FLASH! du samedi 6 juin 2026
RevPDF 4 est un vrai éditeur PDF, gratuit, léger, néanmoins amplement outillé !
Si vous souhaitez manipuler un fichier PDF, au-delà de simplement réorganiser ses pages, par exemple, Aperçu ne vous aidera pas. Quant à la plupart des autres éditeurs PDF à proprement parler, Acrobat d’Adobe en tête, ils sont payants à des tarifs qui les placent dans la catégorie des applications professionnelles. J’en connaissais toutefois un totalement gratuit, dont j’ai parlé quelquefois : PDFGear, qui joue dans la cour des grands, tant en termes de fonctionnalités, y compris l’IA, que d’interface utilisateur. Mais comme les autres, il fait un peu usine à gaz.
Je vous propose ici d’en découvrir un autre : RevPDF, développé depuis quelques années par Pawandeep Singh, dont la version 4 vient de sortir. Certes, en termes d’interface utilisateur, RevPDF ne colle pas totalement aux standards suggérés par Apple – sans doute parce qu’il n’exploite pas les frameworks de développement « maison » : il est écrit en C++ –, mais l’ensemble est élégant sans fioritures inutiles. Mieux, l’application est puissante et plutôt simple à utiliser.
Alors que nombre d’outils de productivité deviennent peu à peu des services en ligne qui imposent différentes formes d’abonnement, RevPDF joue la carte du local. Pas de compte, pas de cloud, pas d’abonnement. Il n’est pas non plus question de télécharger les documents à traiter vers des serveurs tiers, surtout s’ils sont confidentiels. L’application traite tout sur le Mac.

Techniquement, RevPDF relève du tour de force. Face à des logiciels poids lourds, RevPDF pèse un peu moins de 45 Mo. Il est rapide, et même s’il n’utilise pas le langage Swift d’Apple, il est natif macOS (n’utilise pas de frameworks exotiques) et disponible sous forme de binaire universel Intel/Apple Silicon ; il se satisfait d’un Mac sous macOS 11 Big Sur, et fonctionne très bien sur macOS 26 Tahoe sur lequel je l’ai installé. Hélas, il n’est pas traduit en français ; l’interface n’est proposée qu’en anglais.
Poids plume, mais boîte à outils richement dotée de douzaines de fonctionnalités professionnelles ! Les dernières mises à jour (3.0 et 4.0) ont apporté des outils majeurs. D’abord, on retrouve des outils essentiels tels que la signature numérique, avec différentes possibilités ; la compression à divers niveaux préréglés ; un vrai caviardage du texte et des images sensibles qui ne sont pas seulement surlignés de noir, mais bel et bien supprimés ; la fusion/division de documents ; la conversion des PDF vers des formats images ou Word, la fonctionnalité d’annulation/rétablissement ; l’OCR pour ajouter une couche de texte « vive » au-dessus d’un scan ; et tous les outils d’organisation des pages en glisser-déposer…

On peut travailler sur le texte avec presque la même souplesse que dans un éditeur de texte.
Ce que j’ai trouvé le plus impressionnant, c’est l’éditeur PDF lui-même qui fournit une interface très claire et les outils adéquats, parfaitement fonctionnels, pour intervenir sur le texte, sur les images, sur l’agencement des blocs… RevPDF est orienté « objet » : il suffit de cliquer sur un élément de la page pour le passer en mode sélection et pour que surgisse alors une petite palette d’icônes contextuelles qui propose des fonctionnalités spécifiquement conçues.
On peut ainsi agir sur les polices de caractères, repositionner les éléments et remplacer des illustrations en place ou les modifier simplement avec des filtres ou d’autres réglages. Les outils de surlignage, de soulignement et de commentaires sont disponibles ; un stylo à main levée et des formes géométriques pour les schémas ou diagrammes complètent l’éditeur RevPDF. Depuis sa version 3.0, RevPDF est capable de créer des formulaires interactifs à partir de zéro, à base de champs texte, de cases à cocher, de listes déroulantes et de groupes de boutons radio.

Ce qui est un peu déroutant, c’est que cet outil n’est pas au niveau 0 de l’application ; je n’ai pu y accéder qu’en ouvrant un PDF existant dans l’éditeur PDF, puis en créant une page vide (dans le PDF ouvert) ; alors je demande Forms dans la barre latérale de gauche et je peux recourir aux options proposées dans la barre latérale de droite, puis, là encore, selon l’objet inséré, travailler plus finement à l’aide des sous-options.
En mode consultation des formulaires, rien de plus facile que de remplir un formulaire (même créé par d’autres applications) en naviguant dans les champs remplissables avant de sauvegarder le résultat sans avoir à imprimer et scanner le document.
Si l’application Mac est bien gratuite, elle n’est pas distribuée sur le Mac App Store mais néanmoins signée et notariée ; vous pouvez donc l’installer sans que Gatekeeper n’y trouve à redire. Vous pouvez l’associer à une application pour iPhone et pour iPad, proposée à l’achat intégré unique d’environ dix euros sur la boutique d’applications d’Apple. Il en existe également des versions pour Windows, Linux et pour Android.
Vous pouvez lire les six articles que le développeur a publiés sur la page Blog de son site (traduisez-les en français via le navigateur).
Vous êtes à la recherche d’un outil simple, rapide, privé, pour signer un contrat rapidement, retoucher le titre d’une invitation, modifier la tonalité ou l’éclairage d’une illustration, ou créer un formulaire un peu complexe ? Tout cela est tout à fait du ressort de RevPDF, un utilitaire que je vous conseille de garder dans votre dossier Applications. C’est une application à installer sur votre Mac et à tester !
Site d’information et de téléchargement de RevPDF pour Mac
Vidéo de présentation en français
Navigateurs web : videz les caches pour plus de réactivité et plus de confidentialité
Cache Out est une petite application autonome, gratuite, qui permet de vider d’un coup d’un seul les caches de navigation et autres données de certains navigateurs. Actuellement, la version 1.0 prend en charge une poignée de navigateurs : Apple Safari, Google Chrome, Mozilla Firefox, Microsoft Edge, Brave, Opera et Orion. Cela représente sans doute la majorité des navigateurs utilisés. Hélas, je n’ai pas pu en faire un vrai test, car s’il m’arrive d’ouvrir Safari, pour le reste, j’utilise Google Chrome bêta, Arc et Dia et d’autres navigateurs AI (Atlas et Neo) que Cache Out ignore. Néanmoins, beaucoup d’entre vous n’utilisent qu’un seul navigateur ou s’en tiennent à deux ou trois, ajoutant Firefox et Chrome à Safari. Le développeur Jim Mitchell semble vouloir à l’avenir étendre son catalogue de navigateurs pris en charge. Autre limitation que je ne comprends pas : cette version exige au moins macOS 26.2 Tahoe.
Cache Out est cependant intéressant par son approche de suppression sélective en un clic des différentes données : cache, historique, téléchargements, favicons et cookies. Sans Cache Out, il faut passer dans chaque navigateur, et faire le boulot à la main, ce qui est laborieux et parfois n’est pas évident, toutes ses données n’étant pas réunies dans le même panneau de réglage d’une application à l’autre.

