FLASH! du samedi 30 mai 2026

Vous avez dit : « application notariée » ?

Voici une information que j’utilise souvent dans mes articles, quand je parle d’une application, d’un outil… Je ne peux pas faire « lexique » dès que je place un mot de ce type, devenu banal dans le monde Mac depuis des années. Néanmoins, je comprends que vous puissiez avoir des interrogations…

Une application est dite notariée quand son développeur l’a envoyée à Apple pour examen. N’imaginez pas que des petites mains installent et utilisent l’application, même brièvement. D’ailleurs, il ne s’agit même pas de vérifier si elle fonctionne bien.
Ce sont des outils automatisés qui vérifient simplement si l’application est signée par un développeur connu d’Apple, qui possède un Apple Developer ID, et qu’elle ne contient pas de logiciels malveillants connus.
Si elle est notariée, l’application ne sera pas bloquée par Gatekeeper quand vous la lancerez pour la première fois.

Toutes les applications proposées sur les boutiques d’applications d’Apple sont de facto notariées.
Un problème pratique survient lorsque vous installez une application qui provient de
« cercles extérieurs » à Apple
– du site web d’un développeur ou d’un service comme GitHub, par exemple. Un très grand nombre d’applications pour macOS sont aujourd’hui distribuées par d’autres canaux que les App Stores d’Apple. C’est une grande chance ! Une liberté qu’il nous faut préserver. Souvent, ces applications s’appuient sur des technologies ou proposent des fonctionnalités qui interdisent leur distribution par Apple, dont les règles sont très strictes. Ce peut être néanmoins d’excellentes applications, plus intéressantes, plus puissantes que celles de la boutique officielle. Il ne faut pas s’en priver.

Si vous installez une application provenant d’un « cercle extérieur », vous allez voir s’afficher, à la première ouverture, une alerte quelque peu stressante. Il en existe différentes variantes, mais globalement, Apple vous intimera de vous défaire de l’application. C’est très, très expéditif ! Vous pouvez bien entendu passer outre, parfois en deux ou trois clics, parfois en recourant à des outils tiers comme Sentinel ou des commandes Terminal.

Quand vous tentez d’ouvrir une application qui n’est pas notariée, Apple fait tout pour vous empêcher d’aller plus loin… Soyez vigilant, mais il n’y a pas de raison de faire systématiquement machine arrière !


Il y a des risques ? Peut-être. Mais on a vu, pas si rarement que cela, que des applications des boutiques officielles d’Apple n’étaient pas non plus sans problème !
Le danger n’est pas tant celui des malwares, qui reste tout de même très anecdotique dans l’univers Mac. Il est plutôt dans toutes ces nouvelles applications Mac qui débarquent en nombre depuis quelques mois. La plupart sont vibecodées, même sur le Mac App Store. Ce n’est pas un problème pour moi. Hélas, si elles ont été « torchées » à la va-vite, elles peuvent évidemment présenter des failles de sécurité et divulguer des données. Cela n’est pas repéré et ne le sera jamais par Apple qui ne déploiera pas une armée d’examinateurs ni ne développera de complexes et coûteux processus de test, plus puissants et intrusifs que ceux qui existent aujourd’hui.

Donc, oui, une application notariée assure la signature d’un développeur officiel et l’absence de malware. Non, elle n’offre aucune autre garantie.
À chacun de prendre ses responsabilités.

Devrais-je réduire le nombre d’articles présentant de telles applications ? Non, je ne compte pas arrêter de parler de ces produits à l’avenir. Il y en a encore cette semaine !
Cependant, soyez assuré que je me pose quelques questions clés avant qu’une application trouve sa place dans VVMac.
Je regarde évidemment si elle est signée et notariée, mais ce n’est pas un prérequis. Je consulte sa politique de confidentialité, mais je n’en fais pas une question de principe : beaucoup d’applications sont lancées aujourd’hui sans l’intendance qui devrait les entourer. Je regarde quand a eu lieu la dernière mise à jour, et la fréquence de ces mises à jour, qui révèle si le concepteur est toujours actif – mais je ne peux pas deviner si une application lancée aujourd’hui ne disparaîtra pas dans les trois ou quatre mois qui suivent. Je note les demandes d’autorisations de l’application, mais là encore, Apple a tellement renforcé les barrières à l’entrée qu’une application ne peut que demander plusieurs autorisations ; l’important est de déterminer si ces demandes sont crédibles par rapport aux fonctions proposées – ce qui n’est pas évident : souvent, ce qui est indispensable en coulisses requiert des autorisations que l’utilisateur ne saurait correctement comprendre.

Voilà des années que j’ai désactivé Gatekeeper sur mes Mac et ceux de mon entourage. Ces dix dernières années, bien qu’installant et lançant tout, n’importe quoi et de n’importe où, j’ai eu en tout et pour tout moins de dix alertes pour problèmes mineurs. Je n’ai perdu des données sur mes Mac que par de mauvaises manipulations de ma part, pas à cause d’applications que j’aurais installées de façon hasardeuse. Dans mon entourage, personne n’a eu de problèmes significatifs non plus. Après tant d’années, j’ai peut-être acquis comme un sixième sens qui me permet de comprendre vite que tel ou tel produit peut être dangereux, notamment les outils système techniques.

Je ne vous dis pas de faire comme moi. Mon seul conseil sera de ne pas vous reposer totalement sur le Mac App Store, pas plus que sur les suggestions de VVMac.
Installez ce qui vous plaît, assumez votre curiosité aussi, soyez simplement vigilant. Ces questions que je me pose avant de vous parler d’une application, posez-vous-les aussi avant de l’installer sur votre Mac !


IA : mais qu’est-ce que c’est que la température ?

Non, je ne vais pas m’étendre sur les désordres de la météo. Il s’agit ici d’IA. Dans les assistants IA que j’utilise, à côté du choix des modèles, il y a souvent une option nommée « Température », option munie généralement d’une réglette. Vous avez été plusieurs à me poser la question : c’est quoi et comment s’en servir ? Éléments de réponse pratiques…

Vous l’avez compris, la température est un réglage mis à disposition de l’utilisateur final d’un modèle d’IA pour qu’il puisse, dans une certaine mesure, contrôler le niveau de créativité – et donc d’imprévisibilité – de l’intelligence artificielle. Quand la température est basse (proche de 0), l’IA est sérieuse, précise, logique et prévisible. Elle choisit toujours les mots les plus probables. Plus on monte en température, vers 1 ou plus, l’IA va « prendre » des risques, y mettre son grain de sel et introduire des mots plus rares et des tournures inattendues.

