FLASH! du samedi 4 juillet 2026
Bonnes vacances et bel été à toutes et tous !
Je réduis le nombre d’articles. Je reste cependant
en ligne en juillet et en août, avec tout de même
un Flash! chaque samedi.
OpenDisplay… plus souple et plus libre que Sidecar
Sidecar est une fonctionnalité standard de macOS et d’iPadOS qui fait partie d’un groupe fonctionnel connu sous le nom de Continuité. Sidecar permet d’utiliser un iPad comme second écran d’un Mac, à condition que les deux appareils soient sur le même Compte Apple. Par ailleurs, l’iPad en mode Sidecar perd ses fonctions tactiles, ce n’est plus une tablette, juste un plus ou moins petit écran de plus pour votre Mac ; c’est donc macOS qui prend le contrôle de l’affichage et, pour l’instant du moins, macOS n’est pas un système tactile.
Un développeur, Philip Poloczek, propose une solution similaire, mais plus souple : OpenDisplay (qui s’est brièvement appelée OpenSidecar, mais qui a failli avoir des petits ennuis). C’est une solution gratuite et open source (GPL 3.0), composée d’une application iOS (17 minimum) distribuée par l’App Store, complétée d’un module pour macOS (14 minimum) à télécharger directement depuis GitHub.
Concurrençant Apple Sidecar, mais aussi des produits tels que Duet Display et Luna Display (onéreux et nécessitant un composant matériel), OpenDisplay transforme l’iPad en un écran assurant l’affichage étendu (pas miroir), sur une connexion USB ou Wi-Fi, prenant en charge Retina, et permettant de pleinement utiliser le tactile si on le souhaite (en plus du pointeur souris/trackpad). Le module Mac est signé et notarié.
Petit clip vidéo présentant OpenDisplay (ex OpenSidecar) en action [clip réalisé par le développeur, présenté sur la page GitHub].
L’application Mac capture un affichage virtuel et le streame (c’est le module d’envoi). OpenDisplay fonctionne avec un iPad su lequel le moteur de réception affiche le stream et communique dans l’autre sens les interactions tactiles de l’utilisateur interprétées pour macOS.
Les iPhone sont également gérés. Pourquoi pas, mais je trouve que, même avec les plus grands modèles, cela relève de l’exercice de style. Ce pourra peut-être être intéressant avec le futur iPhone pliable qui, une fois ouvert à plat, pourrait avoir une taille d’affichage proche de celle d’un iPad mini.
D’ailleurs, c’est avec mon vieil iPad mini 5 sous iPadOS 26 et avec mon MacBook Air M2 sous macOS 27, connectés par câble USB, que j’ai réalisé mes tests. Tout marche bien, avec une latence très faible ; la réactivité des gestes tactiles est bonne. OpenDisplay est donc une solution parfaitement utilisable.
Il faut encore relever, côté souplesse, qu’OpenDisplay est indépendant de toute espèce de compte. Nul besoin que les appareils soient interconnectés par le même identifiant Apple.



Pour les « techniciens », le développeur explique ce qui se passe en coulisses : « Le Mac crée un écran virtuel grâce à l’API privée CGVirtualDisplay (comme le font les applications BetterDisplay et DeskPad). L’affichage est capturé avec ScreenCaptureKit, puis passe par un encodage matériel H.264 avec VideoToolbox avant d’être diffusé via une connexion TCP unique par le câble USB (via usbmux), ou par Wi-Fi. L’iPad décode et affiche le flux avec AVSampleBufferDisplayLayer, puis renvoie les coordonnées tactiles que le Mac injecte en tant qu’événements de souris ».
C’est en raison de l’utilisation de l’API privée CGVirtualDisplay que l’application macOS n’est pas sur le Mac App Store, bien que signée et notariée. Tous les outils d’affichage virtuel ne peuvent que passer par cette API privée, sauf à être fournis avec une clé électronique comme LunaDisplay.
Si la solution OpenDisplay vous intéresse et qu’elle vous sert au quotidien, et bien que vous puissiez télécharger les deux applications Mac et iOS/iPadOS gratuitement, soutenez le projet via le compte Kofi de Philip qui a pris un compte Développeur Apple pour l’occasion afin de rendre OpenDisplay facilement accessible à tous les utilisateurs. ✿
Site officiel d’OpenDisplay
Mise à jour le 4 juillet 2026
Le développeur de ScreenDisplay vient de m’écrire pour me dire que l’application Mac est disponible sur la page du site, en plus de l’être sur la page GitHub – pratique pour les utilisateurs peu enclins à aller sur cette plateforme. Par ailleurs, la dernière version de ScreenDisplay intègre son propre mécanisme de mise à jour.
Sauvegardez vos livres gérés par Apple Livres
Je veux profiter de cette période plus calme de l’année pour faire du ménage sur mon Mac, sur le serveur domestique, et préparer l’arrivée de mon nouveau MacBook Air M5, au mieux dans une semaine. Lors de l’état des lieux, j’ai ouvert sur mon Mac l’application Livres d’Apple, que je n’utilise pas depuis des années ; j’ai normalement tous mes livres numériques dans Calibre. De toute façon, je ne me suis jamais vraiment servi de Livres comme application de lecture et de gestion de mes ePub et documentations PDF. Quelle n’a pas été ma surprise de voir que j’avais tout de même quelques ouvrages dans la bibliothèque Livres. J’y ai trouvé notamment quatre manuels sur la langue thaïe que j’ai pensé récupérer et sauvegarder dans le gros dossier qui contient toutes mes ressources de langues. Bonne idée… mais comment faire ?

