Flash ! du samedi 29 novembre 2025
Dans la rubrique Flash !, je vous propose des informations brèves ; des pages web à visiter ; des mises à jour de produits déjà chroniqués ; des découvertes sur lesquelles je reviendrai – peut-être…
Quitter toutes les applications ouvertes ou certaines seulement sur un seul clic
Bye App Quitter est un petit utilitaire nouveau, créer par un designer (designsbymuzeer) qui permet de quitter tout ou partie des applications ouvertes quand vous avez la mémoire « sous tension », par exemple. Ça peut arriver sur les configurations qui n’ont que 8 Go de RAM. Avec 16 Go, j’ai plus de quarante modules de barre de menus chargés, quatre à cinq navigateurs web et quelques dizaines d’onglets actifs, et en moyenne cinq ou six autres applications ouvertes tout au long de la journée, et je ne ferme pas mon Mac la nuit. Je n’ai jamais le moindre problème, même si les indicateurs indiquent en général une utilisation à 75 % voire 85 %. Mais cela peut aussi servir en d’autres circonstances et quand on veut simplement faire le ménage… Bye App Quiter n’est pas le seul de cette veine disponible. Il y en a même un outil du nom de Quitter qui coûte 15$. Bye, lui est gratuit. On peut aussi utiliser Raycast et sans doute Alfred. Bye a pour lui, une interface sympathique, visuelle comme j’aime bien, qui m’a justement tapé dans l’œil.


Son menu d’état (en barre de menus, ouvre un panneau montrant les applications actives. On peut toutes les sélectionner ou certaines seulement, puis les quitter, tout simplement. Rien de sorcier. Vous voyez qu’au moment de prendre la cature d’écran, j’avais vingt-deux applications ouvertes. On sélectionne les applications à quitter en cliquant sur leur icône (sans utiliser de touche modificatrice), puis on clique sur le gros bouton Quit X apps. Si on ne sélectionne rien, le bouton est par défaut Quit All Apps !
Bye ne pèse rien et ne prend quasiment rien sur le CPU. Il est entièrement natif et disponible aussi sous forme de code open source – si jamais l’envie vous prend de générer l’application vous-même ou de la modifier.
Informations et téléchargement
Sur macOS, iOS et iPadOS, le navigateur web Orion sort de bêta
Développé depuis plus de cinq ans, le navigateur web Orion est enfin disponible en version 1.0 pour macOS mais aussi sur les mobiles iPhone et tablettes iPad. L’équipe annonce par ailleurs qu’une version Linux et une version Windows sont en phase alpha.
Une des spécificités d’Orion est d’être basé sur le moteur Webkit d’Apple, le même qu’exploite Safari. Le Webkit est peu utilisé par des développeurs tiers. Il est cependant open source, performant, mais avant tout optimisé pour l’écosystème d’Apple pour macOS, iOS et iPadOS. Choisir de s’appuyer sur le Webkit est aussi un moyen de se différencier des dizaines de navigateurs Chromium disponibles du marché. Maintenant, est-ce que les utilisateurs tiennent compte du moteur caché dans l’application ? Je n’en suis pas certain.
Orion est aussi à ce jour, et c’est peut-être un argument plus fort, le seul navigateur qui prenne en charge les extensions pour Safari, pour Chrome et pour Firefox. Cela ne signifie pas une compatibilité totale assurée. Le site propose une vingtaine d’extensions qui ont été testées et qui s’intègrent sans souci ; à vous de faire vos tests greffant sur le navigateur les extensions dont vous avez besoin au quotidien.
Orion joue surtout la carte de la confidentialité garantissant une navigation sans télémétrie, avec le blocage des publicités natif et un système anti-pistage intégré.
Il propose aussi une palette étendue de réglages, bien au-delà de ceux de Safari, pour une personnalisation avancée, mais tout est en anglais, ce qui ne facilite pas la configuration. Il propose aussi une gestion à la verticale des onglets, que je trouve basique et nettement moins pratique que celle d’Arc. Heureusement, comme le montre la capture ci-dessous, Orion et SupaSidebar s’accordent bien ensemble.

