(suite) FLASH! du samedi 7 mars 2026
Resetter restaure une application
à son « état d’origine »
Il existe de nombreux produits, gratuits comme payants, qui nous aident à nettoyer notre Mac, notamment à désinstaller des applications. Resetter n’est pas un désinstalleur ni un outil de ménage complet. Il répond à un besoin plus limité, précis et rapide à réaliser… Vos applications peuvent se retrouver dans un état instable, manifestant un comportement étrange : mauvais réglages, caches corrompus, blocages… On a souvent la réaction de supprimer rapidement (sans procéder à une désinstallation en bonne et due forme) pour réinstaller dans la foulée, ce qui ne résout que rarement le problème : de nombreux fichiers résiduels n’ont pas été effacés et se « réactivent » immédiatement dès qu’on lance l’application fraîchement réinstallée.
Avant de dégainer CleanMyMac, App Cleaner & Uninstaller ou PearCleaner, Resetter va simplement vous permettre de « réinitialiser une application à ses paramètres d’usine », comme dit son développeur, sans aucune désinstallation et réinstallation, mais en assurant la suppression des préférences et des fichiers de support associés.

Bon, on peut faire très bien cela avec les applications que j’ai citées plus haut et d’autres, mais généralement, au lieu de cocher l’application elle-même, il faut cliquer sur un petit chevron en regard de son nom et passer en revue une parfois longue liste de fichiers pour ne sélectionner que ceux que l’on estime devoir supprimer. Resetter a pour lui d’être gratuit (il y a un pot à pourboires si on veut aider le développeur à s’occuper de son outil sur un plus long terme) et de faciliter les choses en limitant la liste des dossiers et des fichiers à supprimer, et en indiquant dans son mode avancé les éléments qu’il vaudrait mieux ne pas effacer si on ne veut pas avoir à réinstaller l’application qui risque de ne plus fonctionner correctement. C’est un nettoyage ciblé des préférences d’une application, des conteneurs de support, des caches… Le mode avancé (activé en un clic) donne souvent un peu plus d’éléments à nettoyer et suggère des options de sélection. Resetter maintient un journal des réinitialisations effectuées.
Si ce n’est absolument pas son objectif, il est clair que, dans certains cas, selon la manière dont une application est conçue et développée, Resetter (mais les autres outils de nettoyage aussi) peut entraîner la suppression d’un fichier de licence (il suffit de retaper cela au lancement suivant… si on peut retrouver les informations nécessaires) ou réinitialiser involontairement une période d’évaluation. Par exemple, quel que soit l’outil de nettoyage que j’utilise, je dois systématiquement réintroduire la licence d’App Cleaner & Uninstaller après suppression des résidus.
Resetter est gratuit ; c’est un développement natif Swift qui requiert macOS 15+ et un Mac Intel ou Apple Silicon. Le développeur de Resetter, Huge Ideas, propose aussi Updatest qui assure la mise à jour en lot de vos applications (Homebrew, Mac App Store, Sparkle, Electron et GitHub Releases) ; il connaît un regain d’intérêt depuis la fin de l’application MacUpdater. ✿
Page officielle de Resetter et téléchargement
VPN Internet et réseau local
« Quand je mets mon VPN en marche (Windscribe), je m’aperçois que je n’ai plus accès au réseau local de ma maison. Y a-t-il une option particulière à régler ? », me demande Pierre-Armand, un compagnon de VVMac depuis des années. Il se trouve que je partage son expérience, et d’ailleurs le même VPN (que j’utilise très ponctuellement pour accéder à des contenus bloqués hors de France).
Le fait est que la plupart des VPN activent un tunnel intégral (« full tunnel ») qui redirige tout le trafic, y compris celui du réseau local (LAN), vers les serveurs du fournisseur du VPN. Il faut donc autoriser explicitement l’accès au réseau local. L’interface de configuration varie selon le fournisseur, mais voici comment procéder avec Windscribe…
Dans Préférences de Windscribe > Connexion, il faut s’assurer que l’option Autoriser le trafic LAN est bien activée. Cela permet la connexion aux adresses privées. Si on utilise le pare-feu intégré de Windscribe, il ne doit pas être réglé en mode Toujours actif ou Toujours actif+, des modes qui bloquent tout le trafic hors tunnel, y compris le LAN. Si on chosit aussi le split tunneling, il faut veiller à exclure du tunnel les applications ou les sous-réseaux locaux (NAS, imprimante, routeur) qu’on utilise en local.
