FLASH! du samedi 9 mai 2026
Avec PingPlace, affichez les notifications où vous voulez
C’est un choix d’Apple : les notifications surgissent et s’affichent dans le coin supérieur droit de l’écran. Sauf si une application gère elle-même ses notifications sans passer par les librairies d’Apple, c’est l’emplacement obligé. Il a un avantage : les notifications ne viennent pas recouvrir un document ouvert. Mais j’ai un grand écran, et quand je suis pleinement à l’écriture d’un article, il m’est arrivé de manquer des notifications, car je ne vois pas forcément le petit cartouche s’afficher, surtout si la notification n’est pas persistante. Je pourrais bien sûr en plus activer un son, mais je ne le fais pas ; j’écoute généralement de la musique pour me concentrer et refuse donc d’être dérangé par un bruit à chaque notification (nombreuses, puisque le Mac relaie en plus les notifications de l’iPhone).


C’est pour ces mêmes raisons que Wade Grimridge propose PingPlace, un tout petit outil unique en son genre qui permet de choisir où l’on veut que les notifications apparaissent : en haut de l’écran (top) à gauche, au centre (comme sur la capture d’écran) ou à droite ; au centre (middle) de l’écran ou en bas (bottom) de l’écran, avec les mêmes trois positions horizontales (left, middle, right). Un choix qui affecte toutes les notifications.
PingPlace est une application gratuite de barre des menus ; comme vous n’aurez pas besoin d’y accéder sans cesse, vous la placerez dans la section des modules cachés de votre gestionnaire de barre des menus, ou dans sa barre secondaire s’il en gère une. PingPlace requiert l’autorisation d’accessibilité. Pour opérer, l’application doit être active, donc lancée à l’ouverture de session. Elle a été récemment mise à jour (2 mai 2026) pour assurer une meilleure compatibilité avec macOS 26 Tahoe. ✿
Page sur GitHub
Installation via Homebrew : brew install notwadegrimridge/brew/pingplace
Testez en deux clics votre connexion à Internet
SpeedTestBar permet de garder un œil sur l’état de la connexion Internet depuis la barre de menus. C’est un moyen simple et non intrusif de vérifier les débits sans ouvrir un navigateur ou une application spécifique. Avec SpeedTestBar, on peut déclencher rapidement des tests de téléchargement, d’envoi et de ping. On choisit ce qu’on veut voir, l’une des trois informations ou toute combinaison. Si rien n’est sélectionné, seule l’icône s’affiche.

SpeedTestBar peut aussi surveiller en continu le débit directement dans la barre de menus macOS ; pour ce faire, on définit un intervalle en secondes ou en minutes et SpeedTestBar exécute automatiquement ses tests en arrière-plan et rafraîchit l’affichage des données dans la barre. L’utilitaire, gratuit, doit être lancé au démarrage si on souhaite exploiter la fonctionnalité de surveillance en continu. ✿
Page sur GitHub
SupaSidebar : une prise en main en vidéo
Je vous ai souvent parlé de SupaSidebar. Cette barre latérale apporte à n’importe quel navigateur web sur Mac des fonctionnalités clés, inédites, que le navigateur Arc de The Browser Company (actuellement en développement du navigateur IA Dia) avait inaugurées. Depuis sa sortie l’an passé, SuparSidebar a beaucoup évolué pour qu’il puisse être utilisé aujourd’hui comme un gestionnaire de bookmarks à part entière et même servir de lanceur rapide de fichiers ou d’accès à des dossiers sur le Mac… Au fur et à mesure que les fonctionnalités se sont étendues, les réglages et leurs options se sont multipliés ! Et on peut légitimement être effrayé par tant de possibilités, même si tout est traduit très correctement en français.

Pour faciliter l’adoption de son application par un plus grand nombre d’utilisateurs, le développeur, Kshetez Vinayak, propose enfin une assez longue vidéo présentant les paramétrages de base et promet une future vidéo pour expliquer les réglages avancés.
Je vous conseille de mettre en place sur YouTube les sous-titres en français, car Kshetez est Indien et, s’il parle couramment en anglais, son accent rend ses propos peu clairs quand on n’est pas anglophone. Néanmoins, cette vidéo a l’avantage de mettre le pied à l’étrier. Après dix à vingt minutes (selon les pauses qu’on fait pour appliquer les réglages sur sa propre version de l’application), on a dans les mains une version de SupaSidebar parfaitement utilisable pour 50 à 60 % de ses fonctionnalités, avec n’importe quel navigateur web, avec un ou plusieurs. Un visionnage indispensable.
Je rappelle que pour tester – ou même plus –, SupaSidebar est gratuit, pleinement opérationnel, avec tous les navigateurs, mais limité à la gestion de trois espaces. Encore en phase de développement, SupaSidebar est commercialisé pour 14 $/an pour un Mac ou en licence à vie (cinq machines) pour 35 $. ✿
Vidéo SupaSidebar sur YouTube
Site de SupaSidebar
PRISE EN MAIN|Unite Pro transforme des sites web en applications autonomes sophistiquées
Unite Pro ne se contente pas d’emballer des pages web. Il isole les sites, les services… dans des environnements dédiés, optimisés pour les puces Apple Silicon, qui s’intègrent à l’environnement de macOS 26 Tahoe. Il ajoute de nombreuses options, tant de design que de sécurité et de routage des liens, autant de fonctionnalités que les navigateurs comme Safari ou Chrome n’offrent pas.