Pour chaque navigateur supporté et détecté sur votre Mac, Cache Out propose un panneau dans lequel vous cochez les catégories de données à supprimer.
Pour Safari (seul choix que j’ai été à même de tester), l’application indique qu’elle nettoie le cache local mais que si la synchronisation iCloud est activée, des données, notamment l’historique, ne sont pas supprimées – il faut pour cela passer par la fonctionnalité de nettoyage prévue par Apple dans son navigateur.
Le travail de nettoyage effectué par Cache Out, vous recevez un petit rapport mentionnant le nombre de fichiers et les Mo supprimés.
Cache Out est local, sans aucune connexion à Internet. Notarié par Apple, il se lance ni vu ni connu sans que Gatekeeper intervienne.
Si vous tirez parti de plusieurs navigateurs pris en charge, que vous avez une grosse activité sur Internet, videz régulièrement ces bases de données avec Cache Out, c’est facile et cela optimise le fonctionnement de vos navigateurs. Il y a aussi un intérêt à le faire en termes de confidentialité. La France est un pays où les libertés civiles sont encore fortes, mais si vous voyagez, pour raisons professionnelles ou pour vos loisirs, nettoyez vos navigateurs avant de vous rendre dans un certain nombre de pays qui sont susceptibles de contrôler votre MacBook et votre iPhone ou iPad. Laisser le moins de traces possible, même anodines, est une bonne approche. Cependant, cela reste une protection superficielle, car votre navigation sur Internet est sans doute enregistrée par votre fournisseur d’accès, peut-être sur les réseaux de l’entreprise dans laquelle vous travaillez, et sur de nombreux serveurs de par le monde – sauf si vous utilisez un VPN qui ne mémorise aucune de ces informations. ✿
Site d’information et de téléchargement de Cache Out
PRISE EN MAIN ▶︎
Paperman papérise votre écran pour le confort de vos beaux yeux
Un lecteur de VVMac m’a récemment suggéré de m’intéresser à une petite application inédite, Paperman. C’est une création d’un développeur américain, Rudi, et d’une designeuse française, Zoé, associés à la vie comme au travail dans un petit studio de conception d’applications, DoublOne Studios. Un petit catalogue d’outils divers, qui dénotent d’avec la production actuelle d’apps vibecodées n’importe comment. Chez DoublOne Studios, le souci du détail, du beau, du calme est évident.
Si l’on comprend un brin d’anglais, on se doute que Paperman a quelque rapport avec le papier. C’est le cas puisqu’il s’agit de superposer à l’écran une « texture graphique » basée sur le bruit fractal SVG simulant un grain de papier organique. Bref, Paperman papérise l’affichage. Cette surimposition n’interfère ni avec la souris ni avec le clavier. La designeuse Zoé affirme que « les couleurs ne sont pas complètement modifiées, comme c’est le cas avec f.lux, la fonctionnalité Night Shift de macOS ou les filtres de lumière bleue intenses qui changent la température des couleurs de l’écran, accentuent les teintes orangées plus chaudes, mais sans vraiment traiter le rétroéclairage agressif ni les reflets brillants ».
Les techniques mises en œuvre par Paperman adoucissent la surface de l’écran grâce à une texture au lieu de modifier la teinte. « Nous voulions obtenir quelque chose qui ressemble davantage à la lecture d’un livre physique ou d’un écran e-ink », explique Zoé. « Nous avons examiné comment la vision fonctionne dans le monde réel. Les yeux humains ont évolué pour traiter la lumière réfléchie, comme la lumière du soleil rebondissant sur un objet physique, plutôt que la lumière émise qui frappe directement nos rétines. Pour simuler cette sensation naturelle, l’utilisation d’un bruit fractal génère une finition mate subtile qui diffuse les hautes lumières et réduit le contraste. »
À cette heure, Paperman propose cinq designs/grains différents. Mon préféré, Whisper Weave, offre un rendu très discret, genre sable ou velours. Il m’a immédiatement fait penser à la protection posée sur l’écran de mon iPad. Ici, sur mon Mac, le sens du toucher n’y est pas, mais mes yeux ressentent bien le grain. Les textures Classic Mate et Sunbaked Perchment sont également agréables. En revanche, je trouve les textures Saddle Linen et Painter’s Press, un poil plus audacieuses et aventureuses, légèrement trop marquées de par leur rendu tissu de lin et papier aquarelle.