Habituellement, dans les assistants d’écriture que je teste et qu’éventuellement j’utilise à plus long terme, la température est pré-réglée à 0,2. Parfois, c’est « gravé dans le marbre », mais d’autres outils fournissent cette réglette ou une autre manière de modifier la valeur fixée par défaut par le développeur de l’assistant.
Si vous pouvez changer cette valeur, suivez mon conseil… Pour de la précision, du factuel, n’allez pas au-delà de 0,3. C’est une valeur maximale pour un vérificateur/correcteur de texte, et même valable pour une fonctionnalité de reformatage où l’IA doit faire preuve d’un peu plus de créativité sans modifier le texte qu’on lui donne à traiter. C’est aussi un niveau adapté à la traduction (que l’on bride en outre par un prompt ciblé, inscrit « en dur » dans l’action).

Modification de la température, modèle par modèle, dans l’assistant Fluent.

Pour des tâches de génération pure, où l’IA travaille sur la base d’un prompt, sur du texte préalablement rédigé ou sans aucun texte de départ, vous pouvez fixer la température de 0,4 à 0,7. Ce qui laisse à l’IA une certaine latitude pour générer des e-mails, créer un post de blog… mais également résumer des articles ou des conversations. Le texte, adapté au quotidien, sera fluide, naturel et, surtout, restera cohérent.
À partir de 0,8 et au-delà, vous accordez à l’IA une bien plus grande marge de créativité, et acceptez aussi les risques de dérive. Cela peut être une valeur adéquate pour une séance de remue-méninges, trouver de nouvelles idées, créer des titres accrocheurs et des slogans, et même s’aider de l’IA pour inventer des histoires pour vos enfants.

Réglage de la température dans des outils de dictée vocale (Spokenly, à gauche), et de dictée et de relecture (Voixe, à droite).

J’utilise l’IA pour préparer des sujets (NotebookLM), mais plus encore pour la correction de mes textes, a posteriori donc, et désormais aussi pour la dictée vocale. Ces tâches requièrent avant tout de la précision, de la rigueur. Même si je relis une ou plusieurs fois et que je fais d’autres passes d’IA, autant partir d’une première vérification/correction « sérieuse ». Le but est de corriger sans altérer le texte ni le sens d’origine. Par conséquent, je ne dépasse jamais une valeur de température de 0.2 pour ce type d’action, pour focaliser l’IA sur la correction des fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe, sans ajouter des mots, sauf si cela s’avère absolument nécessaire à la compréhension (vous avez pu noter que, parfois, malgré tous ces post-traitements, il manque des mots dans mes phrases !), en tout cas jamais de phrases complètes ou d’idées que je n’ai pas écrites ou prononcées.
Néanmoins, je sais que j’ai des tics de langage, que j’écris de trop longues phrases… et il m’arrive de demander à l’IA d’améliorer les choses. Du moins de me le proposer. Dans ce cas, j’opte pour une température de 0,5. Mais je garde le contrôle, et le plus souvent je préfère, malgré mes défauts, conserver le texte que j’ai écrit, plutôt que d’accepter ce que l’IA suggère (mais je ne rechigne pas à valider quelques formulations bien trouvées).
Pour ces tâches de relecture, j’utilise ce prompt que je colle dans une action spécifique :
« Agissez comme un rédacteur expert de l’écosystème Apple et de macOS. Analysez le texte que je vous soumets et dérivez-en une version qui pourrait être publiée sur un site web technique.
Corrigez la syntaxe et adoptez un ton fluide, direct (acceptez le « je »), mais ne cherchez pas à être « engageant » : je suis un journaliste (j’informe, je conseille), pas un influenceur (je ne vends rien).
Structurez le texte par de simples sauts de ligne, ne suggérez pas d’intertitres qui n’existent pas dans le texte original, et n’utilisez jamais de listes à puces.
Conservez scrupuleusement la casse et l’orthographe des termes techniques (ex : macOS, iPadOS, Xcode, GitHub). Ne modifiez jamais les lignes correspondant à des commandes Terminal.
» ✿


Avez-vous mis à jour macOS en 26.5 ?

Tahoe 26.5 est une mise à jour discrète, mais peut-être serez-vous surpris de son poids, plus de 3 Go sur mon MacBook Air M2. On y trouve de rares fonctionnalités nouvelles que je vais rapidement évoquer ici ; pour le reste, c’est une version dont le but est de corriger des problèmes, de stabiliser et consolider des fonctionnalités système ou des outils fournis avec lui.
Apple améliore ici nettement l’utilisation du RCS pour les communications avec des utilisateurs Android, avec la prise en charge du chiffrement de bout en bout, qui s’applique sur les mobiles mais tout autant à l’app Messages de macOS. C’est activé par défaut, et on note l’apparition d’indicateurs de chiffrement dans les conversations compatibles. Cette évolution reste toutefois dépendante des zones géographiques et de la prise en charge de RCS par les opérateurs locaux.
L’application Plans s’avère un peu plus proactive et met en avant des catégories de lieux à proximité (restaurants, attractions, parcs, monuments…), mais cela n’est proposé qu’aux États-Unis et il est de plus fort probable qu’à l’avenir, des suggestions sponsorisées apparaissent dans la barre latérale.

Dans l’Union européenne, les notifications et les activités en direct peuvent désormais être partagées avec des accessoires et appareils tiers, conséquence directe du Digital Markets Act (DMA) qui force Apple à ouvrir son écosystème.
Enfin, Apple résout plusieurs problèmes liés au protocole SMB, causes de montages instables, de redémarrages inopinés, d’incompatibilités avec des NAS, et qui pouvaient créer des sauvegardes Time Machine défaillantes.
Sinon, on note, en vrac : la réparation d’un bogue d’AirDrop ; le redémarrage automatique des Mac mini et des iMac de 2024 ou plus récents et des Mac Studio de 2025 ou plus récents dès qu’ils sont alimentés (ce qui n’est pas la même chose que le redémarrage automatique d’un Mac brutalement éteint par une coupure de courant) ; la correction d’un petit bogue de renommage des fichiers ; et des dizaines de vulnérabilités colmatées.
Une version 26.6 a été livrée aux développeurs, avec absolument rien que des correctifs. Il y aura sans doute une 26.7, mais toute l’attention d’Apple et des ingénieurs est plus que jamais portée sur les plateformes 27. Les développeurs devraient y avoir accès dès le 8 juin, dans la foulée de la présentation inaugurale de la WWDC 2026. Néanmoins, Apple Intelligence ne devrait pas débarquer au complet dès cette première bêta version – je doute même que le rendez-vous de septembre tienne pour l’ensemble des projets d’Apple.
En revanche, hors IA, macOS 27 pourrait être un moment de répit attendu de beaucoup d’utilisateurs : Apple doit se poser pour nettoyer et stabiliser son système afin de préparer son architecture 100 % Apple Silicon de l’automne 2027. Un gros travail à mener en parallèle à l’injection de l’IA partout où cela est possible. ✿


QuickSheet. Souvent, ce n’est pas la peine de dégainer Numbers ou Excel !