Depuis plusieurs années, Safari permet de créer des applications basées sur des sites web. La fonction se révèle toutefois rudimentaire. Ces applications sont créées dans le Dock (dont on peut les retirer, bien entendu), placées dans le dossier Applications, et l’on peut globalement les utiliser comme des applications natives macOS. En surface. Les limites apparaissent dès que l’on traite des sites complexes aux mécanismes d’authentification particuliers ou aux structures de liens hybrides, soit précisément le type de services — comme les plateformes d’apprentissage de langues que j’ai longtemps utilisées — que l’on souhaiterait exploiter sous la forme d’applications autonomes.
Une application, que l’on connaît depuis des années, change la donne : Unite, de l’éditeur américain BZG Apps. Cet éditeur est spécialisé dans le développement de solutions de ce type, les SSB (Site-Specific Browser ou Navigateur dédié à un site). Il n’est pas le seul, mais ses applications sont parmi les plus évoluées. Il en propose deux : Unite, basée sur le WebKit d’Apple, et Coherence, construite sur Chromium.
C’est Unite qui a connu récemment la plus grosse évolution, renommée d’ailleurs à cette occasion Unite Pro. En quelques semaines, plusieurs mises à jour sont sorties grâce aux remontées des premiers utilisateurs. Ce type d’application ne se bonifie que par les retours d’expérience, largement différents d’un utilisateur à un autre et en fonction des sites qu’il essaie de transformer.


Unite Pro est, dans un premier temps, très simple d’emploi. Il est fourni d’emblée avec un grand nombre d’applications et de modèles que l’on peut exploiter, mais créer ses propres applications à partir de ses sites web et services préférés ne présente aucune difficulté. Ça ne prend généralement que quelques secondes. Le processus a été encore simplifié dans cette version. L’outil de création intelligent automatise la quasi-totalité du processus : on entre une URL et l’application génère un nom, une icône haute définition aux dégradés soignés et les paramètres recommandés.
Cependant, quand on fait un tour dans les réglages, on appréhende la richesse des fonctionnalités et des options ; on comprend que l’affaire peut être plus poussée, surtout, que Unite Pro est conçu pour répondre aux besoins concrets de chaque utilisateur, avec un contrôle précis sur l’apparence, le comportement des applications et l’intégration avec macOS.

Pour chaque application, on peut créer une interface en fenêtre classique, ou bien une application en barre des menus (appel à un chatbot « flottant »), ou encore une application « barre latérale » (pour une messagerie).
Avec Unite Pro, il est possible de personnaliser l’apparence de chaque fenêtre en supprimant les éléments de navigation inutiles ou en modifiant les styles. Intervenir sur le site web va assez loin – un peu comme le navigateur Arc avec sa fonction Boost, mais dans un esprit moins graphique. Avec Unite Pro, on peut, à la création comme en édition, affiner l’apparence des applications Unite avec des scripts et des styles personnalisés.
Il faut entrer dans les réglages complets pour jouer avec les dizaines d’options proposées dans une interface très macOS, tout en français, avec de brefs commentaires qui aident à faire ses choix.

Au-delà de l’aspect visuel, Unite Pro ajoute aux services web des fonctionnalités natives que Safari ou Chrome ne procurent pas. Des services comme Google Calendar ou Outlook bénéficient de vraies notifications système intelligentes, et les services de streaming profitent de contrôles de vitesse de lecture précis. Les interfaces conversationnelles comme ChatGPT, Gemini ou Claude peuvent être transformées en compagnons flottants, à activer d’un simple raccourci clavier pour une assistance immédiate, sans quitter la tâche courante, ce qui est plus efficace que les applications macOS proposées déjà par ces services.
Unite Pro ne traite pas à la légère la gestion des données personnelles et la confidentialité. Contrairement aux solutions de base qui ne font rien en ce domaine, il génère chaque application dans un environnement isolé, avec son propre gestionnaire de mots de passe robuste et des paramètres de confidentialité précis pour la prise en charge de la caméra ou la localisation, par exemple ; chaque application intègre un bloqueur de publicités.
Enfin, trop souvent négligé par les SSB : l’épineux problème de la gestion des liens. Unite Pro assure un système de routage complet : on peut décider quels liens doivent rester dans l’app Unite, quels autres doivent ouvrir une autre app Unite, ou encore doivent basculer vers le navigateur par défaut. Chaque application gère les flux de connexion et d’authentification de manière fluide. On sait très bien ce qui est autorisé, redirigé ou bloqué, et les onglets restent bien organisés, les pages importantes éventuellement épinglées, les doublons évités.

Unite Pro est optimisé pour Apple Silicon et macOS 26 Tahoe, avec une interface modernisée, le support natif des modes clair et sombre, et une attention particulière portée aux performances. L’application est localisée en français, ce qui facilite son apprentissage. La licence à vie coûte 40 $ (incluant les mises à jour sur un an). ✿
Site officiel de Unite Pro 1.3
Toutes les apps de Sindre Sorhus gratuites pour
les Mac sous macOS 15 et précédents
Développeur indépendant, très connu depuis des années dans le monde Mac, chantre de l’open source, Sindre Sorhus est à la tête d’un catalogue impressionnant de plusieurs dizaines d’applications et d’utilitaires divers. Beaucoup sont gratuits, d’autres sont payants, qu’il les commercialise directement ou qu’il les propose via le Mac App Store, lorsque les produits le permettent, sans outrepasser les limites imposées par Apple.

