Flash! du samedi 6 décembre 2025

macOS 26.2. La finale, sans doute ce lundi

Mercredi, Apple a sorti les versions Release candidate de toutes les plateformes système, donc de macOS 26.2 (built 25C56 sur Mac). Sauf gros pépin, ce qui est très rare sur les mises à jour intermédiaires, tout le monde – disposant d’une machine prise en charge et déjà sous macOS 26 – pourra effectuer une mise à jour dès lundi ou mardi prochain.

Il n’y a pas attendre grand-chose de cette mise à jour. La principale nouveauté est la fonction Edge Light. C’est un outil qui peut améliorer la qualité des appels vidéo en basse lumière. Grâce au Neural Engine, macOS détecte le visage de l’utilisateur dans le cadre et éclaire les bords de l’écran afin de générer un effet style anneau lumineux.
Cette fonction est compatible avec FaceTime et toutes les autres applications de visioconférence. On peut ajuster l’épaisseur de l’anneau pour augmenter l’effet, ainsi que la chaleur et la luminosité pour lisser l’effet sur les traits du visage. Je l’ai essayé et cela s’est révélé plutôt efficace et utile.

Bien entendu, d’autres menues améliorations sont au rendez-vous pour être bien en ligne avec iOS 26.2. Par exemple, l’application Rappels bénéficie d’une option Urgent pour caractériser les tâches prioritaires (une alarme retentira sur un appareil précisé, mon iPhone), tandis que l’application Podcasts, aidée par l’IA embarquée, génère automatiquement des chapitres et permet de passer directement aux émissions mentionnées depuis le lecteur.
Même si cette mise à jour vous paraît anecdotique, je vous suggère de l’appliquer, car elle contient forcément aussi des patches qui viennent réparer des bogues ou combler des failles de sécurité.
La prochaine mise à jour, la 26.3 interviendra en janvier ; elle accompagnera peut-être la sortie de nouveaux Mac. La version la plus attendue est la 26.4 en mars ou avril, avec beaucoup de choses du côté d’Apple Intelligence et la probable arrivée du nouveau Siri. ✿


Grosse mise à jour pour l’excellent outil SoundSource de Rogue Amoeba

SoundSource est un puissant outil de contrôle du son du Mac. La nouvelle version 6 est une refonte profonde du moteur comme de l’interface utilisateur ; elle propose aussi de nombreuses nouvelles fonctionnalités. SoundSource reste en anglais. Je vous proposerai rapidement un essai, mais voici déjà quelques remarques…

​SoundSource 6 introduit les Grouped output devices , une fonctionnalité qui permet de créer des configurations envoyant le son simultanément vers différents groupes de sorties. Ces configurations peuvent être créées pour tout le système ou application par application. L’application gère désormais nativement l’AirPlay pour router une application ou l’audio global vers un ou plusieurs appareils AirPlay (HomePod, Sonos, etc.), de manière synchronisée. Une nouvelle fenêtre Audio Devices centralise les réglages des périphériques : volume, balance, fréquence d’échantillonnage, canaux, ordre préféré des périphériques, verrouillage de réglages et limitation du volume maximal. SoundSource sait aussi forcer les AirPods en mode sortie seule (ce qui améliore la qualité), masquer certains périphériques et ajouter surnoms et icônes personnalisées à chaque matériel audio. Les Quick Configs permettent d’enregistrer des configurations audio complètes (périphériques, effets, niveaux) pour basculer tout l’audio du Mac en un clic, en fonction de l’usage ou du lieu.

Rogue Amoeba annonce en plus quelque trente autres nouveautés, dont un indicateur de bruit récent, un nouvel effet Balance & Pan, un EQ casque à régler par application, des actions pour l’automatisation (Raccourcis), des icônes dans la barre de menus là encore par application, et des raccourcis-clavier étendus. L’interface gagne en personnalisation (plusieurs couleurs d’accentuation), une fenêtre principale redimensionnable, plus de contrôle depuis la barre de menus.
SoundSource 6 est disponible dès maintenant pour macOS 15+, optimisé pour macOS 26. Il est possible de l’utiliser gratuitement par session de 20 minutes, ensuite le son est terriblement « bruité » (mais on peut fermer/rouvrir SoundSource à tout moment).
La licence coûte un peu moins de 45 € pour un premier achat. Comptez 25 € pour une mise à jour (si vous aviez acheté la version 5 après le 1er septembre 2025, vous bénéficiez d’une licence 6 gratuite).
Informations et téléchargement


Changement de patron à la tête de l’IA chez Apple

John Giannandrea, le vice-président senior Apprentissage automatique et Intelligence artificielle, quitte son poste dès maintenant et Apple au printemps pour prendre sa retraite. Entre-temps, il devrait officiellement conseiller la compagnie. Il avait été « une grosse prise » d’Apple à l’époque. Ces derniers temps, la mayonnaise Siri n’est pas montée et tout semble être parti à vau-l’eau…


