macOS Tahoe 26.1 et quelques autres commentaires
La sortie de macOS 26.1 peut être le bon moment de mettre à jour votre Mac vers macOS Tahoe si vous ne l’avez pas encore fait. Si vous avez déjà sauté le pas, c’est une mise à jour qui mérite d’être effectuée.
La Candidate Release est sortie le 27 octobre et la finale est attendue pour ce prochain lundi – au pire pour mardi.
Cette sortie de macOS 26.1 est aussi pour moi l’occasion de revenir, ici, sur quelles fonctions, options et astuces à découvrir pour « se sentir chez soi » dans macOS Tahoe.

La mise à jour système, macOS 26.1, qui a connu quatre versions bêta pour les développeurs, n’est pas une évolution anecdotique. Cette mise à jour corrige évidemment un certain nombre de problèmes, mais elle apporte surtout de nouvelles intégrations et de nouvelles possibilités pour les utilisateurs, et elle prépare le terrain pour des évolutions et des annonces encore plus importantes. Tim Cook vient de glisser dans une conversation que le « nouveau » Siri est toujours attendu pour le printemps 2026, sans doute dans macOS 26.4.
Des bogues en moins
Comme chaque mise à jour système, macOS 26.1 apporte également des correctifs, notamment de fuites de mémoire, et résout un bogue de consommation excessive de GPU par des applications Electron (processus WindowServer) ce qui entraîne des ralentissements importants du Mac, une plus grande consommation d’énergie, un emballement des ventilateurs. Il faut toutefois signaler qu’Apple seule ne peut résoudre les problèmes, il faut également que les développeurs tiers mettent à jour leurs applications Electron.
Des évolutions en coulisses pour Apple Intelligence
Apple Intelligente prend désormais en charge le modèle GPT-5 d’OpenAI, ce qui est censé apporter des gains significatifs pour les utilisateurs qui exploitent les fonctions d’IA génératives d’Apple (uniquement sur les Mac Apple Silicon).
D’après Apple, GPT-5 réduit de près de 45% les hallucinations, renforce la fiabilité des réponses apportées et leur précision. Le raisonnement est amélioré grâce à une meilleure appréhension du contexte.
Les Outils d’écriture accessibles dans Mail, Notes, TexEdit, applications iWork… et dans tout champ de texte des applications respectant les règles de développement d’Apple, devraient être plus précis et générer du contenu plus original.
Le Siri actuel transmet désormais vers GPT-5 les requêtes que les modèles d’Apple (internes ou distants) ne sauraient assurer eux-mêmes. C’est sans doute la génération d’images via l’outil dédié d’Apple, Image Playground, qui bénéficie le plus de cette intégration, avec cinq nouveaux styles picturaux et une meilleure compréhension des descriptions textuelles fournies par l’utilisateur (prompts). Toutes les requêtes, y compris en direction de GPT-5, passent toujours par les serveurs dédiés d’Apple qui les anonymisent et masquent l’adresse IP, donc pas de suivi.

Les capacités multilingues de macOS sont renforcées avec la prise en charge de huit nouvelles langues, cinq langues européennes, plus le turc, le chinois traditionnel et le vietnamien. Les fonctions de traduction en direct, qui fonctionnent si vous avez des AirPods, jouent le japonais, le coréen, l’italien et les chinois mandarin et simplifié).

Enfin, macOS 26.1 contient en coulisses de quoi prendre en charge le Model Context Protocol (MCP), un standard ouvert grâce auquel les modèles IA peuvent « se brancher » sur des applications et des services externes. C’est une avancée majeure d’autant qu’Apple intègre MCP au framework App Intents qui est au cœur de Siri, de Spotlight, de raccourcis et des widgets, et qui permettra aux modèles IA d’interagir avec les applications Mac – ce que veut faire OpenAI en rachetant il y a deux semaines l’assistant Sky, encore en développement (Sky a créé par les mêmes développeurs qui avaient conçu Workflow, qui a servi de fondation à l’application Raccourcis).
Ajuster l’effet Liquid Glass
L’interface Liquid Glass n’est pas appréciée de tous, parfois carrément détestée. Depuis les premières versions bêtas, nombre d’utilisateurs et quelques développeurs ont cherché des moyens de nuancer l’effet, voire de le supprimer. La version 26.1de macOS propose une nouvelle option pour choisir entre un mode dit Transparent (interface par défaut) et un mode dit Teinté. Le mode Transparent, c’est le Liquid Glass qui avait été présenté à la WWDC 2025. Il révèle et joue totalement avec l’arrière-plan, sous les divers objets de l’interface. Autant dire que cela ne va pas convenir en toute circonstance. Je me vois mal conserver ce mode actif. Apple propose, si on le souhaite, le Monde Teinté qui provoque un relèvement de l’opacité, du contraste sur les arrière-plans complexes et améliore – sensiblement – la lisibilité.