Comme chaque année, au printemps, Sindre passe tous ses produits payants en mode gratuit pour les utilisateurs restés sous des versions de macOS antérieures à la version courante. Cette année, donc, tout est gratuit si vous utilisez un Mac sous macOS 15 ou une version précédente. Rien ne change, en revanche, si votre Mac tourne sous macOS 26 Tahoe. Notez que les produits devenus gratuits ne fonctionnent pas sous cette version du système.
Site des applications de Sindre Sorhus
Notes brèves prises à la volée
Il existe déjà des centaines de solutions, mais pourquoi se priver d’en découvrir d’autres, surtout quand elles sont gratuites et pas bêtes ? Je vous propose ici deux petites applications encore très confidentielles : Wisp et SpotNote. Des trouvailles comme j’aime tant en faire, chaque jour qui passe…
Wisp, une seule et unique note
Wisp 1.38 est juste quelque chose de très simple ; c’est très bien ainsi.
On applique un raccourci (par défaut [option][cmd]) qui affiche un rectangle de papier virtuel. On tape ce que l’on veut, puis on frappe [esc] pour fermer. Il n’y a qu’une seule note. On peut aussi utiliser l’icône dans la barre des menus : un clic pour afficher Wips, un clic pour le fermer. Cependant, Wips n’est pas aussi sommaire que cela.
Un clic droit sur l’icône dans la barre des menus révèle une liste de six polices de caractères au choix (avec ou sans sérif) et la possibilité de modifier le raccourci. Ce n’est pas tout. Quand Wisp est affiché, il est possible de changer la taille des caractères, de passer en mode sombre/clair et de cliquer sur le ? pour visualiser les différentes possibilités et les raccourcis prévus pour s’en servir.

Tout cela est basé sur quelques balises Markdown, de quoi utiliser le gras et l’italique, au besoin créer des listes, des titres et placer des émojis. Pour structurer la note un peu plus qu’avec des puces, on placera où l’on veut un séparateur, dont la longueur s’adapte à la taille de la note, qu’on peut en effet redimensionner tant en largeur qu’en hauteur.
Enfin, le développeur de Wips, Suleman Hamza, de Lahore, a eu la bonne idée de tirer parti de quelques fonctionnalités système, généralement présentes dans le menu Édition ; elles se retrouvent dans une palette contextuelle qui apparaît quand on clique droit sur la note, Outils d’écriture d’Apple Intelligence inclus, sur les Mac compatibles.
Vous voulez partager votre note avec u autre Mac ou pouvoir y ajouter des choses sur un iPhone ? Pas de problème ; faites un clic droit sur le menu Wips en barre des menus et demandez Storage location : le fichier .md correspondant pourra être placé sur iCloud Drive, tout autre espace en ligne partagé ou un NAS local. Dommage qu’il n’y ait pas une version Intel ; j’ai toujours un MacBook Air Intel de 2020. Bien sûr, je peux accéder et ouvrir la Wisp note (un simple fichier .md) avec Typora, mais c’est en pratique du bricolage, et quand je rouvre la note dans Wisp sur le Mac Apple Silicon, elle n’a malheureusement plus la même « gueule » qu’à l’origine ! Ça marcherait peut-être si j’utilisais un autre éditeur Markdown sur le Mac Intel, mais je n’ai pas tenté le coup.
Wisp est du pur Swift, gratuit et open source (vous pouvez compiler le code– sous licence MIT). Nécessite au moins macOS 13 et un Mac Apple Silicon. L’application se met à jour automatiquement en arrière-plan.
Installation via Homebrew
brew tap sulemaanhamza/wisp brew install –cask wisp xattr -d com.apple.quarantine /Applications/Wisp.app
Page Git Hub de Wisp
SpotNote, une interface à la Spotlight
Si vous aimez les interfaces de type « lanceur » (Spotlight, Raycast, Alfred…) et que vous êtes un maître du clavier et de ses raccourcis, vous apprécierez peut-être SpotNote. Si vous utilisez Raycast, surtout en mode payant, vous avez un système de prise de note intégré, mais limité à cinq notes quand vous êtes un utilisateur gratuit.
SpotNote fonctionne sur la même base qu’un lanceur, on applique un raccourci (par défaut [cmd] [maj] [espace]) et un petit cartouche s’affiche. D’autres raccourcis permettent de utiliser pleinement SpotNote.
On peut d’ailleurs les faire surgir (et les conserver à l’écran le temps de l’apprentissage) en tapant [cmd] [/].
Je pense qu’il s’agit avec SpotNote de noter des choses vraiment brèves, même si l’application est capable de gérer du texte sur plusieurs lignes. Un retour à la ligne crée une nouvelle ligne dans la même note. Les lignes peuvent être numérotées ou pas. Bref, on sent immédiatement d’où SpotNote vient : d’un codeur, pas d’un écrivain, c’est certain !


SpotNote ne gère pas qu’une seule note. On peut en créer autant que voulu. Mais il faut jongler avec les raccourcis clavier pour passer d’une note à une autre. Le plus simple est encore de passer par l’une des deux commandes de recherche. On ne peut pas afficher plusieurs notes en même temps, sauf dans les résultats de recherche.
Le raccourci [cmd] [k] affiche le panneau listant toutes les commandes utilisables dans SpotNote. Le raccourci [cmd] [,] affiche une fenêtre macOS classique regroupant les réglages de l’application. Les réglages généraux et ceux de l’éditeur standard et ceux de l’éditeur vim que l’on peut utiliser alternativement au mode standard, si on a l’habitude de cet éditeur exploité par les adaptes du terminal. On peut également sélectionner un des thèmes (plusieurs en sombre et en clair) et modifier tous les raccourcis.
Je n’ai hélas trouvé aucun moyen de partager/synchroniser avec un autre Mac le dossier qui contient les notes.
SpotNote, qui intègre son propre mécanisme de mise à jour, est gratuit (mais pas open source), open source, et requiert au moins macOS 14.
Page de SpotNote (avec un mini démonstrateur interactif)
Page GitHub de SpotNote
Avez-vous toujours des applications Intel ? Sans doute, oui !
Avec macOS 28, à l’automne 2027, la page des applications Intel sera définitivement tournée avec le retrait de l’outil Rosetta, qui permet encore aujourd’hui d’exécuter du code Intel sur les Mac Apple Silicon. Si vous êtes sur macOS 26, vous n’avez pas manqué de remarquer les notifications qui reviennent souvent quand vous ouvrez une application exploitant Rosetta. Ce n’est pas systématique, mais cela peut tout de même être agaçant. Si cela vous gêne, d’autant qu’il y a encore au moins un an à tenir, il existe une possibilité confidentielle « d’éteindre » cette notification, car Apple l’a prévu, mais cela passe par l’installation d’un profil de configuration, plutôt que par la seule édition d’un fichier de réglage. Un administrateur du nom de Richard Trouton a mis en téléchargement un profil de configuration qui désactive cette notification. On peut le télécharger depuis GitHub. Installez le fichier .mobileconfig récupéré dans Réglages Système > Général > Gestion de l’appareil (suivez la procédure pas à pas). C’est réversible, il suffit de supprimer le profil, au même endroit.

