macOS 26 Tahoe est disponible
Le tour des principales nouveautés
Avec le lancement officiel de macOS 26 Tahoe, Apple révèle une mise à jour très visuelle, coordonnée avec ses autres plateformes, dont l’ambition technologique peut sembler limitée. Même s’il s’agit chaque année de pousser plus avant l’intégration de toutes ses offres et de porter sur Mac encore plus d’applications maison, d’abord lancées sur iOS et iPadOS, cette version 26 apporte quelques nouveautés exclusives importantes. Je vous propose un premier tour d’horizon. Découvrons quelques points clés ensemble !

Pour les Mac Apple Silicon et…
quelques rares modèles Intel
Pour les Mac Intel, Tahoe est la dernière mise à jour majeure de macOS.
Dès la prochaine version à la fin de l’été 2026, tout le code Intel sera retiré du système et rien ne pourra y faire – pas même OpenCore Legacy Patcher.
D’ailleurs, on ne sait pas si cet outil « miracle » pourra faire fonctionner macOS 16 sur les derniers MacBook Air de 2020, par exemple, qui ne figurent pas sur la liste officielle d’Apple.
En outre, il est important de noter que les fonctionnalités d’Apple Intelligence nécessitent un SoC Apple.
Apple modernise l’interface utilisateur
Cette interface graphique représente une évolution esthétique majeure de l’environnement macOS, mais aussi d’iOS, d’iPadOS et de watchOS.
Inspirée par le verre et par l’eau, elle joue sur divers niveaux de transparence et d’opacité, sur des effets de brillance, sur les reflets et les réfractions dynamiques ; les interactions entre les éléments présents à l’écran quand ils se chevauchent sont miroitantes et chatoyantes.
Tout est également plus « arrondi », qu’il s’agisse des boutons ou des bords externes des fenêtres.
Des effets « bulles d’eau » surprennent à certains emplacements, comme sur les réglettes de réglage ou les basculeurs d’options – ces derniers étant nettement atténués, bien qu’il soit possible de les activer. La barre de menus, quant à elle, est carrément transparente.
La transparence des icônes dans le Dock est ajustable.


Ce design, qui s’étend de l’écran de verrouillage au tableau de bord, en incluant les icônes d’applications, les contrôles, les barres latérales, les barres et les boutons d’outils, ainsi que la navigation, rafraîchit l’expérience utilisateur. Mais il reste encore des points d’achoppement, comme le Centre de contrôle, en fonction du fond d’écran, bien entendu. Certains choix seront peut-être reconsidérés plus tard.
Une interface pas toujours bien lisible
Les icônes d’applications adoptent le format « squircle » (carré arrondi). Un peu comme pour les widgets, elles peuvent être affichées en mode clair, sombre ou bien être teintées en accord avec le thème système choisi, par exemple.
Si certaines icônes d’applications sont actuellement désagréablement cerclées d’une zone grise, c’est temporaire, tant qu’elles n’auront pas été refaites par les développeurs pour se conformer à la nouvelle tendance. Apple les « emprisonne » dans cette présentation peu reluisante.

L’icône des disques externes de stockage a fait couler beaucoup d’encre durant l’été ; la perspective du SSD semble étrange, mais, selon un commentaire d’un spécialiste de l’image, il s’agirait d’une projection orthographique – bref, une question de point de vue…
Plus intéressant, car cela a une vraie implication pratique, le menu contextuel du Finder ou le menu Fichier permettent d’attribuer une couleur aux dossiers ; en fait, couleur d’étiquette et couleur de dossier sont liées. Pour avoir plus de latitude en matière de personnalisation, je vous suggère l’utilitaire Supercharge de Sindre Sorhus.
Il faut aussi compter avec un usage étendu des emojis et une quinzaine de nouveaux fonds d’écran et économiseurs dynamiques, dont des photos… du lac Tahoe, bien entendu.
Vous aurez beau chercher dans les Réglages Système, vous n’y trouverez aucun panneau de réglages dédié à l’interface Liquid Glass. C’est toujours dans la rubrique Accessibilité de ces mêmes Réglages que se cache le seul moyen de limiter les inconvénients visuels et d’assurer une plus grande lisibilité [lire cet autre article].
Spotlight a plus d’une corde à son arc
Que ce soit dans sa présentation ou dans ses fonctionnalités, Spotlight évolue.
Sa nouvelle interface, qui apparaît toujours au centre de l’écran, propose, outre la recherche structurée que l’on connaissait, de nouvelles icônes qui se déploient sur le côté droit dans un effet de « gouttes » d’eau.
La fonction de barre de recherche restera sans doute son usage principal. Dans macOS 26, elle est étendue avec la recherche directe sur des sites web : il faut taper une URL > [tab] > le terme de la recherche ; la recherche est alors circonscrite à cette URL. On peut aussi filtrer les recherches en tapant une barre oblique suivie du nom d’une application, d’un type de fichier, d’un dossier, d’un fournisseur de stockage cloud… Spotlight est capable de fouiller dans les onglets Safari ouverts, et d’utiliser l’historique des recherches précédentes qu’on lui avait demandé d’effectuer.
Pour faire apparaître les quatre « gouttes » supplémentaires, on utilise la touche [flèche droite] (et la touche [flèche gauche] pour revenir au seul champ de recherche) ou on bouge le pointeur si l’on utilise plutôt la souris ou le trackpad. Les quatre « gouttes » surgissent alors à l’écran. L’effet est élégant.

