Flash! du samedi 28 février 2026

Annonces matérielles en série dans la semaine qui vient…

Tim Cook a confirmé, via un post sur Twitter, que la semaine prochaine (celle qui s’ouvre lundi 1er mars) sera « une grosse semaine ». Pas de grande conférence regroupant tous les produits, mais plutôt un chapelet d’annonces, comme ce fut déjà le cas en 2024 lors de la présentation échelonnée des divers nouveaux Mac embarquant le SoC M4.
À quoi peut-on s’attendre d’après les rumeurs ?
L’iPhone 17 d’abord. Côté Mac, ce seront les « pros » qui seront à l’honneur avec, sans doute, des MacBook Pro M5 Pro et M5 Max. Mais l’épisode le plus « spectaculaire » de la série pourrait être le dévoilement du MacBook d’entrée de gamme, basé sur un processeur d’iPhone, habillé de diverses couleurs, et supposé être relativement peu onéreux. Enfin, moins onéreux que le MacBook Air, mais certainement pas au niveau des prix des concurrents pareillement outillés.
Les rumeurs les plus optimistes tablaient, il y a encore peu, sur un prix US de 599 $, mais avec les augmentations parfois pharaoniques de différents composants de base d’un portable, il se pourrait que le prix soit plus proche de 799 $. Ce sera donc le portable (neuf) le moins cher d’Apple, mais toujours plus coûteux que les machines équivalentes de la concurrence, notamment les Chromebook qu’Apple voudrait déloger des établissements éducatifs américains.
Malgré cette fourchette haute de prix, Apple a dû rogner sur de nombreux composants de base d’un portable. Il risque donc d’y avoir des déçus, la configuration s’avérant étriquée et chère. Le pire pourrait être la mémoire de seulement 8 Go… vraiment juste pour l’Apple Intelligence d’aujourd’hui et plus encore pour les fonctionnalités étendues de demain. Il faut cependant que ce MacBook reste moins cher qu’un iPad équipé d’une pochette-clavier-trackpad. Le climat étant ce qu’il est, je ne m’attends pas à une bonne surprise de dernière minute. Qu’Apple change de doctrine est très improbable.
Maintenant, il se peut que ce MacBook soit un vrai succès – il y a bien toujours des nostalgiques du MacBook 12”, qui n’était pas vraiment bien loti non plus. Apple y croit et s’y est préparé : elle en aurait ordonné la fabrication par centaines de milliers…
Les rumeurs évoquent aussi un nouvel iPad Air M4 compatible Apple Intelligence et un nouveau moniteur. ✿


Nouvelle version majeure de Raycast, attendue pour fin avril

Pedro Duarte, le Hype Lead chez Raycast, est intervenu cette semaine sur YouTube et X pour préannoncer la sortie d’une mise à jour majeure de Raycast, disponible au téléchargement sans doute le 26 avril prochain. Une version très attendue ! En effet, Raycast a été depuis l’an passé très occupé par le lancement de Raycast pour iOS puis, surtout, par le projet Raycast pour Windows, désormais disponible. Il est donc temps de revenir vers les utilisateurs Mac qui ont fait le premier succès de ce « couteau suisse », lanceur multifonction et assistant IA, d’autant que la version Windows a bénéficié de quelques fonctionnalités inédites. Même si l’on est à deux mois du lancement, Pedro Duarte a fait quelques brèves démonstrations de trois ou quatre nouveautés.

L’une des fonctionnalités les plus demandées est enfin là : la recherche de fichiers « à la racine . On peut maintenant ouvrir Raycast et directement chercher un fichier sans passer par une commande spécifique. C’est transparent, et j’espère que cela fonctionnera mieux que la recherche via l’interface de Spotlight. Aucun détail technique n’a été donné ; on ne sait pas sur quelles technologies la recherche est basée. Quel est le système d’indexation utilisé ? Est-ce que l’index Spotlight est mis à contribution ?
Les Snippets sont un des outils intégrés importants de Raycast et, comme c’est déjà le cas de la version Windows, la future version Mac permettra d’ajouter des balises (tags).

La refonte de l’interface des fonctionnalités IA et du chat IA est un point majeur, avec son nouveau volet latéral regroupant les paramètres de chat. Cette version est nettement plus organisée et fournit tout le nécessaire pour gérer les conversations. La barre propose ainsi des dossiers, des chats épinglés et une archive. On peut configurer les chats pour qu’ils s’auto-archivent après un certain temps.