Vous ne trouverez aucune intégration de fonction d’IA – pas même pour exploiter des modèles locaux. L’éditeur précise : « Nous ne sommes pas opposés à l’IA mais nous sommes conscients de ses limites. Nous sommes opposés à l’intégration précipitée d’agents toujours actifs et peu sûrs au cœur du navigateur. Aujourd’hui, Orion est livré sans code IA intégré dans son cœur, mais Orion est conçu pour se connecter facilement aux outils d’IA que vous choisissez, en maintenant une séparation claire entre votre navigateur et tout agent IA externe. »

En fait, Orion va sans doute privilégier les actuels et futurs services d’IA que propose(ra) Kagi. Déjà, il utilise le moteur Kagi Search, est un des rares moteurs de recherche payants (à partir de 5 $/mois) ; Kagi est la société qui supporte le développement d’Orion et propose un ensemble de produits et de services axés sur le respect de la vie privée des utilisateurs.
Le navigateur peut être utilisé gratuitement, tant sur Mac que sur les mobiles, mais on peut aussi participer à son financement en souscrivant un abonnement (5 $/mois ou 50 $/an) ou en achetant une licence à vie (150 $).
Informations complètes sur le blog de Kagi
Téléchargement
DEVONthink 4, avec ses fonctions d’IA, débarque sur iPad et iPhone
La nouvelle version de DEVONthink To Go, l’application de gestion documentaire de DEVONtechnologies, pour iPhone et iPad, a été surnommée Kepler. C’est le nom du grand astronome allemand Johannes Kepler. DEVONtechnologies attribue à ses produits les noms liés à l’astronomie, comme pour créer un imaginaire d’exploration autour de leurs applications qui servent à fouiller, classer, naviguer dans une masse de documents.
DEVONthink To Go 4 reprend à son compte pratiquement toutes les évolutions de la dernière version pour Mac sortie à la fin de l’été.
En premier lieu, l’intégration de l’IA comme un outil majeur d’exploration et d’exploitation des contenus ajoutés directement ou référencés dans les bases de documents. Résumés, création intelligente de tags et de labels, analyse multidocuments, rédaction de notes, génération d’images en contexte… toute l’IA générative est mise à contribution, aussi bien via des services en ligne (ChatGPT, Claude, Mistral…) qu’avec des modèles locaux dans Ollama ou LM Studio.

Comme pour DEVONthink pour Mac, cette version apporte un nouveau langage de recherche puissant dans les bases de données qui permet de construire des requêtes complexes. Si l’on ne sait pas faire, on peut demander à l’assistant de recherche IA de convertir des requêtes rédigées en anglais simple en instructions basées sur la syntaxe de recherche maison. La recherche sert de base aux groupes intelligents qui collectent des éléments correspondants dans toutes les bases de données. La précision de la recherche est aidée par l’introduction des métadonnées personnalisées ; on définit ses propres champs pour suivre les projets, les priorités, les clients ou tout autre élément important. C’est le même système que dans DEVONthink pour Mac, avec lequel la version mobile est complète synchronisée.
DEVONthink To Go 4 hérite aussi de la version Mac la gestion des révisions et des versions. Quand on modifie des documents texte ou des PDF, DEVONthink To Go 4 peut automatiquement créer des versions sur lesquelles on peut revenir ultérieurement (on peut préciser le maximum de versions conservées), mais on peut aussi forcer la génération d’une nouvelle version lorsque cela est nécessaire (versions qui alors ne sont jamais supprimées automatiquement).
Pour les entreprises ou les indépendants qui manipulent des documents financiers ou soumis à des obligations légales strictes, DEVONthink To Go 4 prend en charge des bases de données verrouillées, protégées contre les révisions, interdisant les modifications et consignant les suppressions (l’utilisateur peut générer à tout moment un journal d’audit pour prouver que les données sont cohérentes).
En termes de licence, la version mobile est disponible sur abonnement à 3 €/mois ou 23 €/an (participe au plan Famille). Un prix très intéressant par rapport à la version Mac (licence à vie 199 € pour deux postes, avec mise à jour durant un an). Quand on a un iPad de haut de gamme, on peut parfaitement tirer parti des fonctions, mêmes les plus avancées, de DEVONthink 4 pour moins cher que sur un MacBook Air. Par ailleurs, le détenteur d’une licence de DEVONthink 4 Pro sur Mac obtient DEVONthink To Go 4 gratuitement – automatiquement intégré à leur licence actuelle (jusqu’à 5 postes mobiles pour une licence Pro et jusqu’à 25 postes mobiles pour une licence Server).
Notez que la version 3 de DEVONthink To Go est toujours disponible sur l’iOS App Store… au même prix que la version 4 – sans doute pour répondre à la demande des utilisateurs qui ne sont pas passés à iOS-iPadOS 26, mise à jour nécessaire pour la version 4.
Si, avec les versions précédentes, DEVONthink pour Mac avait un ou deux concurrents sérieux, avec la version 4 et l’introduction de l’IA, il n’a plus face à lui rien de comparable. C’est encore plus vrai sur les mobiles avec cette nouvelle version 4 de DEVONthink To Go, puissante et unique en son genre.
C’est le week-end du Black Friday : DEVONtechnologies propose, jusqu’au mardi 2 décembre (9:00), ses produits (applications, livres) à -25 % (sur le site pour les applications Mac et les mises à niveau de 3.0 en 4.0) et sur l’iOS App Store (DEVONthink To Go).
Informations
Téléchargement sur l’iOS App Store
Shottr s’approche à pas comptés d’une version 2
Cet excellent outil de « design bureautique » de Electric Endeavors, dont on peut largement tirer parti gratuitement ou qui est facturé dans les 12 € seulement, revient dans une version 1.9 qui apporte de menues améliorations, cependant bien pratiques.
Il y a d’abord des ajouts. Par exemple, la prise en charge de tout stockage de type S3 ou un tout nouvel outil loupe. Une option de style « à main levée » pour les objets Texte, Flèche, Ovale et Rectangle ; sur un objet sélectionné, le panneau de propriétés (dans le coin supérieur droit) permet d’en changer de style. La combinaison de touches [cmd] [r] applique aléatoirement un style fait à la main. Chaque type de flèche peut désormais être librement courbé en arc. Le menu Draw (dessiner) est enrichi d’une nouvelle commande configurable pour l’alignement des objets.