Cliquez sur ces captures pour les visualiser en taille réelle.
Paperman propose actuellement 5 textures. Whisper Weave (première capture) est la plus « passe-partout », tandis que la texture Saddle Linen (seconde capture, tissu lin) est plus typée.


Quel que soit son choix de texture, il est toujours possible d’ajuster avec la réglette d’intensité du bruit fractal. Par ailleurs, Paperman propose aussi une version de chaque texture adaptée au mode sombre. On peut paramétrer le passage d’une texture claire à une texture sombre dans les réglages, ou suivre le cycle circadien.
Même si Paperman adoucit la surface de l’écran au lieu de simplement modifier les teintes, avec certaines applications, de création graphique ou de photographie, cette surimposition peut gêner quand on a besoin d’une parfaite précision des couleurs. On peut alors bien sûr désactiver ponctuellement Paperman ou, mieux, créer une liste d’exclusion d’applications dans lesquelles Paperman sera automatiquement en pause.
Sur une configuration à deux écrans (ou plus), la version actuelle de l’application impose de choisir sur lequel la texture est surimposée. C’est sur mon écran 32” que Paperman est activé ; c’est celui avec lequel je travaille, l’écran intégré du MacBook ne servant qu’à afficher des fenêtres annexes. Cette limitation technique a un autre effet regrettable… Je travaille souvent avec quelques applications affichées en plein écran, chacune dans son propre espace, considéré sans doute, « techniquement » parlant, comme un écran différent ! S’il propose bien de choisir entre plusieurs écrans physiques, Paperman ne sait rien des espaces d’application et ne saurait améliorer leur affichage !
Mais c’est un bon test : je peux vous dire que, lorsque je suis dans mon espace « de base », mes yeux se portent mieux face à un écran bien moins agressif que lorsque je suis dans Chrome en plein écran en train de réviser cette page, où Paperman n’intervient pas.
Autre point important : Paperman peut-il nuire à la réactivité du Mac ? Dans le Moniteur d’activité, outre l’application elle-même, deux ou trois processus connexes sont actifs, mais l’ensemble se situe à des niveaux négligeables, tant en mémoire qu’en utilisation du processeur ; sur mon MacBook Air M2, je n’ai noté aucun impact négatif sur la réactivité globale. Une option est toutefois proposée pour désactiver Paperman quand on utilise un portable sur sa batterie. Utilisant presque toujours mon MacBook Air comme un Mac de bureau, je saurai porter un avis sur l’autonomie.
Paperman est distribué sur le Mac App Store sous forme d’un achat à vie d’environ 6 €. J’apprécie Paperman. J’aimerais cependant que ses concepteurs fassent une pause dans la création de nouvelles textures et travaillent – si c’est techniquement possible – à un moyen de contourner le problème des applications en plein écran.
Site officiel de Paperman
Page de Paperman sur le Mac App Store
Accédez de partout et en toutes circonstances aux dossiers Bureau et Documents
Même si vous avez l’illusion qu’il l’est, l’iCloud Drive n’est en aucun cas une sauvegarde. iCloud est avant tout un système de synchronisation de toutes sortes de données sur l’ensemble des matériels référencés sous un même compte Apple. Pour sa part, l’iCloud Drive rend accessibles des fichiers et des dossiers sur tous ces matériels ; c’est pratique si vous avez plusieurs Mac, un de bureau et un portable, par exemple. Une des options qu’Apple a mises en place est la prise en charge « transparente » des dossiers Bureau et Documents. Elle présente des avantages et des inconvénients, mais ce n’est pas l’objet de cet article. Ici, nous allons voir comment accéder à ces contenus synchronisés, notamment des dossiers Bureau et Documents, selon la machine utilisée.

Si vous voulez accéder à ces éléments sur un Mac sur lequel le service Bureau et Documents iCloud est activé, c’est très simple ! Les raccourcis vers les deux dossiers Bureau et Documents se trouvent dans la section iCloud de la barre latérale des fenêtres du Finder. Durant l’activation de cette fonctionnalité, des dossiers se sont substitués aux dossiers locaux du Mac. Les anciens n’apparaissent plus ni à la racine du compte utilisateur ni dans la barre latérale des fenêtres du Finder.
Sur un autre Mac sur lequel le service Bureau et Documents n’a pas été activé, vous accédez logiquement au contenu de l’iCloud Drive via l’icône iCloud Drive de la barre latérale des fenêtres du Finder, où vous trouvez les deux sous-dossiers spécifiques Bureau et Documents qui sont « partagés » par d’autres machines ; vous pouvez y ajouter des dossiers et des fichiers (comme vous le feriez avec n’importe quel autre dossier de l’iCloud Drive) ; ils sont envoyés sur iCloud et synchronisés sur les autres machines.
Sur un appareil iOS/iPadOS, vous utilisez bien entendu l’application Fichiers. Vous y trouvez, dans la section iCloud, les dossiers Bureau et Documents. Sur les matériels mobiles, il n’y a jamais de synchronisation automatique réelle (seulement le « catalogue ») ; vous téléchargez au besoin sur votre appareil les éléments que vous voulez exploiter et les modifications effectuées localement ainsi que les nouveaux fichiers et documents créés dans ces deux dossiers sur le mobile sont synchronisés avec l’iCloud Drive, donc accessibles sur tous les autres matériels du compte Apple.
Si vous avez un PC de bureau ou un portable sous Windows, ce n’est pas un problème. Certes, ce n’est pas aussi transparent qu’avec un Mac, mais géré par Apple qui propose son application iCloud pour Windows. Dès lors, vous voyez dans Windows le dossier iCloud Drive et tout ce qu’il contient, y compris les dossiers Bureau et Documents. Là encore, le téléchargement des fichiers se fait à la demande. La synchronisation des modifications faites aux fichiers déjà présents sur l’iCloud Drive est, elle, automatique.