La seconde goutte propose quelque chose de similaire appliqué cette fois à la recherche de fichiers dans les dossiers, y compris dans les stockages en ligne (dont la synchronisation locale s’appuie sur la File Provider API d’Apple) .
Spotlight intègre aussi deux vraies nouveautés
La fonction Actions liste… des actions. D’abord celles utilisées récemment. Puis d’autres suggestions. Il y en a beaucoup ! Ces actions s’appuient sur des Raccourcis et des fonctions exposées aussi bien par macOS et les applications d’Apple que par des applications tierces dont les développeurs mettent en œuvre les App Intents. Ce sont ces App Intents qui permettent de créer des automatisations : créer un événement, lancer un enregistrement audio ou composer un courriel…

Chaque action dont on souhaite tirer fréquemment parti peut être associée à une QuickKey pour la lancer, un peu comme fonctionnent Alfred ou Raycast, les deux lanceurs multifonctions les plus connus aujourd’hui. Une QuickKey est une paire de caractères que l’on crée pour lancer rapidement une action Spotlight – par exemple, sm pour envoyer un message ou ar pour ajouter un rappel.
Le mécanisme tant des Apps Intents que des QuickKeys étant ouvert à tous les développeurs tiers, on devrait vite avoir une liste très longue d’actions dans Spotlight.
Espérons qu’Apple proposera pour gérer cela quelque chose de plus efficace que, par exemple, l’actuel gestionnaire des Services, enfoui dans la section Clavier des Réglages Système ! Pour les utilisateurs de Raccourcis et créateurs de raccourcis, QuickKeys est un moyen supplémentaire d’invoquer des actions, des automatisations (construites sur le modèle si…, alors…).
Ces raccourcis automatisés sont d’ailleurs une amélioration du cru 2026 de l’application Raccourcis sur Mac.
Spotlight n’attaque pas frontalement Alfred ni Raycast, mais c’est une évolution importante et sans doute très utile ; on verra avec le temps ce que les utilisateurs de Mac en feront au quotidien.
macOS 26 apporte une évolution intéressante en lien avec Apple Intelligence, les Modèles fondamentaux d’Apple et ChatGPT. Le cadre de développement MLX d’Apple permet aux chercheurs en IA de «porter» sur les SoC Apple Silicon (M1,M2…) de nombreux modèles IA, exploités localement sur le Mac, l’iPhone, l’iPad… à haute efficacité, et aux développeurs d’intégrer ces technologies dans leurs applications. L’IA générative va ainsi innerver l’ensemble des plateformes d’Apple et intégrer naturellement Raccourcis et les nouvelles Actions.

La seconde véritable nouveauté du nouveau Spotlight est – enfin ! – l’historique du presse-papiers. C’est une fonction qu’Apple n’avait jamais proposée, qui est pourtant bien utile.
Là encore, Spotlight ne tuera pas les centaines d’utilitaires qui palliaient jusqu’ici l’absence d’historique du presse-papiers, mais il satisfera sans doute nombre d’utilisateurs qui n’ont que faire d’une gestion « avancée ».
Un peu comme il nettoie la corbeille, macOS nettoie régulièrement cet historique,
Nouvelles applications Apple et autres usages enrichis
La liste des petits ou plus grands apports (cela dépend de chacun et de ses activités) est longue. Pour finir cet article, voici juste quelques points que j’ai relevés au passage.
Le Centre de contrôle s’aligne sur celui d’iOS et iPadOS. Il s’ouvre aux modules qu’apportent les applications tierces. Il suffit de cliquer sur le bouton Modifier les commandes, en pied de la «fênetre» invisible du Centre. Une interface s’ouvre, selon le même principe que pour les widgets.