Certes, il n’y a pas urgence, mais il peut toujours être utile de savoir si l’on a de telles applications sur sa machine. En pratique, on en a forcément quelques-unes, et plus sûrement beaucoup, sans compter qu’il ne s’agit pas seulement des « applications » telles que vous pouvez l’entendre, mais de tout code exécutable. Une application Apple Silicon peut parfaitement intégrer du code Intel ou avoir des dépendances ou des extensions Intel… Plus rien de tout cela ne fonctionnera après la mise à jour vers macOS 28.
Un moyen simple, mais quelque peu rugueux, d’avoir une idée du problème est d’ouvrir le rapport Système > Logiciels > Applications, par exemple, et de regarder la colonne Type. Une autre solution est d’utiliser un utilitaire de maintenance ; vérifiez que celui que vous utilisez habituellement liste les applications par type. Il existe aussi des applications qui ne font que cela, comme le nouveau RosettaCheck de Neil Johnson. C’est une application gratuite, distribuée via le Mac App Store. Elle est soignée et agréable à utiliser ponctuellement ou au fil de l’eau (en la lançant à l’ouverture de session et en la conservant dans la barre des menus) si l’on installe beaucoup d’applications et que l’on veut vérifier leur type au fur et à mesure, plutôt que de se lancer une fois l’an dans la chasse aux codes Intel.

À l’ouverture, RosettaCheck scanne le Mac et liste les applications détectées, classées par type : les universelles contenant à la fois le code Apple Silicon et le code Intel ; les applications purement Apple Silicon ; les applications seulement Intel ; et peut-être encore des Unknown dont le type est inconnu (en effet, il n’y a pas de miracle, c’est au développeur de faire en sorte que ses applications déclarent leur type au système). Généralement, il n’y a pas de problème avec les applications provenant du Mac App Store ; ce n’est pas le cas avec les applications d’autres provenances, surtout avec les applications encore en phase de développement, comme on en télécharge depuis GitHub.
Si vous avez de nombreuses applications universelles, sachez aussi que, même si vous les allégez de leur code Intel (tous les outils de maintenance le font très bien et sans aucun problème), elles resteront, pour la même raison évoquée ci-dessus, cataloguées comme universelles alors qu’elles ont été nettoyées.

Une version 100 % Apple Silicon d’EagleFiler est en préparation, précise le site du développeur. C’est un travail de longue haleine – qui aurait dû être entrepris depuis longtemps –, mais qui devrait être prêt pour macOS 28.
On peut alors cliquer sur une application pour avoir un panneau modal qui propose des informations complémentaires. Un camembert permet d’avoir une idée du niveau de siliconisation de l’application. La prise en charge des modèles d’Apple Intelligence lui permet de faire des commentaires, ainsi que des suggestions qui sont, je trouve, globalement plus sérieuses et fiables que celles données par CleanMyMac ou MacCleaner Pro. Rosetta Check propose même d’afficher les ressources de l’application (et je ne vous conseille pas de faire quoi que ce soit d’autre que d’assouvir votre curiosité).
Notez que RosettaChecker ne s’installe bien évidemment que sur un Mac Apple Silicon sous au moins macOS 13 Ventura (et macOS 26 pour tirer parti de l’IA d’Apple).
D’ici à ce que l’Intelpocalypse survienne, bien d’autres outils apparaîtront, à n’en pas douter, pour vous donner un coup de main. Et si, aventureux, vous vibecodiez le vôtre ? ✿
HideMyData caviarde plus fort qu’Aperçu
Vous avez besoin de transmettre des documents sensibles dont certains éléments devraient être masqués, voire effacés. Sur un PDF ou sur une image, l’application Aperçu d’Apple propose une fonction Caviarder (dans les outils d’annotation) qui permet, dans un premier temps, de masquer d’un aplat noir les données, textes, chiffres, images, QR codes… Dans un second temps, l’enregistrement efface complètement ces éléments, rendant leur récupération totalement impossible par quelque moyen que ce soit. Les éléments sont tout bonnement remplacés par du noir. Le faire sur un formulaire d’une page, la photocopie d’une carte, c’est possible, mais si vous voulez caviarder un gros document, un contrat de trente pages, par exemple, c’est un sacré boulot. Je vous suggère de jeter un œil à une application complètement gratuite, HideMyData.

Équipée d’un petit modèle d’IA spécialement entraîné à cette tâche (pesant 1,5 Go et chargé une fois pour toutes lors de la phase de démarrage depuis le service Hugging Face), cette application se charge, si vous le souhaitez, quand vous cliquez sur le bouton IA Detect, de trouver et de masquer tout ce que le modèle juge sensible : noms, adresses e-mail, numéros de téléphone, adresses postales, dates et autres identifiants dans leur contexte. Le modèle prend aussi en charge des éléments tels que les IBAN, des identifiants personnels, les adresses MAC et IPv4/v6, les clés API, les infos des portefeuilles crypto…


On ne peut pas affiner le fonctionnement du modèle ; en revanche, l’application offre quelques fonctions adéquates pour passer derrière lui, révéler certains éléments inutilement caviardés et, au contraire, comme dans Aperçu, peinturlurer de noir d’autres qu’il aura négligés, mais que vous souhaitez supprimer du document final transmis à des tiers. Il est aussi possible de remplacer le noir par un floutage. On ne peut en régler l’intensité, car ce n’est pas vraiment un floutage comme dans d’autres applications, mais une texture de verre givré tout aussi destructive que le noir, sans être visuellement aussi agressive. Quand le document est au point, il n’y a plus qu’à l’enregistrer et le rouvrir dans un lecteur PDF, ici UPDF, pour vérifier que tout est bien caviardé.

