ma retraite il y a maintenant …, avec une décélération progressive, cela permet une transition en douceur.
Merci pour votre investissement et votre expertise.
Très cordialement,
Mimo

Invité
Rohit
1 mois il y a

Merci d’avoir publié un message au sujet de Noject. Les prochaines versions prendront également en charge la protection et la reconnexion des partages réseau montés, tels que les partages Samba/CIFS et FTP/FTPS.

Invité
VanRijsel
1 mois il y a

Enfin une bonne nouvelle… 

VVMac Le Blog ne nous privera pas de son rendez-vous du samedi durant cet été ! 

Encore merci, Bernard, pour Le Blog, cette généreuse initiative d’une telle qualité. 

Invité
Thierry
1 mois il y a

Bonnes vacances donc et vivement la rentrée pour découvrir le nouveau blog et toutes les pépites que vous allez nous apporter sur Mac27…