Si malgré tout rien ne fonctionne, changer de protocole dans Windscribe en passant, par exemple, de WireGuard à IKEv2, peut aider aussi ; l’accès au LAN peut en effet dépendre du protocole et de votre configuration réseau.
C’est l’activation de l’option Autoriser le trafic LAN qui m’a permis de résoudre ce problème d’un seul clic, il y a longtemps, lorsque j’ai installé Windscribe.
Pour les autres VPN, les réglages sont globalement les mêmes. N’hésitez pas à vérifier les paramètres de votre VPN et à ajuster les options aux libellés similaires. ✿
Stasis supervise gratuitement la batterie de votre MacBook
Conçu par Sriman Achanta, un développeur indien, je crois, Stasis est une application open source (le code est donc accessible sous licence GPL 3.0) et distribuée gratuitement sur GitHub. Elle s’occupe de surveiller la batterie de votre portable et de gérer sa charge et sa décharge, avec pratiquement autant de précision et d’options que des applications comparables, telles qu’AlDente Pro ou BatFi Pro. Ce qui lui manque encore à ce jour, c’est…une icône. Qu’à cela ne tienne, j’ai évidemment installé Stasis pour voir ce qu’il propose.

Présent dans la barre de menus, Stasis ouvre un popover qui fournit tous les renseignements nécessaires. Selon les options activées ou non dans ses paramètres, on obtient plus ou moins d’informations, et un graphique de répartition de l’alimentation. L’habillage est sobre, élégant. Il faut aller dans les réglages et étudier toutes les options proposées, réparties dans trois onglets principaux.
Les points clés pris en charge sont la gestion de la limite de charge (on définit un niveau de charge maximal de 50 à 100 % appliqué au niveau matériel via le SMC, même en veille) ; le mode « cabotage » qui permet à la batterie de naviguer dans une plage configurable sous la limite fixée, pour éviter les micro-recharges constantes ; la décharge automatique qui draine jusqu’au niveau cible tout en laissant le portable branché au secteur ; un système de protection contre la chaleur excessive qui stoppe la charge lorsque la température de la batterie dépasse un seuil que l’on fixe ; un tableau de bord de l’alimentation (tension, courant, puissance, température, état de santé et nombre de cycles en direct) dans la barre de menus, avec éventuellement le graphique du flux d’alimentation pour visualiser en temps réel la distribution entre l’adaptateur secteur, la batterie et le système. Stasis contrôle aussi la LED MagSafe (vert à la limite, orange pendant la charge) et prend en charge la prévention de la mise en veille pour garder le Mac éveillé pendant la charge jusqu’à la limite. Enfin, des « bascules rapides » dans le menu permettent d’outrepasser les paramètres fixés dans les Réglages, si nécessaire.
Stasis, qui requiert macOS 14.8 ou ultérieur uniquement sur Mac Apple Silicon (je l’ai installé sur mon MBA M2), peut être téléchargé depuis le dépôt GitHub (il y a un lien sur la page d’accueil, sinon, c’est évidemment dans la section Releases qu’on trouve l’image disque d’installation). On peut passer par Homebrew. Si l’on s’y connaît et que l’on a Xcode sous la main, on peut compiler Stasis soi-même. ✿
Installation homebrew : brew install –cask –no-quarantine srimanachanta/tap/stasis
Dépôt GitHub
Téléchargement GitHub
Documentation
oatpad est une petite prise de notes, simple, mais outillée qui m’a séduit. Pourquoi pas vous ?
Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je ne suis jamais arrivé à me faire à la « note rapide » d’Apple Notes. Outre son accès par le coin de l’écran que je n’apprécie pas, Notes n’offre pas une « minuscule » fonctionnalité qui m’est cependant importante : sa boîte à outils ne permet pas de placer d’un clic un séparateur pour structurer une simple longue note, genre « idées en vrac ». J’ai utilisé d’autres petits systèmes de prise de notes rapides, qui n’ont malheureusement pas de séparateur non plus ou qui le font payer, comme Tot 2 pour Mac), et sont souvent très austères. Alors quand je suis tombé sur oatpad, qui promet d’allier « le formatage style Notion à la simplicité d’Apple Notes » comme dit son développeur, Daniel Lai, j’ai décidé de tester au cas où…
Bonne idée ! Car cette application nouvelle et encore en développement est bien conçue. Elle colle parfaitement à son slogan. Elle offre l’outil séparateur dont j’ai besoin. Je l’ai adoptée depuis une quinzaine de jours.