Parmi les autres annonces, Duarte a cité le chargement automatique des extensions et des skills (compétences) – qui sont, elles-mêmes, quelque chose de nouveau dans le chat AI de Raycast ; la recherche d’emoji qui bénéficie d’un rafraîchissement visuel ; et la refonte massive de la fenêtre des paramètres, avec une nouvelle barre latérale et ressemblant, selon les premières captures d’écran, à l’interface des Réglages de macOS – ce qui va sans doute faire débat. On trouve une section dédiée aux raccourcis clavier et aux alias. Il y a d’ailleurs une autre façon beaucoup plus courte de définir désormais les raccourcis directement depuis la recherche racine.

D’autres fonctionnalités sont conservées secrètes pour l’instant afin de réussir un lancement mondial. Beaucoup attendent en particulier que Raycast prenne pleinement en charge la voix, tant pour la saisie de texte que comme interface de commande. Est-ce que cela sera également au menu de cette version ? ✿
Vidéo de la préannonce


Apple produit de plus en plus de serveurs pour son Private Cloud Compute

Apple a une usine à Houston, au Texas, qui sert à produire des Mac Pro et des serveurs IA. Selon Mark Gurman de Bloomberg, cette unité de production va être en partie exploitée à l’avenir pour produire de futurs Mac mini M5, peut-être en remplacement du Mac Pro dont il pressent l’arrêt de la fabrication. Mais ces Mac mini ne concerneront que les clients américains. Apple veut se prémunir des toutes nouvelles initiatives de Donald Trump, dont la « taxicomanie » est déstabilisante, auquel Tim Cook a promis des investissements locaux massifs.
Ce qui m’intéresse le plus, c’est la montée en puissance, confirmée à nouveau par Apple, de la fabrication de serveurs dédiés à l’inférence, au traitement des requêtes des utilisateurs de ses plateformes, auxquelles ses propres LLM peuvent répondre, et pour l’anonymisation de celles qu’elle transmet aux serveurs d’OpenAI (et plus tard, de Google quand elle fera appel à sa version personnalisée de Gemini, pour l’exécution de laquelle elle n’a pas encore l’infrastructure adéquate). C’est la fonction du Private Cloud Compute.


Ces serveurs sont construits, depuis le printemps 2025, début de leur mise en production, autour d’une version Ultra des SoC M2. Mais il semble qu’Apple soit déjà passée au SoC M5, encore non utilisé dans une machine commercialisée.
Leur déploiement serait pour l’heure uniquement effectué dans des centres de données sur le sol des États-Unis, pas à l’étranger. On sait par ailleurs que le M5 est une étape transitoire. Apple travaille sur d’autres processeurs IA spécialisés, pleinement conçus, d’une part, pour l’entraînement des modèles, d’autre part, pour l’inférence (c’est-à-dire la réponse aux requêtes des utilisateurs, des applications, des services…). ✿


Périphériques Apple sur anciens Mac…

Si vous avez un Mac plus très jeune et que l’idée vous pique de passer aux périphériques Bluetooth d’Apple (clavier, trackpad et souris « magiques »), je vous conseille de lire l’article publié par MacG pour éviter une mauvaise surprise après coup.
Cet article est réservé aux abonnés du Club iGen, mais un assez grand nombre de visiteurs du VVMac Le Blog y sont abonnés, suite à une conversion d’abonnement en septembre dernier. Cet article explique très bien la compatibilité de chaque périphérique. ✿


Des pistes pour apprivoiser DEVONthink

Plusieurs lecteurs m’ont demandé de faire des articles particuliers sur DEVONthink. Cette application est très riche et peut être utilisée pour des activités éclectiques, dans des cadres et des circonstances les plus diverses, à différents niveaux de simplicité ou de complexité. Chacun doit apprendre par lui-même à s’en servir pour lui-même.
La façon dont j’utilise DEVONthink pour gérer une base documentaire, provenant essentiellement d’Internet, et rédiger mes articles avec la collaboration de nouvelles fonctions de l’IA est, à mon avis, bien éloignée des besoins concrets d’une personne qui numérise des factures et d’autres documents dans un but administratif.
Je ne me lancerai pas dans une série d’articles sur DEVONthink.
Si vous avez besoin de documentation, de conseils, plongez-vous d’abord dans la documentation officielle qui est fournie, accessible par le menu Help de l’application. C’est en anglais, mais aujourd’hui, cela se traduit parfaitement en français en quelques secondes.
Vous trouvez la documentation trop ardue ? Elle ne se lit effectivement pas comme un roman, mais je vois mal comment ce pourrait être vraiment simplifié.
Ce même menu Help a quelques autres outils, comme les excellents Tutorials.