Entre les tableurs lourds que sont Numbers, Excel ou Google Sheet dans un navigateur, d’un côté, et les calculatrices, de l’autre, il y a sans doute de la place pour une solution légère mais efficace. Une place pour QuickSheet, présenté par le petit studio de développement GnomeApps, qui nous avait déjà offert un multiminuteur graphique, Liquid Timer, désormais en version 2, bien adaptée à macOS Tahoe et à son ambiance « liquide ».
Pour effectuer un calcul rapide ou pour noter quelques chiffres à la volée et même faire un peu plus, avec un tableau pas si mini que cela, QuickSheet déploie son unique feuille de calcul depuis la barre de menu.
L’application est gratuite, pas en français, mais l’interface est celle d’un mini-tableur donc la langue n’a à proprement parler aucune importance. Elle fonctionne bien sous macOS 14.7.3 et versions suivantes.

QuickSheet n’a qu’une seule feuille de calcul qui surgit de la barre des menus, mais cette application n’est pas aussi sommaire qu’on pourrait le croire.

Cette feuille de calcul permet de saisir et de modifier des données. Il y a même quelques possibilités de présentation (polices, taille, couleur), douze formats prédéfinis de cellules (nombre, monnaies, horodatage). QuickSheet n’occupe quasiment rien en mémoire vive et ne tire quasiment rien du CPU. Il a déjà été téléchargé plus de mille fois et la nouvelle version 1.2 que j’ai installée assure dorénavant le collage des données avec conservation des formules depuis Google Sheets et Excel, la mise en forme conditionnelle (vide, doublon, supérieur/inférieur à, le texte contient) ; la possibilité de figer la ligne supérieure et la première colonne. QuickSheet propose aussi une fonctionnalité de collage spécial avec nettoyage (⌘⇧⌥V) quand on récupère des choses depuis le web. Il intègre les commandes de menu natives de recherche, d’import/export CSV… ainsi qu’un raccourci global plus stable. Pratique, on peut « détacher » la fenêtre de QuickSheet de la barre de menus, et, mieux encore, la conserver flottante au premier plan, tout en travaillant dans une autre application. Pour de grands tableaux, on l’étend jusqu’à la totalité de la surface de l’écran. Il y a toutefois un petit problème : je n’ai trouvé aucun moyen de quitter QuickSheet ; le bouton prévu pour cela dans le popover n’a aucun effet, et je dois en passer par le Moniteur d’activité pour le déloger de la barre des menus et le fermer. ✿
Site officiel de QuickSheet


CircleSearch « fait parler » ce qui s’affiche à votre écran

Je ne vais pas vous proposer, ici, une application vocale, mais bien (encore) une application orientée « vision ». Certes, macOS 27 devrait embarquer la nouvelle version de Siri dotée de telles possibilités, capable de déchiffrer et d’analyser tout ce qui s’affiche. Mais en attendant l’automne et cette évolution promise depuis deux ans maintenant, cela ne coûte rien de s’amuser et de travailler avec des outils IA tiers, d’autant plus que nombre d’entre eux sont gratuits. C’est le cas de CircleSearch que je vous propose de découvrir cette semaine.
Très léger et fort simple à mettre en œuvre, vous n’avez aucune raison de vous en priver, notamment pour des interactions brèves et précises, même si on peut aussi poser des questions en chaîne.
Quand j’écris « faire parler », je veux dire que cet utilitaire IA extrait le texte et donne des explications sur tout ce qu’il est à même de capturer : un tableau de chiffres, une copie d’écran, un article de presse en chinois, une photo (et le texte éventuel qu’elle contient), un texte manuscrit…

CircleSearch fonctionne dans le même esprit que Circle To Search de Google Lens, une fonctionnalité intégrée à Google Chrome, mais CircleSearch fonctionne au-dessus de toutes les applications. C’est aussi proche de Sato, que j’ai évoqué il y a deux semaines. Cependant, à la différence de ce dernier, CircleSearch exploite le framework Apple Vision pour l’OCR dans plus de 15 langues, sans aucun serveur impliqué ; dresse un historique des captures analysées ; permet de passer aisément d’un fournisseur d’IA à un autre. Enfin, son interface utilisateur est agréable pour moi qui n’affiche que très exceptionnellement en mode sombre (un mode qui m’empêche de bien distinguer les éléments d’interface et me fait, le plus souvent, mal aux yeux).
Le développeur de CircleSearch, Aditya Medidala, m’a envoyé un petit graphique qui résume le fonctionnement [avec un petit coup de Nano Banana 2 pour lui refaire une beauté]…

Pour exploiter CircleSearch, vous devez disposer d’un Mac Apple Silicon sous macOS 26 (pour Apple Vision) et d’une clé d’API de Claude, de GPT ou de Gemini (on peut en avoir deux ou les trois, et basculer d’un modèle à l’autre directement via le petit menu local en haut à droite du panneau).

CircleSearch peut être utilisé avec les trois grands fournisseurs d’IA ; il faut évidemment avoir une clé API d’au moins l’un d’entre eux. Ensuite, on peut choisir le modèle avec lequel CircleSearch travaillera.