Je n’y avais jamais prêté attention, mais dans ma petite maison, mon compte d’utilisateur macOS, il n’y a pas de dossier Livres, comme il y en a un pour la musique, un pour les vidéos et un pour les images. Parfois il faut fouiller plus avant pour trouver les fichiers, mais au moins ces dossiers sont des points de départ. Mais où sont donc les livres ?
En questionnant des documents techniques, j’ai découvert que les livres téléchargés en local se trouvaient dans un obscur dossier dans lequel on ne met en principe jamais le nez. Ce dossier est à cette adresse : ~/Library/Containers/com.apple.BKAgentService (copiez et collez dans le champ de l’outil Allez > Aller au dossier… du Finder). À partir de la fenêtre qui s’affiche, suivez le chemin Data > Documents > iBooks > Books. C’est le chemin sur mon Mac, il peut être sensiblement différent selon votre version de macOS. Vous y êtes !
J’y suis allé, mais il n’y avait pratiquement rien. En tout sept fichiers – deux .ibooks et cinq .epub –, plus un fichier .plist permettant sans doute à Livres de s’y retrouver. Je n’avais rien téléchargé d’autre par le passé. L’application Livres m’indique que j’ai en tout vingt-deux livres et un PDF dans ma bibliothèque… Je vais donc m’y prendre d’une autre manière.

Le plus simple est de télécharger sur le Mac tous les titres (même ceux qui sont déjà disponibles en local dans l’obscur dossier évoqué ci-dessus, ne compliquons pas les choses !). Dans l’interface de Livres, affichez votre bibliothèque > Tous. La présence d’un petit nuage en regard du titre indique que le fichier est en ligne uniquement.
Hélas, il n’y a aucune fonctionnalité pour sélectionner les livres non encore téléchargés et les télécharger d’un seul coup. Apple a pensé que l’utilisateur ne téléchargerait qu’un ou deux livres à la fois afin de les lire, mais pas toute sa bibliothèque (en revanche, Apple a prévu une fonctionnalité de suppression en local de tous les titres téléchargés, afin de libérer la place prise en local par tous les livres). Il faut donc cliquer droit sur chaque livre marqué d’un petit nuage et demander Télécharger.
Si vous avez des centaines de livres dans ce cas, ça va être assez laborieux !
Une fois que tous les fichiers ont été téléchargés, il faut les sélectionner et les glisser-déposer sur le bureau ou dans un dossier que vous aurez créé pour l’occasion.
Un problème se pose avec les « séries », des « piles » dans lesquelles Apple regroupe automatiquement des ouvrages soit parce que chaque livre est comme un épisode (tous les Rougon-Maquart), soit parce qu’il y a une stratégie éditoriale (une même collection de manuels d’apprentissage de langues, ou du dessin et de la peinture), ou simplement parce que la boutique d’Apple le justifie pour diverses raisons marketing (après tout, Livres est avant tout une boutique !).