John Giannandrea (à gauche sur la photo ci-dessus) a été immédiatement remplacé par Amar Subramanya, nommé Vice President of AI (à droite). En 2009, il avait rejoint Google en tant que Staff Research Scientist puis, au fil des ans, il avait gravi tous les échelons jusqu’au poste de Vice-President de l’ingénierie supervisant le développement de l’assistant Gemini, le modèle d’IA multimodal avancé de Google dont la version 3 vient d’être lancée. En juillet 2025, il avait quitté Google pour Microsoft, au poste de Corporate Vice President of AI où il était censé travailler sur les foundation models qui alimentent, entre autres, Microsoft Copilot. Mais il ne sera resté que six mois avant de prendre la succession de John Giannandrea. 
Chez Apple la tâche est immense tant Apple est en retard dans le domaine de l’IA générative. Sa première mission sera de sauver le soldat Siri dont la refonte totale – peut-être d’ailleurs largement fondée sur Gemini – est attendue officiellement pour le printemps 2026. Mais au-delà de l’assistant IA d’Apple, c’est toute la stratégie d’Apple dans l’Intelligence artificielle qu’il aura à repenser et à mettre en musique. ✿


Substage joue la carte des commandes en langage naturel

Cet outil de Joseph Humfrey (Selkie Design) permet de gérer certaines actions plus ou moins complexes sur votre Mac en utilisant le langage de tous les jours, plutôt que d’apprendre des commandes à taper avec précision dans une fenêtre Terminal. Joseph explique qu’il a créé Substage pour son propre usage quotidien en tant que développeur de jeux. « Je peux évidemment utiliser le Terminal, mais je préfère ne pas le faire ».
Substage peut être testé gratuitement, et il est distribué en achat direct (3$/mois ou 30$ en achat à vie) ou dans le cadre d’un abonnement au service Setapp.
Le Mac utilisé doit tourner au moins sous macOS 15 Sequoia.
Bien que l’interface soit en anglais, on peut parfaitement utiliser Substage avec des commandes exprimées en français – c’est l’IA qui va les analyser.

Visuellement, Substage place une zone de prompt sous la fenêtre active du Finder. Il a, semble-t-il, reçu un bon accueil par les développeurs, mais son concepteur aimerait aussi toucher un plus grand public. Dans ce cadre, l’utilisation principale de Substage peut être la conversion de médias, le redimensionnement rapide des images, le réencodage des vidéos. Par exemple, on peut demander : « Convertis en JPG » ou « Crée un MP4 en 1080p à partir de ce fichier MOV ». Mais on peut aussi, plus globalement, l’exploiter à la gestion des fichiers, l’inspection des métadonnées, et pour des requêtes web et des calculs.
Si la manipulation demandée peut être risquée pour les fichiers, Substage expose les actions qu’il va entreprendre et ne se lance dans leur réalisation que sur confirmation. On peut ajuster le niveau de risque dans les réglages afin d’opter pour une approche plus ou moins prudente. Automatiquement ou après confirmation, Substage exécute le prompt puis fait le point sur le résultat.

Pour travailler, Substage s’appuie sur l’IA, sur un modèle de langage à choisir dans ses réglages, onglet AI Models. Avec Setapp, l’usage de GPT-4.1 mini est inclus. Sinon, on apporte ses propres clés d’API (OpenAi, par exemple) ou on le branche sur un modèle d’IA local installé sur le Mac. Substage prend en charge aussi des outils tiers (gérés un peu comme des « extensions ») qu’il convient de télécharger – si on ne les a pas déjà – dans l’onglet Tools : FFmpeg et ImageMagik (pour manipuler les images et la vidéo), Ghostscript, QPDF et Poppler (pour travailler avec des PDF), Gifsicle (pour les GIF animés).
Je m’en suis servi un tout petit peu et je ne l’ai pas trouvé vraiment « magique ». Mais c’est sans doute de ma faute. Maintenant, la curiosité n’est pas un vilain défaut, alors pourquoi ne pas lui donner sa chance ? Notez cependant que, sous macOS 26, pas mal de choses peuvent être réalisées via Spotlight et les Actions. ✿
Informations et téléchargement
Substage sur Setapp


La version 9.2 d’OnlyOffice s’interface aux grands modèles d’IA générative

La suite bureautique, open source et compatible avec les formats des fichiers de Microsoft Office, est d’un usage gratuit pour un utilisateur individuel à la maison (version de bureau + applications mobiles et même le DocSpace de base). Elle est distribuée sous licence AGPL v3.0 et on peut télécharger ses différentes versions – notamment Mac Intel ou Mac Apple Silicon – sur son dépôt GitHub. L’intégré est disponible en français.
La nouvelle version 9.2 s’ouvre à l’IA sous la forme d’un assistant intégré nommé Agent AI. Il se présente, d’une part, comme un chatbot qui s’affiche dans OnlyOffice, avec le champ habituel de prompt, d’autre part, il est également présent dans la barre d’outils des différents éditeurs de l’application (avec son propre bandeau de fonctions).