Enfin, dans certaines circonstances (chez un ami, dans une bibliothèque, dans un lieu offrant un accès web…) ou parce que l’installation de l’application Windows n’est pas possible, pas autorisée (en entreprise par exemple), vous pouvez toujours vous connecter au portail icloud.com avec un navigateur web (Google Chrome et la plupart des navigateurs basés sur Chromium, Microsoft Edge ou Firefox Dans l’interface web de l’application Drive (iCloud Drive), vous retrouvez les dossiers Bureau et Documents. Les fichiers auxquels vous accédez et que vous modifiez ou créez sont synchronisés ; pour les éditer directement, vous pouvez d’ailleurs tirer parti des applications web Pages, Numbers et Keynote proposées sur le même portail.
Je tiens à rappeler qu’iCloud Drive n’est en aucun cas une sauvegarde, même si vous imaginez que c’en est une ! C’est un système synchronisé. Cela présente un risque majeur que beaucoup de gens n’appréhendent pas correctement, voire pas du tout : dans un système synchronisé, quand on supprime quelque chose quelque part, c’est supprimé partout. C’est le « piège » de la synchronisation. Heureusement, il y a un filet de secours de trente jours sur iCloud, mais ce n’est pas une raison de ne pas être vigilant quand on travaille sur iCloud, plus encore sur l’iCloud Drive. ✿
RosettaCheck 2 plonge dans les entrailles de vos applications
J’avais déjà cité RosettaCheck dans FLASH! du samedi 9 mai 2026. Cet outil signé Neil Johnson est très soigné, traduit en français, et agréable à utiliser. Il est distribué et mis à jour via le Mac App Store (gratuit jusqu’au 8 juin, il est désormais facturé environ 7 €).
Plusieurs versions sont sorties depuis que j’en ai parlé, dont une majeure : RosettaCheck 2. L’application ne se contente pas de repérer les apps purement Intel ou universelles, ce que font déjà de nombreux autres outils depuis quelques années, elle descend désormais dans l’architecture des applications afin de débusquer les moindres composants qui pourraient encore traîner, même dans celles « vendues » comme natives Apple Silicon ou universelles, mais dont les développeurs ont oublié de recoder certains éléments. Ces éléments, s’ils n’étaient pas mis à jour d’ici l’automne 2027, pourraient mettre à mal le fonctionnement correct des applications auxquelles ils appartiennent sur un Mac passé à macOS 28.

Rosetta ne restera, en partie, utilisable que pour faire tourner quelques anciens jeux.
Il n’est plus nécessaire de lancer RosettaCheck pour faire le point. L’utilitaire installe dans la barre des menus un superviseur dont le popover liste les problèmes pendants, mais surtout réagit et vous prévient en temps réel que vous venez d’installer une application, un plug-in ou autre chose qui est ou contient du code Intel.

J’apprécie beaucoup que l’onglet Composants regroupe tout par application hôte. Par exemple les plugins AU sous Logic, les VST3 sous Ableton, les effets FxPlug sous Final Cut, les extensions Photoshop sous Photoshop. En choisissant l’option Intel uniquement, vous avez alors une liste claire des actions à mener pour les éradiquer. Mais RosettaCheck va plus profondément : si je clique sur un composant, l’application me dévoile son architecture complète et me donne des informations techniques mais également pratiques et utiles pour trouver une solution. Pour ce faire, RosettaCheck demande, quand c’est nécessaire, certaines autorisations d’accès à des dossiers mais explique clairement pourquoi il le fait ; il convient de les lui accorder.

La version 2 de RosettaCheck descend dans le contenu des paquets des applications, détecte les composants divers et donne de nombreuses informations qui peuvent aider à effectuer des mises à jour.