HideMyData est une application open source (son code est disponible), exploitant les ressources de développement d’Apple (MLX-Swift 6, Apple Vision, PDFkit…), fonctionnant à 100 % en local. Aucune donnée n’est transmise hors du Mac, ce qui assure une totale confidentialité par rapport à des solutions équivalentes tirant parti de modèles en ligne – qu’il faut éviter d’utiliser pour ce type de tâches. HydeMyData n’est compatible qu’avec les Mac Apple Silicon tournant sous macOS 26+. ✿
Page offcielle de HydeMyData
L’application n’est pas notarisée ; si vous conservez Gatekeeper actif, vous devrez utiliser dans le Terminal la classique commande :
xattr -rd com.apple.quarantine /Applications/HideMyData.app
Un coup d’œil sur Markdown qui marche…
Je fais toutes les mises à jour de macOS qu’Apple propose aux développeurs (de même pour les autres plateformes système). Il arrive alors que des applications qui fonctionnaient sans problème rencontrent quelques difficultés. C’est le cas, du moins chez moi, de Readdown dont j’avais parlé il y a un mois (4 avril). Si l’application rend toujours parfaitement les fichiers .md que j’ai dans mes archives, en revanche, son module Coup d’œil ne marche plus : la fenêtre s’ouvre, mais reste grise et la prévisualisation ne se fait pas. En attendant que le bogue soit réparé, et même si mon éditeur de texte préféré Typora s’ouvre en trois secondes, j’ai trouvé une autre solution Coup d’œil qui ne pose aucun souci : Markdown Preview.
Après l’avoir lancé une première fois, il convient d’aller dans les Réglages Système > Général > Ouverture et extensions, puis dans la dernière section, d’afficher Par catégorie > Coup d’œil et de veiller à désactiver tout autre module assurant la prévisualisation Markdown (la plupart ne font qu’afficher les fichiers bruts sans aucun rendu) pour n’activer que Markdown Preview.

Ce module prend en charge les fichiers .md, .markdown, .mdown, .txt ; il sait afficher les blocs de code mermaid délimités sous forme de diagrammes (en utilisant un moteur de rendu intégré, pour que les aperçus fonctionnent hors ligne) et les équations (via son moteur KaTeX intégré).

De son côté, l’application Markdown Preview proprement dite, que vous pouvez désigner pour ouvrir par défaut tous les fichiers Markdown, propose en plus une table de matière latérale qui reflète la structure du document ouvert et un autre panneau qui expose les métadonnées du fichier. Un champ de recherche est disponible.
Je ne sais pas si Apple appréciera : l’icône de l’application est exactement la même que celle d’Aperçu… en niveau de gris.
Markdown Preview requiert macOS 15+ sur Mac Apple Silicon et Intel. Il intègre Sparkle pour sa mise à jour automatique et il est open source (MIT, code disponible).
Apple se décidera peut-être enfin, avec macOS 27, à prendre pleinement en charge Markdown, aujourd’hui incontournable, notamment dans l’IA. Il faudrait intégrer un prévisualiseur « rich text » Markdown standard au cœur de macOS et assurer une gestion complète de Markdown dans les applications Notes, Pages et Keynote… en fait dans toute autre application d’Apple qui accepte l’entrée de texte. ✿
Page officielle de Markdown Preview
Page GitHub de Markdown Preview
FilePop place le Finder en barre des menus
Je travaille la plupart du temps en mode Plein écran. Quand j’ai besoin de chercher un fichier, je bascule dans un espace dans lequel le Finder est accessible. Ce n’est pas compliqué, mais pénible si l’on fait cela plusieurs fois par jour. Longtemps, j’ai donc utilisé une application du nom de File Cabinet Pro. Depuis des années, et encore aujourd’hui, elle permet un accès complet à l’équivalent du Finder depuis la barre des menus, dans un popover qui s’affiche tout le temps, y compris au-dessus d’une application Plein écran. Cela me permet de glisser-déposer une image vers un document en cours d’édition ou de sélectionner un fichier texte et d’y jeter un coup d’œil sans changer d’espace. Cela peut être pratique. File Cabinet Pro est payant, environ 30 € tout de même, mais un produit équivalent vient de sortir : FilePop. Tout jeune, il est un peu moins complet, mais fait l’affaire tout en étant gratuit.