Si, sur iOS/iPadOS, le mode Teinté est bien perceptible. Sur macOS, son impact n’est pas aussi évident. Cela dépend de l’élément de l’interface concerné et de son environnement – c’est la nature même du Liquid Glass. Il reste de problèmes – typiquement, le Centre de contrôle. Quoi qu’il en soit, vous pourrez tirer parti de cette option dans les Réglages système > Apparence. Elle se trouve en haut du cadre présentant les différents réglages. Vous pouvez également jouer avec de plus anciens paramètres que vous trouvez dans Réglages système > Accessibilité > Affichage : Réduire la transparence et Augmenter le contraste. Les effets sont puissants et annulent purement et simplement Liquid Glass… pour afficher alors une interface que je trouve plutôt laide. Finalement, après plusieurs essais, j’ai activé l’option Teinté, faute de mieux.

Personnaliser – un peu – l’interface de macOS
Vous ne l’avez peut-être pas noté, mais les icônes de dossiers sont différentes selon que les dossiers contiennent quelque chose ou qu’ils sont vides. S’ils contiennent des fichiers, vous pouvez « voir » une fine ligne blanche qui dépasse, telle une feuille de papier.

C’est un indice visuel minuscule certes, mais, quand on s’y fait, cela évite d’ouvrir des dossiers pour rien, on le sait déjà qu’ils ne contiennent rien. Par ailleurs, quand on glisse un élément dans un dossier, on remarque une petite animation.
Mise à jour 1er novembre 2025 à 9:55 (heure française)
Dans la série des « indices visuels », j’ai oublié de mentionner l’effet de « chemise ». Il m’est devenu tellement habituel. De quoi s’agit-il ? Vous l’avez sans doute remarqué !
macOS 26 introduit une petite animation visuelle lorsqu’on laisse reposer le pointeur un bref instant sur une icône de fichier (sur le Bureau, mais pas dans une fenêtre du Finder, du moins pas sur mon Mac). macOS affiche une « enveloppe » ou un chemise translucide autour de l’icône ; cela signale que le fichier est prêt à être déplacé, glissé ou partagé. Ce n’est pas un bogue et vous n’avez pas non plus installé quelque chose d’exotique. Techniquement, c’est le moteur de rendu du Finder qui gère cela. Cette animation fait partie d’un ensemble de micro-interactions ajoutées à macOS 26 pour assurer une cohérence avec VisionOS et iPadOS 18 (avec des effets d’enveloppement et de surbrillance similaires sur les objets manipulables).
Une option pour changer l’apparence de l’horloge de l’écran de verrouillage est cachée dans les paramètres de fond d’écran, et non dans les paramètres de l’écran de verrouillage. Vous pouvez ajuster et jouer avec la police, la taille, et la prévisualiser instantanément.

macOS Tahoe vous permet de personnaliser l’icône des dossiers. Sélectionnez-en et faites un clic droit pour dérouler le menu contextuel du Finder. Demandez Personnaliser le dossier. Vous pouvez choisir une étiquette colorée, ajouter une icône au centre du dossier ou utiliser plutôt un émoji. Il faut bien comprendre qu’Apple a fait un lien, malheureux à mon avis, entre la couleur des dossiers et la couleur des étiquettes (tags) ; la fonction est moins intéressante à l’usage qu’elle n’aurait pu l’être. Impossible d’appliquer à un dossier l’étiquette bleue correspondant à votre tag « personnel» et teinter séparément si vous le voulez son icône en orange. C’est pourtant pratique ! C’est une des plus de cent-cinquante petits trucs qu’offre l’utilitaire Supercharge de Sindre Sorhus.


À gauche, le réglage des dossiers proposé par macOS 26 ; à droite, l’option ajoutée
par l’utilitaire Supercharge dans le menu contextuel, option indépendante du choix
des tags colorés de macOS.
Tenter de maîtriser la barre des menus
J’ai consacré il y a deux semaines tout un long article à la barre des menus. Apple a ajouté dans les réglages système une section spécifique nouvelle. Mais avant de reparler un peu de l’organisation de cette barre, voyons les autres options proposées.
Changement subtil, mais qui saute aux yeux dès que l’on redémarre sous Tahoe après installation : la barre des menus n’est plus une barre à proprement parler, du moins n’est-elle plus matérialisée.