RosettaChecker est sans conteste l’outil de choix pour bien faire le bilan de votre configuration, et éviter de commettre des installations qui se révéleront problématiques un jour. C’est un outil qui intéressera beaucoup les professionnels dans divers domaines créatifs qui utilisent des applications auxquelles ils ont, avec le temps, ajouté de nombreux adjuvants sous diverses formes (extensions, plug-ins, exécutables annexes…).
RosettaCheck ne peut évidemment être installé lui-même que sur un Mac Apple Silicon et nécessite au moins macOS 13 Ventura. ✿
Site officiel de RosettaCheck
Page de RosettaCheck sur le Mac App Store
NotchyLimit permet de suivre – autant qu’il est possible – votre consommation d’IA
Quand on utilise des outils d’IA, autres que les chatbots, on peut se reposer sur le plan IA du développeur de l’outil, qui fournit, dans le cadre de l’abonnement, un accès à un bouquet de modèles divers, ou bien on passe soi-même par des fournisseurs (OpenAI, Google, Anthropic, Mistral…) ou des « grossistes » intermédiaires (OpenRouter, par exemple). On crée des comptes et on crée chez chacun une ou plusieurs clés API qui vont servir à « brancher » les outils IA du quotidien sur ces sources. C’est ce que je fais avec Fluent, RewriteBar et plusieurs autres. Le mécanisme est simple.
Dans ce cas-là, chez Google par exemple, on paie a posteriori, tous les mois, sa consommation, débitée sur la carte bancaire enregistrée lors de la création d’un compte sur le portail IA de Gemini. Mais le plus souvent, on prépaie un certain montant, avec éventuellement un réapprovisionnement automatique lorsque la réserve d’argent s’épuise. Dans tous les cas, on dispose d’un « porte-monnaie » et, pour suivre ce qui se passe, il faut aller sur son compte et vérifier l’état du crédit disponible. Si l’on oublie et que l’on vide le porte-monnaie, l’accès est simplement coupé (mais le compte n’est pas fermé) jusqu’à ce que l’on remette des sous dans la machine…
Dans le cadre de mes activités, essentiellement l’écriture d’articles, mes dépenses sont faibles (ça consomme très peu de tokens), mais de plus j’exploite des services dont le niveau « gratuit » est largement suffisant pour moi (NotebookLM, par exemple, pour préparer des sujets). Il en est tout autrement si vous avez des activités de développement ou si vous exploitez des agents IA qui automatisent des fonctions et travaillent 24 h/24 ; la consommation peut atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de dollars par mois (parfois par jour).
Si vous faites appel à plusieurs fournisseurs, faire le tour de ces portails pour y vérifier consommation et facturation est laborieux. D’où l’idée d’une application capable de synthétiser les consommations des différents services utilisés. Un vœu qui s’avère largement pieux, car chaque fournisseur travaille différemment et peut, ou non, donner accès aux données de consommation et de facturation à des applications tierces. Par exemple, pour les API de Google et d’OpenAI, on ne peut pas avoir le détail de la consommation. Il semble que ce soit Anthropic, avec ses outils agentiques et ses abonnements professionnels, qui soit le plus « ouvert » à ce niveau ; on trouve sur Internet de nombreux outils dédiés à Claude, mais aussi pour Codex d’OpenAI. Il est cependant très difficile d’en trouver qui tiennent le pari de présenter la consommation de différents services dans une même interface. C’est ce que tente de faire NotchyLimit.
NotchyLimit est gratuit et open source (MIT). C’est une application qui s’installe au niveau de l’encoche sur les MacBook qui en sont pourvus ou qui prend place dans la barre de menus – je me demande pourquoi le développeur ne gère pas une encoche fictive sur les moniteurs externes, ce que font quasiment tous les outils « notch », quels que soient leur périmètre d’usage.
En pratique, c’est dans les settings qu’on référence les services utilisés, parmi ceux que l’application prend en charge. Il y en a huit actuellement : Claude, Codex, Gemini, OpenAI, OpenRouter, DeepSeek, ElevenLabs et Perplexity. Au moins deux, Google et OpenAI, ne donnent pas accès aux données de consommation de l’API, comme je l’ai mentionné plus haut, mais le popover de NotchyLimit indique si le service est actif ou s’il y a un problème, ce qui présente déjà un intérêt. Pour un service comme OpenRouter, qui donne accès à des centaines de modèles d’IA et dont j’ai une clé API, NotchyLimit indique le pourcentage d’utilisation de mon prépaiement.
Pour les autres, notamment Anthropic (Claude Code et claude.ai) ou Codex (OpenAI), je n’ai pas pu vérifier ce qu’indique NotchyLimit : je ne suis pas dans ce cas d’usage. Selon la fiche technique du développeur, NotchyLimit présente les informations suivantes : Claude (Claude Code/claude.ai – temps réel 5 h + hebdomadaire), Codex (ChatGPT plan – temps réel 5 h + hebdomadaire), Gemini (quota pour Code Assist), OpenRouter (crédits), DeepSeek (balance)… Pour certains services, NotchyLimit peut, en option, émettre une notification aux paliers de consommation de 25, 50, 75 et 90 %. Selon le type de valeurs récupérées, l’application affiche dans son popover un cercle de couleur qui se remplit, avec un pourcentage au centre, ou une autre représentation.
Si vous êtes développeur ou si vous êtes abonné à un forfait professionnel, NotchyLimit peut présenter un réel intérêt pratique. Avec les services que j’utilise, NotchyLimit n’est pas utile. Je l’ai néanmoins conservé dans la barre des menus pour savoir si OpenAI et Gemini sont actifs ou rencontrent des problèmes techniques ponctuels. J’en tirerai peut-être davantage parti si mes usages évoluent ou si son développeur trouve un autre moyen de récupérer les informations clés auprès de ces fournisseurs.
NotchyLimit est compatible Apple Silicon et requiert au minimum un Mac sous macOS 12 Monterey. On l’installe via Homebrew (brew install –cask I-N-SILVA/notchy/notchy) ou avec le fichier DMG disponible dans la section Releases de sa page GitHub (comme NotchyLimit n’est pas notarié, il faut contourner, comme d’habitude, GateKeeper). On peut également construire soi-même l’application avec une seule commande (la présence sur disque de Xcode ou des Command Line Tools n’est pas requise).
Page d’information et de téléchargement sur GitHub
Il existe une autre application récente, Tokens 4 Breakfast, payante (8 $), qui m’a semblé de prime abord intéressante, mais je n’ai pas réussi à en tirer quoi que ce soit ; je trouve qu’elle présente des incohérences aussi : dans la fiche de ChatGPT, je peux choisir le plan ChatGPT Free, mais je dois tout de même entrer le montant mensuel d’un abonnement pour aller plus loin ! Idem pour Gemini AI. Je n’ai pas poussé plus avant mon test. J’y reviendrai peut-être si j’obtiens des informations pratiques nécessaires à sa mise en œuvre. ✿
PRISE EN MAIN ▶︎
MacOptimizers, un outil de maintenance multicarte pour un Mac plus performant