Vous pouvez aussi télécharger, depuis le site de DevonThink, un livre gratuit rédigé par Joe Kissell, l’éditeur américain de la série d’ouvrages pratiques Take Control Of. Ce livre est mis à jour trois à quatre fois par an et il couvre également la version iPad/iPhone de l’application, et la synergie que vous pouvez mettre en place pour une utilisation bureau-mobile. Il fait 300 pages denses, en anglais bien évidemment, mais il est peut-être un peu plus accessible que la documentation officielle.

Enfin, il y a le Forum de DEVONthink où, même si l’on ne veut/ne peut pas participer, on peut glaner des infos intéressantes et des dépannages pratiques. ✿


Avec Stella, le service Raindrop teste l’IA

Vous tombez sur un article passionnant entre deux activités, une vidéo inspirante sur les réseaux sociaux ou un logo parfait pour votre prochain projet ? C’est là que Raindrop entre en jeu : il s’agit d’un gestionnaire de marque-pages (favoris) et de contenus, qui vous permet de regrouper tout ce que vous glanez dans une seule et même interface : articles de blog et tutoriels, photographies et inspirations visuelles, vidéos YouTube ou Vimeo, documents PDF et fichiers professionnels. C’est souple, flexible, polyvalent. De plus, son offre gratuite peut convenir à de très nombreux utilisateurs. Son plan annuel à moins de 30 € est très complet, et va donc très bientôt offrir des fonctionnalités d’IA générative.
Raindrop repose sur une double structuration des archives : les classiques Collections (dossiers) et les tags, pour croiser les informations et filtrer les recherches en quelques secondes. Il génère automatiquement des aperçus et affiche les images liées aux contenus : les collections ressemblent à des galeries modernes. Raindrop est sur le Web, mais dispose aussi d’applications de bureau et mobiles pour quasiment toutes les plateformes système.
Bien exploité, Raindrop peut être appréhendé comme une véritable extension de votre mémoire.

Pour aller au-delà et tirer tout le parti de ces contenus que vous collectez, Raindrop propose actuellement, en bêta, dans la seule application web et aux seuls utilisateurs Pro (abonnés), de tester Stella. Un chatbot intégré qui ne travaille que sur vos contenus, vos collections. Par de simples conversations, il vous permet de rechercher, de résumer et d’organiser votre bibliothèque.
Pas la peine de vous souvenir des titres exacts ou les URL, vous écrivez à Stella ce que vous cherchez : « retrouve cinq articles sur les premières réactions après l’annonce de macOS 26 à la WWDC 2025 » ou bien « liste les recettes des desserts au thé matcha que j’ai enregistré courant janvier dernier »… Stella trie pour vous vos marque-pages non classés et les dirige vers les bonnes collections, nettoie et simplifie les tags ou encore trouve et corrige les marque-pages mal rangés, et propose la suppression des éléments en plusieurs exemplaires. Stella ne va pas chercher de nouvelles choses sur Internet, elle travaille sur le contenu de vos collections. Elle sait évidemment résumer de longs articles, expliquer des idées complexes en langage simple, comparer deux pages que vous aviez conservées, déterminer si quelque chose vaut la peine d’être lu.
Raindrop affirme que les données ne quittent jamais ses serveurs, qu’elles ne sont jamais envoyées vers des fournisseurs d’IA tiers ni utilisées pour un quelconque entraînement. Cependant, Stella est souple et, si vous le souhaitez, vous pouvez également utiliser le serveur MCP de Raindrop pour connecter votre bibliothèque à Claude, ChatGPT, Cursor ou d’autres applications d’IA. J’ai longtemps utilisé Raindrop dans le passé – j’ai toujours un compte gratuit –, mais désormais, je vais tout cela et plus dans DEVONThink (dont j’exploite la version Serveur permettant un accès par Internet). ✿
Site officiel de Raindrop


Les icônes des apps de l’Apple Creator Studio ne sont pas plus moches que d’autres…

L’autre jour, j’ai croisé sur X cette illustration qui réunit les icônes des quatre bouquets d’applications les plus complets du marché : ceux d’Apple, de Microsoft, de Google et d’Adobe. Chacun a des objectifs et un terrain d’usage parfois éloignés.
Les icônes des versions nouvellement sorties des applications de création et de productivité d’Apple ont fait couler beaucoup d’encre. Comme d’habitude, les réactions sont parfois tranchées. Personnellement, les icônes, ça me laisse indifférent. Quand je regarde l’ensemble, je ne trouve aucun des bouquets ni spécialement esthétique, ni vraiment lisible. À part les icônes de Pages et Keynote chez Apple (réinterprétation des précédentes), d’Outlook (une enveloppe) chez Microsoft, de Calendar (avec une date) chez Google et celles d’Adobe (si on connait déjà le nom de chaque application), aucune autre des icônes n’est immédiatement compréhensible dans aucune des quatre collections. ✿


Transmogrify : petit Consul deviendra grand ?

