Pour optimiser le fonctionnement de votre Mac, maîtrisez ce qui se lance au démarrage
macOS vous permet d’autoriser des applications à se lancer automatiquement au démarrage. Il se trouve que de nombreuses applications vous l’ont suggéré à leur première ouverture. Vous avez répondu oui, alors que vous n’en tirez parti que rarement. Les lancer à l’ouverture de session est donc inutile, d’autant plus que sur nos machines modernes, lancer une app ne prend souvent qu’une à trois secondes. Il n’y a donc pas de raison de lancer tout et n’importe quoi dès le départ – ni de laisser des dizaines d’applications ouvertes tout au long de la journée. Chaque application lancée et inactive n’utilise certes presque rien du CPU, mais elle se réserve en revanche un peu ou beaucoup de mémoire. Même si macOS est d’une rare efficacité dans la gestion de la mémoire, autant l’éviter. Cela se maitrise mieux, depuis macOS 15 Sequoia, puisqu’Apple nous offre les moyens de contrôler assez précisément ce qui se passe à l’ouverture de session.

Sur mon Mac, je ne lance au démarrage que des applications et outils dont j’ai besoin dans la barre de menus. Toutes les autres applications que j’utilise au quotidien (Google Chrome, Typora, DEVONThink, Apple Notes, Spotify, NetNewsWire, Aperçu…) sont lancées manuellement, quand j’en ai besoin, et le souvent refermées quand je fais une pause. Même si le Mac reste la nuit en veille, tout est toujours quitté le soir.

Peut-être avez-vous donné le privilège du lancement au démarrage à un grand nombre d’applications pour lesquelles ce n’est pas justifié. Allez donc faire un tour dans Réglages Système > Général > Ouverture et extensions.
Le panneau de droite est divisé en trois sections.
Vérifiez régulièrement les applications qui se lancent automatiquement
La première, Ouvrir avec la session, est une liste des applications complètes que vous avez formellement autorisées à se lancer à l’ouverture de session. Passez-les en revue et retirez celles qui, selon vous, ne devraient pas avoir cette autorisation.
Il y en a sûrement plusieurs inscrites là sans raison valable, surtout si vous ne vérifiez jamais cette liste !
Si vous en retirez certaines et qu’elles insistent à chaque ouverture pour être lancées automatiquement, c’est que vous vous en servez finalement souvent, alors réautorisez-les. Si la demande est ponctuelle et rare, ces appels du pied ne sont guère gênants : dites non, tout simplement.
Pour retirer une entrée de la liste, sélectionnez-la et cliquez sur le petit bouton Moins, au pied de la liste.

Mon Mac a 16 Go et encaisse très bien le coup. Avec une pression sur la RAM de 87 % (pour tout ce qui s’ouvre au démarrage et avec quelques applications ouvertes, dont certaines
« travaillant » toutes seules), je n’ai aucun sentiment de ralentissement, pas le moindre ballon de plage tourbillonnant à l’écran).
Des applications ont parfois l’indélicate attention de s’ajouter d’elles-mêmes à cette liste, sans se manifester et sans vous demander expressément de les y intégrer. C’est pourquoi passer régulièrement cette liste au peigne fin révèle des choses intéressantes sur le fonctionnement de vos applications et vous offre l’occasion de rétablir un niveau de contrôle correct sur votre configuration.
Limiter le nombre d’éléments de connexion peut vous aider de plusieurs façons.
Cela améliore les performances du Mac, accélère son démarrage et sert potentiellement à résoudre certains conflits logiciels.
Il existe un ou deux outils qui permettent d’aller un peu plus loin dans la gestion de cette liste, en particulier d’organiser l’ordre de lancement, mais je n’en utilise pas. Je ne veux pas me compliquer la vie, et le démarrage des Mac est désormais si rapide que je n’en vois aucunement l’intérêt. Cela peut éventuellement être utile en cas de pépin et qu’on subodore qu’un élément de démarrage en est la cause.
Depuis deux ou trois versions de macOS, Apple complète ce premier tableau avec deux autres sections très intéressantes. Elles contiennent des informations qui, jusqu’alors, étaient quasiment inaccessibles au commun des utilisateurs.
Mais c’est quoi ces activités en arrière-plan ?
La section Activité des apps en arrière plan, souvent bien plus longue que la précédente, dévoile toutes les applications qui maintiennent des processus actifs alors même que vous les avez quittées. Si leur usage du CPU est négligeable, ces processus utilisent forcément de la mémoire, accèdent éventuellement à des données et à des ressources matérielles (notamment des capteurs) et minent forcément l’autonomie d’un portable et n’améliorent pas votre consommation électrique…
Ces activités méritent d’être examinées d’un peu plus près.