oatpad m’offre une interface simple et des outils peu nombreux, mais efficaces. Un bon équilibre fonctionnel et pratique. J’espère que le développeur ne se laissera pas entraîner par des utilisateurs dans une inutile surenchère. Mais d’après son blog, il n’ets pas du genre à se laisser aller… Il n’en a d’ailleurs aucune raison : Oatpad n’est pas sur abonnement ; sa licence se paie dix dollars, avec mises à jour à vie.
oatpad emprunte divers éléments que l’on trouve dans Notion (et d’autres applications de ce genre) et dans Apple Notes. L’application n’affiche à l’ouverture qu’une petite fenêtre vide, celle d’une note, dont on choisira dans les Réglages la taille par défaut. Rien n’empêche d’agrandir à la main la fenêtre de façon ponctuelle (cependant, on ne saurait avoir des notes de tailles différentes). Quelques polices de caractères diverses sont proposées et l’on peut choisir la taille des caractères. Ce sont des choix globaux.
En pratique, pour faciliter la saisie rapide, Oatpad offre une barre de commande (choix des niveaux de titres et du type de liste) mais aussi un cartouche à la Popclip, qui propose trois ou quatre outils de formatage de base à appliquer sur le texte sélectionné : le gras, l’italique, le souligné, mais aussi un outil de surlignage (une seule couleur) et l’accès direct à certaines fonctionnalités comme les Outils d’écriture (sous macOS 15 et 26), la recherche Google, le résumé, la traduction… On peut créer des listes de contrôle (avec des cases à cocher), des tableaux, intégrer des images et des blocs de citation…
Si l’on préfère travailler au clavier plutôt qu’à la souris ou au trackpad, une dizaine de raccourcis clavier sont listés dans les Réglages ; on peut personnaliser.
Bien que je ne vois jamais le moindre balisage, je soupçonne, peut-être à tort, que les notes sont en coulisses formatées en Markdown (en tout cas on peut les exporter dans ce format).
Pour l’organisation des notes, oatpad reste très traditionnel, et c’est très bien, finalement plus pratique que
les « cartes » qu’on fait défiler au trackpad dans Antinote. On fait simplement apparaître, sur la gauche, la barre latérale où l’on crée des dossiers de rangement, où l’on a également accès à la corbeille et à la recherche. oatpad s’affiche en mode clair, sombre ou automatique (système). Tout fonctionne en glisser-déposer.
Tout est stocké en local sur le Mac, mais il est aussi possible d’activer l’option iCloud. Dans ce cas, le dossier oatpad et les sous-dossiers qu’il contient sont placés sur iCloud pour partage entre plusieurs Mac (il n’y a pas encore d’application iOS/iPad, mais c’est envisagé). On peut changer l’emplacement local, sans affecter les notes sur iCloud. C’est très bien.
Pour parachever mon usage, j’ai créé avec Barbee, mon gestionnaire de barre de menus préféré, une icône qui me permet de convoquer oatpad d’un clic depuis le haut de mon moniteur. J’ai suggéré au développeur de faire évoluer son application en ce sens. Elle serait encore plus rapide et pratique. Qui dit note rapide, dit accès et déclenchement instantanés. Certes, il y a le Dock, me direz-vous, mais je préfère utiliser la barre des menus. oatpad ne pèse que 37 Mo installés et peut être testé pendant quatorze jours. Je vous invite à lire aussi les articles du blog de Daniel Lai (sur le site), il y en a trois ou quatre qui sont très intéressants sur sa démarche et sur sa réflexion sur ce que peut être aujourd’hui, pour lui, une application de prises de notes. C’est intéressant ! ✿
Site de oatpad








Bonjour, encore un grand bravo pour ces pépites et l’envie de nous faire partager tout cela. J’ai installé Lazy Stats, mais rien ne se passe. Pas d’icônes en bas, en haut; rien; seul le moniteur d’activité me dit que Lazy Stats « tourne ». Qu’est ce que j’ai fait comme bêtise, chef ? Merci pour votre aide.
Bonjour. Êtes-vous sous macOS 26+ Tahoe ? Si oui, je pense savoir ce qui se passe. J’en ai déjà parlé plusieurs fois.
macOS se mêle désormais de gérer « minimalement » les modules qui s’installent à droite de la barre des menus.
Il se peut, cela m’arrive régulièrement, qu’une application nouvellement installée n’impose pas directement son module de barre de menus à macOS. Pourquoi ? Tous les développeurs disent que cette tentative d’Apple de gérer la barre est très mal faite, très instable, que c’est un bricolage immonde. Ils ont raison.