Il y a deux semaines, je vous présentais rapidement l’application Consul [dans la rubrique Flash! du samedi 14 février]. Le concept ? Modifier en un rien de temps un grand nombre de types de fichiers, en changeant simplement l’extension de leur nom. Par exemple, Consul transforme un fichier .png de 300 Ko en un fichier .webp de 56Ko en moins d’une seconde.
Comme je m’en doutais, parce que c’est comme cela désormais, il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir apparaître un autre outil basé sur la même idée.
Même s’il est affublé d’un horrible nom, Transmogrify fonctionne bien. Il est proposé en open source et gratuit. Il est, pour l’instant, limité à traiter des formats images, texte et vidéo, moins que Consul donc.
Il me semble plus simple à utiliser : il est accessible en barre de menus et il suffit de lui désigner un ou plusieurs dossiers qu’il va surveiller. Je lui ai fixé seulement le Bureau puisque c’est là que, sur mes Mac, tout arrive en premier (je n’utilise pas le dossier Téléchargements). Les conversions sont opérées par FFmpeg (pour Consul aussi – pourquoi redévelopper ce qui existe et fonctionne bien ? C’est l’ingénieux habillage qui compte).

Transmogrify ne sait convertir – pour l’instant – que
ces types de fichiers, ça me suffit largement !
Dans les réglages, on trouve un historique des conversions faites.

Dès lors, dès que j’ai une capture d’écran, une image, un clip ou un fichier texte qui arrive sur le Bureau et dont je change l’extension de nom, Transmogrify entre en action, il résume ce qu’il se propose de faire et, si je clique Convert, il s’exécute. On peut tout à fait effectuer des conversions  « en lot » en passant par l’outil de renommage du menu contextuel du Finder ; Transmogrify enchaîne les conversions. Il faut cependant confirmer Convert pour chaque fichier, ce qu’on ne peut malheureusement pas faire en frappant la touche [entrée]). L’application inclut même un historique des conversions effectuées. C’est vraiment bien fini !

Comment passer d’un fichier PNG (à gauche) à un fichier WebP (à doite), nettement moins lourd, en changeant simplement l’extension du nom.

Comme je n’ai pas besoin de transformer d’autres types de fichiers, je l’ai adopté.
Notez que vous pouvez télécharger Transmogrify sur GitHub sans autre forme de procès, mais si vous n’êtes pas accoutumé à cela, il est également sur le Mac App Store où il vous faudra alors débourser environ 2 € pour l’obtenir. C’est exactement la même application, 100% native Swift, qui est proposée sur le MAS et sur le dépôt GitHub.
Dépôt sur GitHub
Sur le Mac App Store


App Cleaner & Uninstaller, un outil toujours plus complet

App Cleaner & Uninstaller est un outil de nettoyage que j’e préfère utiliser avec j’apprécie beaucoup. Je me prends à l’utiliser plus souvent que CleanMyMac ou TrashMe 3.
Sa toute nouvelle version ajoute des informations pertinentes sur chaque application installée sur mes Mac. Bien sûr, elle permet de désinstaller toutes celles que je teste à longueur de temps et dont je n’ai que faire de les conserver, en collectant et supprimant un maximum de fichiers connexes. Désormais, la fiche descriptive de chaque application permet de vérifier son statut, notamment si elle a été notarisée par Apple ou pas, de prendre connaissance des autorisations de confidentialité que j’ai pu lui accorder au premier lancement, puis au fil du temps (accès à la caméra, au micro, à l’écran, à la localisation, à Photos ou d’autres données sensibles) ; d’avoir une courte présentation générée par IA (quand on a beaucoup d’applications qui traînent, cela peut être utile, même s’il y a des erreurs). Ces informations s’avèrent souvent utiles avec de prendre une décision. Une des fonctions clés de cette application est aussi de mettre à jour presque toutes les applications en une session à effectuer régulièrement. Elle a été largement étendue dans la version la plus récente.

App Cleaner & Uninstaller est une application commercialisée en tant que telle ou dans le bouquet d’outils de maintenance MacCleaner Pro de l’éditeur ukrainien Nektony. Son téléchargement est libre, avec une période d’évaluation de deux jours. La licence à vie (de l’application autonome) revient aux environs de 35 €. Il y a aussi des abonnements (dans les 15 € l’année). ✿
Site de Nektony

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