On ne peut pas glisser-déposer l’icône d’une « pile » pour télécharger d’un coup son contenu. D’ailleurs, la probabilité que vous possédiez l’ensemble des ouvrages de cette pile est infime. La meilleure solution est de créer une collection et d’y regrouper tous les ouvrages que vous possédez (dont ceux qui « appartiennent » à une pile, que vous glisserez un à un dans cette collection).
Vous noterez, si jamais vous essayez, qu’il n’est pas possible de déplacer cette collection (ou toute autre collection) de la barre latérale vers le bureau.
Non, il faut afficher le contenu de la collection dans Livres, tout sélectionner, puis déplacer enfin d’un coup tous les livres sur le Bureau ou, mieux, dans un dossier temporaire créé pour cela. Une fois que vous avez réussi à récupérer en local tous les fichiers que vous vouliez, vous pouvez les sauvegarder dans un dossier sur un serveur du réseau domestique.
Je vous rappelle que tous les fichiers récupérés ainsi ne s’ouvriront pas en local. En effet, les .ibooks ne sont pas lisibles autrement que dans Livres ; ils sont verrouillés numériquement par Apple. Il fut un temps où il existait une extension pour l’application Calibre qui les « déplombait », mais je ne l’ai plus depuis des lustres et je n’ai pas su remettre la main dessus – l’ai-je jamais eue d’ailleurs ? Donc ces livres, je peux en faire effectivement une sauvegarde, tout en sachant qu’ils ne seront lisibles que dans Apple Livres. Quant aux autres ouvrages, les e-books non verrouillés, vous devriez pouvoir les ouvrir dans tout autre lecteur d’e-books, par exemple dans Calibre ou dans BookShelves.
Pour ne rien vous cacher, je suis allé au bout de ce travail parce que je n’avais qu’une vingtaine de livres ; si j’en avais eu plus, j’aurais sans doute abandonné l’affaire, ou j’en aurais fait une routine, à raison de dix à vingt fichiers par jour. ✿
En résumé pratique :
▶︎ Ouvrez Livres.
▶︎ Affichez Bibliothèque > Tous.
▶︎ Téléchargez les titres marqués d’un nuage.
▶︎ Créez une collection temporaire et regroupez-y les ouvrages à sauvegarder.
▶︎ Sélectionnez tout.
▶︎ Glissez-déposez vers un dossier local.
▶︎ Sauvegardez ce dossier ailleurs.
Dans vos applications, imposez le français pour l‘interface utilisateur
Pour pouvoir tester les nouvelles possibilités offertes par Siri AI, qui remplace au niveau marketing Apple Intelligence dans macOS 27 bêta, il m’a fallu passer mon Mac en anglais ; c’est-à-dire placer l’anglais en première position dans la liste Langues préférées du panneau Langue et région de la section Général des Réglages système de macOS. Puis sélectionner aussi l’anglais dans le panneau Siri AI. Pour le reste, je n’ai rien changé : j’ai conservé la Thaïlande comme région et toutes mes préférences françaises pour le type de calendrier (grégorien), les dates, la température (Celsius), l’écriture des nombres… Cependant, en élisant l’anglais, j’ai dû redémarrer et me retrouver dans un environnement par défaut en anglais. Cela ne me perturbe pas trop ; en vrai, je suis assez indifférent à cela. Toutefois, cela me pose un problème technique : comment illustrer les articles destinés à vous, lecteurs français, si je n’ai que des captures d’écran en anglais ? Comment être sûr des mots que j’utilise quand je décris une interface, des menus… alors que, de votre côté, vous avez les versions françaises de macOS et des applications ?