Le marché des utilitaires de maintenance pour macOS n’a longtemps proposé que trois ou quatre outils multifonctions hyperconnus. Il a soudainement explosé en 2025 puis en 2026, avec l’arrivée d’un grand nombre de nouveaux produits, plus ou moins outillés et complets, parfois très techniques, dont on ignore souvent l’origine. On devine que certains ont été vibecodés, enveloppant à la va-vite un bouquet de commandes système dans une interface spectaculaire, sans vraie maîtrise des développements complexes, ni même du sujet. D’autres s’avèrent rapidement très intrusifs, affichant des alertes permanentes, très stressantes. D’autres, bien rodés depuis des années, tiennent la route au prix d’abonnements coûteux. La plupart de ces applications fonctionnent lors des tests que j’ai effectués, mais comme on ne peut jamais faire véritablement le tour d’outils aussi riches, rien ne garantit que certains ne présentent pas de failles, voire des dysfonctionnements en coulisses qui les rendent potentiellement dangereux. Les utilisateurs ont perdu leurs repères et ne savent plus trop à quel outil se vouer. C’est d’autant plus gênant que ces produits touchent de près à de nombreux aspects du système et sont donc susceptibles de mettre à mal un Mac. Il convient de rester vigilant.
Si un outil comme Mole a été rapidement salué par des milliers d’utilisateurs de par le monde, des utilisateurs qui l’ont réellement utilisé sans problème, d’autres applications, encore confidentielles, peuvent néanmoins rassurer par ce que l’on sait de leur concepteur.
C’est le cas de MacOptimizers, apparu sur le marché au premier trimestre 2026. Son architecte est un jeune auto-entrepreneur français, Anthony Géraud, qui dépanne, répare, aide, forme ses clients corréziens. Il leur crée aussi des sites web et leur conçoit de petites applications utiles. Nettoyer, réparer, optimiser des Mac (et pas seulement), c’est dans ses cordes. Cela rassure. Et puis, l’application est en français ; sans les pièges que présentent des outils mal localisés en quelques minutes par des IA. D’ailleurs, MacOptimizers a été construite peu à peu, en fonction des besoins professionnels d’Anthony et des demandes de ses clients.
Comment se positionne donc MacOptimizers dans ce paysage quelque peu chaotique ? C’est une boîte à outils complète pour les utilisateurs macOS. Il est à la fois assez technique, comme peut l’être Mole, mais avec une forte orientation pédagogique. Quand on travaille dans MacOptimizers, on a le sentiment de comprendre ce qu’il fait, et qu’on ne va pas seulement cliquer bêtement sur des boutons. L’application, distribuée en open source (licence MIT et, pour deux éléments, licence GPLv2), est compatible depuis macOS 11 Ventura jusqu’à macOS 26 Tahoe, et tourne tout aussi bien sur un Mac Intel que sur un Mac Apple Silicon.
Multifonctionnel, MacOptimizers (notez le « s » révélateur) regroupe divers modules fonctionnels listés dans la barre latérale à gauche : analyse de la configuration matérielle et logicielle, désinstallation d’applications et des fichiers associés, récupération de fichiers, gestion des doublons…

La fonctionnalité Nettoyage intelligent est d’une précision chirurgicale. Elle analyse un très grand nombre de groupes et sous-groupes de fichiers et de dossiers pour permettre une suppression précise des éléments inutiles.
Un exemple. Alors que je pense supprimer régulièrement les fichiers de langues des applications que j’installe, MacOptimizers indique qu’il en reste pour la bagatelle de 1,65 Go, et me liste précisément les applications installées sur mon Mac et leurs fichiers de langues – j’ai vérifié dans le Finder, MacOptimizers n’hallucine pas : ces fichiers existent bel et bien et n’ont donc jamais été effacés par le passé…

Le moteur de diagnostic est le cœur technique de l’application. Il analyse différents sous-systèmes : Wi-Fi, Bluetooth, Finder, Spotlight, iCloud, audio, démarrage ou périphériques USB à l’aide de commandes shell natives. On a, à ce niveau, plus un assistant de dépannage, dans la lignée de TechTool Pro, qu’un simple nettoyeur de caches. J’apprécie d’être guidé en français au travers de tests d’un des sous-modules, là où TechTool travaille tout seul de façon totalement opaque. MacOptimizers propose, ici comme dans d’autres rubriques, des opérations classées selon leur niveau de risque ; certaines se limitent à relancer un service, tandis que d’autres reconstruisent des index Spotlight ou réinitialisent des composants réseau. C’est un module à utiliser avant chaque mise à jour système, même mineure. Dans le cas d’une mise à jour majeure annuelle, cela peut éviter une migration problématique. Normalement, tout se passe bien, mais il y a des utilisateurs qui doivent faire face, après redémarrage, à des indexations Spotlight interminables, des ralentissements du Finder ou des comportements réseau erratiques pendant plusieurs jours. Certes, l’application ne fait qu’orchestrer des commandes qui existent. Mais 95 % des utilisateurs Mac – j’en fais partie – ne les connaissent pas, ne pourraient pas les trouver seuls (car elles sont dispersées entre Terminal, Utilitaire de disque et divers menus système) et ne sauraient de toute façon pas les mettre en œuvre, faute de connaissances suffisamment avancées de macOS.

Sur le même créneau, le module Informations système regroupe des données de températures, des ventilateurs, de la mémoire, du processeur et du stockage, dans une interface unifiée plus facile à lire que les écrans austères du Moniteur d’activité, l’insipide Rapport système ou l’excellent mais bien trop dense Etre-Check.