Après avoir entré les clés API dont vous disposez, après avoir réglé la langue dans laquelle les modèles doivent travailler (le français, je suppose, et une quinzaine d’autres), et après avoir accordé quelques autorisations système, CircleSearch est opérationnel.
Utilisez juste le raccourci par défaut – ou celui que vous lui avez attribué –, et tracez au-dessus de ce qui s’affiche à l’écran un rectangle délimitant la zone dont vous souhaitez récupérer des éléments ou à propos de laquelle vous allez poser une question : un texte, une partie d’une fenêtre web, une image, une capture d’écran… CircleSearch ouvre alors un petit panneau. Alors que vous n’avez encore posé de question, il donne le texte brut extrait de la capture (s’il y en a), et, selon l’objet, par exemple, il affichera un résumé (texte, article) ou une description (photographie, capture…). Ainsi, pour cet article que vous lisez, il extrait d’office tout le texte et en génère un résumé.
On peut poursuivre et donner de nouvelles consignes, via le champ Continue the conversation… au pied du panneau flottant, qui reste affiché pendant qu’on travaille sur le document. Pratique.

CircleSearch, comme la fonction Circle To Search de Google Lens, permet de poser des questions sur ce que l’on capture, mais dans n’importe quelle application.

Les réglages comprennent un onglet Workflows : il s’agit simplement d’actions IA. Il y en a cinq prédéfinies que vous pouvez modifier à votre guise. Si vous souhaitez utiliser CircleSearch à des fins précises non couvertes par les workflows fournis – par exemple, une action pour traduire en français –, un petit bouton ouvre un éditeur très simple (par rapport à ce que proposent les autres assistants que j’ai testés) : vous lui donnez un nom, vous lui attribuez une petite icône, vous tapez un prompt dans le cadre prévu à cet effet et vous créez un raccourci clavier au besoin. Dommage qu’on puisse simplement pas dupliquer un workflow pour l’adapter (par exemple, le workflow Translate to English).

CircleSearch inclut quelques prompts courants (workflows) et laisse l’utilisateur en créer d’autres au besoin.

Au quotidien, mon principal problème reste de ne pouvoir agrandir le panneau. CircleSearch est certes pensé pour des interactions brèves et rapides, mais je m’y sens tout de même un peu trop à l’étroit.

CircleSearch conserve la mémoire des conversations, auxquelles on peut accéder de nouveau depuis l’icône en barre des menus et son popover ; au-delà des quatre captures les plus récentes, on ouvre une fenêtre fille autonome.

CircleSearch mémorise les analyses effectuées.

CircleSearch est fourni, sur son dépôt GitHub, sous la forme d’une image disque à télécharger. L’application s’installe en la glissant simplement dans le dossier Applications. Cependant, comme elle n’est pas notariée chez Apple, au premier lancement, vous serez sans doute amené à contourner Gatekeeper – si vous ne l’avez pas encore désactivé. Le plus simple est de ne pas double-cliquer sur CircleSearch, mais de cliquer droit > Ouvrir (vous aurez sûrement une ou deux autres confirmations à fournir dans la foulée).

Dans un échange d’e-mails, le développeur de CircleSearch m’a indiqué ses projets. D’abord, un premier démarrage plus fluide et quelques améliorations des interactions. La prise en charge de modèles locaux via Ollama. Enfin, la possibilité de conserver le contexte lorsque l’utilisateur change de fournisseur d’IA en cours de conversation. Il en est au stade exploratoire. ✿
Page officielle de CircleSearch sur GitHub


Laissez Leaf fermer les applications inutilisées

On ne s’en rend pas compte : on ouvre des applications au fil de la journée qu’on laisse ouvertes alors qu’on n’en a sans doute plus besoin. C’était admissible quand relancer une application prenait du temps. Sur mon MacBook Air Intel de 2020 (8 Go), de nombreuses applications rebondissent cinq à dix fois dans le Dock avant d’ouvrir une fenêtre et de me laisser la main. Sur mon MacBook Air M2 (16 Go), ces mêmes applications s’affichent en moins d’un à deux rebonds, parfois même ne rebondissent pas du tout dans le Dock et s’affichent instantanément. Désormais, fermer puis rouvrir quand il le faut n’est en rien pénalisant. En revanche, laisser ouverte une application que l’on n’utilise pas et qui n’effectue aucun travail d’arrière-plan peut inutilement utiliser des ressources, en particulier mémoire. Si, comme moi, vous pouvez avoir une vingtaine d’applications actives, la plupart du temps pour rien, ça peut avoir un impact, surtout si pour une activité donnée vous avez ponctuellement besoin de récupérer beaucoup d’espace mémoire (par exemple, pour charger dans un assistant un modèle d’IA local).

Leaf supervise l’usage que les applications font de la mémoire vive de votre Mac.

Leaf est un tout petit utilitaire, de Satwik Tungala, qui surveille la pression sur la mémoire système en temps réel et vous invite à quitter les applications non utilisées consommant des ressources. Après un temps déterminé dans ses réglages, il envoie (en anglais) une notification « Voulez-vous que je ferme Xxxxx ? » Et c’est tout ! Ah non, il peut aussi fermer les applications sans vous demander quoi que ce soit ; c’est une option dans les réglages. Cependant, Leaf ne prend pas en compte les onglets ouverts dans les navigateurs, pourtant gros consommateurs de ressources. À vous de voir si ça vaut le coup d’une installation. Pourquoi pas ? Leaf ne fonctionne que sur Mac Apple Silicon et il est gratuit. Je rappelle qu’il existe déjà des outils comme App Tamer de StClair Software, une application beaucoup plus technique, complexe et payante, ou encore une fonctionnalité pratiquement identique dans Raycast, ainsi que nombre d’outils qui permettent de quitter d’un coup tout ou partie des apps ouvertes, selon certaines circonstances. ✿
Télécharger Leaf


Avec sa version 1.9, Fluent repense intelligemment son expérience utilisateur

Je cite souvent Fluent, un assistant IA que j’utilise au quotidien. Ses mises à jour sont nombreuses et régulières, et apportent toutes des fonctionnalités intéressantes, même si je suis très loin d’en tirer parti. Je n’écris pas d’article à chaque mise à jour, cependant cette nouvelle version 1.9 mérite un petit commentaire, car elle propose deux évolutions majeures de son interface qui, pour moi, améliorent nettement l’expérience utilisateur, et que j’espérais voir arriver un jour…
Depuis sa sortie en 2025, l’interface de Fluent a été une très petite palette, le Smart Panel, qui contenait vraiment beaucoup de choses (le champ de prompt, les boutons d’actions préférées, des informations diverses et autres boutons…). Apparemment, je n’étais pas le seul utilisateur à la trouver étriquée et peu pratique. En pratique, il m’était impossible de voir en entier le prompt que je tapais dans le très court champ prévu à cet effet. Je tape très mal et ça me gêne de poster des messages remplis de fautes de frappe ! C’était le même problème quand je dictais mon prompt avec un outil vocal tiers (Fluent ne dispose pas de fonctionnalité audio pour l’instant) : je ne pouvais pas le voir en entier, donc pas le corriger. Même si l’IA s’en moque, rétablit tout et comprend parfaitement ce que je veux dire, ne pas pouvoir me relire avant d’envoyer ma requête vers le modèle me laissait un peu honteux.