Cette liste répertorie par application, des agents de lancement (LaunchAgents) et les démons (Daemons) que les applications installent et exploitent pour leur bon fonctionnement une fois qu’elles sont lancées. Ces petits morceaux de code leur permettent, par exemple, de vérifier les mises à jour automatiquement, de synchroniser des données en continu, de communiquer avec du matériel externe, d’assurer des fonctions de sécurité…
Vérifiez dans cette liste régulièrement. Trop de processus en arrière-plan consomment de la mémoire vive et de la batterie sur les portables. En regard de chaque entrée de cette liste, un basculeur vous permet de stopper les activités en arrière-plan des processus liés à telle ou telle application. À vous d’évaluer la situation et de faire vos choix.
Par exemple, mon outil de masquage des icônes sur le bureau (HiddenMe), que je ne lance que lorsque j’en ai besoin pour réaliser des captures d’écran propres, n’a aucune raison de rester en arrière-plan quand je suis dans une longue session rédactionnelle. En revanche, les assistants (helpers) de mise à jour de Microsoft ou de Google peuvent être conservés actifs pour les mises à jour automatiques et silencieuses.
Je détermine le sort de ces processus par simple bon sens.
Si vous voyez dans cette liste des noms qui ne correspondent pas immédiatement à une application installée sur votre Mac, ne paniquez pas ! Ce ne sont pas des malwares ! Ces processus qui vous paraissent étranges portent en fait le nom de la société ou du développeur qui les a signés, via la signature numérique d’Apple.
Par exemple, l’item Nektony LLC correspond à l’éditeur qui développe et publie MacCleaner Pro et ses diverses autres applications. Il ne faut pas désactiver OpenAI, LLV ou Perplexity AI, Inc. si vous comptez utiliser à tout moment ChatGPT et Perplexity. Quant à l’item Thomas Clement, il porte le nom du développeur des applications Maccy (celle-là, je l’ai testée, mais que je n’ai plus sur mon Mac) et TimeMachineEditor (celle-ci, je l’utilise toujours pour ne faire qu’une sauvegarde trois fois par jour). Enfin, l’item Brother Industrie, LTD correspond bien entendu aux pilotes et applications de mon imprimante et scanner de la même marque.
Pour Apple, le développeur doit signer non seulement l’application principale, mais aussi chaque élément autonome qui peut s’exécuter quand l’application est active ou même quand elle ne l’est pas.
Ne décochez pas tout ce qui vous semble étrange, car les applications « associées » pourraient mal fonctionner, voire ne plus fonctionner, sans qu’elles vous en informent et vous invitent à réinstaller ou réactiver certains de leurs « extras ». Et vous serez peut-être alors bien en mal à comprendre que c’est votre opération de nettoyage trop poussée qui en est la cause – surtout avec des applications que vous n’utilisez pas souvent : vous ne ferez sans doute pas le rapprochement entre la désactivation des éléments en arrière-plan et le dysfonctionnement que vous subissez.
EtreCheckPro permet d’obtenir un bilan beaucoup plus détaillé et analytique.
Pour aller plus loin, il existe là aussi des outils tiers qui permettent de plonger dans le marigot des éléments d’arrière-plan. Là où l’interface proposée par macOS dit « Spotify, 2 éléments », CleanMyMac, MacCleaner Pro, PearCleaner, EtreCheck, OptiMac… vous donnent exactement la liste des éléments et éventuellement les moyens d’intervenir finement.
Mais, bien que je m’y connaisse un peu et que j’aie de tels outils dans mon trousseau, je ne descends pas aussi précisément lors de mon grand nettoyage tous les six mois, et encore moins dans mes visites régulières dans Réglages Système.
Gérez au mieux les extensions
La troisième section s’appelle Extensions. Quelle est la différence entre les extensions et les éléments en arrière-plan dont je viens de parler ? Vous avez compris que ces derniers sont des bouts de code qui s’exécutent en arrière-plan pour les besoins propres de l’application à laquelle ils sont liés. Les extensions, elles, sont des modules qui permettent à une application d’ajouter des fonctionnalités à une autre application ou à macOS lui-même.
On peut consulter cette section par application (vue par défaut) ou par catégorie ou fonctionnalité. Apple a défini une liste stricte de domaines pour lesquels les applications ont le droit d’installer des extensions.


La troisième section dédiée aux extensions peut être affichée par application ou par fonctionnalité.
Les plus fréquentes sont Actions/Partage (applications proposées dans le menu Partager). La catégorie Finder regroupe des extensions qui modifient l’interface du Finder ou les menus contextuels (catégorie très restrictive). La catégorie Photos regroupe les extensions qui servent à interfacer l’application d’Apple à des outils de retouche d’une application tierce. Widgets correspond aux petits modules affichés dans le Centre de notifications ou sur le Bureau. Il y en a bien d’autres que je vous laisse explorer.