Au titre des améliorations, la fenêtre d’édition de Shottr affiche désormais les seize outils si elle est suffisamment étendue, et l’icône de l’application en barre de menu, véritable tour de contrôle, propose une animation de confirmation rapide lors de la copie, de l’enregistrement ou du téléversement de fichiers.
Enfin, différents autres petits problèmes ont été réglés. Promotion Black Friday durant tout ce week-end (9$ au lieu de 12$).
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ClipPocket, un presse-papiers visuel et gratuit
Si vous n’avez pas encore de gestionnaire de l’historique du presse-papiers ou que celui qu’Apple nous offre dans macOS 26 (Spotlight) ne vous plaît pas, pourquoi ne pas tester ClipPocket, un tout nouvel utilitaire léger et parfaitement gratuit ?
L’application se télécharge sur GitHub. C’est une simple image disque. On procède à l’installation comme d’habitude. Il faudra accorder une autorisation (Accessibilité, si je me souviens bien). La page GitHub propose une petite présentation vidéo. Pas besoin de plus. Contrairement à ce que dit la page GitHub du développeur, ClipPocket n’existe pas en version Intel, seulement en version Apple Silicon.
ClipPocket installe un menu dans la barre des menus, mais il ne sert à pratiquement rien, juste à faire apparaître l’étagère si on a oublié le raccourci clavier (vous utiliserez un gestionnaire de barre de menus ou la fonction intégrée de macOS 26 pour libérer la place que son icône prend). Sinon, l’étagère surgit soit sur un raccourci, soit en approchant le pointeur du bas de l’écran (si ce comportement a été activé).
L’étagère s’ouvre en bas de l’écran. Une option permet de la placer « au-dessus » du Dock, mais pas de la positionner verticalement sur un côté.


Chaque élément stockés dans le presse-papiers est représenté par une « fiche ». On peut régler le nombre d’éléments mémorisés par ClipPocket. D’autres options sont à découvrir dans les Settings. Elles sont peu nombreuses, mais suffisantes.

Si l’on a de nombreux éléments mémorisés, un système par mots-clés sert à faire le tri (vous ne pouvez pas ajouter vos propres tags). On peut aussi épingler certaines fiches, ne voir que les fiches récemment ajoutées, ou accéder à tout l’historique mémorisé. Un champ de recherche permet également de remettre très vite la main sur des éléments.
On peut suspendre la mémorisation en passant temporairement en mode Incognito, exporter l’historique, et exclure des applications afin de certaines données sensibles ne soient pas conservées par ClipPocket.
Informations et téléchargement
Suivre l’actu du microcosme Raycast
Raycast est désormais disponible aussi pour Windows. Gratuit comme sur Mac, sauf évidemment certaines fonctionnalités (les Notes, sans limite, par exemple) et le bouquet « maison » de modèles d’IA bien entendu. L’un des intérêts majeurs de Raycast, c’est son impressionnante boutique d’extensions ; on les compte par centaines, dans tous les domaines, et toujours gratuites. Il en sort presque tous les jours de nouvelles (ou des mises à jour). Si vous avez Raycast et que vous voulez en tirer toujours plus parti, il vous faut suivre, sur le réseau X (ex-Twitter), le compte #100DaysOfRaycast maintenu par un certain Alexi. Indispensable pour découvrir de nouvelles pépites et muscler votre barre de commande ! On en est à presque 90 jours, mais j’ai l’impression qu’Alexi n’est pas très rigoureux dans le décompte ; il me semble suivre son compte depuis des mois !