J’appelle Fluent pour avoir l’avis de GPT sur l’article consacré à Fluent 1.9 affiché dans WordPress dans Google Chrome (article que vous êtes en train de lire).

La version 1.9 voit d’abord l’apparition du mode Chat Flow : le Smart Panel peut être redimensionné et il affiche le flux de la conversation selon deux modes au choix. J’ai opté pour le plus classique, style chatbot. Le Smart Panel s’ajuste aussi dynamiquement si on le souhaite, s’étirant automatiquement pour laisser lire la conversation en cours. Le développeur a également retravaillé ce Smart Panel qui est en même temps plus performant et allégé. Son utilisation est plus claire, aussi bien pour changer la volée de modèle IA de travail que pour joindre des éléments de contexte. On clique sur le bouton + qui déploie un menu local structuré : Fichiers, Apps, Actions, Intégrations, Mémoire (bases de connaissances) ou encore Variables (les rubriques de ce menu sont à activer ou pas dans les Réglages > Contexte).

Fluent permet d’ajouter à chaque requête un ou plusieurs éléments de contexte.

Cette nouvelle version de Fluent me permet en plus, si le besoin s’en fait sentir, d’ouvrir une vraie fenêtre de chat, autonome. Je peux enfin utiliser Fluent en toutes circonstances, avec l’interface utilisateur qui convient le mieux – plus ou moins brève interaction ou longue conversation – et basculer d’un mode à l’autre avec un simple raccourci clavier ([cmd] [e]). Fluent n’est plus désormais un assistant que j’ouvre pour m’aider dans mes seuls travaux d’écriture, mais un environnement IA que je conserve ouvert pour l’ensemble de mes usages, en particulier pour les recherches. Avant j’ouvrais systématiquement les interfaces chat des fournisseurs d’IA, dans Google Chrome.
La nouvelle fenêtre de chat dispose d’une barre latérale multiconversations avec fonction de recherche. Je peux aussi épingler jusqu’à dix conversations, les renommer, les supprimer, les dupliquer et les exporter. Dupliquer une conversation est fort utile pour, depuis n’importe quel point, envisager une autre direction de réflexion, de recherche. Sa barre d’outils affiche le modèle utilisé, la durée de l’échange, et des données pratiques telles que le nombre de tokens consommés, les tok/s et le coût. Le flux peut entièrement être piloté au clavier ([cmd] [entrée] pour envoyer, [cmd] [a] pour approuver et [cmd] [r] pour rejeter les appels d’outils, [cmd] [w] pour fermer).

Grâce à la prise en charge de MCP, je peux interfacer Fluent à DEVONthink 4.3 qui contient les bases de connaissances avec lesquelles je travaille.

Cette version 1.9 propose de nombreuses autres évolutions. Je ne les mentionnerai pas ici : si vous êtes curieux, reportez-vous au journal des modifications du site. Toutefois, un autre point m’intéresse tout spécialement. Au-delà de l’interface, la prise en charge de MCP commence aussi à changer ma manière d’utiliser Fluent. MCP est un standard proposé à l’origine par Anthropic pour interfacer des applications à des outils d’IA. Ce n’est pas une nouveauté de cette version ; c’était, il me semble, au menu de la version 1.7. Je ne m’en étais cependant pas servi jusqu’ici. Il se trouve que DEVONtechnologies vient d’enrichir DEVONthink Pro 4.3 d’un serveur MCP. Grâce à ses soixante actions, je peux très simplement lier DEVONthink et Fluent. Même si DEVONthink est désormais riche de fonctionnalités IA, Fluent apporte ainsi l’interaction avec le monde « hors DEVONthink », souvent indispensable.

J’apprécie la direction prise par le développeur de Fluent, qui étudie les retours des utilisateurs, améliore son application sur des points concrets d’ergonomie et l’enrichit de nouvelles fonctionnalités. Mature, flexible, polyvalent et bien intégré à l’écosystème macOS, Fluent 1.9 est un des tout meilleurs assistants proposés sur Mac. C’est aussi l’un des plus en plus rares assistants IA proposé sur Mac Intel comme sur Mac Apple Silicon. Fluent est traduit en français. La licence pour une machine est facturée 49 $ (mise à jour à vie). La licence pour deux machines est actuellement en promotion à 69 $. ✿
Site officiel de Fluent

Dernière minute : Vadim finalise pour la version 1.9.1 une nouvelle fonction : le conseil des modèles. Cette mise à jour est attendue pour ce week-end. Fluent y met en œuvre la méthode de relecture par les pairs, développée par Andrej Karpathy (cofondateur d’OpenAI et récemment arrivé chez Anthropic). Plusieurs modèles choisis reçoivent la même requête (et les mêmes éléments joints éventuels) et répondent en parallèle. Ils examinent ensuite mutuellement les réponses des autres et les classent en conséquence.

Le modèle désigné comme Président du Conseil collecte toutes les réponses des parties et fournit un verdict final. Le Conseil s’appuie sur le moteur de Fluent, essentiellement les appels d’outils (par exemple, la recherche sur le web), le contexte et les pièces jointes, les appels d’action et bien sûr, les modèles locaux.
Le Conseil des modèles est une approche très pratique et efficace (mais forcément consommatrice de jetons, il faut y prêter attention !). C’est également sur elle que repose l’application AI Council que je vous présente un peu plus loin dans ce FLASH! du 30 mai.


Pour des transferts de fichiers sécurisés et
ultra-rapides, je vous conseille Blip !