FilePop demande quelques autorisations pour pouvoir accéder à tous les fichiers, mais aussi « synchroniser » sa barre latérale avec celle des fenêtres du Finder. C’est une option, mais je trouve important de l’accorder afin que FilePop reflète le plus possible le Finder. Ensuite, il n’y a pratiquement pas d’options.
On ouvre le popover avec un raccourci clavier ou un clic sur l’icône de la barre des menus et on navigue à la main (souris, trackpad) dans l’arborescence. Je peux directement faire un coup d’œil sur un fichier et glisser une capture d’écran directement dans la page WordPress sur laquelle je travaille. Le mode Popover peut basculer vers une fenêtre standard si on le souhaite ; on peut aussi redimensionner cette dernière librement. Une option dans les réglages permet d’activer la fermeture automatique du popover quand on clique ailleurs, mais ça n’affecte pas son mode fenêtre standard. La prévisualisation Coup d’œil est prise en charge, ainsi que le glisser-déposer d’un élément dans le document ouvert en dessous ou inversement de n’importe où vers FilePop.
Le concepteur de FilePop, Ben Dansby, a plusieurs applications macOS gratuites à son actif, dont une nommée PastePlop qui fait office de gestionnaire d’extraits coupés ou copiés (textes, images, liens…) et qui a bien évidemment à peu près les mêmes fonctionnalités que Clipaste, dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Au lieu d’afficher un bandeau en bas de l’écran ou une colonne latérale, PastePlop déploie un grand panneau (translucide, fixe et non redimensionnable), ce qui a l’avantage de présenter d’un seul coup un bien plus grand nombre d’éléments mémorisés (36 sur la capture d’écran ci-dessus). Dans la barre latérale, on peut créer de nouveaux dossiers si l’on souhaite conserver des extraits pour les utiliser sur un temps long. PastePlop permet la sélection multiple d’éléments contigus ou non pour les ranger dans des dossiers, mais surtout pour les coller d’un clic là où se trouve le pointeur, dans la fenêtre courante d’une application ouverte.
Il propose également une fonction annexe, sa fenêtre MiniPlop, une étagère intégrée à la barre latérale du panneau, ou bien autonome (présente alors dans tous les espaces) sur laquelle on regroupe des extraits et d’autres éléments, comme des fichiers en attente d’être exploités ailleurs.
Le site de Ben Dansby mérite d’être visité, vous y découvrirez peut-être, parmi ses onze surprising useful apps (applications surprenantes et utiles) une autre pépite qui vous séduira. ✿
Toutes les applications créées par Ben Dansby
Mise à jour le 28 mai 2026
FilePop est désormais distribué par le Mac App Store et coûte environ 10 €.
Setapp propose plus rapidement de nouvelles applications et en vend aussi à l’unité
Le service Setapp proposait depuis des années un bouquet de plus de 250 applications pour un abonnement mensuel d’environ 10,50 €/mois TTC pour un Mac (il y a d’autres formules : famille, avec apps iOS, ou avec IA générative intégrée). Ce service existe toujours bien entendu. J’utilise à longueur de journée des applications qui en proviennent.
En mars dernier, Setapp a décidé non pas de revoir cette formule, mais de la compléter par un système de vente d’applications à l’unité. Vente sèche, abonnement mensuel ou annuel pour une application, mais aussi vente de licence « à vie ». Pour l’instant, le catalogue compte moins d’une centaine de titres. Je n’ai pas fait de comparaison entre les prix affichés par Setapp et ceux du Mac App Store ou des sites des éditeurs qui pratiquent aussi la vente en direct. Pour les développeurs et éditeurs, c’est une autre corde à leur arc de distribution.


Le plus souvent, ces applications peuvent aussi être utilisées dans le cadre de la formule d’abonnement global Setapp, mais parfois non. La toute dernière mise à jour de l’application Setapp règle un problème qui était apparu avec les applications uniquement proposées à la vente : on pouvait les installer en tant qu’abonné, mais on avait une erreur au lancement, évidemment. Désormais, les choses sont clairement expliquées sur la page de chaque application présente sur Setapp.
Ce qui est intéressant pour les abonnés Setapp, c’est que le catalogue s’enrichit plus rapidement depuis lors. Alors que le rythme était de deux à trois nouvelles apps rejoignant Setapp chaque mois, les nouveautés sont bien plus nombreuses maintenant. J’ai constaté que pratiquement toutes les applications d’IA que j’utilisais indépendamment sont désormais sur Setapp : Kerlig, Bolt 1 et Bolt 2, AI Council… L’utilitaire Supercharge de Sindre Sorhus y a aussi trouvé sa place, tout comme BusyCal et BusyContacts, Compresto, MacNotch, TranscribeX… On doit désormais approcher les trois cents applications, sans augmentation de prix de l’abonnement pour l’instant – contrairement à ce que quelques rumeurs laissaient croire il y a quelques semaines. ✿
Accueil Setapp
TypeFire, un meilleur expanseur de texte gratuit
La semaine passée, je vous ai proposé de vous intéresser à une application d’expansion de texte, TypeShift. J’en avais fait des tests et j’en étais content. Hélas, en commençant à monter des articles pour cette rubrique FLASH!, je me suis aperçu que TypeShift ne fonctionne pas correctement dans les blocs de texte de WordPress – peut-être donc dans d’autres applications. Dans la foulée, après plusieurs minutes de tests pour être sûr de moi, j’ai cherché une alternative. Je l’ai trouvée avec TypeFire, lancé il y a une quinzaine de jours. TypeFire propose grosso modo les mêmes services, l’IA et la synchro iCloud incluses, ainsi qu’une interface utilisateur que je préfère. L’application est totalement gratuite, fonctionne bien dans WordPress et me semble, de prime abord, mieux finie…
Voici quelques informations supplémentaires…

TypeFire est une application native macOS qui s’installe à droite de la barre de menus. Elle scrute en permanence le clavier et lorsqu’une abréviation est frappée (ou une combinaison de touches), elle insère l’extrait (snippet) correspondant dans le document ouvert. Les tests que j’ai faits sur plusieurs jours, dans plus d’applications que je ne l’avais fait pour TypeShift, semblent indiquer que TypeFire fonctionne bien en toute circonstance.
TypeFire a une fonction d’importation d’extraits à partir d’un fichier CSV ou d’un fichier .textexpander ou .textexpandersettings, exporté depuis l’application TextExpander – une approche qu’apprécieront ceux qui veulent arrêter de payer l’abonnement de cette application.