Avant d’ouvrir un autre module précis, faites un tour par Toutes les actions. Ce tableau liste tout ce que MacOptimizers permet de faire. En regard de chaque action, sur la droite, la mention Safe (non traduite, mais parfaitement compréhensible), Avancé ou Agressif correspond au niveau de « risque ». Plus ce niveau est élevé, plus il convient de faire attention ; mieux vaut être bien au courant de ce qu’une action « agressive » va effectuer avant de l’utiliser. Si l’on ne sait pas bien, on s’abstient. On apprend, et on y revient peut-être plus tard.
Le module Nettoyage intelligent du système est en soi banal, mais MacOptimizers y apporte de la granularité : chaque catégorie peut être inspectée en détail avant intervention, avec des informations sur l’espace récupérable et l’origine des fichiers détectés. Bon, soyons raisonnables, ce type de fonctionnalité n’a de véritable intérêt que sur des machines intensivement exploitées, pour la création, le codage et le développement d’applications, avec des logiciels professionnels complexes qui en placent et en laissent partout. Les caches de Xcode, les fichiers temporaires d’Adobe, les exports vidéo oubliés dans Téléchargements, les instantanés générés par des applications, les modèles d’IA installés par des assistants sans aucun suivi… tout cela peut effectivement occuper plusieurs dizaines de gigaoctets que macOS glisse sous le tapis des données Autres ou Données Système. MacOptimizers tente justement d’apporter de la lisibilité.
Pour VVMac, j’installe des dizaines d’applications, d’utilitaires, d’assistants et d’autres outils IA… en espérant vous en proposer quelques tests chaque samedi. Maintenir mon SSD interne à flot et le système en bonne forme est un vrai défi du quotidien.

Le module de désinstallation déplace vers la corbeille les applications, mais surtout il assure simultanément la gestion des éléments résiduels ; ces préférences, conteneurs sandbox, agents d’arrière-plan ou caches répartis dans Bibliothèque et ailleurs, tous ces orphelins, sont trop souvent traités séparément via un autre action dédiée ; l’utilisateur s’arrête le plus souvent à la désinstallation et ne recourt pas l’autre outil. Ici, pas de problème.
Du côté des dupliques, MacOptimizers compare les fichiers afin d’identifier les véritables doublons. Je dois effectuer cet examen très souvent, pour la même raison que la désinstallation. J’accumule moult copies d’écran, photos, PDF, versions de logiciels… en plusieurs exemplaires, qui n’ont pas le même nom, mais sont en réalité identiques ou vraiment très proches. Il ne me sert à rien de conserver trois fois la même capture sous trois formats d’image différents, alors que je n’utilise que du webp pour VVMac. Chaque groupe de fichiers multiples détectés est présenté clairement avant suppression ; je choisis facilement le fichier que je vais conserver.

Une fonction inédite est le Tri intelligent. Objectif, organiser automatiquement les fichiers d’un ou de plusieurs dossiers en analysant leur type, leurs métadonnées Spotlight et même leur contenu : les images partent vers Images, les archives vers Archives, les PDF vers Documents, grâce au système de prédiction ajustable avant validation – MacOptimizers s’appuie ici sur Apple Intelligence, et n’installe pas lui-même de modèle IA ; on garde jusqu’au bout le contrôle final des déplacements. Il est d’ailleurs incroyable que le Finder n’assure pas ce travail – les piles du Finder sont restées à un niveau extrêmement basiques. Mais une telle fonctionnalité sera peut-être prise en charge un jour par un Finder XXL quand l’IA aura infusé dans toute l’interface de macOS.

À quoi peut bien servir le module Optimisation Médias ? C’est lui aussi un outil multifonctionnel, assurant la compression d’images, la conversion vidéo, la fusion de PDF, l’extraction audio et des actions en traitements par lots.
Les deux derniers modules que je viens d’évoquer s’inscrivent dans une évolution des outils que j’ai remarquée : ils ne se contentent plus de nettoyer, mais cherchent à aider l’utilisateur à mieux gérer ses fichiers, évitant de multiplier les micro-applications ciblées sur telle ou telle tâche. À moyen terme, tout cela va être pris en charge par des agents IA qu’Apple ne va pas manquer d’intégrer à ses plateformes… même si elle n’utilise pas de modèles maison pour cela. Après tout, en tant qu’utilisateur, je me moque de qui fournit l’IA ; ce qui m’intéresse, c’est la manière dont Apple nous la distribuera, quels seront les outils maison proposés, et comment les développeurs tiers pourront s’insérer leurs prochains produits dans cet avenir tout IA de macOS.

MacOptimizers comporte encore d’autres modules plus ou moins inédits, que je n’ai pas encore vraiment eu l’occasion de mettre à profit. Le Scan sécurité est censé détecter des malwares ; il ne tourne pas en tâche de fond et n’effectue donc que des contrôles à la demande. J’ai lancé une analyse qui a rapporté plus de 460 fichiers problématiques à divers niveaux de risque. 80 % d’entre eux étaient des fichiers liés au service SetApp, semblaient liés à des icônes et étaient systématiquement fléchés pour un problème d’incohérence d’horodatage. Cet outil est le seul de MacOptimizers qui m’a laissé désemparé. J’ai mis lesdits fichiers en quarantaine ; je les supprimerai plus tard si tout continue de fonctionner correctement… ce qui semble être le cas.
On trouve aussi un moteur de récupération des fichiers supprimés, un module d’optimisation de la RAM, ou encore un système de protection des documents sensibles.