J’ai régulièrement des questions tournant autour du thème du transfert de fichiers, souvent de gros fichiers. Je conseille immanquablement d’utiliser Blip avec des gens que vous connaissez, avec qui vous échangez souvent. La seule contrainte qu’impose cet excellent système est qu’il doit être installé non seulement chez l’expéditeur, mais également chez le destinataire. Les personnes avec qui vous échangez, auxquelles vous transmettez des fichiers, des dossiers, doivent avoir elles-mêmes installé Blip sur leur Mac, leur PC Windows ou Linux ou sur un de leurs mobiles iOS ou Android.
Si c’est impossible, parce que transfert est purement occasionnel, par exemple, et que le destinataire n’a certainement pas l’intention d’installer Blip pour vos beaux yeux, il faut passer par un des nombreux services, souvent gratuits, mais les transferts passent alors forcément par des serveurs où ils restent stockés plus ou moins longtemps.

Blip est entièrement gratuit pour les particuliers et les professionnels indépendants ; il y a parallèlement des plans « entreprise ». Il n’est même pas nécessaire d’ouvrir un compte sur le site de Blip pour installer et utiliser l’application. Pas de carte bancaire, pas de publicité non plus.

Blip est un système de communication pair à pair, sans aucun serveur intermédiaire vers lequel vous téléversez les fichiers à transmettre, où ils restent dans l’attente que le ou leurs destinataires les téléchargent. Les transferts sont directs de l’expéditeur au destinataire, sur le réseau local (fonction LAN direct connect) ou par Internet.
Quand j’envoie un fichier à un autre utilisateur Blip, le fichier reste sur mon Mac ou mon iPhone tant que personne n’a pas donné son accord à l’alerte que Blip affiche sur son écran. L’accord donné, le transfert démarre. Tout est chiffré durant le transfert. En cas d’incident réseau, Blip sait reprendre là où ça s’est arrêté.
Blip n’étant pas un service intermédiaire, il n’y a aucune limite en taille des éléments – de quelques Mo à plusieurs To – ni en nombre de transferts effectués. On peut envoyer des dossiers entiers, même sans les zipper au préalable. La qualité native des photos et des vidéos est préservée. La vitesse de transfert est fulgurante sur une bonne connexion.

Mon conjoint et moi, ainsi qu’un ami thaï proche, nous utilisons Blip depuis des années avec des matériels divers, Apple, PC Windows et smartphone et tablette Android. Quelle que soit la plateforme, l’application fonctionne exactement de la même façon, proposant quasiment la même interface utilisateur, élégante, bien conçue, tout en glisser-déposer. Blip est tout spécialement bien intégré à macOS. Bien que ce soit en anglais, on comprend très vite comment cela marche. Et puis, je vous mets le pied à l’étrier…

En pratique, commencez par télécharger Blip sur votre Mac et installez-le. Une fois lancée, l’application requiert une adresse mail qui servira de point de référence à la « mise en correspondance ». C’est un peu dans le même esprit que l’ancien service Accès d’Apple, abandonné il y a des années, ou le regretté service Sharetool, bien que, dans ces deux cas, il s’agissait de prise de main à distance et non de transfert.

Si vous ne prévoyez d’utiliser Blip qu’entre vos propres appareils, par exemple votre Mac et votre smartphone Android, ou même entre appareils Apple – car Blip est bien plus fiable et prévisible qu’AirDrop –, utilisez l’une de vos adresses mail.

Si vous souhaitez utiliser Blip pour le transfert de fichiers en famille ou dans un petit groupe d’amis, je vous conseille alors de créer une adresse Gmail ou autre qui sera dédiée à Blip. Pourquoi ? Parce qu’entre deux adresses Blip différentes, tout transfert doit obligatoirement être accepté au coup par coup par le destinataire ; aucun moyen n’existe de fixer qu’avec tel ou tel correspondant, les transferts sont automatiquement légitimes, effectués sans acceptation formelle. La solution est alors de créer une adresse Blip « de groupe ».

Une fois l’installation sur un premier Mac finalisée, poursuivez sur les autres matériels en renseignant sur chacun, dans Blip, la même adresse mail.
Dans le cadre d’un groupe, chacun doit faire la même chose sur chaque matériel qu’il veut intégrer au groupe, en renseignant bien sûr toujours la même adresse mail.

La création d’un groupe n’empêche évidemment pas d’avoir d’autres appareils utilisant une ou d’autres adresses mail pour Blip. Par exemple, mon iPad mini n’est pas dans le groupe familial, mais géré séparément avec une adresse personnelle ; si mon conjoint veut m’envoyer un fichier dessus, il doit passer par cette adresse et attendre mon aval.

Quand tout est paramétré, c’est très simple. Pour envoyer un fichier de votre Mac à votre iPad, en réseau local ou par Internet – si vous êtes avec votre tablette dans un hôtel fort éloigné de votre bureau –, ouvrez Blip : la liste des appareils référencés sur la même adresse mail est affichée, sélectionnez celui vers lequel le transfert doit être effectué. Si vous utilisez plusieurs adresses mail, utilisez le champ de recherche en haut du popover de Blip pour trouver celle qui convient et l’activer.

Blip est relativement simple à paramétrer. Ceci fait, son utilisation est transparente.

Entre vos propres appareils ou dans le cadre d’un groupe fondé sur la même adresse e-mail, une fois un premier transfert accepté, les transferts suivants se font automatiquement, de la même façon, sans accord formel. C’est une fonction essentielle lorsqu’il n’y a personne pour valider l’alerte et autoriser la réception. Il arrive cependant, c’est gênant mais heureusement peu fréquent, que Blip impose une nouvelle autorisation.

Il est tout à fait possible d’utiliser Blip pour envoyer des fichiers à un tiers qui n’est pas référencé sur un compte de groupe. Blip ne sert pas uniquement au transfert entre vos propres appareils ou ceux de votre famille, par exemple ; c’est un outil de partage universel… à deux conditions indispensables. Comme je l’ai dit plus haut, le destinataire doit avoir téléchargé et installé Blip sur son appareil (Mac, Windows, iOS ou Android) puisque Blip ne génère pas de lien de téléchargement Web, mais travaille en direct. Ensuite, il doit avoir paramétré Blip avec une adresse mail de son choix et vous l’avoir communiquée. En pratique, ouvrez Blip sur votre appareil. Entrez l’adresse mail ou le nom d’utilisateur Blip de ce destinataire dans la barre de recherche. Glissez le fichier ou le dossier directement dans l’interface. Le destinataire reçoit une notification instantanée sur son écran l’enjoignant d’accepter le transfert pour démarrer le téléchargement direct.