Les menus des applications à gauche et les modules à droite sont toujours alignés au sommet de l’écran, mais ils « flottent » sur un fond totalement transparent, indiscernable, car il n’atténue pas le fond d’écran qui se trouve en dessous. J’avoue que j’ai aimé immédiatement ce changement.
Vous pouvez ne pas être sur la même ligne que moi, et vous avez la possibilité de rematérialiser cette barre avec une option des Réglages système > Barre des menus : Afficher le fond de la barre des menus. En allant plus loin, dans les Réglages d’accessibilité > Affichage et en réduisant la transparence et en augmentant le contraste, on obtient une barre des menus bien « solide », mais qui dénote alors avec l’esthétique générale de macOS Tahoe.
Évidemment, Apple n’a pas créé une section Barre des menus dans les Réglages système rien que pour cela. Cette section propose avant tout un moyen de dégager la partie droite de la barre des icônes dont vous estimez ne pas avoir besoin, icônes qui ont été installées parfois à votre insu par vos applications. J’ai eu du mal à comprendre à quoi cela pouvait me servir, en comparaison d’un autre gestionnaire comme Ice, Barbee ou Bartender.

la partie de droite de la barre – mais, à mon avis, Apple n’a pas forcémenet mise en œuvre
la bonne approche du problème.
Je pense avoir trouvé le moyen d’exploiter les deux dispositifs simultanément, pour le meilleur. J’ai plus de quatre cents applications installées sur mon Mac, et un grand nombre d’entre elles semblent vouloir s’installer sur la barre de menus… – je ne m’étais jamais rendu compte. Donc, j’utilise l’outil d’Apple pour sélectionner très précisément quelles applications ont accès à cette barre, en moyenne entre trente et quarante. Ensuite, j’utilise Ice, par exemple, pour ne garder visible qu’une quinzaine de modules dans la barre et reporter les autres dans une barre secondaire, que je peux faire surgir au besoin d’un seul clic.
En retirant à de nombreuses applications l’accès à la barre des menus, il m’est arrivé parfois de chercher longtemps pourquoi, ayant lancé une application dont j’avais exceptionnellement besoin, son module de barre de menus n’apparaissait pas. J’ai pris le réflexe de retourner dans les réglages de la barre d’Apple pour accorder à l’application l’autorisation de se montrer dans la barre. Pas pratique ! Pour quelqu’un qui a de très nombreuses applications et utilise beaucoup la barre de menus comme outil de travail, le nouvel outil d’Apple est, pour l’instant, source de petits soucis quotidiens.
Dénicher et gérer les processus actifs en arrière-plan
Sur votre Mac, il y a des applications qui installent des processus qui fonctionnent tout le temps, même quand l’application est fermée. Il y a aussi des applications, souvent des petits utilitaires, qui ne s’installent que sous cette forme et sont autonomes. Tous ces processus s’exécutent en arrière-plan sans que l’on puisse le savoir, puisqu’ils n’ont par nature pas d’interface utilisateur. Or, ils exploitent bien sûr des ressources matérielles de votre Mac (processeur, mémoire, énergie…) et de votre environnement numérique (réseau…). Ce rafraîchissement en arrière-plan mine en silence les performances de votre ordinateur, surtout si vous avez un « petit » modèle. Cependant, ils sont souvent nécessaires. S’ils sont désactivés, les applications auxquelles ils sont liés les réactiveront quand elles seront lancées. Parfois, ils ne sont pas nécessaires. Il y en a même qui continuent à fonctionner alors même que vous avez supprimé de votre Mac les applications qui les avaient installés… mais vous ne pouviez pas le savoir, sauf à connaitre les entrailles de macOS ou à utiliser une application comme EtreCheck Pro et quelques autres outils confidentiels.

Avec macOS 26, c’est désormais à la portée de tout utilisateur. Ouvrez l’application Réglages système > Général > Ouverture et extensions, et arrêtez-vous au second tableau, celui de l’Activité des apps en arrière-plan. Ce tableau liste, à gauche, les processus actifs en arrière-plan avec, en regard, à droite, un interrupteur permettant de les désactiver ou de les activer. Il n’est pas possible de les supprimer. Normalement, si les développeurs font bien leur travail, ces processus seront automatiquement retirés quand une application est effacée du Mac. Hélas, ça ne se passe pas toujours comme cela.
Vous pouvez passer cette liste en revue et désactiver les processus qui ne vous semblent pas essentiels, que vous ne connaissez pas, ou si vous ne comprenez pas à quoi ils servent ni à quelle application les rattacher.
La plupart de ces processus font clairement référence à une application. Mais il se peut que certains portent seulement le nom d’une entreprise ou même d’un individu. Le plus souvent il s’agit du nom de l’éditeur, d’un studio de développement ou celui du développeur dont vous avez installé une application. Pourquoi Apple n’impose-t-elle pas une règle de nommage claire et transparente des processus d’arrière-plan ? Sur la capture ci-dessus, un processus nommé Brother Industries LTD fait évidemment référence à mon imprimante et à l’utilitaire fourni avec ; le processus Druide Informatique concerne forcément Antidote. Je ne vais pas les désactiver. En revanche, un peu plus bas dans le tableau, j’ai un processus nommé Jusso Salonen. Quésaco ? Réponse : Jusso est le développeur du firewall Radio Silence. Heureusement, ce processus donne la solution : sa mini-icône est identique à celle de l’application. Par contre, qu’est-ce donc que ce processus sleepwatcher et cet autre processus Thomas Clement ? Quand un processus n’a pas d’icône distinctive, il faut enquêter sur Internet pour tenter de trouver à quoi il est rattaché… avant de l’éteindre ou pas. Google donne souvent la solution : le premier est un processus très ancien sur macOS X, essentiel à l’automatisation. Quant au second, il s’agit du développeur de l’utilitaire Time Machine Editor qui permet de gérer, plus finement que le propose macOS, l’intervalle entre les sauvegardes. ✿