Notebook Navigator : un « coup de neuf » pour Obsidian
J’ai bien essayé à un moment de faire d’Obsidian mon « second cerveau », mais, non, la sauce n’a jamais pris. Je n’ai pas aimé l’interface, et trouvé le tout tout trop compliqué. S’il faut se casser la tête pour utiliser une application, mieux vaut aller en voir une autre. Je suis depuis longtemps utilisateur de DEVONthink, que je trouve plus adapté à mes besoins et ma démarche. Cependant, le plugin Notebook Navigator a de nouveau suscité mon intérêt pour Obsidian. Je ne suis pas le seul, il a été déjà téléchargé par près de 160 000 obsidianeurs qui souhaitent une utilisation d’Obsidian plus fluide, et des fonctionnalités nouvelles.
Son concepteur, Johan Sanneblad, est un diplômé de haut niveau en développement logiciel ; il a réalisé plus d’une centaine d’applications et travaillé pour de très nombreuses entreprises technologiques, dont Apple. Il utilise Obsidian pour réaliser une newsletter hebdomadaire sur l’IA, Tech Insights, et prévoit d’assurer le développement de Notebook Navigator aussi longtemps qu’il y aura des utilisateurs. Il avait déjà créé deux autres plugins, Featured Image et Pixel Perfect Image.

Notebook Navigator est donc une nouvelle interface, gratuite et open source (GNU General Public License v3.0 – GPL-3.0), qui donne à Obsidian un ton plus sympathique et une modernité tout la la fois agréable et pratique, empruntant des choses à Apple Notes, Bear et Evernote. Outre l’interface, ce sont de nombreuses options de productivité nouvelles qui sont offertes. Par exemple, Notebook Navigator permet de travailler à 100 % avec des tags : tags favoris, tags cachés, arbres hiérarchiques de tags ; avec des icônes pour les tags, des couleurs personnalisées, des commandes rapides pour ajouter et supprimer des tags, ou en glisser-déposer si l’on préfère.
En plus, ou en alternative, on peut bien entendu travailler avec des dossiers : notes de dossier, icônes et couleurs personnalisées, aperçus d’images miniatures, glisser-déposer, actions rapides au survol, recherche instantanée, affichage des fichiers de sous-dossiers, exclusion de dossiers, tri personnalisé, apparence ajustable pour chaque dossier, notes épinglées, ouverture d’une note dans un nouvel onglet via un clic central…
Notebook Navigator dispose d’une API complète pour récupérer un dossier sélectionné par l’utilisateur, réagir aux changements de navigation, épingler des fichiers… des possibilités que l’API standard d’Obsidian ne fournit pas.
Notebook Navigator prend généralement en charge tous les plugins pour Obsidian ainsi que les thèmes. Via le plugin Style Settings, couleurs et styles visuels sont modulables pour personnaliser l’apparence de Notebook Navigator, qui est de plus optimisé pour être installé sur les tablettes et les smartphones.
Si Notebook Navigator est gratuit, on peut, si on l’adopte, contribuer un peu à son développement par un don sur GitHub ou sur BuyMeACoffee.
Informations et téléchargement

Bonjour. La version 1.0.0 (139) d’Orion est multilingue, son interface est totalement en francais.
Il suffit d’aller dans Réglages/ General et de choisir sa langue. Je l’utilise depuis 3 jours. Merci +++ pour votre blog.
Bonjour
Les navigateurs comme Orion ou DuckDuckGo sont-ils plus performants que Safari qui est parfaitement intégré à MC TAHOE? De façon plus générale qu’apportent, ou non, les autres navigateurs par rapport à Safari. J’en ai essayé plusieurs et je suis retourné à Safari parfaitement intégré à Mc.
Merci pour la réponse.
Cordialement
Il peut y avoir des tas de raisons pour préférer un autre navigateur.
J’en utilise tous les jours trois ou quatre. Pourquoi ?
Pour des raisons de qualité d’interface utilisateur (Arc).Pour des raisons d’intégration de l’IA (Dia, Comet ou Atlas, et désormais Google Chrome avec Gemini 3 – mais c’est une version que vous n’avez pas en France). Pour des raisons de sécurité (DDGO ou Orion).
Si Safari vous convient, vous n’avez pas de raison de changer.