Pour envoyer un fichier ou un dossier vers un appareil, glissez seulement l’élément vers l’icône de Blip dans la barre des menus. Un popover apparaît et on lâche l’élément sur l’appareil cible. Il est possible d’envoyer à des destinataires qui ne sont pas dans le groupe (en entrant le nom ou l’adresse mail dans le champ de recherche).

Blip est simple à mettre en place, mais si vous voulez monter une organisation un peu particulière, réfléchissez-y sur une feuille de papier. On peut de toute manière changer facilement la configuration de Blip sur chaque matériel.

Blip apporte un vrai confort dans les échanges de fichiers, en local ou par Internet, avec une grande sécurité et en plus une excellente vitesse de transfert. S’il y a de part et d’autre du transfert une bonne connexion à Internet, le transfert l’exploite au maximum ; le transfert d’une vidéo de quelques gigas peut être d’une rapidité étonnante ! ✿
Page d’information et de téléchargement de Blip


AI Council fait bosser de concert vos experts IA sur vos problèmes et sur vos projets

Combien de fois n’avez-vous pas soumis une question ou un problème à ChatGPT, puis copié-collé la requête dans Gemini pour vérifier, et fait dans la foulée appel à Claude, afin d’être le plus éclairé possible ? Si vous êtes abonné au Plan spécial IA de SetApp ou que vous disposez de vos propres clés API pour accéder en direct à différents fournisseurs, vous trouverez dans AI Council, le « conseil des IA », un assistant efficace.

Si vous demandez un diagnostic médical à un seul médecin, même brillant, vous n’êtes jamais à l’abri d’une erreur. C’est pour cela que, pour les cas graves ou suspectés tels, la médecine proposée de former un « collège d’experts ».
Si vous soumettez une question à un seul modèle d’IA, quel qu’il soit, c’est encore pire : les intelligences artificielles actuelles ne génèrent que des réponses mot après mot, grâce aux mathématiques et aux statistiques, sans aucune « connaissance » de ce qu’elles écrivent, et elles peuvent halluciner avec un stupéfiant aplomb.
Lorsque nous interrogeons ChatGPT, nous avons trop souvent tendance à accorder notre confiance à cet interlocuteur unique. Idem si nous préférons recourir à Claude, à Gemini ou à une autre IA. Vous n’obtenez jamais plus qu’un seul avis, de plus en plus en accord avec ce que vous pensez, au fur et à mesure que la conversation se prolonge, s’enrichit. Dans certains domaines comme la médecine, le droit… cela peut être grave puisque l’IA peut répondre vrai comme à côté de la plaque, soutenir ce que vous croyez être vrai, inventer, voire mentir. Quand on doute – mais doute-t-on systématiquement ? – on va souvent vérifier avec Google Search ou Perplexity.

Techniciti, une société française, sise à Strasbourg, propose une approche différente, qui n’est pas réservée aux entreprises ou aux professionnels entourés d’ingénieurs et de codeurs d’agents. Un simple utilisateur comme moi peut y recourir avec un Mac, ou même un iPhone, et des clés API de fournisseurs d’IA – ce qui est à la portée de tout un chacun.
Cette application, AI Council, n’est pas unique en son genre. J’ai déjà utilisé de semblables techniques avec l’application MstyStudio, par exemple. Mon dévoué assistant IA du quotidien Fluent va, dans quelques jours, jouer aussi de cette partition en ajoutant cette corde à son arc [lire l’article consacré à Fluent, dans le numéro de FLASH!].
S’il n’est donc pas inédit, AI Council propose un environnement de travail assez raffiné, habillé d’une interface utilisateur très agréable, tout en français ; il est de plus outillé de fonctionnalités connexes à son objet principal – par exemple, un optimiseur de prompts, une bibliothèque de prompts ou encore l’activation des moteurs IA de recherche sur le web (en plus de ce que les modèles prennent éventuellement en charge).

AI Council est disponible sur Mac Intel et Apple Silicon (macOS 14+) et sur iOS-iPadOS (26.2). On peut l’acheter dans les boutiques Apple aux prix d’environ 30 € (macOS) et 10 € (mobile). L’achat en direct chez Apple implique d’avoir des clés API. Certes sur des Mac Apple Silicon, il est possible d’exploiter Apple Intelligence, mais pour l’instant, le modèle d’Apple n’est pas calibré pour travailler sur des problèmes un tant soit peu délicats ou complexes. L’autre solution est d’être abonné au service SetApp ; dans ce cas, on bénéficie de l’application dans l’abonnement global ; on peut la mettre en œuvre via le Plan AI complémentaire, ou encore avec des clés API dont on paie séparément la consommation.
Pour ma part, j’ai découvert AI Council via SetApp. Comme je n’ai pas adhéré au plan AI, c’est avec mes clés API d’OpenAI, Google, Anthropic, Grok, DeepSeek ou Mistral que je requiers les bons services de l’application. On peut tout aussi bien référencer dans AI Council des modèles open source que l’on exploitera via des plateformes intermédiaires comme Ollama ou Osaurus, qu’ils soient locaux ou distants.

AI Council est utilisable avec Apple Intelligence sur Mac Apple Silicon, mais principalement avec des clés API personnelles. Si on l’exploite via Setapp, on peut aussi acheter des jetons supplémentaires dans le cadre d’un forfait IA spécial.

Le postulat de base d’AI Council est qu’au lieu de poser une question à une seule IA, je la pose simultanément à plusieurs modèles, de deux à vingt, ce qui me permet d’avoir autant de réponses différentes. Vous allez me dire, « mais comment fais-tu ensuite avec toutes ces réponses ? » Bonne question ! Concrètement, ce n’est pas moi qui vais faire le travail, mais AI Council !
Il y a plusieurs manières d’exploiter cette application, mais le schéma de base est le suivant… Tout se joue grosso modo en trois phases ultrarapides.
Ma question étant posée, les modèles que j’ai retenus pour le projet, travaillent chacun dans son coin, avec leur propre logique et leurs propres bases de connaissances. Chacun, totalement isolé des autres, rédige son rapport ; si ces modèles travaillent simultanément, ils ne communiquent jamais entre eux.
Deuxième phase : les réponses obtenues sont alors mélangées et anonymisées (« Réponse A », « Réponse B »…) puis AI Council demande à chaque modèle du conseil de lire et d’évaluer les réponses de ses concurrents. L’anonymat est important, surtout au cas où l’on exploite des modèles d’une même famille : il peut y avoir des effets de bord, des biais de favoritisme.