La solution à ce problème est une possibilité qui n’est pas nouvelle, mais que peu de gens connaissent. Elle date de macOS 10.15 Catalina, et elle a juste changé d’emplacement avec l’arrivée de la nouvelle interface des Réglages dans macOS 13 Ventura.
Dans les systèmes récents, dans la section Général > Langue et région de l’application Réglages système, on trouve en bas une rubrique Applications. Cela fonctionne de façon très simple : vous ajoutez à cette liste les applications une à une et déterminez pour chacune sa langue, donc le français, en cliquant sur le petit chevron placé en regard de la langue actuellement active.
Cela suppose bien entendu que l’application intègre des ressources multilingues. Si ce n’est pas le cas, si l’application n’est qu’en anglais et que vous avez basculé macOS 27 bêta en anglais, l’application ne sera pas prise en compte.
Cette solution simple et élégante me permet d’ajouter, au fur et à mesure des tests que je réalise, les applications en activant leur interface en français. Je peux dès lors prendre sans problème des captures d’écran en français et utiliser dans le texte des articles la bonne terminologie. In fine, il ne reste plus grand-chose de macOS 27 bêta en anglais, essentiellement les Réglages Système, SIRI AI, les menus locaux des icônes du Dock… bref rien de dérangeant. Le Finder lui-même peut être affiché en français dans un système anglais.
En temps normal, je me rends dans cette section des réglages, car il arrive que certaines applications s’affichent systématiquement en anglais quelle que soit la langue du système alors même qu’elles disposent de ressources de localisation en français ; cette fonctionnalité me permet donc de forcer manuellement le français. ✿
Fan Control Center : un outil gratuit pour gérer la ventilation de votre Mac
Tous les Mac ne sont pas équipés d’un système de ventilation active, mais il y en a tout de même pas mal, tant de bureau que portables.
Le Mac mini est équipé d’un ventilateur, et les dernières versions (M4 / M4 Pro) ont un système thermique unique par lequel l’air circule activement via le fond du boîtier. Les iMac sont équipés de ventilateurs, un ou deux selon la carte mère et le processeur embarqué. Le Mac Studio intègre pour sa part un énorme système de ventilation à double ventilateur qui aspire l’air par la base perforée pour refroidir les puces Max et Ultra. Du côté des ordinateurs portables, seuls les MacBook Pro conservent un système de ventilation active, qu’ils soient équipés des puces M1, M2, M3, M4 ou des puces actuelles M5 ou de leurs déclinaisons plus puissantes. Les modèles dotés d’un M4 ou d’un M5 standard intègrent un seul ventilateur. Les MacBook Air M1 à M5 ainsi que le MacBook Neo en sont totalement dépourvus.
macOS gère en principe les ventilateurs grâce aux divers capteurs embarqués. Pourtant, il y a toujours eu deux ou trois utilitaires sur le marché qui permettent d’intervenir sur le système de ventilation, de modifier certains paramètres si on rencontre des problèmes. Sur mon MacBook Air Intel de 2020 (le dernier fabriqué), le ventilateur se fait entendre bien trop souvent à mon goût, sans raison valable, l’appareil n’étant pas spécialement chaud au toucher. Il arrive inversement que la ventilation ne se déclenche pas alors même que je ne pourrais pas le tenir en main. Je n’ai jamais cherché à intervenir. Mais si cela vous intéresse de voir ce que la modification des réglages peut donner, un nouvel outil gratuit et open source est disponible : Fan Control Center.



Il donne accès aux mêmes réglages que les outils payants. Il prend en charge un ou deux ventilateurs, de façon indépendante ou combinée, permet de définir manuellement la vitesse du ventilateur (20 %, 40 %, 50 %, 80 % ou Max), de surveiller en temps réel la température de la batterie, celle du cœur du processeur principal (Die) et celle des capteurs du GPU. Un système de règles permet de créer des déclenchements automatiques, par exemple, « si température batterie > 50°C → régler ventilateurs à 80 % » ou « si température GPU > 70°C → régler ventilateurs à 50 % ». Et si rien ne va, pas de souci, vous réinitialisez le mode Auto d’un clic. Tout se passe à partir de l’icône de Fan Control Center dans la barre des menus, où l’on voit aussi en temps réel la vitesse du/des ventilateurs. ✿
Page GitHub de Fan Control Center

Début mai, suite à l’article présentant Eter Radio
https://vvmac.fr/wordpress_b/flash-du-samedi-9-mai-2026/
Je signalais que la nouvelle version Eter Radio 3.0.1 (202) après quelques heures de fonctionnement consommait jusqu’à 9 Go de la RAM de mon Mac mini (M2 16 Go)
J’ai ouvert un ticket sur le help Desk de Apparent Software, auquel Krystian m’a répondu en m’assurant investiguer ce bug.
Je tiens donc à signaler qu’une nouvelle version 3.2 (210) ne reproduit plus ce bug et que cette sympathique app retrouve toute ma considération!
Grand merci Bernard, très sympa de nous nourrir de tes flash durant l’été. Très appréciable, et apprécié. Super l’open display.Je suis préssé de voir si mon pencil agit.
Bon été, et donc a bientôt en ligne.
Merci Bernard pour ce flash avec ventilateur intégré 😉
C’est sympa de rester sur le pont pour l’été, alors que tout s’interrompt au moment même où on aurait plus de temps pour lire la presse ou bricoler son ordinateur…
Bel été et bonnes vacances, si le concept a un sens dans une retraite active et passionnée !
Comme toujours, il y a à chaque fois un article qui répond à mes questions ou qui m’apprend quelque chose de nouveau. Un tout grand merci et bonnes vacances