Apple Notes améliore nettement l’import comme l’export des textes grâce à une prise en charge du système de balisage très simple, Markdown. Certes, c’est minimal puisqu’on ne peut pas écrire en exploitant ce système, mais c’est déjà ça. Markdown est loin d’être unifié et, avec le temps et les besoins des utilisateurs, de nombreuses variantes étendues sont apparues. Heureusement, dans le Markdown, tout n’est que texte brut, ce qui évite les problèmes de compatibilité. Mais il peut y avoir des différences notables de rendu, comme l’indique Apple : l’affichage des fichiers Markdown peut être différent dans Notes que dans l’éditeur dans lequel ils ont été créés ; idem à l’export, une fois qu’on a récupéré une note Apple Notes dans une autre application.

Safari 26 (disponible aussi pour Sonoma et pour Sequoia) cache pas mal de choses importantes en coulisses, destinées aux développeurs d’applications web et aux concepteurs de sites et services. Les seules choses qui toucheront éventuellement les utilisateurs sont la disparition du mode compact de la barre de navigation et l’application automatique à l’interface de la couleur majeure du site visité.
L’application Téléphone arrive sur Mac. C’est une application complète, pour passer et recevoir des appels et communiquer par messages vocaux, avec filtrage des appels inconnus et la fonction Assistance de mise en attente qui surveille si quelqu’un finit par répondre réellement alors qu’on est placé en attente musicale.
Comme aucun Mac actuel n’est capable de téléphoner, un iPhone reste indispensable pour exploiter Téléphone. Je m’en sers quand je suis devant mon Mac et que quelqu’un m’appelle ; c’est plus simple que de mettre la main sur le smartphone, qui se trouve peut-être sous une pile de documents ouverts.

La nouvelle application Jeux regroupe l’accès à la galerie de jeux d’Apple, vos titres, les amis avec qui vous jouez ou que vous défiez, vos victoires et autres succès… – désolé, je n’ai pas eu la curiosité de l’ouvrir.
Il faudrait encore parler de l’application Journal qui débarque sur Mac, de Rappels qui se sert un peu de l’IA d’Apple pour trier les tâches et les actions, ainsi que de la fonction Traduction en direct (dans Téléphone, Messages et FaceTime).
Si jamais vous voulez d’abord tester macOS 26 Tahoe avant de l’installer sur le disque de démarrage de votre Mac, créez un «bac à sable» sous la forme d’une machine virtuelle. Lisez la mise en œuvre dans cet article, sur ce blog.
Je vous laisse découvrir tout cela et beaucoup d’autres petites choses que je n’ai pas encore détectées. Dans les jours et semaines à venir, je reviendrai plus en détail, au fil de plusieurs articles, sur les fonctions que je pense être les plus utiles au quotidien.
Bonne découverte de macOS 26 ! ✿



Pas fan de la version 26 sur mon iPhone 15 Pro, je ne ferai pas la mise-à-jour sur mon Mac Studio maintenant. Merci d’avoir publié ce blog. L’édition du samedi me manque. Bien à vous.
Bonjour
J’ai fait la maj macOS 26 (iMac M1). Je ne retrouve pas ce que vous décrivez dans l’interface utilisateur. Pour moi il n’y a pas de changement dans les barres d’adresses et le doc. Peut-être parce que je n’ai pas coché l’intelligence artificielle qui ne me sert à rien.
Je continue mais vous écrivez beaucoup et cela prend beaucoup de temps.
Bien à vous.
VVMac me semble être l’apanage des Européens. Qu’en est-il pour un Nord-Américain (Québécois vivant au Canada) ?
Quel message voulez-vous me faire passer ? Je ne saisis pas le sens de votre question.
Le blog est « francophone ». Dès lors, il peut intéresser tout utilisateur Mac francophone où qu’il se trouve de par le monde (il n’y a pas encore trop de différences entre un mac nord-américain et un Mac européen, si ce n’est le miroir de l’iPhone et quelques broutilles d’IA). En tout cas, je ne songe pas en faire une version « en anglais ».
Je suis content de vous retrouver.
Merci, M. Danober. Moi aussi, le blog m’occupe bien et ça me fait plaisir de pouvoir partager et d’aider les autres utilisateurs Mac francophones.
Je n’ai pas aimé iGen. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits…
Heureusement que cette formule blog est réussie.
Content de cette nouvelle formule.
Je n’ai pas aimé iGen, mais pas du tout.
Je compte me désabonner mais continuerais-je à recevoir ce blog?
Bonjour, et merci de votre appréciation. Ce blog n’a rien à voir avec MacG. C’est un blog-magazine personnel. Vous pouvez y avoir accès tout à fait librement. Inscrivez-vous pour recevoir chaque samedi des informations sur les articles recents, surtout si vous ne venez pas très souvent sur le site.
Sur SpotLight, une curiosité : le raccourci clavier pour l’ouvrir est, au moins sur mon MacBook, Ctrl Espace, alors que la documentation Apple donne Cmd Espace. Surprenant.