L’interface utilisateur est belle, travaillée et facile d’abord. Dans l’esprit du menu de barre de menus de TextExpander, celui de TypeFire permet de rechercher et d’activer directement un extrait (snippet). De même, une combinaison de touches active un panneau à la Spotlight, listant également tous les extraits pour un usage « tout clavier ».
Les snippets peuvent être organisés en dossiers, et certains être élus en favoris afin qu’ils apparaissent en premier, en haut du menu et du panneau. Mais même sans utiliser cette possibilité, TypeFire repère les snippets les plus récemment utilisés et les propose en premier (à la suite des favoris, s’il y en a). En plus ou alternativement aux dossiers, on utilisera les étiquettes pour organiser des centaines d’extraits et remettre facilement la main sur celui qu’on souhaite utiliser.
L’interface d’édition des extraits est bien réalisée, claire, avec de nombreuses options et la possibilité de travailler en texte brut, en texte riche ou en Markdown (un choix à faire pour chaque extrait). En plus du mécanisme traditionnel des abréviations utilisées comme déclencheurs, il est possible d’activer des extraits choisis, très souvent utilisés, en leur attribuant une combinaison de touches clavier globale.
Les snippets peuvent être très simples ou plus complexes, développant une structure (par exemple, un modèle de réponse à un e-mail) et utilisant des jetons dynamiques (ou tokens dans l’application). Il s’agit d’insérer des données en direct dans les extraits via des variables telles que {{date}}, {{time}}, {{clipboard}} (colle le contenu du presse-papiers), {{cursor}} (positionne le curseur après l’expansion)) et {{snippet:abbr}} (crée un extrait encapsulant un autre extrait). Il y en a d’autres. Mais j’ai noté que les tokens ne sont pas localisés si bien qu’il est délicat de les utiliser (ainsi, les mois, les jours, les heures sont en anglais et en mode am-pm).
Au-delà du texte (brut, Markdown et riche), les snippets peuvent être des scripts JavaScript ou AppleScript, déclenchés pour automatiser des flux de travail, manipuler du texte ou contrôler d’autres applications sur le Mac.

Mieux, on peut employer aussi des « jetons IA » tels que {{ai:rewrite}}, {{ai:summarize}} ou {{ai:translate}}, une possibilité accessible si l’on a une clé API pour GPT, Gemini ou Claude. Le développeur de TypeFire explique dans un post de son blog comment exploiter ces jetons IA pour appliquer les commandes classiques qu’offrent les assistants IA rédactionnels. Il ne s’agit plus alors d’insérer quelque chose dans un document (texte, formulaire…) existant, mais de transformer un texte sélectionné (résumé, changement de ton, traduction…). Le développeur de TypeFire explique dans un post de son blog comment tirer parti de ces jetons intelligents à l’image des fonctions des classiques assistants IA rédactionnels (résumer, traduire, changer le ton…). Il faut alors bien entendu avoir une clé API pour le modèle qu’on souhaite exploiter (GPT, Gemini ou Claude).

Une utilisation possible de ce type d’application est d’y stocker ses prompts IA qu’on introduira dans les zones de dialogue des chatbots ou autres assistants avec de simples abréviations ou des combinaisons de touches.
Optionnellement, TypeFire mémorise dans sa barre latérale les vingt derniers éléments copiés qu’on peut coller ailleurs ou plus sûrement transformer d’un clic en extraits.
Tout est synchronisé par iCloud. Chaque extrait est en fait sauvegardé dans un dossier du disque dont on choisit l’emplacement, sous forme d’autant de fichiers .md (alors que TypeShift ne sait exporter qu’un seul fichier JSON pour toute la base des extraits – portable, mais difficile à exploiter, même avec une application comme Jayson.
TypeFire prend en charge macOS 13 et les versions plus récentes, sur Mac Apple Silicon (si la FAQ du site mentionne la compatibilité macOS 12+ et Intel, c’est qu’elle n’a pas été mise à jour, alors que la page d’accueil du site l’est).
TypeFire est très complet, très agréable à utiliser dans de nombreuses tâches différentes, qu’il s’agisse d’introduire ma signature, d’utiliser un modèle de lettre dans eM Client, ou d’entrer facilement un prompt récurrent dans ChatGPT ou l’application Gemini. Ce serait merveilleux si le développeur pouvait se pencher sur la localisation en français, sinon de toute l’application, au moins des éléments sensibles comme certaines variables. Maintenant, il faut être raisonnable, l’application est totalement gratuite ; ça peut donc attendre, on fait avec. ✽
Site officiel de TypeFire
GPT-5.5 Instant promet une fiabilité accrue et des réponses plus directes
OpenAI fait flèche de tout bois pour rester à l’avant-garde. Le leader mondial vient ainsi de remplacer le modèle standard de ChatGPT : GPT-5.3 Instant cède sa place à GPT-5.5 Instant, qui devient désormais le moteur par défaut pour des centaines de millions d’utilisateurs. Cette mise à jour ne se contente pas d’augmenter la puissance de calcul ; elle vise spécifiquement à corriger les défauts historiques de ChatGPT – et plus généralement des chatbots – à savoir la tendance à délayer, le manque de contexte personnel et le taux d’hallucinations.