Il sert surtout à automatiser la rédaction, la mise en forme et l’analyse de documents texte, des tableaux et des présentations. Il est capable donc de générer ou de réécrire du texte : rédaction de paragraphes, reformulation, changement de ton, développement ou résumé d’idées ; d’expliquer un passage, de corriger grammaire et orthographe, de traduire ou d’adapter le style d’un texte sélectionné.​ On peut créer un prompt en langage naturel demandant à l’agent de styler le document sans avoir à circuler dans les menus et options (titres, listes, styles…).​ Dans les feuilles de calcul et présentations, l’Agent AI sait analyser et manipuler des données des tableaux (tri, filtrage, agrégation), générer automatiquement des tableaux croisés, des graphiques ou des diagrammes à partir d’une description. Dans l’application de présentation, il est aussi capable de créer ou modifier des diapositives (ajouter/dupliquer/supprimer), d’insérer des formes, de changer les arrière‑plans, de générer des images ou diagrammes à partir d’une description.
Pour toutes ces fonctions, il convient non seulement de disposer de l’accès aux modèles adéquats, mais encore de paramétrer chaque type de tâche dans OnlyOffice.
Aucun modèle d’IA n’est intégré directement dans OnlyOffice. il n’y a aucun abonnement à prévoir. Chacun doit apporter sa ou ses clés API des principaux grands fournisseurs, ou avoir installé sur son Mac une IA locale via Ollama – d’autres solutions sont proposées. ✿
Informations
Dépôt GitHub


Victime de leur succès, Google restreint l’accès gratuit à Gemini 3 Pro et à Nano Banana Pro

Le succès de Gemini 3 ne se dément pas et Google a dû annoncer des restrictions importantes à l’accès gratuit à son nouveau modèle, ainsi qu’à Nano Banana Pro (pour la génération et la retouche d’images). Le trafic exercerait une pression considérable sur les systèmes. Ces outils d’IA avancés ont attiré un afflux de nouveaux utilisateurs souhaitant de tester leurs capacités, d’où des problèmes de stabilité et de performance.
Jusqu’ici, l’utilisation gratuite de Gemini 3 Pro prévoyait un maximum de 5 requêtes/jour (comme pour Gemini 2.5 Pro). Pour Nano Banana Pro, le plafond quotidien était de 3 images/jour. Désormais, l’accès gratuit à Gemini 3 Pro est renommé « accès de base » : au lieu d’un nombre fixe, les quotas quotidiens varient au fil de la demande globale du système. L’impact devrait restreindre nettement l’accès des utilisateurs qui ne paient pas et Google devrait pouvoir mieux gérer la charge des serveurs lors des périodes de forte affluence.

Du côté des Nano Banana, la limite quotidienne de génération et d’édition d’images est réduite à 2 images, limite fréquemment ajustée et réinitialisée chaque jour.
La demande impacte aussi l’excellent service Notebook LM de Google et plusieurs nouvelles fonctionnalités sont fortement limitées pour les utilisateurs gratuits. La création d’infographies et de diaporamas alimentés par Nano Banana Pro n’est même plus du tout disponible dans l’offre gratuite. Même les abonnés Pro de Notebook LM rencontreraient des limitations d’utilisation, elles aussi dynamiques.
L’engouement mondial pour les outils d’IA est immense, tandis que le coût de création et d’entraînement des modèles, ainsi que le coût de l’inférence (c’est-à-dire l’echange entre les modèles et les utilisateurs – applications, services…) semblent de plus en plus hors de maîtrise. Il faut donc jouer la carte de l’austérité, ce qui conduit à un renforcement évident de la distinction entre les utilisateurs gratuits et ceux qui paient. Alors que, dans le courant de l’année, notamment chez OpenAI, on avait plutôt constaté un mouvement inverse, ChatGPT et nombre de ses fonctions étant accessibles très vite aux utilisateurs gratuits, voire non inscrits. Cela dit, les modèles se suivent et sont toujours meilleurs ; la vague Gemini 3 va sans doute retomber dans quelques semaines.
Cela ne devrait cependant pas oblitérer les projets d’Apple, puisque, si le prochain Siri repose effectivement sur Gemini 3 (ce n’est officiel à cette heure), ce sera l’infrastructure Apple Private Cloud Computer qui sera la manœuvre – les fermes d’inférence de Google le seront peut-être aussi, mais dans une bien moindre mesure. ✿