Différents écrans présentant l’affichage des extensions en mode fonctionnalité (Finder, Photos et Réseau) > application.
La désactivation des extensions d’une application va simplement désactiver des fonctionnalités, mais ne remettra pas en cause son fonctionnement.
Par exemple, si vous désactivez des extensions de partage, les applications impactées n’apparaîtront simplement plus dans le menu standard Partager de macOS, sans autre conséquence. Il est clair cependant que, si vous désactivez l’extension réseau correspondant à votre VPN, ce dernier sera tout bonnement inactif – il se peut alors qu’il rouspète et exige sa réactivation.
Il est très important avant de supprimer une application de votre Mac de vérifier dans quelle(s) catégorie(s) elle a des extensions installées et actives ; il faudra d’abord désactiver toutes ses extensions et ne supprimer l’application qu’ensuite.

C’est particulièrement important pour les extensions de réseau : si vous voulez remplacer votre VPN ou votre pare-feu actuel par un nouveau, il vous faut absolument désactiver d’abord l’extension réseau installée, ce que ne fera évidemment pas une mise à la corbeille ni même un utilitaire de désinstallation sophistiqué.
Vous avez toutes les clés en main pour assurer vous-même, sans passer par l’intermédiaire d’un utilitaire de maintenance dédié, un contrôle efficace du processus de lancement de votre Mac et un nettoyage salutaire. À vous de déterminer ce qui est important à votre usage au quotidien, tant sur le plan des fonctions que de votre confort. Ne conservez actifs que les applications au démarrage, les modules d’arrière-plan et les extensions qui vous sont nécessaires. ✿



Bonjour ! Merci pour toutes ces précisions… mais je n’ai pas de section ‘extension’. Est-ce normal ?
GG
Merci pour votre réponse circonstanciée (et pour tout le boulot autour de VVM !).
Je suis sous le vénérable Ventura 13 (bloqué par un processeur Intel !).
Je me doute bien qu’il y a un tas d’extension qui tournent sur mon Mac sans que je le sache. La lenteur a démarrage est à elle seule éloquente !
Avec la version gratuite de EtreCheck vous pouvez rapidement savoir tout ce qui se passe dans les coulisses de votre Mac si cela vous intéresse. La présentation est plus brute qu’avec la version pro mais les mêmes éléments d’analyse remontent et vous pouvez voir les extensions et autres éléments de démarrage qui plombent le lancement de la session et, peut-être alors faire un peu de ménage.
Merci, je serai donc Check.
Cet article, comme tous mes articles, a été rédigé sous macOS 26.5 Tahoe, mais rien n’a changé ici depuis Sequoia.
Je ne sais plus pour un système antérieur à Sequoia. Et je n’ai pas les moyens de vérifier.
Normalement, quand vous ouvrez les réglages Système > Général > Ouverture et extensions, vous devez faire défiler tout en bas la zone de droite et vous trouvez la rubrique Extensions, structurée en deux colonnes : Par apps et Par catégorie.
Il y a forcément des extensions sur votre Mac, rien que celles provenant du système lui-même.
Notamment, a minima, la dernière référence dans cette zone qui s’appelle Services Système (annotation, suppression d’arrière-plan, créer un PDF…).
Si vous n’avez pas cette zone Extensions… malheureusement, je ne sais quoi vous dire.
Je suis surpris que fana du Mac depuis si longtemps vous affichiez toujours les extensions de fichiers, notamment au niveau des applications. Pourquoi garder ce comportement très windowsien ? Ai-je loupé quelque chose ?
@ aucœurdumac
Bonjour, j’utilise également la possibilité d’afficher les extensions depuis très longtemps. Je l’avais activée au début de son existence, puis supprimée. Finalement, je l’ai réactivée et laissé il y a des années, car c’est très pratique pour mon usage:
J’ai des listes de fichiers avec des noms identiques, mais des extensions différentes. Dans le cas de Practical1.ipynb et Practical1.html, les icônes sont différentes et il est facile de prendre le bon fichier (sans regarder l’extension). Mais dans le cas de hBrd4_model avec les extension .fas, .pdb, .pml, et .py aucune différence d’icône. Je choisis donc le bon fichier sur l’extension. Si vous n’avez pas ce cas de figure, l’affichage des extensions n’est effectivement pas indispensable.
@Bernard Le Du
J’ai cherché la possibilité de visualiser les extensions par Applications ou par Catégories en me demandant si j’avais raté un truc sur mon Mac Sequoia car je n’avais jamais repéré cette possibilité. Mais en fait cela n’est possible qu’à partir de MacOS26 ! Dans les versions antérieures, le seul affichage disponible est en mode Catégorie !
Parce que je suis un pragmatique. J’utilise ce qui est pratique.
Les extensions le sont à de nombreux niveaux – sauf le superficiel.
Je veux bien entendre l’argument du pratique, mais encore faut-il le montrer concrètement. Tester beaucoup d’outils ne prouve pas forcément leur utilité réelle au quotidien. De mon côté, j’essaie surtout de distinguer ce qui apporte un vrai gain de ce qui relève surtout du goût de la sophistication.
Je ne vois pas de quels outils nombreux vous parlez, il n’a dans cet article que trois interfaces proposées par Apple aux utilisateurs, dans les Réglages système. Il
n’y a là aucune sophistication je crois, et savoir s’en servir apporte un vrai gain.