Il vous faut donc aller dans les Réglages Système > Barre des menus, examiner la liste, y trouver LazyStats et vérifier que le basculeur est en position Inactivé, puis le placer en position Activé. Dès lors, Lazy Stats aura son icône dans la barre des menus.
Si vous n’êtes pas sous macOS 26, alors je ne sais pas…
Dites-moi si ma suggestion est la bonne, s’il vous plait, cela pourra servir à tous les visiteurs du blog.
Bonjour Bernard, merci pour la rapidité de votre réponse. Effectivement, je suis sous Tahoe 26.3.1. J’ai un peu tardé à répondre car j’ai téléchargé plusieurs fois, activé ou pas puis recommencé. Enfin, j’ai trouvé le coupable : Bartender 5 ! D’autre part, j’ai des blocages depuis quelque temps et ils semblent avoir disparu. Encore Bt5 ? Si ce n’est pas le cas, je me manifesterai, car j’ai installé LazyStats pour justement identifier ces ralentissements plus que pénibles. Encore Merci, à pas trop vite, j’espère…
Bartender 5 n’est pas à proprement parler compatible avec macOS 26. Même la nouvelle version 6 ne s’avère stable que depuis à peu près un mois maximum. Apple a foutu un vrai chaos en se mêlant de quelque chose qui vers était de guingois mais fonctionnait aves des gestionnaires qui tenaient généralement la route. Depuis macOS 26 plus rien ne fonctionne à 100% correctement. Personnellement j’ai désinstallé Bartender depuis de nombreux mois et je fonctionne pour la barre des menus avec Barbée.
Barbee ou BuhoBarX pour n’avoir qu’une ligne si pas d’encoche ?
Bonjour Luc, cela ne sert à rien de reposer les questions plusieurs fois. Je lis les commentaires, mais je suis en Thaïlande et vous en France, nous ne vivons pas « au même temps ».
Quant à votre question, je ne pense qu’aucun système sur le marché ne peut faire ce que vous envisagez. Je n’en connais aucun qui se reconfigure automatiquement selon la largeur de l’écran et la présence de l’encoche ou pas.
J’ai un MBA relié à un moniteur 32”, avec près d’une cinquantaine de modules, en fait ça varie tout le temps en fonction de mes activités, des tests en cours… J’ai toujours une seconde barre sur les deux moniteurs.
D’autant plus utile que l’utilise le centre de la barre sur le moniteur 32 pouces (qui n’a évidemment pas d’encoche) pour différents éléments style dynamique Island.
J’utilise Barbee parce qu’il me permet de placer dans la barre des icônes d’applications (juste pour les ouvrir facilement), et au besoin de créer des groupes qui apparaissent eux-mêmes dans des barres secondaires). Bref, Barbee a beaucoup plus d’options (du niveau de Bartender, mais pas forcément les mêmes).
Bonjour, toujours bluffé de ce blog que j’attends pour éclairer mon week-end… ! Concernant Stasis.app que je voulais essayer je cale sur « endommagé » (installation standard à partir d’un .dmg)… Encore merci pour votre implication. Cordialement.
Bonjour, Monsieur Ucelli,
Pas encore habitué ? Depuis le temps.
C’est toujours le même problème avec les applications non notarisées par Apple.
La page GitHub du développeur explique généralement comment faire. C’est le cas de la page GitHub de Stasis.
Il faut toujours lire les pages des développeurs avant de faire quoi que ce soit.
Comme il le dit lui-même, mieux vaut passer par Homebrew. Apple ne pose pas de problème alors.
Sinon, il faut utiliser la commande ci-dessous dans le Terminal ou bien, comme je l’ai dit des dizaines de fois, utiliser Sentinel (https://github.com/alienator88/Sentinel)
– à conserver sur votre Mac et à dégainer quand il y a un problème d’installation.
Mais encore une fois, quand un développeur donne une commande Homebrew, préférez toujours ce mode d’installation.
Homebrew (Recommended)
brew install –cask –no-quarantine srimanachanta/tap/stasis
Téléchargement direct
Téléchargez depuis les Releases de la page GitHub.
Ouvrez la .dmg et glissez Stasis dans /Applications.
Supprimez le drapeau de mise en quarantaine :
xattr -cr /Applications/Stasis.app
Ouvrez Stasis depuis le dossier Applications
(le mieux est, la première fois, de ne pas double-cliquer sur l’application, mais d’utiliser la commande Ouvrir du menu contextuel du Finder)