Pour interroger et dialoguer avec ses PDF

Readr est un lecteur PDF gratuit et simple (mais en anglais), mais qui intègre un accès à l’IA, ce qui permet de poser des questions contextuelles sur le contenu du document et obtenir des réponses. Pour utiliser Readr, il faut avoir une clé API soit pour GPT d’OpenAI, soit pour Claude d’Anthropic (qui sont stockées en toute sécurité dans l,e trousseau Apple). C’est le type d’application d’IA utile au quotidien quand on a une activité impliquant des recherches dans des mémos, des documentations techniques, des livres blancs, des articles, des livres… On peut avoir à tout moment besoin de comprendre des concepts méconnus, de poser des questions pour clarifier tel ou tel passage, d’obtenir des explications sur des démonstrations complexes… Readr n’est pas le seul sur le marché, notamment sur macOS. Je peux citer de tête les applications PDF Pals ou PDFGear… et pratiquement tous les éditeurs PDF payants intègrent aujourd’hui l’IA générative, de même que des gestionnaires documentaires comme DEVONthink Pro. La plupart sont payants, Readr est gratuit et il a une petite fonctionnalité bien pratique : on peut travailler sur des passages précis sélectionnés.

Avec un très gros PDF, ChatGPT peut avoir du mal à répondre en repérant quelle partie du PDF est en question. Avec Readr, on peut poser des questions sur l’ensemble du document que sur une partie précise de texte qu’on aura surlignée, sur laquelle on va poser des questions, entamer une conversation au besoin ; le passage surligné est alors ajouté au contexte du modèle permettant à ce dernier d’être évidemment bien plus précis dans ses réponses. ✿
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WordPress 6.9 : quelques fonctionnalités nouvelles et des perspectives futures

C’est une évolution incrémentielle de WordPress, avec des fonctions essentiellement conçues pour les créateurs de sites : elles auront forcément des répercussions sur les visiteurs des sites qui en tireront parti. Les quelques nouveautés concernent donc l’éditeur WordPress. Pas de quoi remettre en cause l’usage de thèmes disposant de riches bibliothèques de blocs, encore moins d’éditeurs alternatifs complets comme Elementor, mais, si vous n’utilisez pour votre blog que les fonctions et options de WordPress et de son éditeur Gutenberg, cette mise à jour vaut le coup. Nous l’avons faite sur VVMac Le Blog, et si le déménagement d’un hébergement à un autre a pu, mercredi, être chaotique durant quelques heures – mais il faisait nuit sans doute chez vous –, cela n’a rien à voir avec cette mise à jour qui n’a causé aucun souci.

Il y a donc d’abord de nouveaux blocs Gutenberg, comme un Accordéon dans le même genre que ce que j’utilise sur la page d’accueil pour la section En Bref…). On peut ajouter un bloc qui indique le nombre de mots, un autre bloc qui affiche les formules mathématiques ou encore un bloc qui assure le listage dynamique des catégories ou des étiquettes.
Le glisser-déposer dans Gutenberg s’avère un peu plus agréable. Une option pour les titres et les paragraphes ajuste automatiquement le texte à la largeur du bloc. Pratique, on peut aussi démasquer des blocs sans les supprimer, cela permet de cacher un bloc sur le site tout en travaillant dessus dans l’éditeur (sans avoir à passer par la copie temporaire d’une page), cela permet aussi de masquer/dévoiler des éléments au besoin.
Pour s’inscrire dans la mode des barres de commande qui sont désormais omniprésentes dans de nombreux types d’applications, un nouveau raccourci global [cmd] [k] permet d’accéder à tout moment à n’importe quelle section de WordPress en un clin d’œil.
Enfin, WordPress 6.9 pose les fondations de deux grands chantiers. D’une part, il fournit les premières briques d’un futur travail collaboratif – et cela va commencer avec des notes attachées aux éléments des pages et des sites. D’autre part, avec la Capabilities API, WordPress va offrir une interface standard entre les outils de travail dans WordPress et les modèles d’IA générative comme GPT.
Globalement, c’est donc une mise à jour à faire. Nous n’avons eu aucun problème avec le thème (Kadence) et les extensions que nous utilisons – des mises à jour mineures ont été proposées dans la foulée par les éditeurs. ✿

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Invité
Jean Neuprez
1 mois il y a

Vous annoncez une grosse mise à jour de Sound Source, mais comment faire pour la télécharger ? Votre article n’en dit rien. Sound Source est une application très utile que j’utilise depuis des années sur plusieurs ordis, et une version améliorée doit être intéressante, à condition de pouvoir l’installer.