Bonsoir Bernard. J’ai lu avec attention tout ce que vous avez publié sur cet OS26 TAHOE, J’ai naturellement visité également le site d’Apple, et d’autres. Eh bien, je dois dire que tout cela me laisse perplexe, et, surtout, je n’aime pas du tout cette nouvelle interface graphique.
Des macs et des OS, j’en ai vu, depuis mes débuts sur le LC en passant par le mac Pro 6 coeurs doubles de 2010, (un monstre!) qui, par parenthèse, fonctionne toujours parfaitement;
Maintenant, je vole sur mac mini M2 pro, 33 Gigas de Ram, Sequoia 15.7.2.
Ce Sequoia me convenant parfaitement, (d’autant qu’il a le bon sens d’avoir conservé Rosetta qui m’est bien utile pour permettre à des vieux logiciels comme AutoPano Giga, par exemple, de fonctionner encore à une vitesse remarquable), je pense que je vais en rester là pour le moment.
Mais je vais continuer à suivre vos publication de près, comme je le fais depuis… quelques lustres, et à essayer aussi toutes les pépites que vous nous faites découvrir, comme Clean Links cette semaine, que j’ai adopté aussi sec !
Voilà, je tenais à vous faire part du sentiment d’un vieux du Mac, (81 ans bientôt),
et à vous remercier pour continuer à nous communiquer votre passion.
Au fait, ça se passe comment, une retraite en Thaïlande ? 🙂
Merci pour votre confiance. J’espère que le blog vous sera utile.
Cela fait 22 ans que je vis en Thaïlande, alors en activité ou en retraite « active » (le blog m’occupant pas mal), ça ne change rien.
Depuis que j’ai installé TAHOE 26.0.1, j’ai un blocage complet en cas de tentative d’installation d’imprimante (reconnue par ailleurs sur le réseau): « Un logiciel tiers est en cours d’exécution pour détecter les imprimantes… etc. ». J’ai tenté une réinstallation de TAHOE, pensant à un bug dans mon système (Apple M4-MacBookAir), mais cela n’a rien changé. J’attends TAHOE 26.1 avec impatience!
Bonjour,
Concernant Liquid Glass dans Règlages/Apparence, je n’ai pas cette option sur mon Mac mini M1 ni sur mon MacBook Air M4.Y a-t-il un « truc » que je n’ai pas trouvé ?
Merci pour vos informations
PS : Bravo, VVMAC est toujours vivant et c’est un grand plaisir de vous suivre.
Le premier tiers de l’article concerne macOS 26.1, la mise à jour qui doit sortir lundi prochain.
Cette option en fait partie.
Si vous n’avez pas installé la bêta, il est normal que vous ne l’ayez pas encore à l’écran.
Très intéressant pour moi qui n’est plus la patience de passer des heures pour chercher le fonctionnement des nouvelles fonctions.
Merci
Merci, Lorena.
J’aime bien distiller des astuces, partager des petites découvertes et faire des piqûres de rappel… au fil de mes aventures sur le web et de mes excursions dans le monde Mac.
Bon dimanche.
oops, je me suis mal relu 🙁
… j’aimerais qu’Apple CONSACRE plus d’énergie …
Beaucoup d’options de MacOS me semblent de plus en plus bling-bling voire superflues !
D’autant qu’elles sont de moins en moins souvent correctement documentées – quand elles le sont.
(heureusement que vous et d’autres sont là pour compléter les manques d’Apple en la matière).
Personnellement, j’aimerais qu’Apple plus d’énergie à corriger des bugs qui traînent depuis de nombreuses versions de MacOS… mais évidemment, c’est moins « tendance ».