Paramétrage du conseil des IA : définition des modèles participants et nomination d’un Président du conseil.


Troisième phase : un modèle parmi ceux du Conseil, que j’ai nommé Président du conseil (dans les réglages de l’application), récupère tout ce matériel ainsi que les notes de correction, élimine les arguments marginaux ou visiblement faux, fusionne les points sur lesquels tout le monde approuve, et rédige une réponse finale assortie d’un indice de confiance (par exemple, 94%).
Au cas où le Président ne peut dégager de consensus et que l’indice de confiance chute, il me faudra envisager une autre approche, peut-être plus traditionnelle, comme me rendre chez mon médecin ou chez mon avocat !

J’ai soumis le fichier .md quasi-final de l’article que vous lisez actuellement à la critique constructive de trois modèles d’IA différents, avec Gemma 4 comme président du conseil (qui, j’ignore pourquoi, s’évertue à répondre en anglais…)
Après quelques secondes, chaque modèle du Conseil donne son avis en réponse à mon prompt, émet des critiques, suggère des ajustements…
Le Président du Conseil relit l’ensemble des collaborations, en tire des remarques que je prends ou pas en considération, propose des modifications, des reformulations…

AI Council est très souple d’utilisation : selon la nature du problème ou du projet étudié, je peux modifier le contexte du conseil des IA en réunissant des configurations spécifiques. Plusieurs modes de fonctionnement sont proposés. Dans le mode panel d’experts, chaque modèle sélectionné reçoit un rôle précis. Dans le mode avocat du diable, un des modèles cherche la petite bête et contredit la majorité – une technique pour tester la solidité d’une idée avant de se lancer dans des investissements, par exemple. Il existe aussi un mode débat au cours duquel les modèles échangent leurs arguments sur plusieurs cycles, avant l’arbitrage. Dans l’approche de recherche de consensus, un filtrage élimine toute information qui ne fait pas l’objet d’un accord unanime entre les modèles du conseil. Je n’ai pas eu l’occasion d’explorer encore toutes ces approches.

Les divers panneaux de configuration sont riches en options, mais bien structurés, donc on s’y repère vite quand on a déjà un minimum l’habitude d’utiliser des outils d’IA dans lesquels il faut, par exemple, entrer ses clés API.

Deux autres panneaux, qui ne sont pas des réglages, sont à remarquer. iCloud permet, vous vous en doutez, d’utiliser son iCloud Drive pour stocker et partager des conversations et des paramètres entre différents matériels, Mac et iPad, par exemple. Quant au panneau Utilisation, il présente une évolution du coût d’exploitation de l’IA que l’on consomme (que ce soit sur les clés API ou le forfait AI de SetApp), dans la journée, la semaine, le mois et l’année en cours ; un graphique donne la répartition de la dépense par clé API ainsi qu’une évaluation par modèle utilisé. Ce ne sont pas des comptes exacts, mais des approximations qui peuvent se révéler cependant fort utiles, d’autant plus si vous utilisez AI Council pour toutes vos interactions avec ses modèles actuels, même de façon classique, dans des conversations un à un. Cela vous donnera une bonne idée du coût de votre activité, une fonctionnalité que très peu d’outils proposent.

Puisque j’en dispose dans le cadre de mon abonnement SetApp, j’utilise AI Council pour avoir une critique croisée d’articles que je lui soumets quand ils sont presque finalisés, prêts à partir dans WordPress. Ponctuellement, je m’en suis aussi servi pour creuser des questions techniques liées à une succession en France, trouver une solution de visa en Thaïlande pour un ami, et poser un diagnostic sur un petit problème médical personnel a priori bénin, mais qui sait… Globalement, le processus de distillation des réponses apportées débouche très rapidement sur des résultats convaincants, que je me suis tout de même toujours permis de vérifier par d’autres moyens plus conventionnels, auprès d’un notaire par visioconférence et auprès de mon généraliste habituel. Au moins, AI Council m’avait à chaque fois aidé à préparer la discussion (les médecins et les avocats n’aiment pas du tout cela, mais ils doivent faire avec désormais). Le conseil des IA ne m’a jamais trompé jusqu’ici. ✿
Site officiel d’AI Council
AI Council sur SetApp

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5 Commentaires
Invité
Carrade
2 mois il y a

Je remarque (sans aucune critique !) que vous signalez de moins en moins d’app qui sont sur l’App.Store d’Apple. Est-ce par ce que vous n’y trouvez plus guère votre compte (comme moi) ? Ou est-ce une impression fausse ? Question subsidiaire : est-ce que l’AppStore sert encore à quelque chose d’autre qu’à garantir la fiabilité des app ?

Invité
XavierC
2 mois il y a

Bonjour, j’ai fait cette mise à jour macOS. J’espère qu’un jour, mon MacBook Pro M4 PRO aura un peu plus d’autonomie car passer de 80% à 15% en 3 heures environ en ayant Safari et Firefox d’ouvert et en utilisant uniquement Notes, c’est un peu court ! On est loin des 14 heures annoncées. Il faut dire que j’ai pris un M4 PRO et je le fais chauffer ce Notes ! À fond ! 😅

Invité
Ange Heureux
2 mois il y a

Blip : tout à fait d’accord pour dire que Blip est bien fait et pratique. mais aussi d’accord que son problème est que les dentinaires doivent avoir Blip d’installé (ce qui est normal vue la techno). Mais de fait, je l’ai conseillé à plusieurs amis,… mais qui n’ont pas pris la peine de l’installer et dès que je veux l’utiliser avec eux, leur réponse est « ah oui, il faut que je l’installe »… ☹️

Invité
VanRijsel
2 mois il y a

Bonjour Bernard, 

vous écrivez  » Je ne peux pas faire « lexique » dès que je place un mot de ce type, devenu banal dans le monde Mac depuis des années. Néanmoins, je comprends que vous puissiez avoir des interrogations… »

et pourtant, merci pour l’explication sur les applications notariées : ce que cela garanti et ce que cela ne couvre pas !

Comme pour l’option Température de l’IA qui demandait ces explications.

J’avais commenté le 9 mai sur la conso de RAM par la nouvelle version de Eter Radio : 
https://vvmac.fr/wordpress_b/flash-du-samedi-9-mai-2026/

j’ai laissé un ticket sur le helpdesk de Apparent software et Krystian m’a répondu entreprendre des investigations sur ce bug

Encore merci pour VVMac Le Blog

Amicalement