Les fonctions classiques sont gratuites. Une licence à vie à 8 € (pour un Mac) débloque toutes les fonctionnalités Premium, qui distinguent nettement MacOptimizers des autres offres disponibles sur ce marché.
Parlons prix. MacOptimizers est partiellement gratuit. Le nettoyage intelligent, la désinstallation, la gestion des doublons et le tableau de bord système sont exploitables sans rien payer… Reste que les incitations à prendre une licence sont un peu trop envahissantes. Je comprends bien qu’il s’agit d’assurer l’avenir de MacOptimizers, mais ce pourrait sans doute être moins « bruyant ». Bon, reconnaissons que l’accès aux fonctionnalités Premium est d’environ 8 €, pour une licence à vie avec installation sur un Mac. MacOptimizers n’est vraiment pas cher. Cela pourrait même soulever des doutes chez certains utilisateurs. À tort, il existe sous la barre des 15 € de plus en plus de produits de maintenance, comme la version « graphique » de Mole et d’autres dont j’ai parlé sur VVMac, ce qui déstabilise le marché des « anciens » CleanMyMac et compères – MacPaw, l’éditeur de CleanMyMac s’en agace et met en garde.
Au-delà du prix, on peut légitimement poser la question de l’intérêt même de ces outils. Nombre d’utilisateurs contestent d’ailleurs leur intérêt dans les forums publics, par exemple sur Reddit. Ce sont souvent de « vieux » utilisateurs qui, comme principal argument, ressortent Onyx de sa boîte. Qu’Onyx soit presque toujours suffisant au quotidien, la justification est un peu courte ! Plus sérieusement, sur les Mac Apple Silicon modernes, macOS gère déjà efficacement l’énergie ou encore la mémoire. Voyez le MacBook Neo : tout le monde s’écriait d’abord « Quoi, seulement 8 Go de RAM ? », et finalement, tout le monde a reconnu que, oui, seulement 8 Go, ça marche.
Reste que de nombreux Mac sont étouffés peu à peu par des caches qui ne cessent de grossir sans explication. Grâce à ses différentes facettes, analyseur, nettoyeur, organiseur, protecteur… MacOptimizers est à lui seul une super boîte à outils. Maintenance assistée, diagnostic guidé, visibilité système… sont des atouts crédibles dont on aurait tort de se priver. Les utilisateurs aguerris ne délaisseront évidemment pas le Terminal – et c’est pourtant quelqu’un qui le connait bien qui a créé MacOptimizers et il s’en sert au quotidien. Pour moi, utilisateur averti, mais pas technique, et qui ne compte pas le devenir, MacOptimizers est intéressant. Il va sans doute m’aider à conserver sur le long terme, et sans prise de tête, mes Mac en forme malgré toutes les turpitudes que je leur fais subir – s’ils pouvaient s’en plaindre, je serais sans doute derrière les barreaux depuis longtemps pour harcèlement. MacOptimizers est tout à la fois un optimiseur multicarte efficace et un tableau de bord aux cent tiroirs que j’ouvre et ferme au fur et à mesure de mes besoins et de mes petits soucis. Je vous suggère de le télécharger et d’explorere déjà les fonctionnalités gratuites, de comparer avec un autre outil que vous utilisez déjà, que ce soit Onyx ou CleanMyMac, et si débloquer les modules Premium complémentaires vous semble essentiel, acheter la licence ne vous ruinera pas. ✿
Site d’information et de téléchargement de MacOptimizers



Merci beaucoup Bernard pour cet article très complet et d’avoir pris le temps d’étudier, comprendre MacOptimizers ou vous décrivez parfaitement l’idée et la direction dans laquelle j’ai créé MacOptimizers. Comme tout développeur et comme toute application, celle-ci reste à être peaufiner et améliorer. C’est vous rencontrer un bug lors de l’utilisation, vous pouvez déclarer un ticket sur le bugs tracker mais aussi pour vos diverses questions concernant l’utilisation de MacOptimizers :
https://macoptimizers.informatiqueconnect.fr/bugs.html
Merci encore pour le temps consacré
Anthony
Bonjour,
attention, concernant MacOptimizers, je me suis aperçu, à mes dépends, que lors de la désinstallation d’une application, « Blip », MacOptimizers efface aussi des fichiers de … Little Snitch ! Et de ce fait, Little Snitch ne fonctionne plus et refuse de se réparer… J’ai du faire une restauration, pour retrouver un fonctionnement normal de Little Snitch.
MacOptimizers efface aussi des fichers de ScanSnap (un scanner Fujisu), ainsi que des fichiers de Vivaldi, Epson, Iris…
Et lors d’une désinstallation d’un autre logiciel « Musicharbor » il efface des dizaines de fichers d’autres applications !! Apple Notes, Siri, Spotlight, FaceTime, Calendar, Rappels,Mémos, PDF Squeezer ….
Incroyable 🙁
Bonjour, chaque semaine j’attends ce Flash du samedi avec intérêt pour découvrir des astuces et des nouveautés que vous avez testées. Les articles m’intéressent et je me promets souvent
de les relire à tête reposée. Aujourd’hui je ne l’ai pas lu à la va vite et j’ai bien apprécié son riche contenu.
Presque parfait . Continuer ……
Un grand merci à Bernard pour tous les articles de cette semaine, particulièrement riche en découvertes utiles et intéressantes.
Encore merci pour ces découvertes. À la suite de cet article j’ai déjà testé Cache Out (et proposé des petites évolutions à son auteur), ainsi qu’investi dans Paperman: en effet, cela semble plus agréable, bien que je me demande l’intérêt de certains filtres trop « présents »; Et je garde en mémoire (informatique) les remarques sur MacOptimizers et RevPDF4, en potentiel remplaçant de PDFGear.