L’un des progrès les plus notables concerne justement la fiabilité des informations. Selon OpenAI, le nouveau modèle connaît une réduction spectaculaire de 52,5 % des hallucinations dans les secteurs critiques que sont la médecine, le droit et la finance. Sur le plan académique, les performances en mathématiques et en sciences suivent la même trajectoire, atteignant désormais un score de 81,2 sur le benchmark AIME 2025.
OpenAI semble aussi avoir entendu les critiques concernant les réponses trop prolixes. Les messages de l’IA sont désormais environ 30 % plus courts, tandis que l’usage des émojis et des mises en forme superflues est réduit pour favoriser un ton plus direct.
Mais la plus grosse évolution promise par cette version reste sa capacité de mémorisation. Pour contextualiser ses réponses, GPT-5.5 Instant peut désormais puiser dans l’historique des conversations, les fichiers téléchargés et même les comptes Gmail connectés. L’objectif est clair : que ChatGPT se souvienne enfin de notre identité et de nos préférences au fil du temps. Cette rétention est contrebalancée par une nouvelle fonctionnalité, intitulée sources de mémoire, qui assure une transparence totale sur les données contextuelles ayant influencé une réponse, et permettant de supprimer ou de modifier des informations erronées ou datées.
Cette personnalisation est déployée en priorité pour les abonnés ChatGPT Plus et Pro, avant une généralisation prévue dans les semaines à venir. Le modèle 5.5 Instant est en revanche progressivement disponible pour tous, utilisateurs gratuits compris. Il est également disponible via l’API sous l’identifiant chat-latest. GPT-5.3 Instant restera accessible aux utilisateurs payants pendant encore trois mois.
Cette évolution est marquante car elle montre bien la voie que vont emprunter tous les grands modèles : ce n’est plus l’intelligence brute qui est au cœur de la révolution, mais bien l’intelligence utile et personnalisée. L’enjeu est désormais, pour chaque modèle, de connaître le mieux possible ses utilisateurs au quotidien. ✿
Écoutez les radios avec Eter 3 !
Eter est un lecteur de radios internet. J’avais été l’un des premiers à en parler dans VVMac hebdo, il y a cinq ans, et n’ai cessé de suivre son évolution par la suite. Son créateur, Krystian Kozerawski, avait passé son bébé à l’éditeur Apparent Software, qui en avait sorti une version 2. Krystian s’en occupe toujours avec une petite équipe chez Apparent, qui propose cette mise à jour majeure 3.0.

L’évolution la plus notable touche à l’interface utilisateur qui change complètement – même si la précédente reste accessible en option pour les nostalgiques. La nouvelle interface est proposée par défaut sur les versions Mac, iPhone, iPad et Apple TV. La vue en liste laisse donc place à une vue en grille de toutes les stations. Cela permet d’afficher, sur petit écran (iPhone, Carplay) comme sur un grand écran (moniteur ou télévision) plus de stations, réduisant d’autant le défilement de liste toujours pénible. Par contre, dommage de la plupart des stations n’affichent pas de logo, même de grandes radios françaises, si bien que la grille est un tapis d’icônes Eter guère informatives ! Ce n’est sans doute pas la faute de l’application, mais, dans certains cas, la liste des stations, finalement, c’est mieux.

L’application Mac est structurée autour de cette grille, avec un contrôleur en dessous. On peut appuyer sur une pochette d’album pour l’ouvrir dans Apple Music ou Spotify. Le MiniPlayer conserve sa présentation en liste, rafraîchi à coup de Liquid Glass pour macOS Tahoe ; il est toujours disponible dans la barre des menus.
La version pour Apple TV n’est plus seulement un compagnon, on peut y rechercher et ajouter des stations directement, parcourir l’historique des morceaux écoutés et épingler Eter dans le Top Shelf.
Cette mise à jour est gratuite. Sinon, le téléchargement est libre et un achat intégré unique de 10 € débloque des fonctionnalités Premium : les stations favorites, la liste des chansons récemment écoutées, Shazam, AirPlay, la minuterie d’arrêt – pratique pour ne pas laisser l’application jouer toute la nuit alors qu’on s’est endormi. La licence vaut pour l’ensemble des versions Mac, iPhone, iPad, Apple Watch, Apple TV et même CarPlay. Une version Android est en bêta finale, offrant les mêmes fonctionnalités, mais ce sera l’objet d’un achat séparé (elle ne sera pas disponible sur les boutiques d’Apple ! Eter 3 (Mac et iOS) est aussi inclus dans l’abonnement Setapp. ✿
Site officiel d’Eter 3.0







iMac Sequoia 15.7.5 et quand j’essaye de lancer SpeedTestBar j’ai le message d’erreur
Bonjour,
Je constate que la version Eter Radio 3.0.1 (202) après quelques heures de fonctionnement consomme de la RAM jusqu’à quasi saturation et pourtant j’ai un Mac mini M2 avec 16 Go
Surprenant !
Amitiés
Bonjour,
Suite à votre article « Toutes les apps de Sindre Sorhus gratuites pourles Mac sous macOS 15 et précédents », j’ai voulu en tester deux, qui m’ont chacune menées sur l’App Store, et là… à chaque fois le message d’erreur : « cette app nécessite la version 26… »DS_Store inspector, dans son résumé, se présente même comme uniquement dédié à Tahoe.
Je n’ai pas essayé un troisième « gratuit ».
Pas de chance, pour une fois qu’il ne fallait pas passer par github pour lequel je n’ai pas les compétences…
🍀
J’ai constaté la mise à jour de Eter que j’utilise quotidiennement et je me suis demandé comment j’avais pu découvrir ce lecteur sympa de radios internet…
Et Bernard me répond « J’avais été l’un des premiers à en parler dans VVMac hebdo, il y a cinq ans,… » Les années passent et ma fidélité à VVMac en est confirmée !!!
L’achat unique intégré, que je viens de faire, vaut le modeste investissement.
Quant à l’affichage du logo des stations, ceux de France Inter et de Radio France Internationale apparaissent bien chez moi.
Amicalement
Merci pour la remarque sur « la qualité de traduction » de SupaSidebar ;-). J’y passe pas mal de temps surtout avec la frénésie de développements de nouvelles fonctions que propose Kshetez ! Et certes son phrasé rapide est typique indien, mais les sous-titres en anglais aident. Par contre, il va trop vite aussi dans ses gestes dans les vidéos, on a du mal à voir toutes les subtilités, faut faire des pauses voir des rejoués.